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Le diable et Sherlock Holmes : & autres contes de meurtre, de folie et d'obsession

de David Grann , date de sortie le 07 mars 2019
Contrairement aux histoires imaginées par Arthur Conan Doyle, les douze enquêtes racontées par David Grann sont bien réelles. Que l'auteur se penche sur l'infiltration d'un gang de détenus dans le... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Contrairement aux histoires imaginées par Arthur Conan Doyle, les douze enquêtes racontées par David Grann sont bien réelles. Que l'auteur se penche sur l'infiltration d'un gang de détenus dans le système carcéral américain ou la traque de l'un des grands imposteurs du XXe siècle, affabulateur caméléon aux multiples identités, qu'il retrace la folle cavale d'un vieux braqueur de banque, le démantèlement d'un empire mafieux dans une cité de l'Ohio surnommé « Crimetown », ou encore la disparition dans des circonstances mystérieuses d'un fanatique de Sherlock Holmes, ce recueil rassemble les meilleures enquêtes criminelles de David Grann. Il y endosse tour à tour et avec une virtuosité sans égale les habits de l'historien, du détective ou de l'auteur de romans policiers, jusqu'à effacer, en bon prestidigitateur, la frontière qui pourrait séparer la fiction de la réalité. De sorte qu'à la fin, subjugué par ses contes de meurtre, de folie et d'obsession, on serait tenté de s'écrier : « Elémentaire mon cher Grann ! »

Caractéristiques

Titre Le diable et Sherlock Holmes : & autres contes de meurtre, de folie et d'obsession
Auteur David Grann
Editeur Ed. du sous-sol
Date de parution 07 mars 2019
Nombre de pages 459 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 590 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-36468-386-0 - 9782364683860

3,3/5

encoredunoir

Le 27/12/2019

Sous-titré « autres contes de meurtre, de folie et d’obsessions », Le Diable et Sherlock Holmes est un singulier recueil d’articles parus essentiellement dans le New Yorker dans la première décennie des années 2000. De La Cité Perdue de Z à La note américaine, on savait la passion de David Grann pour les aventures étonnantes, les faits divers étranges et la rencontre de destins individuels avec la grande histoire. Le Diable et Sherlock Holmes nous offre un condensé des centres d’intérêt de Grann, de sa curiosité pour les marges et la manière dont elles révèlent parfois des mouvements sociétaux plus profond. Il en va ainsi de récits comme The Brand, consacré à l’histoire de la fondation de la Fraternité aryenne dans les prisons américaine et de la manière dont elle a métastasé le système carcéral avant de s’étendre à l’extérieur, de Crimetown USA qui montre comment une bourgade ouvrière de l’Ohio est tombée sous la coupe de la Mafia avec l’aide d’un politicien corrompu haut en couleurs, de Trial by Fire qui, à travers l’histoire d’un incendie mortel, montre les dérives du système judiciaire américain et pose de manière pertinente la question de la peine capitale ou encore de Rendre au « Diable » qui peint le portrait d’un dirigeant d’un escadron de la mort haïtien devenu agent immobilier à New York. New York, il en est beaucoup question, bien entendu, et David Grann en profite pour dresser de très beaux portraits dans deux articles. Avec Une cité de l’eau, il nous plonge dans les entrailles de la ville avec les sandhogs, les tunneliers qui s’affairent depuis des décennies à creuser un des plus immenses chantiers du monde : un troisième tunnel d’alimentation en eau pour New York afin de prévenir la fin annoncée des deux premiers. C’est l’occasion de parler de ces ouvriers invisibles qui opèrent dans des conditions particulièrement difficiles et d’évoquer la manière dont de véritables dynasties se créent. C’est aussi une histoire de transmission, d’atavisme familial, qui a poussé Kevin Shea à devenir pompier à New York. L’homme dont Grann conte l’histoire dans Par où s’est-il échappé ? a survécu à l’effondrement des tours du World Trade Center tandis que tout le reste de sa brigade disparaissait sous les décombres. Gravement blessé, Shea a perdu la mémoire de ces événements et essaie obsessionnellement de la retrouver, tiraillé par la seule question qui compte pour lui : s’en est-il sorti par le jeu du hasard ou parce qu’il a été trop lâche pour suivre les autres ? On trouvera aussi dans ce brillant recueil, d’autres histoires d’obsessions et de personnages étonnants : un chasseur de calmars géants, un écrivain peut-être tenté par le crime parfait, un homme-caméléon, un braqueur de banques septuagénaire bien décidé à vivre encore le grand frisson et, bien entendu, un passionné de Sherlock Holmes frappé par une mort bien mystérieuse. Voilà un livre en tout point fascinant, qu’on le lise d’une traite ou que l’on aille y picorer parmi les douze articles de David Grann. Non seulement on y apprend des tas de choses, on jubile, on s’émeut, amis on y trouve aussi l’envie de relire un certain nombre d’autres livres : The Brand donne une folle envie de ressortir les romans de d’Edward Bunker, Une ville de l’eau de replonger dans Le ventre de New York, de Thomas Kelly, Rendre au « Diable » de suivre à nouveau les pas de La femme qui avait perdu son âme, de Bob Shacochis, Crimetown, USA de revisiter Steeltown, de James Grady…. Bref, une lecture riche et qui ouvre bien des horizons.

