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L'inonie

de Sergueï Essenine , date de sortie le 30 décembre 1997
Trois poèmes : «L'inonie», «Octoèque», «L'homme noir».
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La fiche détaillée

Résumé

Trois poèmes : «L'inonie», «Octoèque», «L'homme noir».

Caractéristiques

Titre L'inonie
Traducteur Christian Mouze
Editeur Alidades
Date de parution 30 décembre 1997
Nombre de pages 44 pages
Dimensions 21,00 cm x 13,00 cm
Poids 200 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-906266-26-4 - 9782906266261

5/5

seblac

Le 02/05/2016

« Sergueï Essenine (1895-1925) est le poète du dissentiment d’avec soi et d’avec son temps ». Nul phrase que celle de Christian Mouze dans la préface de cet ouvrage, ne semble mieux résumer la poésie du poète russe suicidé en 1925. Ce court et très beau recueil bilingue propose quelques poèmes illustrant ce dissentiment. Le premier intitulé Octoèque (chant d’église à huit voix) chante le pays natal, cette campagne féconde qu’Essenine a tant célébrée : « Ô pays natal, heure Infinie de bonheur ! Il n’est pas de meilleur, Pas de plus beau regard Que tes yeux bovins. A toi et à tes brumes Aux moutons de tes champs, Je porte, gerbe d’avoine Le soleil entre mes bras. Une campagne qui devient monde enchanteur sous la plume d’Essenine, une campagne enracinée aussi dans ses croyances, sa foi ardente en Dieu et à ses saints, un monde peuplée d’icônes, d’images. A cet Essenine des champs, fasciné par les croyances religieuses va très vite s’opposer un Essenine des villes : attiré par des idées révolutionnaires qui le dépassent, un Essenine voyou, noceur invétéré, un Essenine blasphémateur même. Tel est le visage qui se développe dans les poèmes l’Inonie et le voyou. L’inonie qui donne son titre a ce recueil est le poème central de l’ouvrage. On y découvre un Essenine se voyant comme le prophète d’un nouveau monde, accomplissant son œuvre révolutionnaire : « Je n’aurai pas peur de la mort, Ni des lances, ni des pluies de flèches Ainsi parle selon la Bible Sergueï Essenine, le prophète » Un poème sur le ton du blasphème ou l’ange aux cheveux d’or défie et terrasse Dieu. Un poème qui confine à l’hallucination, à la possession où le verbe déploie sa puissance, sa brutalité même. Un poème qui a une portée révolutionnaire finalement... pas tant parce qu’il célébrerait quelques idées politiques mais par cette volonté que ne meurt pas cette Russie éternelle, cette Russie rurale. Dans le voyou, c’est un Essenine pénitent qui se livre à son pays, sa bien aimée. Un Essenine conscient de ses fautes, de ses contradictions. Des contradictions qui confinent à un dédoublement de la personnalité dans le dernier poème l’homme noir. Un poème où le poète rêve que son double, « un homme noir, un homme noir noir » se tient près de lui pour le tourmenter et le mettre face à sa vie. En quelques poème, voilà disséquée une partie de la vie de cet enfant terrible de la poésie. En quelques vers, voilà cernés les principaux traits de caractère de ce poète extraordinaire par la fulgurance de ses images poétiques. Un choix des plus pertinents, servi par une très belle traduction de Christian Mouze. Un petit recueil donc mais dense, très dense, un des rares à livrer dans son intégralité ce très beau poème intitulé l’inonie. Une fois de plus un très beau travail de ces petites éditions Alidades.