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Les testaments

de Margaret Atwood , date de sortie le 10 octobre 2019
Le chef-d'oeuvre dystopique de Margaret Atwood, La Servante écarlate, est devenu un classique contemporain... auquel elle offre aujourd'hui une spectaculaire conclusion dans cette suite éblouissante.
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La fiche détaillée

Résumé

Le chef-d'oeuvre dystopique de Margaret Atwood, La Servante écarlate, est devenu un classique contemporain... auquel elle offre aujourd'hui une spectaculaire conclusion dans cette suite éblouissante.

Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l'intérieur.

À cet instant crucial, les vies de trois femmes radicalement différentes convergent, avec des conséquences potentiellement explosives. Deux d'entre elles ont grandi de part et d'autre de la frontière : l'une à Galaad, comme la fille privilégiée d'un Commandant de haut rang, et l'autre au Canada, où elle participe à des manifestations contre Galaad tout en suivant sur le petit écran les horreurs dont le régime se rend coupable. Aux voix de ces deux jeunes femmes appartenant à la première génération à avoir grandi sous cet ordre nouveau se mêle une troisième, celle d'un des bourreaux du régime, dont le pouvoir repose sur les secrets qu'elle a recueillis sans scrupules pour un usage impitoyable. Et ce sont ces secrets depuis longtemps enfouis qui vont réunir ces trois femmes, forçant chacune à s'accepter et à accepter de défendre ses convictions profondes.

En dévoilant l'histoire des femmes des Testaments, Margaret Atwood nous donne à voir les rouages internes de Galaad dans un savant mélange de suspense haletant, de vivacité d'esprit et de virtuosité créatrice.

Caractéristiques

Titre Les testaments
Collection Pavillons
Editeur R. Laffont
Date de parution 10 octobre 2019
Nombre de pages 541 pages
Dimensions 22,00 cm x 14,00 cm
Poids 543 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-221-24311-4 - 9782221243114

4,5/5

latina

Le 28/02/2020

« Dans mon pays disparu, les choses avaient dégringolé en spirale pendant des années. Inondations, incendies, tornades, ouragans, sécheresses, pénuries d’eau, tremblements de terre. Top de ceci, pas assez de cela. La décrépitude des infrastructures – pourquoi personne n’avait démantelé ces fichus réacteurs nucléaires avant qu’il ne soit trop tard ? -, l’effondrement de l’économie, le chômage, la dénatalité » Hum…Cela vous fait-il penser à quelque chose ? Voilà ce qu’une des narratrices de la suite de « La Servante écarlate » nous révèle à propos des Etats-Unis avant l’avènement de « Galaad », la dictature centrée sur la religion, sur la soumission des femmes « naturellement » moins intelligentes que les hommes, sur la négation de toute culture, sur la glorification de la fécondité. Ces trois narratrices nous racontent à leur manière les évènements qui vont faire basculer le destin de ce pays terrifiant malgré son aspect faussement paisible, d’où toute rébellion est punie d’horrible façon. Magouilles, surprises, où le méchant n’est pas si méchant, où le gentil n’est pas si gentil, ce tome qui conclut cette dystopie époustouflante nous trimballe de surprise en surprise. J’ai adoré vivre dans ce pays pour y soutenir les pauvres petites jeunes filles à qui l’on ne propose qu’un avenir d’Epouses de vieux Commandants libidineux (le 1er tome était focalisé sur les Servantes, mères porteuses par obligation). J’ai fréquenté plus particulièrement l’endroit où vivent les Tantes, cheffes, pour ainsi dire, de l’éducation des femmes et des jeunes filles. Ah, cette tante Lydia, quel caractère ! Mais j’ai adoré également me rendre au Canada où l’organisation résistante, « Mayday », y conduit clandestinement les femmes opprimées. Les opposants au régime de Galaad y élaborent des stratagèmes variés et bien utiles pour contrer ce cauchemar. Des secrets sont dévoilés, familiaux, politiques, sociaux. C’est donc le cœur serré que j’ai refermé ce volume. J’ai découvert une auteure, Margaret Atwood, qui a écrit cette suite 35 ans après, et de manière magistrale. Nul doute que je continuerai à explorer son œuvre !

