Livraison offerte dans + de 600 points de retrait E.Leclerc
camion
Livraison à domicile offerte* !

Prêt à feuilleter

La séquestrée de Poitiers | Suivi de L'affaire Redureau

de André Gide , date de sortie le 22 septembre 1977
Le 22 mai 1901, le procureur général de Poitiers apprend par une lettre anonyme que Mélanie Bastian est enfermée depuis vingt-cinq ans chez sa mère, dans une chambre sordide, parmi les ordures. Comment... Lire la suite

Livraison estimée le mercredi 04 novembre 2020

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Le 22 mai 1901, le procureur général de Poitiers apprend par une lettre anonyme que Mélanie Bastian est enfermée depuis vingt-cinq ans chez sa mère, dans une chambre sordide, parmi les ordures. Comment cette affaire, où la culpabilité de madame Bastian et de son fils semble évidente, put-elle aboutir à l'acquittement des inculpés ? Gide démonte le dossier de cette affaire devenue légendaire.

Caractéristiques

Titre La séquestrée de Poitiers | Suivi de L'affaire Redureau
Auteur André Gide
Collection Folio
Editeur Gallimard
Date de parution 22 septembre 1977
Nombre de pages 145 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 132 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-036977-3 - 9782070369775

3,3/5

paroles

Le 01/07/2019

Dans la séquestrée de Poitiers, comment se fait-il que Melanie Bastian âgée de 52 ans, soit restée pendant vingt-cinq ans enfermée dans sa chambre, sans que personne n’y trouve à redire et sans qu’au final ne soient condamnés ni sa mère et ni son frère ? Ahurissant, non ? Une autre affaire, tout aussi extraordinaire, est celle de ce jeune Marcel Redureau, garçon doux et docile, alors âgé de quinze ans, qui assassine son patron, sa femme, les enfants et la bonne, en tout sept personnes, sans qu’aucun avertissement ne soit prononcé. Et le jeune Marcel, sera lui condamné à vingt ans d’emprisonnement sans aucune retenue due à son jeune âge d’adolescent. Deux histoires datant du début du XXe siècle et qui ont, en leur temps, défrayé la chronique. Sûrement moins qu’aujourd’hui, les media n’étant pas les mêmes, mais qu’Andé Gide, préoccupé de justice et intéressé par la psychologie, a relevé et commenté à sa façon. Relevé et consigné dans cette collection « Ne jugez pas ». Une collection, bien précurseur de toutes les émissions télévisées actuelles qui essaient de décortiquer les comportements psychologiques des assassins, telles que « Faites entrer l’accusé », « Enquêtes criminelles »... et bien d’autres. Un ouvrage intéressant pour le regard et l'analyse d'André Gide.

