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Les griffes et les crocs

de Jo Walton , date de sortie le 03 octobre 2019
Les griffes et les crocs

Bon Agornin a eu une longue et belle vie, mais sa fin est proche, il le sent. Étendu près de son trésor, il attend la mort. Toute sa famille est réunie pour vivre ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Les griffes et les crocs

Bon Agornin a eu une longue et belle vie, mais sa fin est proche, il le sent. Étendu près de son trésor, il attend la mort. Toute sa famille est réunie pour vivre avec lui ses derniers instants : ses deux fils et ses trois filles, ainsi que son gendre, l'illustre Daverak, qui héritera de son domaine.

Bon Agornin tient absolument à se confesser à son fils aîné, il veut partir absous de ses péchés, d'autant que ces derniers sont immenses : afin de pouvoir devenir un dragon de soixante-dix pieds de long, capable de voler et de cracher du feu, il a dévoré son frère et sa soeur - les carcasses de boeuf ne suffisent pas pour mener à bien une telle entreprise...

« Je n'ai pas eu le choix », se justifie-t-il, dans son dernier souffle. Avant d'être dévoré à son tour par ses héritiers, comme le veut la tradition chez les dragons.

Hommage aux romans victoriens d'Anthony Trollope, délicieuse chronique d'une société de cannibales à écailles, Les griffes et les crocs a reçu le World Fantasy Award. Vous n'avez jamais lu un roman de dragons » comme celui-ci.

L'AVIS Du libraire

L'avis de Céline, de l'espace culturel de St Paul Les Dax

L'auteur nous invite à découvrir l'univers d'une famille de dragons. Divers thèmes y sont abordés : la place de la femme dans la société, l'éducation, les conditions de vie ainsi que les droits des dragons en fonction de leur statut social.

Caractéristiques

Titre Les griffes et les crocs
Auteur Jo Walton
Traducteur Florence Dolisi
Collection Folio. SF
Editeur Gallimard
Date de parution 03 octobre 2019
Nombre de pages 479 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 258 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-285669-3 - 9782072856693

3,8/5

euphemie

Le 05/05/2018

Les Forsythe chez les dragons....La quatrième de couv comme il est de mise de la désigner sur Babelio, parlait d'hommage aux romans victoriens.... Chez nos amis humains je ne suis pas sure, en faite si, j'en suis sure, l'histoire ne m'aurait pas accroché la prunelle. Mais chez les dragons, là elles ont été scotchées, faute d'être dévorées....normal me direz vous.....je suis vivante....et hélas pas une jolie dragonne. Est ce l'habitude de rencontrer des dragons aussi bien au cinéma qu'en littérature, les affres familiales et sentimentales de ces bestioles m'ont fait passer une agréable après midi. Le survol de leur territoire et l'exploration des grottes ...the sherry on the cake. ;-)))

