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Une reprise cinéma sous le signe du thriller fantastique
Après la période de confinement, les salles obscures rouvrent doucement leurs portes depuis le 22 juin même si de nombreux films ont été reportés. Mais s’il y a une sortie à marquer sur vos tablettes, c’est bien celle de TENET, le 11ème long métrage de Christopher Nolan, en salles le 12 août juillet. Toujours aussi mystérieux dans son teasing, le dernier né de Nolan, très attendu par les fans, semble être à l’image de ses prédécesseurs : brillant, décoiffant et inattendu. Ce 11ème long métrage est donc l’occasion de revenir sur la filmographie de celui qui n’a pas oublié de soutenir l’industrie cinématographique pendant la période de confinement. Coup de projecteur sur Christopher Nolan et ce qui s’annonce comme son nouveau chef d’œuvre : TENET

Du film d’auteur au blockbuster : portrait d’un réalisateur au style unique

Christopher Nolan est l’un des rares réalisateurs qui a réussi le pari délicat d’obtenir l’estime du public, de ses pairs mais aussi de la critique ce qui lui a souvent valu d’être comparé à Stanley Kubrick, dont il est d’ailleurs un grand admirateur comme le rappelle la familiarité entre Interstellar et 2001 : l’odyssée de l’espace. Dans une œuvre aussi brillante qu’exigeante, le cinéaste explore des genres très différents, du film d’espionnage à la superproduction fantastique, mais trouve son unité dans une maîtrise technique et des thèmes qui font aujourd’hui sa signature.

Thrillers, odyssées de l’espace, super-héros … : un cinéaste de tous les genres

Le moins que l’on puisse dire, c’est que rien n’arrête le britannique de 50 ans qui a pourtant débuté sa carrière sous les auspices du film d’auteur à petit budget, Following (sorti en 1998), un thriller comme Nolan en a le secret. Du film noir (Memento) au film de super-héros (la trilogie des Batman), en passant par les odyssées de l’espace (Interstellar), les reconstitutions historiques (Dunkerque) ou le genre de la science-fiction (Inception), Nolan s’est imposé, en l’espace de 20 ans, comme l’un des réalisateurs les plus influents de sa génération.

Des scénarios complexes… et « faits maison »

Malgré la multiplicité des genres dans lesquels il s’est distingué, la signature de Nolan passe par la récurrence de certains traits caractéristiques qui en constituent l’unité. Le plus évident d’entre eux : une narration complexe et non linéaire. Le réalisateur est connu pour être l’auteur de ses propres scénarios avec son cadet Jonathan (créateur de la série Person of Interest). C’est cette maîtrise de l’écriture qui lui permet de se coudre des costumes sur-mesure dont il dirige l’élaboration de bout en bout. L’avantage : pouvoir faire ce qu’il veut des scénarios les plus complexes. Sa marque de fabrique, celle qui lui vaut d’être suivi par une communauté de fans commentant chacune de ses œuvres en véritables spécialistes, c’est la complexité de ses scénarios qui ne s’inscrivent jamais dans un récit linéaire et chronologique mais s’élaborent plutôt comme des jeux de pistes qui s’entrecroisent et passent d’une temporalité à l’autre par un jeu de flashback permanents et dont Memento est le meilleur exemple. Coutumier des séquences introductives qui nous plongent directement dans l’action, comme dans Inception, Nolan s’amuse ensuite à remonter le temps et découdre peu à peu les nœuds de l’intrigue en faisant appel à l’intervention du spectateur qui se doit de recroiser les indices disséminés tout au long du film.

La recherche du réalisme

Si le genre de la science-fiction marque une grande majorité de ses films, au premier rang desquels Inception, Nolan n’en demeure pas moins un auteur en quête de réalisme notamment dans son approche technique : il y a un refus, presque systématique, de l’image de synthèse qui n’est utilisée chez lui qu’en dernier recours, y compris dans des films comme Interstellar dont l’intrigue repose pourtant sur des voyages dans le temps ! Cette approche l’amène à travailler sur des décors les plus précis possibles, quitte à en faire recréer à l’ancienne (il a fait construire des répliques d’avions et bateaux de la seconde guerre mondiale pour les besoins de Dunkerque) ou à mobiliser des objets ou des bâtiments destinés à être détruits sur le plateau de tournage (il a fait sauter un hôpital désaffecté dans The Dark Knight). Il s’agit, pour le cinéaste, de créer une sensation d’immersion totale pour le spectateur comme pour l’acteur d’ailleurs qui accédera ainsi à « une profondeur d'interprétation perceptible par l'œil du spectateur ».

