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L'île des esclaves

de Pierre de Marivaux , date de sortie le 24 juin 2016
Marivaux

L'Île des esclaves

Quand Iphicrate et son valet Arlequin font naufrage sur l'île des esclaves, l'un a des raisons de trembler et l'autre de se réjouir, car sur cette île,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Marivaux

L'Île des esclaves

Quand Iphicrate et son valet Arlequin font naufrage sur l'île des esclaves, l'un a des raisons de trembler et l'autre de se réjouir, car sur cette île, on inverse les rôles ! Commencent alors des jeux de miroirs et de séduction, destinés à la guérison des maîtres.

Marivaux, dans cette utopie vive et fantaisiste, invite le lecteur à réfléchir sur les relations entre maîtres et valets, à un siècle où l'égalité entre les hommes n'est encore qu'un rêve lointain.

Les atouts d'une oeuvre commentée avec, en plus, tous les repères pour les élèves :

. Des rabas panoramiques avec :
. l'oeuvre d'art en grand format
. une frise historique et culturelle inédite

. Des éléments d'histoire des arts
. Des notes de vocabulaire adaptées
. Des rubriques outils de la langue pratiques
. Des encadrés méthode efficaces
. Un lexique

Caractéristiques

Titre L'île des esclaves
Editeur Magnard
Date de parution 24 juin 2016
Nombre de pages 92 pages
Dimensions 18,00 cm x 14,00 cm
Poids 100 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-210-75128-6 - 9782210751286

4/5

Nastasia-B

Le 23/06/2015

Il doit bien y avoir quelques grammes de Rousseau dans Marivaux, tout au moins de précieux germes, avec la verve et le mordant gracieux d’un Voltaire ou d’un Beaumarchais. En effet, quelle brûlante petite comédie met-il sur le feu de l’aristocratie d’alors avec cette Île des Esclaves ! Ouh ! Que ça devait faire mal d’entendre ça ! Car Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux sait très bien de quoi il parle et sait également à qui il s’adresse. Il faut saluer ce beau courage de dire tout haut, dès 1725, à une époque où les Lumières sont encore au stade de l’étincelle, que l’aristocratie se comporte envers le peuple de la façon la plus abjecte ; qu’elle est, même vis-à-vis d’elle-même, mesquine, superficielle et viciée. Rien que ça. Chapeau bas Monsieur de Marivaux. Elle est petite cette comédie — un seul acte —, mais elle est corrosive à souhait et l’on y sent déjà comme un avertissement à la classe dirigeante, comme un avant-goût de révolte. Assez parlé ! L’histoire, quelle est-elle ? Au large de la Grèce (On éloigne un peu l’action histoire de ne pas trop s’attirer les foudres de la cour de Louis XV, mais tout le monde s’y reconnaît cependant.), un bateau transportant des personnes de qualité et leurs domestiques fait naufrage. Or, le naufrage a lieu sur l’Île des esclaves, une île où, des années auparavant, des domestiques ou des esclaves (Marivaux emploie le terme esclave pour désigner les domestiques ce qui renforce le trait) mutinés ont trouvé refuge et ont, au passage, trucidé leurs maîtres. Depuis lors, dès qu’un arrivage se fait sur l’île, ces compagnons démocrates de l’île (eux-mêmes ex-serviteurs) infligent une inversion des positions sociales aux naufragés. C’est ainsi qu’Iphicrate, le maître et son serviteur Arlequin ainsi qu’Euphrosine et sa servante Cléanthis vont faire l’expérience d’une inversion des rôles sous la houlette de Trivelin, le grand ordonnateur de l’île. Ceci est bien sûr le prétexte à de nombreuses répliques comiques, mais aussi et surtout à une prise de conscience de l’iniquité avec laquelle les maîtres ont conduit leur destinée jusqu’alors, notamment envers leurs subordonnés. Je vous laisse savourer la chute et ce qui a bien pu l’inspirer à Marivaux en cet Ancien Régime flamboyant. Il demeure une très belle comédie sociale, pleine d’allant et de sous-entendus, que j’élèverais sans honte au firmament de mes cinq étoiles s’il n’était une impression de trop grande brièveté. Je vous la conseille sans hésitation, mais tout ceci n’est que mon valétudinaire avis, c’est-à-dire, bien peu de chose sur le continent.