boudicca

Le 08/01/2018

Après avoir mené une vie bien remplie qui lui a permis d'élever sa famille bien au-delà de sa condition d'origine, Bon Agornin est sur le point de rendre l'âme. Autour de lui, ses cinq enfants sont tous rassemblés pour faire leurs adieux à leur père et, une fois la faucheuse passée, se partager son cadavre. Étonnant, n'est ce pas ? Vous serez peut-être moins choqués du procédé lorsque vous apprendrez que les héros de cette histoire ne sont pas des humains comme vous et moi mais des dragons. Mais attention, il n'est pas question ici des créatures que l'on rencontre habituellement dans les romans de fantasy ! Non, chez Jo Walton, les dragons ont plutôt à voir avec les hommes et femmes de la bonne société anglaise du XIXe siècle. Jane Austen version dragon : atypique, n'est ce pas ? Après avoir été assez déçue par « Morwena » (premier roman de l'auteur traduit en français chez Denoël), j'avais quelques réticences à me plonger à nouveau dans une œuvre de Jo Walton. Or il aurait été dommage de passer à côté de ce roman qui repose sur de solides atouts et qui se réapproprie avec brio et humour tous les codes des récits victoriens. Vous connaissez la série « Downton Abbey » ? Parce que c'est exactement ce dont il s'agit ici (mais avec des dragons...). Ici pas de palpitantes aventures, pas de quêtes ni de combats, simplement les bouleversements rencontrés par une famille appartenant à la petite noblesse désargentée. Après la mort de leur père et protecteur, les enfants de Bon Agornin se retrouvent en effet dans une situation délicate. Avan, le plus jeune fils, s'estime lésé quant au partage de l'héritage de son père et se lance alors dans un duel judiciaire compliqué avec son beau-frère, bien plus élevé que lui socialement. Et puis il y a surtout les deux filles cadettes, Haner et Selandra, qui ne sont pas encore mariées et qui doivent donc compter sur la générosité de leurs frères et de leur beau-frère pour les héberger et, surtout, leur trouver un mari. Car il est bien là, le véritable cœur du récit : l'importance de réaliser un « bon mariage ». Si tout le monde s'entend à peu près aujourd'hui sur le fait qu'une bonne union repose avant tout sur l'amour, c'est loin d'être le cas dans la noblesse du XIXe et Jo Walton dépeint cela avec beaucoup de dérision. Pour les dragons comme pour les Lord et Lady de l'époque, le mariage est d'abord une affaire de famille : tout le monde a son mot à dire ! (sauf peut-être les principales intéressées...) C'est qu'il ne faudrait pas contracter une union avec une personne dont la famille est moins élevée socialement ou dont la situation financière serait délicate ! Un mariage réussi est avant tout un mariage entre deux personnes appartenant au même niveau social. Cela pourrait paraître sordide (et en vérité c'est bel et bien le cas) mais, comme dans les romans sentimentaux de l'époque, la chose est présentée de manière à faire coïncider ce besoin de reconnaissance sociale avec l'inclination que se portent les deux tourtereaux. Les dragons de Jo Walton ont ainsi parfaitement intégré la morale des romans de Jane Austen et consœurs : l'amour est important, certes (puisqu'il prime toujours sur les considérations économiques), mais l'union ne sera réussie que si elle repose sur le respect davantage que sur la passion et surtout si tout le monde y trouve son compte en terme de finance et de prestige. L'hypocrisie est de taille et, en dépit du triomphe du bonheur conjugal offert en clôture du roman, il ne faut pas s'y tromper : l'auteur se moque férocement de cette apologie du « mariage de raison » qui révolte d'autant plus ici qu'il n'est à aucun moment remis en cause par ceux qui doivent s'y résoudre. Ainsi, même les personnages qui se distinguaient au début du roman par leur volonté de se détacher des normes imposées aux femmes, finissent par se résoudre à un mariage avantageux, regagnant ainsi leur respectabilité (et donc leur identité) auprès des autres dragons. La satire proposée par Jo Walton est habile, et elle lui permet de mettre en lumière certains des aspects les moins reluisants de cette Angleterre du XIXe siècle. La question de la condition féminine est évidemment abondamment abordée : les dragonnelles sont soumises toute leur vie à l'autorité d'un dragon de leur entourage (père, mari, frère), leurs activités se limitent au domaine privé (pas de chasse, par exemple), elles ne peuvent espérer se marier sans une dot conséquente, et la mortalité en couche est la première cause de décès chez les femelles. Bref, la dragonnelle a un rôle bien précis à tenir, et elle ne peut s'en affranchir sans courir le risque d'être totalement marginalisée. Jo Walton aborde également à de multiples reprises les rapports entre l'aristocratie et les travailleurs, dépeignant un système proche du servage et profondément inégalitaire. On peut aussi mentionner quelques références au domaine religieux, avec l'existence d'un culte officiel bien implanté et le retour d'un autre durement réprimé par le passé (sous-entendu le protestantisme VS le catholicisme). On pourrait à ce stade se demander quel pourrait bien être l'intérêt d'avoir opté pour des dragons en lieu et place des humains dans cette histoire. Or ce changement s'avère fort habile puisqu'il permet à l'auteur d'imposer physiquement à ses personnages un certain nombre de présupposés qu'on trouve habituellement dans les romans sentimentaux du XIXe. Ainsi, les écailles d'une dragonnelle prendra une belle teinte rosée après un premier émoi sentimental (volontairement consenti ou arraché par la violence), manifestant ainsi à l'ensemble de la société qu'elle n'est plus « sur le marché ». Autre exemple, la tradition qui consiste pour les dragons à manger leurs congénères s'explique par l'impact de la viande de dragon sur leur croissance qui s'en trouve renforcée. La pratique est donc réservée à la noblesse et non aux dragons du peuple dont l'infériorité financière se trouve ainsi doublée d'une infériorité physique. Le seul bémol que j'ai pu trouver concerne la prévisibilité de la plupart des péripéties : on sait à peu près dès le départ comment tout cela va finir, mais cela n'empêche pas de profiter du voyage. Jo Walton signe avec « Les griffes et les crocs » un très bon roman qui s'approprie tous les codes des romans sentimentaux du XIXe pour mieux les tourner en dérision et ainsi dénoncer la profonde inégalité de la société de l'époque. Loin de n'être qu'une excentricité inutile, le choix de l'auteur de remplacer les hommes par des dragons lui permet d'ailleurs de parfaire sa démonstration tout en s'attirant la curiosité du lecteur, captivé par la découverte de cette culture si différente et pourtant si semblable de la nôtre. Une vraie réussite !