Le temps, les rêves, le psychisme : des thèmes récurrents chez Nolan

L’œuvre de Nolan est la preuve évidente qu’un cinéma exigeant et complexe peut susciter l’enthousiasme du public, comme en témoignent les thèmes qui jalonnent l’ensemble de ses films. De même qu’il choisit de s’amuser avec la construction temporelle de ses scénarios, Nolan fait du temps un sujet de réflexion permanent dans ses œuvres, des récits qui se déroulent sur plusieurs temporalités, comme dans Dunkerque, aux personnages qui voyagent dans le temps ou courent après lui dans Interstellar. Le temps est la matrice même de la réflexion du réalisateur qui n’hésite pas à le traiter comme un sujet scientifique et complexe à tel point que des revues scientifiques telles que l’American Journal of Physics recommandent aux écoles de diffuser le film dans les cours de sciences ! Comme si la structure de ses films n’était pas assez complexe, Nolan joue aussi de la frontière entre rêve et réalité et nous balade entre ces deux dimensions : qu’il fasse du rêve une réalité comme dans Inception, qu’il rêve de mondes possibles comme dans Interstellar ou qu’il enferme ses personnages dans un passé rêvé comme dans Memento, le réalisateur s’amuse avec le spectateur qui est obligé de participer activement à l’intrigue s’il veut en reconstruire le sens. Si on reproche souvent au cinéaste une certaine froideur, il n’en demeure pas moins un fabuleux maître de l’exploration de l’âme humaine. Chez Nolan, pas de caricature ou de raccourci facile : les personnages y sont complexes, manipulés ou manipulateurs, rongés par des regrets ou des blessures intérieures et même les héros ont leur part d’ombre. C’est d’ailleurs ce qui vaudra son succès à sa réinterprétation du personnage de Batman, un super-héros toujours à la frontière entre désir de justice et soif de vengeance.

Christopher Nolan en 5 films emblématiques

Tour d’horizon des œuvres-phare de Christopher Nolan pour mieux en comprendre le sens

1. Memento : des débuts mémorables

Memento est LE film qui marque le début de la reconnaissance pour le réalisateur. On y suit le parcours de Leonard Shelby, personnage principal qui a perdu l’usage de sa mémoire immédiate à la suite d’un traumatisme crânien. Obsédé et rongé par les souvenirs de sa femme, le protagoniste part à la recherche de son meurtrier. Thriller très novateur, Memento contient en germes toutes les caractéristiques du style de l’auteur qu’il n’aura de cesse de développer par la suite.

2. La trilogie Batman : le « côté obscur de la force »

La trilogie Batman, Batman begins, The Dark Knight, The Dark Knight rises, est une véritable consécration pour ce réalisateur à la double casquette : anglaise et américaine. Sa réinterprétation du personnage, en prenant ses distances avec l’univers Marvel, marquera une véritable rupture dans le genre. En faisant le choix d’explorer les zones d’ombre du super-héros et la complexité psychologique de l’ensemble de ses personnages, Nolan parviendra à innover et obtiendra ainsi la reconnaissance du public comme celle des critiques ou de ses pairs. Il réitérera d’ailleurs cet exploit en produisant le reboot de Superman : Man of Steel qui s’inscrit dans la même veine psychologique.

