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Salut au Grand Sud

de Erik Orsenna, Isabelle Autissier , date de sortie le 11 juillet 2007
Salut au Grand Sud

Antarctique.

La terre la plus australe et la plus mystérieuse, grande comme vingt-six fois la France.

Antarctique.

Un continent longte... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Salut au Grand Sud

Antarctique.

La terre la plus australe et la plus mystérieuse, grande comme vingt-six fois la France.

Antarctique.

Un continent longtemps protégé de la curiosité des hommes par la brume, les tempêtes, les courants et les glaces.

Antarctique.

Grand repaire du froid, essentiel à notre climat. Mémoire des temps les plus anciens. Point de vue irremplaçable pour tous les scientifiques.

Antarctique.

[...] Le 8 janvier 2006, sur le fier voilier Ada, nous avons d'Ushuaia levé l'ancre. Cap au 180. Deux mois plus tard, nous sommes revenus. Nous allons tout vous raconter.

I. A. et E. O.

Caractéristiques

Titre Salut au Grand Sud
Collection Le Livre de poche
Date de parution 11 juillet 2007
Nombre de pages 281 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 150 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-253-12086-5 - 9782253120865

4,7/5

TCHITAT92

Le 07/11/2019

Petit livre offert pour l'achat de deux livres de poche, la couverture, nous alléchant par la photo d'immenses icebergs turquoise, m'a attirée immédiatement. En ce qui concerne le contenu, du livre, je ne m'attendais pas à grand chose, je ne pouvais donc guère être déçue. Et déçue, je ne le fus point ! C'est un intéressant petit ouvrage combinant documentaire sur la faune et la flore (rare, mais existante) et la Nature en général en Antarctique, essai philosophique sur le goût de l'aventure, le besoin de découverte, la solitude du marin, le rapport de l'Homme à la puissance de la Nature, récit d'aventures, avec la narration du voyage lui-même, avec ces divers aléas (techniques, climatiques,...), condensé de culture générale/Histoire, avec de nombreux petits passages décrivant les expéditions et biographies des plus grands marins aventuriers qui ont participé à l'élaboration de notre connaissance de ce continent implacable, pamphlet écologique aussi, avec les remarques, de ci de là, nous faisant prendre un peu plus conscience des dégâts occasionnés par la présence (et surtout l'action) de l'Homme (diminution du nombre et de la taille des icebergs, disparition d'espèces emblématiques (phoques, pingouins, baleines...), sur d'immenses territoires, suite à la surchasse/pêche... Bref, même si ce n'est pas forcément une lecture dont je me souviendrais à long terme, je ne la regrette pas, y remercie les auteurs de m'avoir fait découvrir ce monde du (très!) grand froid sous tous ses aspects.

nadiouchka

Le 26/03/2017

L’Antarctique et toujours. Y aller, en repartir et y revenir. C’est qu’il attire irrésistiblement ce grand continent blanc, inhospitalier, repère de notre climat, mémoire des temps anciens et surveillé par les scientifiques. C’est avec son voilier « Ada » qu’Isabelle Autissier emmène Erik Orsenna pour un « Salut au Grand Sud ». Ils partent en janvier 2006 d’Ushuaia (le bout du monde mis à l’honneur par Nicolas Hulot). Deux mois plus tard ils reviennent et racontent. Ce récit est à deux voix, quatre mains : Isabelle Autissier parle avec ses termes maritimes de grande navigatrice expérimentée. Erik Orsenna, lui, nous livre ses réflexions personnelles et scientifiques. Ces deux grands marins vont sur les traces de Charcot, Shackleton (parmi tant d’autres pionniers de ce continent, ainsi que, ne l’oublions pas : Amundsen). Ils nous racontent les icebergs, les baleines, les manchots, les skuas, le léopard des mers qui aime bien attaquer les zodiacs car il les confond avec des phoques (mauvaise vue ?). Description également de ces paysages immenses qui n’appartiennent à personne mais aussi à tout le monde… L’Antarctique est très surveillé car c’est notre réserve d’eau douce ; c’est lui qui joue sur le changement climatique et donc, sur le réchauffement de notre planète, « une terre en surchauffe » (comme l’a écrit récemment un quotidien). D’ailleurs l’ONU craint de nouveaux records de chaleur en 2017. C’est un phénomène très grave que l’on n’arrive pas à enrayer, malgré le fameux Traité de l’Antarctique signé en 1959 mais on voit bien que la situation ne fait qu’empirer. C’est un genre de record dont on se passerait bien. Erik Orsenna nous livre un témoignage que l’on ne peut pas contester puisqu’il est sur place et observe tout. Il sait très bien de quoi il parle car, non seulement écrivain, il est passionné par l’océanographie. Ce livre, avec toutes ces considérations, est un formidable voyage que nous font partager les deux écrivains, un grandiose dépaysement dans ce repère du grand froid. Le lecteur est à leurs côtés pour traverser le détroit de Drake, la mer de Weddell, et d’autres zones bien dangereuses. Malgré la parution assez ancienne (2006) de ce « Salut au Grand Sud », ce livre reste un classique enchanteur et très prenant, dont le sujet, à mon avis, n’a pas fini de faire parler de lui, puisque les gouvernements tentent toujours de trouver des solutions. Mais y arriveront-t-ils avec toutes ces conférences où on parle beaucoup alors qu’il est plus qu’urgent d’agir ? Pour cela il faudra une énorme bonne volonté de tout le monde et ce n’est pas gagné, mais restons optimistes. Qui sait ? J’ai, sous les yeux, une page d’un journal récent (en date du 22 mars 2017, dont j’ai oublié le nom car j’ai déchiré cette page pour n’en garder que l’essentiel), qui a écrit : « Un rapport confirme la hausse sans précédent des températures sur la planète l’année dernière, illustrant l’urgence d’une action internationale ». (…) « Des perspectives alarmantes »... Mais cela fait si longtemps que l’on en parle et c’est un constat sans appel ! Merci Isabelle et Erik de nous avoir fait ainsi voyager et partager avec vous vos impressions sur notre planète bleue et bravo pour cette aventure  dans cette région australe qui n’a certainement pas fini de faire parler d’elle !

