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Art

de Yasmina Reza , date de sortie le 30 août 2002
«Mon ami Serge a acheté un tableau [...] un tableau blanc avec des liserés blancs.» Médecin dermatologue, Serge aime l'art moderne et Sénèque, qu'il trouve «modernissime». Ingénieur dans... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

«Mon ami Serge a acheté un tableau [...] un tableau blanc avec des liserés blancs.» Médecin dermatologue, Serge aime l'art moderne et Sénèque, qu'il trouve «modernissime». Ingénieur dans l'aéronautique, Marc a des goûts plus traditionnels et ne comprend pas que son ami Marc ait pu acheter «cette merde deux cent mille francs». Quant à Yvan, représentant dans une papeterie, il aimerait ne contrarier aucun de ses deux précieux amis. Mais les disputes esthétiques autour du «tableau blanc» dégénèrent dans un crescendo hilarant et féroce, qui ne laissera personne indemne...

Créée en 1994 à Paris, dans une distribution irréprochable (Vaneck, Luchini, Arditi), «Art» a fait connaître Yasmina Reza sur les scènes du monde entier. C'est dire l'universalité du thème, l'humanité des personnages et la virtuosité des dialogues qui font déjà de cette pièce un classique de la comédie de moeurs. Comme chez Molière ou Labiche, Feydeau ou Ribes, les élèves découvriront que le «goût des autres» reste le plus efficace des ressorts dramatiques, et combien la fantaisie la plus extravagante peut révéler d'angoisse existentielle.

Caractéristiques

Titre Art
Auteur Yasmina Reza
Editeur Magnard
Date de parution 30 août 2002
Nombre de pages 122 pages
Dimensions 18,00 cm x 13,00 cm
Poids 116 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-210-75447-X - 9782210754478

4,5/5

Myriam3

Le 13/12/2014

Une heureuse surprise, alors que, je ne sais pas vraiment pourquoi, j'avais un a priori plutôt mitigé! Deux amis de longue date s'affrontent au sujet d'un tableau que l'un d'eux vient d'acquérir. Ce tableau est BLANC; complètement blanc pour l'un, alors que l'autre, Serge, est profondément touché par ce tableau. L'affrontement, la désapprobation et la susceptibilité prennent racine et s'immiscent dans leur relation et celle qu'ils entretiennent avec Yvan, pris à parti dans leur différend. Dès les premières pages, j'ai senti l'atmosphère de la pièce Pour un Oui ou Pour un Non de Nathalie Sarraute, avec Dussolier et Trintignant. ici, Art est interprété par Arditi, Lucchini et Vaneck, et on n'a aucun mal, dans une pièce comme dans l'autre, à imaginer ces acteurs interprétant les dialogues. Tout se joue sur les mots mais aussi, et surtout, sur le non-verbal: un regard un peu méprisant, un geste mal placé, une intonation... et petit-à-petit, cette amitié vire au cauchemar, à la haine; les mots s'accumulent, ceux qu'on n'aurait jamais dû dire, ceux qu'on se doit de garder pour soi. Dans une pièce comme celle-ci, il n'y a plus de non-dits et les incompréhensions cherchent une réponse, une explication là où nous, simples mortels, nous les gardons telles quelles, plongés que nous sommes dans une incertitude fatale. J'aimerais bien sûr voir cette pièce jouée. Et puisque je n'ai pas pu m'empêcher de comparer les deux pièces citées, je dirais que Art n'ose pas aller aussi loin que celle de Nathalie Sarraute, et pour cette raison je lui enlève une étoile! Lu dans le cadre du Challenge ABC

Nastasia-B

Le 22/09/2014

Dans « Art », Yasmina Reza pose des questions indécentes. Indécentes car embarrassantes. Embarrassantes car touchant trop à l’intime de notre façon de fonctionner, aussi bien en amitié qu'en société. Trois amis, Serge, Marc et Yvan, connaissent une amitié sans ombre depuis une quinzaine d’années. Jusqu’au jour où Serge achète le tableau d’un artiste contemporain renommé. Ce tableau coûte une petite fortune et est essentiellement blanc, peut-être avec de vagues nuances gris clair par-ci par-là. Ce tableau et tout ce qu’il représente (son acquisition à prix exorbitant, sa relation au monde « branché art », son apparent monochrome dénué de sens) va semer la discorde entre les trois hommes. Marc trouve le tableau absolument nul et ne se prive pas de le dire à Serge, qui forcément le prend mal. Marc essaie d’obtenir l’appui d’Yvan afin de convaincre le détenteur du tableau. Yvan ménage la chèvre et le chou dans une position fort inconfortable sachant qu’il est lui-même englué dans une affaire de mariage pas des plus simples à régler. Ce tableau va donc semer les graines de la discorde entre nos trois compères (lors de la création de la pièce en 1994, le rôle de Serge était tenu par Fabrice Luchini, celui de Marc par Pierre Vaneck et celui d’Yvan par Pierre Arditi) et faire ressortir bon nombre de non-dits et même faire questionner les protagonistes sur le fondement même de leur amitié. Quelle part d’égoïsme y a-t-il dans une relation d’amitié ? Quelle part d’accaparement ? Quelle part de manipulation ? Quelle part de vanité ? Quel rôle y joue l’étiquette sociale ? Quelle carte dans le jeu des relations amicales de l’autre jouons-nous et quelle carte dans notre propre jeu représente-t-il ? Pour quelle(s) raison(s) acquérons-nous des objets de valeur ? Quelle est la part du jugement esthétique et celle du jugement social que nous attribuons à certaines œuvres ? Qui sont les plus à même d’attribuer des significations aux œuvres abstraites ? Autant de questions (et probablement beaucoup d’autres) que soulève cette admirable petite comédie sociale, drôle, philosophicaustique, très corrosive par endroits, ironique souvent et dont vous auriez tort de vous priver. Mais tout ceci n’est que ma vision subjective de l’Art, autant dire, pas grand-chose.