Davalian

Le 04/08/2019

La diable et Sherlock Holmes aurait mieux fait d’être intitulé, "Mais où diable est passé Sherlock Holmes ?". Certes l’auteur, nous met en garde qu’il ne faut pas ici s’attendre à un recueil de récits apocryphes consacrés au grande détective… mais quand même, le mal est fait. Surtout que pour lire la mise en garde il faut a minima investir sa lecture (l'emprunter sinon l'acheter). Une seule histoire (la mort étrange d’un fanatique de Sherlock Holmes) offre un lien avec la science holmésienne. Les adeptes du grand détective n'apprendront pas forcément grand chose, mais l’histoire est sympathique, bien que d'autres ont fait mieux, même s'il s'agit de récits d'inventions, ce qui n'est pas le cas ici. Pour le reste, il s’agira ici surtout de compiler onze (donc douze au total) récits journalistiques. En majorité, il s’agira ici d’histoires qui peuvent s’apparenter au genre du polar avec une enquête portant sur un incendie, sur l’histoire d’un braqueur retiré des affaires mais pas si retraité au final, d’un gang qui sévit dans les prisons, d’un criminel de guerre, d’un homme qui prend l’apparence… d’enfants, d’un comté des Etats-Unis "spécialisé" dans le crime, l’histoire d’un écrivain accusé d’un meurtre. Il y a également quelques nouvelles plus étranges. L’une d’entre elles sera consacrée à un joueur de base-ball en fin de carrière, une autre sur la folie suscitée par la recherche d’un calmar légendaire. Deux récits retiennent davantage l’attention. Le premier est consacré à la vie sous-terraine de New-York et au courageux combat quotidien d’hommes luttant pour assurer l’approvisionnement en eau potable. Le deuxième tente de découvrir si un pompier est intervenu pour sauver des victimes lors du 11 septembre. Passée la déception, puis la colère, ce roman réservera un agréable moment de lecture. Du moins, pour cela il faudra passer sur le fait que l’auteur et l’éditeur, ont outrageusement joué avec un carte destinée à attirer un public bien particulier. Les histoires restent intéressantes, immersives, plaisantes et originales. Le manque de lien entre elles est légèrement perturbant. Il faudra également être réceptif au genre journalistique pour être pleinement à l’aise ici, bien que le style, fluide, aide beaucoup. Même si ne s’agit ni d’un ouvrage apocryphe, ni d’un polar à proprement parler, voici un ouvrage journalistique qui se lit comme un bon roman et un bon polar en particulier ! Idéal en cette période de vacances.

Bigmammy

Le 29/04/2019

Sous ce titre un rien racoleur, voici un florilège d'articles publiés sous la plume du journaliste américain d'investigation David Grann (né en 1967) dans de prestigieux journaux américains : The New Yorker, The Atlantic, The New York Times Magazine, The New Republic. Des histoires de brigands, de crimes longtemps restés énigmatiques, de leurs solutions découvertes des années plus tard par des policiers acharnés, parfois au péril de leur vie … Les trajectoires humaines de types pas très recommandables ou parfois carrément psychopathes, des corrompus au plus haut niveau, des criminels endurcis. Sherlock Holmes prête son nom à ce premier conte de meurtre, de folie et d'obsession. Il y en a 11 autres regroupés selon trois thèmes : Toute vérité vaut mieux que le doute indéfini ; l'homme est une étrange énigme ! ; tout ce que l'univers peut receler de monstrueux et d'incroyablement malfaisant. Toutefois, et même si certaines de ces narrations ont donné lieu à adaptations cinématographique ou télévisuelles, un amateur compulsif de séries américaines (comme moi) ne découvrira rien que de très banal dans ces histoires rocambolesques. Pour ma part, j'ai une préférence pour l'enquête au coeur des aqueducs souterrains de New York, mais je n'ai naturellement rien compris à la saga du joueur de baseball vedette qui s'évertue à jouer au-delà de la limite d'âge. Un accessit pour l'histoire qui se déroule en Pologne et qui a donné lieu à un film …. Bref : je ne sais si ce sont les traducteurs qui sont en cause ou le style pas très élégant de l'auteur, je me suis efforcée de lire le bouquin jusqu'au bout mais sans ressentir mon plaisir habituel à lire les bons auteurs américains de thrillers … Décidément, j'ai du mal avec les recueils de nouvelles. Un peu cher à mon goût pour du réchauffé : attendez la parution en format de poche.

Labandedesayacks

Le 27/04/2019

Intéressant, le réel est parfois plus extraordinaire que la fiction...et il y a quelques pépites comme le vieil homme et son flingue, et l'histoire merveilleuse des calmars géants, ou le caméléon aux multiples visages Bourdin... Pour moi passionné par Conan Doyle, la première nouvelle est surprenante