ATOS

Le 27/02/2017

Voilà, je suis partie. J'ai attendu la fenêtre. Je suis passée. Voilà. Je n'en suis pas revenue. « Salut au Grand Sud »… l'Antarctique. L'autre continent. Nous sommes comme les icebergs, de la même eau. Accrochés, décrochés, dérivant, morcelés, partagés, voyageant, dérivant, déchirés, dansant, livrés , délivrés, fondant, renaissant. Nous sommes de la même étoile. Si l'Antarctique est peuplée de glace, taillée de mille dangers, elle est aussi pleine d'archipels. Là où le tremblement des archipels d'Édouard Glissant rencontre l' « Iniji » d'Henri Michaux et « Mydriase » de le Clézio. A ces trois immenses plumes je dois de très beaux voyages. A Isabelle Autissier et Erik Orsenna je dois ma première navigation en Antarctique. Prendre cette route c'est changer de pôle, quitter sa branche , se mettre la tête à l'envers pour voir le monde au bon endroit. Les mers australes sont dites inhospitalières, disons que c'est le seul endroit au monde où l'homme sait qu'il se doit de revêtir sa peau d'homme, où ce qu'il fera et dira ne supportera pas l'a peu près, l'arbitraire, là bas les mots responsabilité, humilité, force, intelligence, innocence, courage seront des seules armes. . Des mots grands comme la grande voile : amitié, rêve, espoir, beauté. A aucun moment au cours de cette lecture , le mot adversité n'est apparu. L'antarctique n'est pas une ennemie, elle n'est pas à conquérir. L'Antarctique je la vois, je la perçois, je l'entends , la vis, et l'écris au féminin. Alors je comprends très aisément qu'Isabelle Autissier déploie avec tendresse et avec fierté l'elle de son navire : l'Ada. Là bas une seule loi : passer le cap est une possibilité pas une victoire. Il faut glisser vers le sud, passer la Terre de feu, jusqu'au bout de l'Argentine et puis tendre ses rêves, ses yeux vers les glaces. L'Antarctique est le seul continent qui ne fut jamais habité. Seules deux fleurs peuvent y pousser. Là bas les oiseaux ne sont pas de terre mais de mer. Grand comme 26 fois la France c'est une pays de montagne, de cratère, de lac. C'est le plus grand désert du monde. C'est une planète. « A ceux qui n'ont pas peur de la vie, il n'est pas de limites ». Voilà la coque des marins ! « à six nous partîmes, à six nous revînmes », voilà leur honneur. Des personnages incroyables : Isabelle, Agnès, Erik, Joêl, Fabrice et Olivier. Et Ada... , la magnifique et courageuse Ada. Ada c'est bien plus qu'un bateau, c'est une odyssée ! Des noms beaux comme des gemmes, comme je les aime : le détroit de Drake, la cap Horn, la mer de Weddell, le soufflet de Neptune, l 'île Verne, l'île Hugo, la terre Adélie, lîle Levingston…. Charcot et son Pourquoi pas, Nordenskjöld et ses mains enflées par le froid. Là bas c'est une histoire très ancienne. Le premier craquement de l'oeuf monde. Là bas le monde ne cesse jamais de casser sa coquille. «  Quand notre planète n'était que enfant, il y a trois cents millions d'années, elle ne portait qu'un continent unique : La Pangée », depuis ce jours tous les rêves ont voyagé. Beaucoup sont venus, certains avec le coeur en pavillon, d'autres, très nombreux massacreront phoques et baleines. Et puis le temps, les guerres, les coutumes des hommes quitteront le paysage, leur souvenir dévoré par les glace, recouverts par la lave sur l'île de la Déception. Ce que fit l'humanité à l'Antarctique fut un massacre, un gâchis, une tragédie. L'Antarctique dernier continent découvert a subi mille barbaries. Mais elle est là, présente, régnante, survivante. Naviguer est une science, un savoir, c'est lire l'horizon comme s'écrit une légende. C'est chercher un passage, un ancrage, c'est tenter de comprendre où se trouve le bon chemin, la bonne halte. C'est l'Antarctique qui vous reçoit, vous n'y ferez jamais votre loi. La glace sera bleue, blanche, couleurs de cendre, couleur rouge soleil. C'est un diamant, un joyau, L'Antarctique allumera devant vous ses feux. Feux de route, feux parfois de détresse lorsque que des chaloupes pleines de vieux touristes pleins aux as viennent débarquer leur cargaison comme on promène