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Turcaret

de Alain-René Lesage , date de sortie le 01 novembre 1998
Dossier

1. Les Bérénice

2. Un spectateur cornélien : l'abbé de Villars

3. Contre Villars : la riposte d'un racinien

4. Une réconciliation : Tite et Titu... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Dossier

1. Les Bérénice

2. Un spectateur cornélien : l'abbé de Villars

3. Contre Villars : la riposte d'un racinien

4. Une réconciliation : Tite et Titus

5. L'héroïsme du renoncement

6. Les amants de Bérénice

Chronologie et notes par Marc Escola

Présentation

. Lire le théâtre classique


. Genèse d'une tragédie


. Le complexe d'Antiochus


. Le sixième acte de Bérénice


. Une lecture cornélienne


. «Quelque chose de rien»


Bérénice

De quoi la tragédie de Bérénice est-elle donc faite ? La préface de Racine a des mots trop décisifs pour n'être pas suspecte : «Toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien.» De ce rien - un simple événement rapporté par l'historien latin Suétone -, Racine a prétendu tirer la plus émouvante, car la plus épurée, des pièces de son temps.

Caractéristiques

Titre Turcaret
Editeur Flammarion
Date de parution 01 novembre 1998
Nombre de pages 192 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 172 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-08-070982-8 - 9782080709820

3,8/5

ATOS

Le 10/08/2017

Du Krach de la tulipe en 1673, à la faillite de Law en 1720, du Krach de 1929 à la crise des Crise des Subprimes en 2008, ...aux krachs passés et en devançant tous les krachs à venir...le monde krach sous les crocs de l'idiotie et de la cupidité. Les effondrements des systèmes financiers, les paniques, les faillites ne datent pas d'hier... Nous n'avons rien inventé. Nos ancêtres spéculaient, agiotaient, boursicotaient, capitalisaient à outrance bien avant que le Dow Jones ne soit inventé. La pièce de Lesage nous montre que "le monstre de l'argent" avait déjà gangrené l’intelligence de toutes les couches de la société dans la France du 18e siècle. Tout va très vite dans cette pièce..Trop vite. L'argent tourne, passe, grossit, enfle, perdant de son poids, perdant de sa valeur. On trompe, on ment, on détourne. Sans foi, ni loi, c'est le règne des filous, des conspirateurs, des traîtres, de la dette, de l'emprunt, et des sans honneur. Personne n'échappe à la règle. Aucun personnage n'est innocent, ni même crédule. Lesage a la dent dure. Peut on le lui reprocher ? Car après le désastre d'un roi Soleil qui vida avidement les caisses de son pays , quel fut l'état d'esprit et de l'âme de cette France en proie à une déchéance morale consécutive à l'absolutisme dément de son roi ? Oui tout va très vite, les sommes se suivent et ne cessent de grimper. On parle beaucoup d'argent, tout le temps. Tout le monde court après les chiffres ..les gros, les grands, les petits, les " d'en-haut" , les "d'en-bas". Chacun rêvant de détrôner celui qui le précède..Chacun rêvant de devenir roi...Démence pyramidale ! Les notaires, les coquettes, les veuves, les épouses, les valets, les chevaliers. Tout s'achète, alors tous se vendent. Les chiffres, des chiffres de papiers, des monnaies de chiffon. Rien n'est vrai, rien n'a de valeurs, ni les amitiés, ni les titres, ni les liens du sang. Rien ne résiste à la folie qui saisit le moment. La pièce de Lesage est une petite soeur de l'Illustre Théâtre, en plus cynique, en plus acide, et en cela en moins comique. Lesage pressentait peut être l'effondrement du systeme Law et annonçait déjà, avec lucidité, la folle cupidité qui allait défigurer pour des siècles le visage de toute une société. Une pièce intéressante, et qui, malgré son âge, reste étonnamment... d'actualité. Astrid Shriqui Garain

Chasto

Le 21/08/2016

Des étrennes à Turcaret, les planches de ce dix huitième siècle se font prier. De refus en scandales, financiers et acteurs n'y trouvant leur compte se rebelleront de façon peu sage envers ce pauvre Alain - René de Sarzeau. A la défaite de Charles XII, Turcaret résonne aux planches du Théâtre Français, et, Watteau, pendant ce temps reçoit le prix de Rome pour son oeuvre. Lauriers d'un temps ouvrant ses portes aux talents nouveaux d'une société en éveil. A découvrir aux détours d'un siècle de guerres et de frontières.

benleb

Le 23/10/2014

J'ai découvert Turcaret dans le Lagarde et Michard, au lycée. Les quelques extraits du manuel m'ont donné envie de lire la pièce entière. Et je n'ai pas été déçu; c'est un manuel de méchanceté et de cynisme complet. Les ambitieux trompent des idiots, pour s'enrichir, et finissent par être trompés par d'autres ambitieux. A la fin de la pièce les valets finissent par ruiner leur maître, mais on doute de leur avenir. On comprend que c'est une réalité universelle et intemporelle. C'est une source de citations, pour tout devoir scolaire, ou réflexion personnelle.

chartel

Le 11/12/2012

L’auteur de "Gil Blas de Santillane" fut aussi dramaturge. "Turcaret" est une comédie en cinq actes qui se lit plaisamment contant les mésaventures d’un usurier et d’une coquette face à la ruse de leurs valets. Si Lesage n’eût pas le talent comique de Molière (bien écrire, au théâtre, ne suffit pas !) cette pièce prend une tout autre dimension à l’heure de la crise financière et du remboursement de la sacro-sainte Dette. C’est en cela que les classiques sont passionnants. Ils nous dévoilent ce qu’il y a d’universel en l’homme. On hurle devant les innombrables plans de restructuration des entreprises européennes cherchant à s’implanter en Chine ou ailleurs pour réduire leurs coûts, tout en fermant les yeux devant la misère des travailleurs asiatiques pour que l’on puisse continuer allègrement à consommer des produits bas de gamme inutiles – Noël approche allons-y gaiement ! L’usurier Turcaret était tout aussi paradoxal quand, à force de vouloir plumer les uns et les autres, il a fini par se plumer lui-même.

cicou45

Le 25/06/2011

Comédie en cinq actes, cette pièce est une pure comédie de boulevard. Mensonges, trahisons, épousailles, histoires d'amour, tout est tourné en dérision au point que tout se transforme en une comédie hilarante. Autant dire que la morale n'existe pas dans cette pièce qui nous narre l'histoire de la Baronne, une jeune veuve coquette et dépensière à la fois, qui profite de l'argent de M. Turcaret, qui est fou amoureux d'elle, afin de le donner au noble Chevalier dont elle est éprise. Tout le monde ment à tout le monde puisque la Baronne ment à M. Turcaret, ce dernier lui ment en lui promettant de l'épouser alors qu'il est déjà secrètement marié... Une comédie burlesque mais sans trop de lourdeurs. Un agréable divertissement.