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Phèdre : nouveau bac

de Jean Racine , date de sortie le 21 août 2019
Phèdre Racine

Victime d'une malédiction des dieux, Phèdre tombe amoureuse de son beau-fils Hippolyte. Croyant son époux mort, elle confie son secret à sa servante et révèle à Hippoly... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Phèdre Racine

Victime d'une malédiction des dieux, Phèdre tombe amoureuse de son beau-fils Hippolyte. Croyant son époux mort, elle confie son secret à sa servante et révèle à Hippolyte son amour incestueux. Ce terrible aveu mènera alors les personnages de la pièce à leur perte.

En peignant un être qui se débat entre le désir et la culpabilité, luttant contre son destin, Racine donne au mythe antique une dimension universelle.

¤ Le texte intégral de l'oeuvre annoté

¤ Dix fiches pour faire le tour de l'oeuvre

. Racine en 18 dates
. L'oeuvre dans son contexte
. La structure de l'oeuvre
. Les grands thèmes de l'oeuvre
. La tragédie
. Le classicisme
. Représenter Phèdre
. Phèdre et la critique
. Passion et tragédie
. Citations
¤ Pour préparer le Bac

. Des questions de synthèse
. Des activités d'appropriation
. Des exercices de langue
. Des prolongements culturels
. Des sujets pour s'entraîner à l'oral et à l'écrit du Bac
¤ Deux groupements de textes

. Passion et tragédie
. Aveux amoureux dans le théâtre du XVIIe siècle

Caractéristiques

Titre Phèdre : nouveau bac
Auteur Jean Racine
Collection Classicolycée
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 187 pages
Dimensions 18,00 cm x 13,00 cm
Poids 166 g
Support Broché
ISBN / EAN 979-10-358-0713-9 - 9791035807139

4/5

Nastasia-B

Le 28/04/2014

Cette pièce ? Quel style, mes aïeux ! quel style ! Quel superbe dompteur de vers indociles ! À l'aide ! à l'aide ! Les vers me dévorent ! Ils m'habitent, ils me creusent mais je les adore. Ils durent emprunter l'allée connue de moi Qui conduit du livre jusqu'à mon tendre émoi. Aux armes ! aux armes ! On veut m'assassiner ! Mieux qu'une flèche que je ne puis dessiner, Mieux qu'une lance, mieux qu'un glaive, trépasser Aux charmes de ce style, sans jamais m'en lasser. Encore ! encore ! Mon âme crie : « Encore ! » Et mon cœur que mon corps ne sait plus guère enclore S'avoue si bien vaincu par le stylet du style, Que le roc de sa chair est devenu ductile. Vous me voyez figer, mon corps s'enracine Si vous coupez mes ailes, si vous m'ôtez Racine. À Paris, au pays de France, au français, Les vers de Racine, les tragédies qu'on sait, Manqueraient autant qu'Eiffel et sa tour d'acier Si par malheur, vous les lui retirassiez. La pièce, lue jadis et jadis aimée, Et encore lue ce jour et ce jour, adorée... Assez parlé ! Quel décor ? quel scénario ? Pas de scène à New York, aucune scène à Rio. Ici, Phèdre, follement, aime Hippolyte, Le fils du grand Thésée, son légitime époux, Lequel vieux héros n'enflamme plus le pouls De sa compagne, dont l'amour se délite. Redoutant que son inclination la trahisse, Phèdre s'ingénie à éloigner son beau-fils. Elle met toute sa haine et tout son art ici. Hippolyte, lui, ne rêve que d'Aricie. Soudain, la nouvelle dit que Thésée est mort. Phèdre alors pense qu'elle peut aimer sans remord Et se déclare, sans pudeur hypocrite, Au très sombre et très vertueux Hippolyte. Stupeur, horreur, tout cela le laisse interdit, Il n'arrive pas à croire qu'on le perdît Pour un amour faux et qu'il n'a point consenti. Serait-ce donc vrai tout ce qu'elle a ressenti ? Quoi ? Qu'annonce-t-on maintenant ? Voilà Thésée ? « Bonjour ma femme, mon fils. Quoi ? Vous vous taisez ? » Quel étrange accueil, remarque le vieux héros. Quelles foudres ? Quels dommages collatéraux Attendre de Thésée lorsque la fourbe Œnone Lui dira des mensonges avec l'air des nones ? Qui croira-t-il mieux, de son fils ou de Phèdre ? Lequel de ces êtres aura-t-il peur de perdre ? C'est ce qu'à présent je ne veux plus vous dire ; Je vous veux laisser jouir, vous la laisser lire. Et des critiques en vers, peut-être je vous lasse, La dernière, je crois, était pour Ruy Blas. Rassurez-vous cet avis creux, cette glose, Cette fantaisie n'est vraiment pas grand-chose.