un stupide troupeau d'oie d'élevage. Le courant circumpolaire… Je viens de réaliser que l'océan Atlantique, Pacifique, et l'Océan Indien mélangent leurs eaux autour de ce cercle austral. Ils tournent, se mélangent, forment un courant, glacial. Ils dansent autour d'une terre de glace et la protège. Ce courant né de leurs amours est un des acteur majeur de notre climat. L'océan austral... Il forme un « immense fleuve, le plus grand de la planète. Mille kilomètres de large, vingt quatre mille de long, charriant cent cinquante millions de tonnes d'eau à la seconde, cent cinquante fois plus puissant que tous les fleuves du monde réunis. Il luis faut trois ans pour faire le tour de la Terre ». Tout là-bas relève de l'espace, du cosmos. Les limites humaines sont emportées comme des fétus de paille. Le 1er décembre 1959 à Washington, fut signé par douze pays, puis par trente trois autres , le traité de L'Antarctique. Voici le préambule : «  Les gouvernements de l'Argentine, de l'Australie, de la Belgique, du Chili, de la République Française, du Japon, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, de l'Union Sud Africaine, de l'Union des républiques soviétiques, du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, et des Etats Unis d'Amérique , reconnaissant qu'il est de l'intérêt de l'humanité toute entière que l'Antarctique soit à JAMAIS réservé aux seules activités pacifiques et ne devienne le théâtre ni l'enjeu de différends nationaux.. ». * « C'est ainsi que le continent antarctique est devenu un royaume sans roi, une nation sans hymne et drapeau, une étendue sans frontières, le seul lieu du monde où personne ne peut vous demander vos pa piers.Une immensité, bien de l'humanité, consacrée à la Science et à la Paix ». Le protocole de Madrid, de 1991, mené par Jacques-Yves Cousteau , ratifiera le fait que toute activité relative aux ressources minérales autre que la recherche scientifique est interdite. Cela jusqu'en 2041...N'oublions pas de nous réveiller à temps ! « Quatre mille mètres accumulés de glace permettent de remonter neuf cent mille ans en arrière. L'Antarctique est la lus grande bibliothèque du monde. Une prodigieuse mémoire. Elle retient 90 % des glaces du monde et 10 % de son eau douce. Même les noms sont notre mémoire. « On dirait les morceaux mélangés d'innombrables histoires, comme si le vent s'était engouffré dans la mémoire des explorateurs ou dans leurs bibliothèques et avait tout dispersé ». Royaume de la Baleine à bosse et du krill, du plus grand au plus petit organisme, c'est un continent où l'homme n'est qu'un invité. A lui d'en respecter les usages. Pays de glace, de nuit polaire, de demi jour, de jour sans nuit, de bleu étourdissant, de silence, de choc, de basculement, de chevauchement, de mouvement. Tout semble pourtant immobile Suspendu. Un espace bien plus qu'un continent. Un pays au choeur stellaire, où toute prière vient du ciel.Un paradis blanc en quête d'une étoile. Ils n'atteindront pas l'Ile Marguerite. Ainsi en a décidé l'Antarctique. Mais ils ont atteint notre coeur. Voilà le voyage accompli. « L'échec, crée le désir, le désir fou de revenir un jour ». Que serait un chemin sans désir ? ...une impasse. L'Antarctique garde ses secrets, comme les navigateurs. Il est des lieux qu'on ne nomment pas, que l'on n'indique pas. On les garde. Les navigateurs savent raconter mais ne trahissent jamais. C'est une loi de la Nature. La respecter, c'est tous nous protéger. Merci à ces six exploratrices et explorateurs, merci d'avoir pris le temps de nous embraquer à bord de leur récit. D'avoir partagé leur heures de quart, leur heures d'éblouissement, d'émerveillement, leurs craintes, leurs heures d'espoir et cette seconde de renoncement dont nous soupesons toute la valeur. Merci aux navigateurs qui gardent certains secrets. Là bas le temps n'est pas le notre. Là bas , un secret garde l'éternité. Nous passons et l'Antarctique nous regarde. En 1991, Isabelle Autissier devient la première femme à réaliser un tour du monde en solitaire en 139 jours et 4 heures. Astrid Shriqui Garain