3. Inception : le coup de maître rêvé

Inception constitue en quelque sorte le point d’orgue dans la filmographie de Nolan. Véritable mythe, il fait, aujourd’hui encore, l’objet d’innombrables commentaires et théories concernant son interprétation. Il faut dire que l’auteur nous y entraîne dans une intrigue des plus complexes. S’inscrivant dans le genre du film d’espionnage, il met en scène les personnages de Cobb et de ses associés, spécialisés dans l’espionnage industriel et qui s’introduisent dans les rêves de leurs victimes pour leur dérober des informations. Se jouant de la frontière entre rêve et réalité, le cinéaste balade les personnages et les spectateurs entre ces deux dimensions dans une action déroutante et à couper le souffle.

4. Interstellar : voyages dans l’espace-temps

Porté par un casting d’acteurs typique des grosses productions hollywoodiennes (Matthew Mcconaughey, Jessica Chastain, Anne Hathaway …), on s’attendait à un nouveau blockbuster apocalyptique sur la fin du monde : alors que la Terre se meurt, une équipe d’astronautes franchit un trou de ver dans l’espoir de trouver une planète habitable et sauver l’humanité. Loin des clichés habituels du genre, Interstellar est une épopée à couper le souffle où se mêlent exploration des théories scientifiques les plus complexes sur le temps et réflexion touchante sur la nature humaine.

5. Dunkerque : le renouveau des films de guerre

Avec Dunkerque, Nolan s’aventure sur de nouveaux sentiers et explore le genre du film de guerre. En mettant à l’écran l’opération Dynamo qui devait permettre le rembarquement des troupes britanniques coincées dans la poche de Dunkerque, le réalisateur parvient de nouveau à réinventer un style pourtant très exploré. Toujours porté par un souci de réalisme et une véritable exigence technique, le film sera récompensé de trois Oscars (dont celui du meilleur montage).

TENET : le dernier thriller de Nolan à couper le souffle

Comme toujours, la nouvelle production de Nolan demeure un grand mystère pour la majorité du public et des critiques. Malgré les circonstances exceptionnelles, sa sortie (initialement prévue le 22 juillet 2020) n’aura été que très peu décalée, et on aura la joie de le découvrir en salles le 12 août. Alors, que peut-on attendre de ce 11ème long-métrage ?

Du Nolan pur jus

Les premières images du dernier film de Nolan laissent présager un nouveau film d’espionnage assez fidèle à l’univers du réalisateur. Si l’on ne maîtrise pas encore tout de l’intrigue, on sait d’ores et déjà qu’il mettra en scène un personnage principal (incarné par John David Washington) chargé de sauver le monde d’une menace obscure qui le met en péril. De nouveau, l’action reposera en grande partie sur le thème du temps qui semble ici pouvoir se courber et être remonté sans pour autant qu’il s’agisse de voyager dans le temps. De quoi renverser les plus grands fans ! Dans toute cette nébuleuse, un mot, comme un écho, résonne : TENET, le nom d’une organisation obscure mais aussi, en anglais, le « dogme » ou « principe ». Ce mot-palindrome s’annonce donc comme une promesse ou un programme : thriller, espionnage, manipulation, effet-miroir, tout est réuni pour faire de ce nouvel opus le prochain grand succès du réalisateur.

Annonce d’un succès assuré

Les bandes annonces déjà en ligne sont, en tout cas, à la hauteur de l’attente. Les images musclées mettent en scène un casting alléchant. Dans le rôle principal, le très prometteur John David Washington, fiston du célèbre Denzel, et déjà très impressionnant dans le premier rôle du dernier Spike Lee : BlacKkKlansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan. A ses côtés, Robert Pattinson, un temps chouchou des fans de Twilight mais désormais figure incontournable des productions indépendantes aussi culottées que tendance ; Sir Kenneth Branagh qui semble prêter ses traits au méchant de l’affaire et promet de lui insuffler ce qu’il faut d’énergie dramatique. On y aperçoit, enfin, Michael Caine, acteur fétiche de Nolan, présent dans presque tous ses films et qui garantit ici une certaine continuité de l’œuvre du réalisateur. Et tandis que cette joyeuse bande s’amuse à teaser le spectateur à coups d’annonces bien mystérieuses, le public attend désormais avec beaucoup d’impatience la sortie de TENET. Pour mettre fin au suspense, rendez-vous dans les salles le 12 août.