Prêt à feuilleter

Jacques Damour et autres nouvelles

de Emile Zola , date de sortie le 01 février 2002
Pourquoi Jacques Damour, un ouvrier pris dans la tourmente de la guerre de 1870 et de la Commune, mort et enterré au bagne de Nouméa, ressurgit-il un beau jour à la gare du Nord ? Durandeau, l'homme... Lire la suite

Livraison estimée le mercredi 30 octobre 2019

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Pourquoi Jacques Damour, un ouvrier pris dans la tourmente de la guerre de 1870 et de la Commune, mort et enterré au bagne de Nouméa, ressurgit-il un beau jour à la gare du Nord ? Durandeau, l'homme d'affaires sans scrupule, réussira-t-il à faire prospérer sa petite entreprise ? Claude, quant à lui, n'achète rien, n'entreprend rien qui ne lui soit recommandé par la grande voix de la publicité. Jusqu'où cette voix l'entraînera-t-elle ? Gobichon, un petit commerçant, rêve de posséder des terres où il ferait bâtir un château. Il trouve enfin une villa à Arcueil...

Caricaturiste de génie, Zola nous invite à une ronde de personnages et fait revivre sous nos yeux la France du XIXe siècle.

biblio collège

. Le texte intégral annoté de quatre nouvelles


. Des questionnaires au fil du texte


. Des documents iconographiques exploités


. Une présentation d'Emile Zola et de son époque


. Un aperçu du genre de la nouvelle


. Un groupement de textes : «Ouvriers, misérables et travailleurs, de l'époque de Zola à nos jours»


Caractéristiques

Titre Jacques Damour et autres nouvelles
Auteur Emile Zola
Date de parution 01 février 2002
Nombre de pages 127 pages
Dimensions 18,00 cm x 13,00 cm
Poids 125 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-01-168420-X - 9782011684202

3/5

Nastasia-B

Le 24/01/2014

La Curée constitue le second volet du fameux cycle des Rougon-Macquart où l'on poursuit, comme dans La Fortune Des Rougon, le cheminement mondain du rameau " Rougon " de la famille, avec la seconde génération, notamment trois enfants de Pierre Rougon. Il s’agit principalement du dernier fils de Pierre Rougon, Aristide, qui change d’ailleurs son nom en Saccard, pour ne pas compromettre — au cas où — la réputation du frère aîné, Eugène, impliqué en politique (voir le tome 6, Son Excellence Eugène Rougon) et second personnage masculin important, dans l’ombre du premier, à moins que cela ne soit l’inverse. On y fréquente enfin l’une des sœurs, Sidonie Rougon, personnalité ambiguë, entremetteuse, courtière, bref ombre grise très utile ou très dangereuse, c’est au choix. Émile Zola nous dépeint la farouche avidité au gain d'Aristide qui se morfond de n'être que ce qu'il est, lors de sa fort modeste arrivée à Paris et qui va encore ruminer sa pauvreté pendant un certain temps. Cependant, son frère Eugène lui ayant dégoté une place peu rémunératrice mais stratégique dans l'administration de la voirie, Aristide va vite comprendre l'intérêt que peut revêtir ce poste et les merveilleux délits d'initié qu’il autorise, à savoir, connaître avant tout le monde l’emplacements des immeubles qui seront évacués pour le percement des célèbres grands boulevards Haussmanniens. Évidemment, spéculations, magouilles et fortune seront au bout de chaque boulevard… Fortune née en un jour, croquée en deux heures, travers absolu d’un monde qui flambe sans compter. Mais rien n'eut été possible à Aristide sans les premiers capitaux indispensables aux premières spéculations mirifiques, et c'est dans la fin prématurée et bienvenue de sa première épouse que Saccard va trouver le filon par l'entremise de sa sœur Sidonie. Rattraper le crime d'une conception honteuse en dehors des liens du mariage par une jeune fille de bonne famille, voilà qui pourrait être dans les cordes d’Aristide, qu’en dites-vous ? Car ce n’est pas le tout, il faut vite, vite, vite unir la belle Renée avant que son ventre ne prenne des proportions scandaleuses... et bling ! voici la fortune de Saccard livrée sur un beau plateau d’argent par la confortable dot de l'étourdie gravide. Renée va vivre dans la débauche de millions, de toilettes inavouables et même, même, dans l'indicible inceste dont je vous laisse découvrir la nature car il ne faut point trop vous en dire… Ce livre est selon moi annonciateur de la dépravation du neuvième tome, Nana et le symétrique du volume 18, L'Argent. Ici est détaillée la vie de débauche et du grand luxe côté jardin (alors que dans Nana c'est côté cour), l'aliénation morale de la femme, mais peu les montages financiers, tandis que dans L'Argent, c'est le contraire. En tout cas, un éclairage intéressant sur cette période de création du nouveau Paris, même si certaines descriptions et certains passages sur les bals et sur le luxe des pièces ou des vêtements sont un peu longs par rapport à d'autres opus plus toniques. En outre ce n'est, encore une fois, que mon avis, dont les entrailles vacilleraient si elles étaient données en pâture à une meute d’esprits sagaces. Et que resterait-il après la curée ? Pas grand-chose…