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Le jeu de l'amour et du hasard

de Pierre de Marivaux , date de sortie le 20 janvier 2016
Le jeu de l'amour et du hasard

« Dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l'être assez. »

Peu encline à se marier, Silvia obtient de rencontrer l'homme qu'on lui dest... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Le jeu de l'amour et du hasard

« Dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l'être assez. »

Peu encline à se marier, Silvia obtient de rencontrer l'homme qu'on lui destine en se faisant passer pour sa servante, Lisette, à qui elle laisse le soin de jouer son propre rôle. Ainsi grimée, elle aura tout loisir d'étudier le caractère et le comportement de son promis. Mais elle n'imagine pas que le jeune homme aura recours au même stratagème.

Pièce allègre, licencieuse et moderne, Le Jeu de l'amour et du hasard use de la mascarade et du travestissement pour battre en brèche les préjugés liés à la classe, au genre et aux apparences qui marquent son époque.

Caractéristiques

Titre Le jeu de l'amour et du hasard
Editeur Librio
Date de parution 20 janvier 2016
Nombre de pages 93 pages
Dimensions 21,00 cm x 13,00 cm
Poids 88 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-290-12534-2 - 9782290125342

4/5

Nastasia-B

Le 19/12/2018

Voilà une comédie bien plaisante de Pierre de Marivaux, basée sur un double quiproquo. Plaisante, vous dis-je, magnifiquement écrite dans cette langue du XVIIIème qui vous ravit les oreilles, mais cependant assez peu profonde, comparée notamment à d'autres comédies du même auteur. Je l'avais trouvé tellement plus profond dans L'Île des Esclaves ou La Colonie, par exemple, que je ne me cache pas d'une toute petite déception. C'est divertissant, voilà tout. L'histoire en deux mots tient dans le pitch suivant : Silvia est une belle demoiselle de bonne famille à marier. Son père, Monsieur Orgon, qui est un homme ouvert et soucieux du bonheur de sa fille lui destine Dorante, à propos duquel les meilleurs bruits circulent. Mais Silvia est fort méfiante sur les choses du mariage. Ainsi, plutôt que de s'engager à la légère avec un inconnu pouvant contrefaire sa nature véritable, la demoiselle préfère en juger par elle-même (on se saurait lui donner tort). Elle se fera donc passer pour sa femme de chambre et observera de loin comment Dorante s'y prendra avec sa domestique contrefaite en elle-même. L'ennui, c'est qu'évidemment, Dorante pourrait avoir la même idée avec son valet Arlequin, de sorte que le terrain de l'expérience s'en trouverait considérablement modifié. Qu'adviendrait-il ? Ça, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même si vous ne connaissez pas cette pièce. Un bon cru, en somme, mais pas aussi jubilatoire, d'après moi, que d'autres écrits de Marivaux quant à la forme (Le Paysan parvenu) ou quant au fond (L'Île des Esclaves, La Colonie). Mais bien entendu, au jeu d'exprimer son amour des pièces on se hasarde car, en définitive, cela ne représente sans doute jamais grand-chose.