Cer45Rt

Le 23/01/2020

Margaret Atwood, m'a impressionné !... Avec ce magnifique roman, rédigé à l'aide d'une plume belle, élégante, qui confère aux "Testaments", une force rare, avec ce texte, dis-je, où la complexité psychologique de personnages, plongé dans une société complexe et parfaitement décrite, par une grande dame de la littérature, on peut dire sans hésiter, que nous avons ici une oeuvre majeure, entre toutes. Le style d'Atwood est si beau, son histoire si belle et si complexe, malgré l'apparente simplicité ! Il y a dans ce roman une telle élégance, et quelque chose de vraiment grand. Sans doute, est-ce cette étoffe, dont se font les oeuvres les plus importantes, les oeuvres majeures, celles qui, de par, ce qu'elles disent, de l'humain, accèdent au statut de textes essentiels. Bien plus qu'une dystopie féministe d'une grande originalité, "Les Testaments", sont également un livre qui dit quelque chose, de la nature humaine, des rapports de domination, qui semble tendre à s'installer inévitablement, dans toute société humaine. Atwood décrit aussi la complexité psychologique, d'un personnage pour le moins ambivalent : la fascinante Lydia. Abordant de grandes thématiques de dociété et de grandes thématiques philosophiques, posent, avec une élégance rare, des questionnements qui ne peuvent que rencontrer un écho, tant ils sont importants pour l'Humanité, et pour nos sociétés.

Kirzy

Le 02/01/2020

D'une exceptionnelle puissance, La Servante écarlate est un des romans les plus géniaux que j'ai lus. Amen. Une fois ce constat fait, je n'avais bizarrement aucune attente surdimensionnée avant d'aborder sa suite, 35 ans après ... tout simplement parce que cela me semblait impossible de réitérer un telle déflagration , quel que soit l'immense talent de la grande Margaret Atwood, d'autant plus après les images indélébiles créées par l'excellentissime série télé. Soyons clair, Les Testaments n'ont pas l'envergure de la Servante écarlate mais ce fut un grand bonheur de lecture. Nous sommes 15 ans après le premier volet. C'est avec beaucoup d'habileté et de savoir-faire narratif que Margaret Atwood a évacué les dangers inhérents à une suite. Elle a intelligemment décidé de se passer de June / Offred ( qui fera juste une apparition sur la fin ) pour exploser son récit en trois témoignages narrant les derniers moments de la terrible théocratie totalitaire de Gilead désormais traduit par Galaad ( pas fan de ce changement onomastique, je n'y vois aucune réelle pertinence ), juste avant sa chute. Finie l'étude psychologique , fini le regard claustrophobe d'une femme séquestrée, violentée qui rêve de liberté. Place à une brillante étude sociologique du monde dystopique créé par Atwood à travers les regards panoramiques de ces trois femmes : Tante Lydia, une jeune fille des hautes sphères de Gilead / Galaad sur le point d'être mariée et une jeune fille vivant au Canada, dont , forcément, les parcours vont finir par se croiser jusqu'à ce que tout soit éclairé sur les liens qui les unissent. Les chapitres les plus passionnants sont clairement ceux dédiés à la fascinante Tante Lydia, personnage emblématique de la Servante écarlate, dont on découvre le parcours et comment cette juge aux affaires familiales de 53 ans a accepté de collaborer avec les instances dirigeantes de Gilead / Galaad, jusqu'à instiguer la chute du régime. le personnage du premier volet était monochromement méchant, il dresse avec mille nuances de gris le portrait d'une femme puissante. Tante Lydia interpelle un hypothétique lecteur et le pousse à réfléchir sur ses propres choix, si lui aussi avait été confronté à cette collaboration infâme. Passionnant. Les pages se tournent toutes seules, avec avidité, même si les derniers chapitres, purement dans l'action pour parvenir à un dénouement clair, m'ont nettement moins intéressé, je les ai presque survolés car le principal n'était pas là mais dans la description de la décadence de Gilead / Galaad qui derrière ses apparences vertueuses et puritaines cachent les pires turpitudes. On retrouve des pages terrifiantes, à vous glacer le sang, sur la pédocriminalité instituée, notamment au travers du personnage de Jemina Agnès, même pas 13 ans, qui doit épouser le commandant Judd, la cinquantaine. « Le Commandant s'est avancé, a organisé son visage autour d'un sourire flasque et collé sans bouche sur mon front en un chaste baiser. Ses lèvres étaient désagréablement chaudes et elles ont produit un bruit de succion en se retirant. J'ai visualisé sa bouche en train d'aspirer un petit bout de mon cerveau à travers la peau de mon front. Mille baisers plus tard, il ne me resterait plus rien dans le crâne. Je sentais son haleine, où s'emmêlaient des relents d'alcool, de bain de bouche à la menthe pareil à celui de chez le dentiste et de caries. M'est venue alors sans que je l'aie voulu l'image de la nuit de noces : une énorme masse informe blanc opaque avançant sur moi à travers la pénombre d'une chambre inconnue. Elle avait une tête mais pas de visage : juste un orifice rappelant la bouche d'une sangsue. de quelque part à côté de son nombril un troisième tentacule s'agitait en tous sens. Elle est arrivée devant le lit où j'étais allongée, paralysée d'horreur, et nue. Et ensuite ? J'ai fermé les yeux pour repousser cette scène intime, puis je les ai rouverts. » Si on retrouve donc ces passages effrayants à forte puissance d'évocation, Les Testaments sont comme un antidote à La Servante écarlate : le premier était profondément pessimiste, terriblement sombre, là où le second voit des lueurs d'espoirs s'allumer jusqu'à la couverture qui perd l'écarlate pour se nimber de vert. La force du premier résidait dans des ambiguïtés ambitieuses, dans son refus farouche d'élucider au point de laisser June / Offred à la toute fin sans connaître son sort à venir. Dans Les Testaments, les contours ne sont plus flous, tout est expliqué, ce qui fait peut-être au récit son élasticité et son mystère, tout en suscitant moins d'émotions pour le lecteur qui sait dès le départ que ce cauchemar a pris fin. 

