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Le dieu du carnage

de Yasmina Reza , date de sortie le 03 janvier 2007
« En trois mots : une pièce géniale. »
Gerhard Stadelmaier

Frankfurter Allgemeine Zeitung

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La fiche détaillée

Résumé

« En trois mots : une pièce géniale. »
Gerhard Stadelmaier

Frankfurter Allgemeine Zeitung

Caractéristiques

Titre Le dieu du carnage
Auteur Yasmina Reza
Editeur Albin Michel
Date de parution 03 janvier 2007
Nombre de pages 124 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 120 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-226-17374-4 - 9782226173744

3/5

Foxfire

Le 01/04/2019

A ce jour, les pièces les plus récentes que j’avais lu dataient des années 40-50 (Sartre, Anouilh, Camus, Beckett). Autant dire que je ne connais rien au théâtre contemporain. Une lecture commune m’a donnée l’occasion de m’y intéresser avec « le dieu du carnage » de Yasmina Reza. Cet essai n’a pas été concluant, je n’ai pas du tout aimé cette lecture. Le point de départ de la pièce est plutôt intéressant et aurait pu donner lieu à des développements intéressants. Pour cela, il aurait fallu que l’auteure ait un propos. Or, il m’a semblé qu’il était plutôt confus, ou bien tout cela est très mal amené. J’ai trouvé les personnages très mal caractérisés. Au point que j’avais du mal à me souvenir qui était qui. Pourtant il n’y a que 4 personnages. Bien sûr, le fait qu’ils se ressemblent beaucoup est voulu, l’auteure voulant mettre en avant le fait que les 4 personnages ont finalement un peu les mêmes travers. Mais cela n’empêche pas de faire preuve de subtilité, ce qui n’est pas le cas ici. Et je trouve que Reza aurait dû mettre l’accent sur le fait que ce qui différencie les 2 couples c’est leur classe sociale. Cela aurait donné une dimension intéressante à leurs échanges conflictuels. Ici, ça ne saute pas suffisamment aux yeux. Enfin, j’ai été frappée par la pauvreté des dialogues. C’est vrai qu’ils sonnent très vrais mais, à la lecture de cette pièce, j’ai compris que ce n’était pas ce que je recherche en lisant du théâtre. Quand je lis une pièce, j’aime des dialogues très écrits, ciselés et travaillés, je ne cherche pas le réalisme. Je n’ai pas passé un bon moment de lecture avec « le dieu du carnage » mais au moins cette pièce aura eu le mérite de me faire comprendre que le théâtre contemporain n’est pas pour moi.

Myriam3

Le 26/07/2016

Je ne sais lequel, de ces quatre parents, est le plus détestable... Ferdinand, 11 ans, a donné un coup de bâton à son copain Bruno, lui brisant deux incisives. Civilisés, les parents de Bruno, Véronique et Michel, invitent Annette et Alain à rédiger un constat à l'amiable. Ceux-ci reconnaissent sans difficultés la culpabilité de Ferdinand, et acceptent qu'il vienne s'excuser auprès du pauvre Bruno. Si Alain, pendant la discussion, ne cessait pas de décrocher son téléphone pour des affaires de médicaments pas fiables - il est avocat pour une entreprise pharmaceutique - sans doute n'aurait-il pas fini par agacer tout le monde et la discussion en serait restée là. Mais Véronique, en bonne samaritaine, cumule les commentaires acides sur le respect et la bonne éducation, et Annette commence à voir rouge... Après tout, c'est Bruno qui a commencé en traitant Ferdinand de "balance", la violence verbale ne compte-t-elle pas? Et que penser de Michel, qui a jeté le hamster de sa fille dans la rue, la veille? N'est-ce pas cruel? Les attaques fusent, et nos chers quatre civilisés, peu à peu, se révèlent dans leurs bassesses. J'avais adoré l'adaptation de Polanski, Carnage, et surtout le jeu de Kate Winslet et Jodie Foster. Quant à la picèe de théâtre, que j'ai seulement lue, je regrette juste qu'elle tourne ainsi à la farce à la fin et que les personnages , finalement, soient si stéréotypés. Mais il s'agit quand même d'une bonne lecture acide-amère sur notre société.

kathy

Le 31/01/2012

Deux couples se rencontrent pour évoquer, sereinement, en principe, une rixe banale entre leurs grands enfants respectifs. Et ça dérape… Un de ces incidents anodins qui dégénèrent en affrontements dramatiques, et qui révèlent chez certains le démon qui sommeillait en eux. D’un côté les parents de l’agresseur, Annette et Alain Reille. Lui est avocat surbooké pour qui cet incident est une perte de temps ; elle est une mère de famille totalement débordée, dépassée par son grand ado de fils. Ils viennent donc s’excuser et solder le conflit avec Véronique et Michel Houllié, parents du gamin amoché. Lui est vendeur en gros articles ménagers, un bon nounours pataud qui ne semble pas trop se prendre la tête dans la vie. Tout à l’opposé, Véronique est une femme « concernée ». Concernée par les droits de l’homme, concernée par la faim dans le monde, concernée par les conflits meurtriers. Elle est aussi férue d’art moderne, collectionnant religieusement les catalogues d’exposition. Autant dire qu’elle forme avec Michel un couple atypique. Au début de la visite chacun y va de ses protestations polies pour minimiser l’incident, les Houllié assurant qu’ils ne demandent pas de réparation financière, les Reille promettant de faire la leçon à leur bagarreur de fils. Et puis on en arrive aux modalités des excuses. Le jeune agresseur doit-il venir officiellement demander pardon ? Doit-on lui appliquer une punition ? Laquelle ? Et là, alors que la discussion s’engage, ça commence à partir en vrille. Alain ne peut renoncer longtemps à être un avocat débordé et décide de répondre aux appels pressants qui font vibrer son portable, vociférant ses conseils à ses clients, d’horribles représentants de firmes pharmaceutiques poursuivies pour un médicament défectueux. Et Véronique, la reine du politiquement correct et des bons conseils en matière d’éducation, commence à tout dramatiser… Si bien, que petit à petit, la tension monte autour de la table basse, du clafoutis et des tulipes, jusqu’à un point critique où tout ce petit monde « péte les plombs »… Un huis-clos psychodramatique qui évoque « délicieusement » les paradoxes de la condition humaine….et qui questionne le "vivre ensemble". Dans l’adaptation cinématographique « Carnage » - interprétée par Jodie Foster, Kate Winslet, C. Waltz et J.C. Reilly – Roman Polanski règle la mise en scène. Un film jubilatoire, serré comme un expresso italien.