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Carmilla

de Joseph Sheridan Le Fanu , date de sortie le 10 avril 2015
« Elle me caressa de ses mains, s'allongea à côté de moi et m'attira vers elle en souriant. Je me sentis immédiatement apaisée et me rendormis. Je fus réveillée par la sensation que deux aiguilles... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« Elle me caressa de ses mains, s'allongea à côté de moi et m'attira vers elle en souriant. Je me sentis immédiatement apaisée et me rendormis. Je fus réveillée par la sensation que deux aiguilles avaient été profondément enfoncées dans ma gorge et me mis à hurler. »

Caractéristiques

Titre Carmilla
Traducteur Audrey Fournier
Date de parution 10 avril 2015
Nombre de pages 126 pages
Dimensions 19,00 cm x 12,00 cm
Poids 125 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-9552165-0-7 - 9782955216507

5/5

Foxfire

Le 04/01/2019

Château isolé, forêt sombre et mystérieuse, paysages brumeux, héroïne pure et naïve… Tous les ingrédients du roman gothique sont là et si le lecteur d’aujourd’hui connait la recette et ne sera donc pas surpris, « Carmilla » reste un petit bijou du genre et procure un immense plaisir de lecture. Je peux sans peine imaginer que le lecteur de 1872 pouvait trouver ce récit angoissant et être surpris par son intrigue. Bram Stoker n’avait pas encore publié son « Dracula » qui allait apporter une consécration définitive à la figure du vampire. Lorsqu’on découvre « Carmilla » aujourd’hui, il n’en est pas de même. La figure du vampire a été surexploitée, que ce soit dans la littérature, au cinéma ou à la télévision, parfois pour le meilleur, le plus souvent pour le pire. On est maintenant très habitués à tous les motifs récurrents à ces histoires. Le roman de Le Fanu ne provoque donc pas aujourd’hui le même effroi et dès le début du récit on devine les tenants et les aboutissants. Malgré tout, le plaisir de lecture est bel et bien là. L’intrigue, si elle ne surprend pas, est parfaitement menée. J’ai aimé la belle simplicité de l’intrigue, son côté direct qui lui donne un peu l’aspect d’un conte pour adultes. L’auteur sait instaurer une ambiance gothique très séduisante. Les amateurs de ce registre seront comblés. De plus, le récit distille une sensualité très troublante. Cette évocation à demi-mots d’un désir lesbien est assez piquante. La relation fusionnelle des deux jeunes filles, à la fois passionnée et macabre, a un côté fascinant. J’ai énormément apprécié cette lecture que j’ai trouvée poétique, magnétique, en un mot ensorcelante. J’ai été séduite par la plume et le talent de conteur de Le Fanu et j’ai bien envie de lire d’autres œuvres de cet auteur.