Nastie92

Le 26/08/2018

Deux livres en un dans ce recueil. Outre le récit qui lui donne son titre, on y trouve également "L'affaire Redureau". Cette dernière histoire constitue selon Gide le premier volume d'une collection appelée "Ne jugez pas" et regroupant des affaires "non nécessairement criminelles, dont les motifs restent mystérieux, échappent aux règles de la psychologie traditionnelle, et déconcertent la justice humaine..." En fait de collection, il y aura en tout et pour tout trois titres, le plus célèbre d'entre eux étant La séquestrée de Poitiers. La séquestrée de Poitiers, c'est Blanche Monnier, qui a vécu enfermée dans une chambre de la maison de sa mère pendant vingt-cinq ans. Oui, vingt-ans ! Outre sa mère, son frère était au courant de la situation, ainsi que quelques personnes au service de la maîtresse de maison. Et en vingt-cinq ans, personne n'a jugé bon de / n'a eu le courage de / n'a voulu dénoncer ce qui se passait et mettre fin au supplice de la malheureuse. Lorsque Blanche Monnier fut enfin libérée, sa mère et son frère furent arrêtés, et un procès s'ensuivit ; c'est ce qu'André Gide a choisi de nous relater. Les noms ont été changés, Blanche Monnier devenant Mélanie Bastian, mais à part cela, l'auteur n'invente rien, sa chronique étant en grande partie constituée de témoignages, d'extraits de rapports médicaux et du jugement du tribunal. C'est froid, c'est clinique. Les faits purs et bruts. Certaines descriptions donnent des haut-le-cœur, en particulier celle de la découverte de la recluse. La saleté dans laquelle elle était forcée de vivre est inimaginable. Je suis restée sur ma faim. Non pas en ce qui concerne les images épouvantables, qu'André Gide nous sert abondamment, mais j'aurais aimé qu'après le volet judiciaire, l'auteur nous parle de la suite. Qu'est-il arrivé à Blanche/Mélanie après ? Si l'on imagine aisément les traces physiques et psychologiques que peuvent laisser tant d'années de réclusion, si l'on suit l'arrivée de la victime à l'hôpital et les premiers temps de son séjour, on ne sait absolument rien de ce qu'elle a vécu ensuite. Et ça m'a manqué, parce qu'après la lecture de tant d'horreurs, j'avais besoin de lire quelque chose d'humain. Pas nécessairement enjolivé, pas de happy end forcé, non. Mais après ce que "la séquestrée de Poitiers" a vécu, j'aurais voulu savoir qu'elle avait bénéficié d'un peu de compassion, qu'elle avait connu un peu d'humanité, qu'elle avait été prise en charge par des personnes bienveillantes. Au moins un petit peu... Ce récit, qui fait froid dans le dos et soulève le cœur, m'a un peu déçue par sa froideur et son manque de point de vue humain. La seconde histoire ne m'a pas vraiment plus convaincue. L'auteur ne prend pas partie. Comme l'indique le titre choisi pour la collection, il ne juge pas. Il écrit seulement une chronique judiciaire, c'est son choix. Mais moi, lectrice, j'aurais voulu trouver autre chose dans ces textes.

Fabh64

Le 20/11/2017

J'ai lu "La séquestrée de Poitiers" , ce n'est pas que c'était moche, mais je m'attendais à autre chose au vu de la cotation. C'est certainement moi qui n'aime pas ce genre. J'ai essayé avec le premier récit, et abandonné le second "L'Affaire Redureau".

Peluche0706

Le 25/08/2016

André Gide s’est lancé dans les faits divers et a publié des livres récurrents pour évoquer des cas de justice particuliers, qui peuvent poser des questions. La collection se nommait « Ne jugez pas ». Je connaissais déjà un peu André Gide : j’ai lu l’école des femmes et la symphonie pastorale. Je n’avais pas ressenti dans ces 2 romans d’attrait spécifique pour les faits divers. Sa plume était d’ailleurs beaucoup plus agréable dans ces deux livres par rapport à « La séquestrée de Poitiers », rédigé comme un rapport de police. L’histoire qui nous intéresse est atroce : une femme a été séquestrée pendant 25 ans. Elle est retrouvée dans son lit couverts d’excréments, les cheveux et les ongles longs, très maigres,… Pourquoi est-elle là ? Pourquoi sa famille l’a condamnée à rester là ? Pourquoi son frère a-t-il été acquitté lors de son procès ? Certes, c’est arrivé en 1901 et c’est du passé. Mais, la raison pour laquelle le frère a été acquitté me hérisse le poil. L’époque était très différente : beaucoup de situations familiales et personnelles étaient tabous et il ne fallait pas en parler et c’est ce qui a « sauvé » son frère. Je vous invite à lire ce livre qui ne fait qu’une cinquantaine de pages pour découvrir tout cela. En bref, j’ai bien aimé cette lecture car on ressent bien l’agacement d’André Gide même sous forme de citation de rapport de police. J’ai eu quelques haut le cœur parfois … A lire à jeun…

Montana

Le 19/08/2013

Sont ici présentées deux "affaires" du début du XXème siècle. La narration est factuelle, non romancée parfois sèche à la manière d'un compte rendu d'audience. Très intéressant, saisissant parfois! Court livre à lire pour réfléchir sur les travers de notre système judiciaire qui en arrive à acquitter des personnes manifestement coupables même par omission (notion que la loi ne prend pas en compte!!!)