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J'achète du bitcoin : guide pratique pour miser sur les nouveaux placements : bitcoin, ethereum, token, ICO

de Philippe Herlin , date de sortie le 22 février 2018
Le bitcoin et les cryptomonnaies, mais aussi les mécanismes de
levées de fonds proposés par les ICO, constituent autant de placements nouveaux et au potentiel sans équivalent. Mais, aujourd'h... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Le bitcoin et les cryptomonnaies, mais aussi les mécanismes de
levées de fonds proposés par les ICO, constituent autant de placements nouveaux et au potentiel sans équivalent. Mais, aujourd'hui,
de nombreuses questions se posent à l'investisseur individuel :

. Comment fonctionnent le bitcoin et les cryptomonnaies ?
. Qu'est-ce que la blockchain ? Une ICO ?
. Quel est leur réel potentiel ?
. Comment en acheter et les stocker en toute sécurité ?
. Quelle est la fiscalité ?
Philippe Herlin répond à toutes ces questions dans cet ouvrage très
pratique. Pédagogue hors pair, il donne tous les conseils pour investir
dans les meilleures conditions... et éviter de rater le train.

Caractéristiques

Titre J'achète du bitcoin : guide pratique pour miser sur les nouveaux placements : bitcoin, ethereum, token, ICO
Editeur Eyrolles
Date de parution 22 février 2018
Nombre de pages 142 pages
Dimensions 17,00 cm x 15,00 cm
Poids 164 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-212-56940-7 - 9782212569407

4/5

Apoapo

Le 13/01/2019

Malgré le titre de cet essai-guide pratique, je n'y recherchais pas de tuyaux pour accroître mon immense patrimoine (!) mais un argument de plus pour étayer la théorie de Harari – que je partage sans réserve – d'après laquelle l'argent, comme le temps, la nation, la religion etc., est un jeu collectif fictif auquel Homo Sapiens prête foi de manière totalement déraisonnable, arbitraire, conventionnelle, génétiquement déterminée, etc. Le phénomène des crypto-monnaies, c'est ainsi qu'elles sont appelées savamment, me semblait, avant de lire ce petit livre très bien fait, le pinacle ludique, spéculatif, post-réel, hyper-financiarisé, déstructurant, fruit emblématique de l'imagination farceuse de geeks en quête des frissons du gambling... C'était oublier le contexte historique du lancement du Bitcoin, le 3 janvier 2009 : le choc du krach de 2008. Philippe Herlin livre là surtout un court essai, dont la thèse est le bien-fondé de cette invention, qualifiée à plusieurs reprises d'initiatrice d'un nouveau paradigme, non seulement monétaire mais pouvant vraisemblablement affecter bientôt l'économie réelle tout entière. Au-delà de l'épiphénomène des fluctuations de son cours, très largement haussier cependant, le Bitcoin est fondé et tire sa valeur de qualités intrinsèques, liées à son fonctionnement informatique – la blockchain –, et il mérite d'être comparé, comme source et étalon de valeur, davantage à l'or qu'à l'euro ou au dollar (même si les devises ont cours légal, pour l'euro en France, cf. l'art. R. 642 du Code pénal, alors que le bitcoin ne l'aura jamais). D'ailleurs, le système monétaire est fondé déjà depuis longtemps (depuis l'abandon par Nixon des accords de Bretton Woods en 1971) et en très grande proportion sur la monnaie virtuelle, bancaire – cartes de paiements, « cash flows opératifs typiques », l'expression m'est revenue en tête d'une autre vie, elle n'est pas dans ce livre... – et, à un rythme de plus en plus soutenu, sur l'endettement : la dette mondiale (publique + privée) dépasse 324% du PIB de la planète selon l'Institute of International Finance (p. 101) et elle n'a pas ralenti depuis 2008. Le Bitcoin est donc présenté comme une monnaie plus solide et plus fiable que les devises traditionnelles, pour deux raisons : son indépendance du système bancaire dont les failles et les vices sont bien connus, ainsi que des instances de régulation, verticales et dotées de pouvoir – banques centrales et organisations internationales, politiques et financières. La blockchain permet aussi des usages économiques de certification sécurisée des transactions, particulièrement prometteuses pour les pays (en développement) où l'enregistrement cadastral, notarial et contractuel est défaillant, ou bien dont les devises sont difficiles à échanger, par ex. l'Iran et sans doute tous les autres pays souffrant d'isolement monétaire international ou de guerres, ou encore ceux où des tentatives de réforme monétaire sont menées, notamment l'Inde de Modi, qui atteignent ou menacent la circulation monétaire, réformes éventuellement alléchées par la pression des banques vers leur idéal d'abolition des espèces. Enfin les crypto-monnaies ont permis la création de l'ICO – Initial Coin Offering – sorte d'équivalent de l'introduction de capital-risque en bourse, mais de façon totalement virtuelle et ubérisée. Cette dernière application est promise à révolutionner durablement le système d'investissement et l'épargne, court-circuitant elle aussi la banque et les États. Ces concepts peuvent paraître un peu techniques, sans parler des propos concernant le fonctionnement informatique des crypto-monnaies, et pourtant l'auteur les aborde avec beaucoup de pédagogie, de sorte que quiconque peut les saisir en prêtant à peine un minimum d'attention. Seulement après avoir traité ces prémisses, la nature de « guide pratique » pour placer son capital apparaît. Naturellement, les éléments et facteurs de risque constituent la plupart du discours. L'auteur ne les esquive ni les minimise : au contraire, il ne cesse de les mettre en avant, tout en ajoutant une foison de références et de sites que l'investisseur en herbe devra consulter régulièrement pour déjouer les pièges déjà avérés et tenter de prévenir les escroqueries encore inédites qui, à n'en pas douter, feront florès à l'avenir. Toutefois, lorsque l'on accuse le Bitcoin d'être une bulle spéculative, il offre des raisons fort convaincantes pour retourner l'accusation, a fortiori, sur la bulle du système bancaire classique : il rappelle que ce sont les taux bas qui provoquent les bulles (Claudio Borio, Banque des Règlements Internationaux) (p. 102), et évoque deux actes législatifs entrés en vigueur chez nous tout à fait en catimini, qui devraient inquiéter bien davantage les épargnants : - la Directive BRRD (Bank Recovery and Resolution Directive), en vigueur en France depuis le 1er janvier 2016 « qui permet à une banque en situation de faillite de ponctionner les comptes de ses clients (comme cela s'est passé à Chypre en 2013). Seuls les comptes de plus de 100.000 euros sont officiellement concernés mais il est permis d'en douter [...] » (p. 131). - La loi Sapin 2 votée en juin 2016 qui « permet de bloquer les contrats d'assurance-vie (interdiction de retraits, arrêt du versement des primes) en cas de "crise financière". Là encore, l'épargnant paye pour les erreurs de gestion des sociétés d'assurance-vie. » (p. 132). [Par contre, rien chez nous pour contrevenir à l'arnaque du « too big to fail » : décidément, certaines leçons ne savent être tirées de l'Histoire... (remarque de mon cru)] Tout compte fait, outre que très actuel (févr. 2018), il est bougrement anarchiste et subversif – certains diraient insurrectionnel –, ce petit bouquin à la couverture JAUNE...