bilodoh

Le 21/12/2019

Une dystopie, la suite de « La servante écarlate ». En fait, c'est une conclusion, la fin du régime de Galaad, racontée par les voix de trois témoins clés. Avec la popularité de la série télévisée, nul besoin de résumer, gardons le suspens. Rappelons qu'à travers les péripéties des événements, cette dystopie apporte des réflexions sur le monde actuel, par exemple : -Combien sont fragiles les acquis des femmes#8201;? -Comment les religions peuvent être manipulées pour devenir des instruments d'oppression#8201;? -Combien vulnérables sont les démocraties? -Et combien sont précieuses la lecture et la connaissance#8201;? Une belle lecture avec aussi les valeurs de la solidarité, de l'idéalisme et du sens de la justice. (Un clin d'oeil pour certains lecteurs canadiens, « l'Université d'Anishinaabe, Cobalt, Ontario », p. 521)

cmpf

Le 26/11/2019

LA SERVANTE ÉCARLATE suivi de LES TESTAMENTS J’ai vu dernièrement les deux premières saisons de La Servante Écarlate, et du coup j’ai eu envie de relire la dystopie de Margaret Atwood. J’avais déjà publié un billet sur le premier volume qui m’avait beaucoup marquée presque perturbée tant cette histoire de théocratie m’avait parue vraisemblable dans une Amérique où pour lutter on chante des chants d’origine religieuse “Amazing grace” ou “we shall overcome”, où des prédicateurs font des shows télévisés, ou la sphère religieuse est liée à la vie politique avec leur “In God we trust” qui me gène en bonne fille d’un pays où la séparation de l’Eglise et de l’Etat existe depuis plus d’un siècle et n’est pas remise en question. Je suis vraiment persuadée que la Foi est une affaire strictement privée quel que soit le nom que l’on donne à Dieu. De plus l’idée que les femmes sont trop faibles pour supporter le savoir, le travail et tout simplement qu’elles sont soumises à l’autorité des hommes est absolument non seulement scandaleuse mais aussi effrayante, il y a encore des pays où l’on pense ainsi. J’ai lu ce livre en m’imaginant dans cet univers, ce que je n’arrive pas si souvent à faire. C’est vrai qu’avoir la responsabilité non seulement d’assurer la satisfaction de ses besoins mais aussi de ceux d’un enfant qu’on n’a pas choisi d’élever seule est parfois très difficile. Mais s’il faut tout faire soi-même et être seule à assumer ses choix bons ou mauvais, je ne voudrais pour rien au monde que quelqu’un me soulage de cette charge en me déclarant incapable de l’endosser. Les testaments que j’ai lu à la suite pour la première fois m’a également beaucoup plu et sans doute moins éprouvée. Ces trois récits entrelacés qui relatent comment Tante Lydia et les autres Tantes ont créé la sphère féminine et comment Lydia a su manoeuvrer pour introduire le ver dans le fruit (on le comprend assez vite) répondent aux nombreuses questions que les lecteurs se sont posé. La encore le final sous forme de colloque d’historiens, plusieurs générations après les faits est vraiment une trouvaille. Une excellente lecture qui pose de bonnes questions