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Le barbier de Séville ou La précaution inutile : comédie

Comédie
de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais , date de sortie le 13 avril 2011
Beaumarchais

Le Barbier de Séville

Un vieux bourgeois enferme dans sa maison une ingénue qu'il entend épouser. Un amoureux, avec l'aide de son rusé serviteur, soustrait la j... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Beaumarchais

Le Barbier de Séville

Un vieux bourgeois enferme dans sa maison une ingénue qu'il entend épouser. Un amoureux, avec l'aide de son rusé serviteur, soustrait la jeune fille à ce mariage forcé - et l'épouse lui-même. C'est un thème de comédie d'intrigue qui ne semble guère neuf. Et pourtant, en 1775, Beaumarchais, dans Le Barbier de Séville, en donne une illustration sautillante, virevoltante, qui suit le rythme de la danse et de la musique. Et voici Figaro-ci, Figaro-là, valet qui commence une belle carrière sur la scène.

Caractéristiques

Titre Le barbier de Séville ou La précaution inutile : comédie - comédie
Editeur Larousse
Date de parution 13 avril 2011
Nombre de pages 207 pages
Dimensions 18,00 cm x 13,00 cm
Poids 200 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-03-585908-2 - 9782035859082

4/5

Nastasia-B

Le 18/08/2014

Beaumarchais est l'un de ces esprits rares, aux talents multiples, qui réussissent ou peu s'en faut dans tout ce qu'ils entreprennent. Ici nous avons affaire à sa première pièce : coup d'essai ? coup de maître ! C'est vrai qu'elle n'est pas parfaite, c'est vrai qu'il a fallu que son auteur la remanie in extremis, la faisant maigrir en cinq jours de cinq actes à quatre après un premier accueil maussade. Et l'intelligence de Pierre Caron de Beaumarchais et d'avoir su percevoir ce qui était de trop, de la passer au tamis, d'en retirer les gros grains et de n'en garder que la fine fleur. Car ce qui marque en premier, c'est la finesse de l'élocution, c'est la pétillance des personnages, c'est l'étincelance des répliques et la justesse des réparties. J'y vois une très heureuse transition entre le mordant d'un Voltaire et la légèreté du vaudeville au XIXème. Le personnage de Figaro réinvente le type du valet rusé et truculent, l'Arlequin de Marivaux ou le Scapin de Molière. Il est pourtant encore assez discret dans ce premier opus de ce qui deviendra une trilogie et qui verra son point culminant dans le célébrissime Mariage De Figaro. Pourquoi Beaumarchais choisit-il ce titre étonnant puisque Figaro y joue encore un rôle secondaire ? Probablement parce qu'à travers sa voix, c'est celle de son auteur qu'on entend. C'est lui l'homme au mille casquettes, horloger, maître de chant, écrivain, homme d'affaires, c'est lui le barbier de Séville, le valet des puissants, qui par son vif esprit, parvient à toujours retomber sur ses pieds et à s'élever socialement et financièrement. Le comte Almaviva, grand notable madrilène, fatigué des beautés mondaines qui s'offrent à lui remarque un jour une jeune fille nommée Rosine qui lui semble d'une autre essence. Cependant, à peine aperçue, la jeune fille s'est volatilisée. Il mettra six mois à la retrouver, à l'autre bout du royaume, à Séville. Ne souhaitant pas se faire aimer pour sa condition ou pour sa fortune, c'est sous l'habit d'un simple étudiant qu'il veut se présenter à elle et être aimé, si possible, pour lui-même. Mais la tâche s'annonce rude car la belle Rosine, orpheline de longue date est la pupille d'un dénommé Bartholo, vieux médecin jaloux et acariâtre, qui l'a élevée dans le but d'en faire son épouse. D'une jalousie confinant à la paranoïa, Bartholo est continuellement aux aguets, verrouille toutes les issues et motive ses troupes à ouvrir l'œil pour surveiller son trésor de jeune fille à marier. L'approche s'annonce donc difficile pour l'amoureux jeune comte Almaviva. C'est alors que surgit pour lui une vieille connaissance, Figaro, qui fut son serviteur naguère à Madrid et dont il a gardé l'image d'un fripon. Celui-ci est devenu barbier ici à Séville et a ses entrées chez le docteur Bartholo, en qualités non seulement de barbier, mais aussi plus ou moins d'apothicaire et d'homme à tout faire. Figaro acceptera-t-il de se faire graisser la patte pour apporter son concours au comte amoureux ? Profitera-t-il de l'occasion ? Le vieux Bartholo, mi-docteur mi-geôlier se fera-t-il rouler ? La belle Rosine tombera-t-elle amoureuse ? Autant de questions et quelques autres encore que je laisse volontiers en suspens pour ceux qui auraient envie soit de relire, soit de découvrir l'un de nos beaux classiques du XVIIIe s. Je m'arrête ici de mon avis tordu de peur de vous barber de ses vrilles et vous rappelle, s'il était besoin, que ça ne représente pas grand-chose.