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L'éventail du vivant : le mythe du progrès

Le mythe du progrès
de Stephen Jay Gould , date de sortie le 10 septembre 1997
A l'aide d'exemples tirés des sciences naturelles, de son expérience personnelle et de l'histoire sportive, le scientifique s'en prend ici à notre image d'une nature dont l'histoire serait régie par une... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

A l'aide d'exemples tirés des sciences naturelles, de son expérience personnelle et de l'histoire sportive, le scientifique s'en prend ici à notre image d'une nature dont l'histoire serait régie par une logique de progrès.

Caractéristiques

Titre L'éventail du vivant : le mythe du progrès - le mythe du progrès
Collection Science ouverte
Editeur Seuil
Date de parution 10 septembre 1997
Nombre de pages 320 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 400 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-02-028503-7 - 9782020285032

4,5/5

JCLDLGR

Le 13/12/2018

Ce livre est à la fois un point de vue sur Darwin, une thèse sur la façon dont l'évolution s'exprime (non l'évolution n'est pas déterministe), et une réflexion sur lui-même, alors même que l'auteur était en rémission du concert qui a fini par l'emporter, ce qui rend le style très émotionnel. Ecrit à l'époque ou les tenant du dessein intelligent (et les créationnistes) reprenaient du poil de la bête, il apporte également une démonstration magistrale au service de son interprétation de l'évolution. Certaines démonstrations sont un peu alambiquées, notamment quand elles passent par des métaphores sportives, mais le livre reste tout à fait abordable.

Belem

Le 16/02/2013

La notion de progrès concernant l’évolution du vivant est une idée fausse. Il ne faut pas voir cette évolution uniquement à travers le prisme des cas extrêmes, mais apprécier l’ensemble des variations de tout le système. (Il faut aussi se méfier des moyennes : elles donnent une idée fausse d’un ensemble ; par exemple : moyenne arithmétique (salaire moyen), moyenne nodale : éloignées de la vraie courbe. Une mesure plus réaliste serait le mode : fréquence d’une occurrence.) Ainsi, pour les chevaux, l’idée de progrès est fausse (augmentation de la taille ; diminution du nombre de doigts) Les chevaux sont en effets issus d’un “buisson” (et non d’une “branche”) très diversifié, dont les rameaux ayant eu le plus de succès étaient de petites tailles et à plusieurs doigts. Le maintien des espèces actuelles (cheval moderne, zèbre) est le fruit du hasard, et un “résidu” de l’évolution. (par ailleurs, le succès évolutif est plus grand pour les espèces qui marchent sur deux doigts : bovins, ovins, caprins, de l’antilope du désert au chamois des sommets enneigés) S. Jay Gould illustre ensuite l’erreur que peut constituer l’analyse d’une moyenne mesurant un aspect d’un système par rapport à l’évolution du système tout entier. (Ainsi, l’extinction du score record de 400 à la batte - 0,4 au Base-Ball -, cache en fait une progression dans tous les secteurs du jeu.) Revenant à la nature, S. J. Gould montre que le mode de vie dominant sur la planète était, est, et sera toujours celui des bactéries. Elles sont présentes partout, dans l’atmosphère, dans nos intestins et à plusieurs kilomètres de profondeur dans la roche ou au fond des mers.