Aelinel

Le 27/11/2017

Lorsque j’ai remporté ce roman lors du concours organisé par Just A Word, (que je remercie au passage ainsi que les éditions Denoël), j’étais toute contente. Je n’avais encore jamais rien lu de Jo Walton mais les bons échos que j’avais eu de son roman Mes bons enfants m’avaient mise dans les meilleures dispositions. Malheureusement, Les griffes et les crocs m’aura laissé de marbre. Dans un monde régi par les conventions inspirées de notre époque victorienne, les dragons gouvernent. L’un d’entre eux, Bon Agornin, après une longue vie bien remplie, s’apprête à rendre l’âme. Mais avant de partir (et se faire dévorer par ses héritiers!), il souhaite soulager son âme. A son fils aîné devenu prêtre, Penn, il confesse avoir dévoré dans sa prime jeunesse son frère et sa soeur sans qui il n’aurait jamais pu acquérir autant de force et de puissance… Cent pages! C’est tout ce que j’aurais pu lire de ce roman. Je suis tout à fait consciente que cela représente seulement un quart environ du roman et que c’est très peu pour en juger de la totalité. De plus, il est possible que certains ne comprendront pas ma démarche de chroniquer un livre non apprécié et abandonné. Pourtant, je tenais tout de même à en parler. Honnêtement, ce roman avait tout pour me plaire : un contexte inspiré de l’ère victorienne, un concept original et des dragons. Pourtant, je n’ai jamais réussi à rentrer dans le récit. J’ignore si je manque d’imagination mais j’avais du mal à concevoir que des dragons soient les protagonistes de l’histoire. Je ne me les figurais tout simplement pas évoluer dans une société qui ressemblerait peu ou prou à la nôtre, il y a cent ans : il était un peu bizarre pour moi qu’un dragon puisse prendre le train, être prêtre ou pour une dragonne être chaperonnée au risque de devenir rose et de perdre ainsi sa vertu. Bref, j’ai abandonné plusieurs fois ce roman puis je l’ai repris par culpabilité mais à chaque fois, rien n’y faisait, j’y allais à reculons. Alors quand Dixie39 m’a proposé une LC pour lire la La servante écarlate de Margaret Atwood, j’ai fait le choix de l’abandonner définitivement. En conclusion, je me sens mal à l’aise car je me dis qu’avec un peu plus d’efforts, j’aurais pu au final adhérer et éviter de passer à côté de quelque chose. Mais, en même temps, lorsqu’un livre ne correspond pas à vos goûts, il ne vaut mieux pas se forcer. Après tout, ce roman peut-il plaire à d’autres?

