Eiffel
Interview

Découvrez l'entretien avec Romain Humeau, chanteur d'Eiffel, groupe mythique du rock français !

Enfin ! Eiffel est de retour en groupe après six ans d'absence. Qu'est-ce qui a motivé votre retour en studio ?

Romain Humeau : La motivation pour "Stupor Machine" est venue gentiment il y a deux ans et demi, puis plus violemment il y a un an et demi. Nous savions que nous étions bien ensemble, c'était acquis depuis longtemps… mais il fallait une légitimité artistique à l’album, un sens et une direction. C’est donc venu tout naturellement avec la « poussée » des chansons et ce qu’elles contenaient. Avant cela, le retour d’Eiffel était impossible ; pour ma part, je n’en sentais pas l’envie. On peut dire que le fait de se retrouver, les chansons que j’avais écrites et l’envie d’un son assez brut sont les principaux détonateurs.
 
Vous avez déjà plusieurs dates de concert planifiées jusqu'à la fin de l'année. Est-ce que d'autres seront ajoutées dans les jours à venir ?  
Romain Humeau : Notre tourneur travaille sur 25 dates de mai à août et une trentaine de septembre à décembre, sachant que tout ceci pourrait sûrement engendrer la suite de la tournée en 2020.


Les extraits "Cascade" et "Chasse Spleen" dévoilés en amont de l'album semblent justement être taillés pour le live. Est-ce que tout l'album est dans la même veine ? 

Romain Humeau : Il y a pas mal de nuances et de dynamiques sur cet album. Des choses bien plus violentes et hardcores, des traversées très douces aussi, beaucoup de titres en paysages variés…. Depuis le début nous avons toujours souhaité ne pas verser que dans un seul sens. Ce qui peut nous plaire, c’est de ne pas donner à nos auditeurs ce qu’ils attendent, mais de les prendre par surprise.
 
Au fil des années, il semble bien qu'Eiffel n'ait rien perdu de sa puissance rock ni de sa poésie. Quelles ont été vos inspirations pour ce nouvel album ?
Romain Humeau : Nous avons sûrement perdu des choses, mais si tel est le cas, c’est pour en gagner d’autres. Le problème du « au fil des années », je l’imagine depuis que nous avons commencé! Et je pense qu’il peut se résoudre assez simplement : avoir une affection et une exigence particulière quant au contenu, la musique, la création, les autres… Et se foutre totalement du contenant, des modes, des automatismes, la technocratie en considérant le temps et l’âge… comme des amis !


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 Publié le 27/05/2019