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La jeune fille et la mort

de Ariel Dorfman , date de sortie le 04 juin 1999
En Amérique du Sud un pays passe d'une dictature militaire à un régime démocratique. Un jour, Gérardo ramène Roberto à la maison. Sa compagne Miranda croit reconnaître son tortionnaire et, pour... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

En Amérique du Sud un pays passe d'une dictature militaire à un régime démocratique. Un jour, Gérardo ramène Roberto à la maison. Sa compagne Miranda croit reconnaître son tortionnaire et, pour dépasser ses tortures, le prend en otage pour obtenir sa confession. Pièce en trois actes créée en novembre 1997.

Caractéristiques

Titre La jeune fille et la mort
Auteur Ariel Dorfman
Collection Actes Sud-Papiers
Editeur Actes Sud
Date de parution 04 juin 1999
Nombre de pages 64 pages
Dimensions 21,00 cm x 15,00 cm
Poids 94 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-7427-0462-0 - 9782742704620

4,5/5

Ziliz

Le 11/05/2019

Dans ce pays d'Amérique latine, la dictature a officiellement laissé place à une démocratie, mais les tortionnaires/criminels n'ont pas été jugés. En vertu d'une loi d'amnistie, le pays est censé « se réconcilier dans la paix ». Quinze ans après sa détention, Paulina n'est pas guérie. Il lui est par exemple impossible d'écouter des musiques qu'elle aimait 'avant' – avant de les entendre pendant que ses geôliers l'agressaient. Lorsqu'il lui semble reconnaître la voix d'un de ses bourreaux, elle est déterminée à obtenir ses aveux. « Pour quoi faire ? A quoi ça va lui servir ? - Peut-être pour la libérer de ses fantômes, comment savoir ce qui passe par la tête de quelqu'un qui a été... mais je crois que je comprends cette nécessité qui correspond bien au besoin du pays tout entier de mettre en mots ce qui nous est arrivé. » Texte court, pudique et intense sur la nécessité, pour les victimes, d'obtenir réparation après outrage(s). Sous quelle forme ? Au moins une reconnaissance publique des souffrances endurées et des torts des bourreaux, sans laquelle elles ne pourront panser leurs plaies, et risquent de faire justice elles-mêmes, si elles en ont la possibilité. Et c'est l'escalade de la haine : « Comme ça, on continue la violence, toujours la violence. Hier, on vous a fait des choses terribles et aujourd'hui, c'est vous qui me faites des choses terribles. Demain... et ainsi de suite. » C'est ce qu'on attend des instances de la Justice. Quid de la défense ? Ces criminels méritent-ils d'être défendus ? Cette pièce a été adaptée au cinéma en 1994 par Polanski (magnifique film, que je refuse de revoir, comme tous les autres de ce réalisateur). J'ignorais alors que cette histoire s'adaptait si bien à lui. A travers la voix de Roberto, il plaiderait non-coupable, et refuserait même de se soumettre à un jugement ? Le texte de la pièce – signé par Ariel Dorfman, militant des droits de l'homme argentino-chilien – reste néanmoins à découvrir, sans cette arrière-pensée désagréable d'une éventuelle 'récupération'...

47library

Le 28/12/2012

à lire en écoutant "la jeune fille et la mort" de Shubert mais ce n'est pas gai