Lutin82

Le 17/10/2017

Dans cette Tiamath, ressemblant fort à l’Angleterre victorienne, les dragons composent une société régit par des règles draconiennes. L’organisation y est très hiérarchisée, codée et brutale. Illustre, Digne, Exalté, Eminant constituent des rangs enviables dans ce cadre collé-monté où la position et la taille priment sur d’autres qualités. Les dragons les plus chanceux possèdent de vastes domaines leur permettant de tenir leur rang, d’augmenter leur richesse, et accessoirement leur taille. Les autres reptiles délaissés par le tirage au sot de la naissance sont relégués aux échelons inférieurs. Parmi eux, les paysans s’usent dans les fermes des domaines, les serviteurs aux ailes attachées en signe de servage composent le personnel de leur maisonnée ou de leur prochain repas… Jo Walton se réfère à Anthony Trollope un écrivain « victorien » du XIX° fort réputé en son temps et encore actuellement, cependant je pense que les lecteurs sont davantage familiarisés avec Jane Austen même si cette dernière n’est pas un auteur « victorien ». Les griffes et les crocs se pose en héritier de ces veines, dénonçant la condition féminine, l’ineptie d’une société s’appuyant sur des droits parfois extravagants, souvent iniques et brutaux. La violence y est certes bien moins physique dans Raison et Sentiment, Emma ou encore Orgueil et préjugés de Jane Austen ou dans Les chroniques du Barsetshire de Trollope, mais elle n’en demeure pas moins réelle. Malgré tout, le roman manque un chouïa de percussion dans son élaboration. Le ton léger, ni l’hommage aux romans victoriens de l’époque n’expliquent mon ressenti sur ce point. C’est la prévisibilité des aventures de nos dragons qui lui donne un côté acidulé trop prononcé et qui le font flirter avec du YA surtout dans sa partie finale qui atténue la portée. Les Griffes et les crocs est un roman de Jo Walton fort agréable à lire, gourmand et féministe. Le dragon y est roi, victime et persécuteur dans cette société victorienne brutale. Les aventures proposées sont vivifiantes, alternant avec habileté l’humour et l’émotion. Se dévore tout seul! critique plus complète sur mon blog!

Apophis

Le 22/09/2017

Dragon Abbey Amatrice de romans victoriens, mais les trouvant peu réalistes en matière de comportement des personnages, Jo Walton s’est demandée ce qui se passerait si les codes de cette société étaient tirés de particularités biologiques de la race à laquelle appartiendraient les personnages. Elle a donc fait de ceux-ci… des dragons, et les a placés dans un monde secondaire victorien et dans un pays imaginaire (Tiamath) où ils constituent la seule population. A partir de là, elle déroule une histoire classique mêlant héritage spolié et tourments amoureux de deux belles dragonnelles. Entre Downton Abbey draconique et Téméraire non-militaire et centré sur les amours de deux belles femelles, cette Gaslamp / Manner Fantasy adopte un ton plutôt léger, auquel quelques scènes quasi-horrifiques, liées à un cannibalisme institutionnalisé dans la société des dragons, apportent un contrepoint saisissant. C’est cependant sur le plan des thématiques développées qu’on se rend compte que cette Fantasy n’a pas grand-chose de « light », puisque, comme à son habitude, Jo Walton en profite pour dénoncer, outre la condition de la femme, celle des serfs et domestiques, des cultes religieux minoritaires, des radicaux (de toute personne ne pensant pas selon le dogme hautement conservateur de l’aristocratie et de l’Église), des femmes qui vivent en-dehors des convenances du rigide système, etc, dans un cadre victorien. Toutefois, malgré ces qualités, le ton parfois un peu gnan-gnan, limite Young Adult, ainsi que la fin cousue de fil blanc, font que ce roman n’est pas taillé pour plaire à tous les publics. De mon côté, j’ai cependant passé un savoureux moment de lecture, notamment grâce à l’écriture toujours très fluide et prenante de l’auteure Galloise. Et pour une fois, une quatrième de couverture à tout à fait raison : quelles que soient ses qualités ou ses faiblesses, ce roman vous montrera des dragons comme vous n’en avez jamais vu ! Retrouvez l'argumentaire (beaucoup plus) complet sur mon blog.