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Vigile : récit

de Hyam Zaytoun , date de sortie le 03 janvier 2019
Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une femme dans la nuit. Le silence revenu dans la chambre l'inquiète. Lorsqu'elle allume la lampe, elle découvre que l'homme qu'elle aime est en arrêt... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une femme dans la nuit. Le silence revenu dans la chambre l'inquiète. Lorsqu'elle allume la lampe, elle découvre que l'homme qu'elle aime est en arrêt cardiaque.

Avec intensité et une attention magnifique aux mots, Hyam Zaytoun reconstruit l'expérience d'une nuit traumatique où son compagnon s'est retrouvé subitement dans l'antichambre de la mort. Comment raconter l'urgence et la peur ? la douleur et une vie qui bascule dans le cauchemar d'une perte brutale ? Écrit cinq ans après cette nuit, Vigile irradie de l'amour qui habite chaque phrase.

Caractéristiques

Titre Vigile : récit
Auteur Hyam Zaytoun
Editeur Le Tripode
Date de parution 03 janvier 2019
Nombre de pages 124 pages
Dimensions 19,00 cm x 14,00 cm
Poids 157 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-37055-185-6 - 9782370551856

4,2/5

jeunejane

Le 20/09/2019

Très court roman de Hyam Zatoun sur le cauchemar qu'elle a connu quand son compagnon a été victime d'un infarctus. Ils avaient vécu une soirée sous tension avec des problèmes d'argent sous-jacents. Ils s'étaient endormis fatigués. Antoine se plaignait de douleurs à la poitrine mais minimisait ce mal. Hyam était enrhumée, très fatiguée. Elle se réveille au milieu de la nuit et l'entend ronfler anormalement, croit même à une moquerie de sa part mais elle se rend compte qu'il est inconscient. Elle appelle les secours et applique les premiers soins. Ses enfants, 6 ans et 3 ans , se montrent très raisonnables. Elle bénéficie de l'aide des voisins. A l'hôpital, on opère le caillot desang mais on ne lui laisse guère l'espoir de retrouver son mari comme avant. Elle nous raconte son combat, son courage de tout vouloir assumer et ponctue ses réflexions de rôles qu'elle a tenus au théâtre ou au cinéma car elle et Antoine exercent le même métier du spectacle. Cela paraît bien banal ce petit roman mais le courage qui émane d'elle pour vouloir tout assumer et ses références au théâtre et à ses personnages clés en font un court roman hors du commun. Elle donne les définitions du mot "Vigile" au début du livre. A nous de choisir celle qui convient à l'histoire. Une conclusion : si le début commence par une tension, le roman évolue vers beaucoup d'amour. Elle a écrit le roman cinq ans après cette horrible nuit.

Kittiwake

Le 18/05/2019

Rien à reprocher a ce récit. Style sobre, digne, en parfaite harmonie avec le thème. Le sujet est grave, totalement ancré dans le réel, ressenti avec délicatesse et justesse. La plume est sensible, et sait transmettre les émotions. Et pourtant je ne peux lui attribuer la note qu’il mérite, tant j’ai souffert à la lecture de ces pages. Trop de réminiscences, trop de souvenirs enfouis, qui reviennent combattre un optimisme affiché, tout ce que fait le sel de la vie. Que ce soit les deuils personnels ou ceux qu’il a fallu porter en soutien à des familles éprouvées, tout cela, il est des des moments ou l’on préfère les occulter derrière un voile atténuant les angoisses. Bien sûr, il faut les dire, ces souffrances, ces espoirs, ces peines inévitables, c’est juste que c’est parfois trop lourd à lire. On souffre avec la jeune femme, avec ses enfants, on reprend espoir au moindre signe, sans y croire vraiment, difficile de retenir des larmes de compassion. Malgré l’écriture superbe, toute en retenue et pourtant très expressive, j’aimerais beaucoup relire cette auteure autour d’un autre thème.

hcdahlem

Le 29/03/2019

Avec «Vigile» Hyam Zaytoun réussit une entrée d’autant plus remarquable en littérature qu’elle s’attaque à un sujet difficile, celui d’une femme confrontée à l’infarctus de son mari. «La lumière. Ton visage, tes yeux fixes. Tu n’es plus là. Une secousse encore. Tu n’es plus là. Je t’appelle, t’appelle, Antoine, Antoine. Monstrueux sentiment d’abandon. Tu ne peux pas me faire ça. Mon cœur bat la chamade. Mes mains tremblent. Je me lève, essaye de rassembler mes pensées, juste agir, faire les bons gestes dans le bon ordre. La peur, elle est là, mais je dois agir. Arriver à descendre les escaliers jusqu’au salon. Attraper mon téléphone, composer le 18.» Cette scène-choc dans les premières pages de ce roman aussi court qu’intense, aussi essentiel qu’émouvant, donne le ton du livre, celui de l’urgence, toujours sur le fil du rasoir. Il n’y aura aucun mot de trop dans cette déclaration d’amour, il n’y aura aucun artifice dans ce combat contre la mort. Déjà la dispute qui a conduit Antoine à ne pas s’installer dans le lit conjugal est oublié. Désormais, ce sont les gestes qui sauvent, qui doivent sauver ce mari et ce père, qui sont essentiels. C’est avec l’énergie du désespoir qu’elle effectue le massage cardiaque, presque dans un état second. Quand les brancardiers emmènent Victor pour le service de cardiologie de l’hôpital Mondor à Créteil, c’est une très longue attente qui commence. C’est aussi le temps des questions, de l’incompréhension mêlée à cette idée de faute: «Pourquoi cette blessure? Pourquoi cette façon que tu as eue de ne pas sentir alors que tu sens si bien? Ceux qui te connaissent savent. On ne peut qu’être stupéfait. Tu sembles si solide. Le temps n’a pas de prise sur toi. Tu fais si jeune et les seize ans qui nous séparent l’un de l’autre ne se devinent pas. Tu portes tes deux enfants dans les bras sans ciller. Tu vas aider les copains à déménager, à bricoler. Tu n’es jamais malade. Et c’est arrivé, comme cela, d’un coup. Le cœur. Je me sens tellement coupable.» Puis il faut rassurer les enfants, Victor trois ans, et Margot, six ans. Puis il faut prévenir la famille et les amis. Puis il faut s’installer dans cette non vie. Avec Charles, l’ami de longue date, elle s’autorise à parler. Y compris de cette hypothèse inimaginable quelques heures plus tôt. S’il ne revenait pas. Car le temps qui passe sans aucun signe d’amélioration fait mal, creuse la douleur. Alors on se rattrape à chaque parole, à chaque encouragement, aux mots des enfants qui ne doutent pas. Même quand les médecins viennent lui annoncer qu’il ne s’est pas réveillé. «Ce que nous avons fait n’a pas suffi à le sauver.» Hyam Zaytoun, on l’aura compris, a réussi son pari, y compris dans son lumineux épilogue que je vous laisse découvrir. C’est magnifique de retenue, c’est intense dans l’amour, c’est merveilleux dans la soif de vie. Après le Manifesto de Léonor de Récondo, c’est mon second coup de cœur pour un livre qui refuse de laisser la grande faucheuse triompher.

nadiouchka

Le 16/03/2019

Premier roman, premier succès et pas des moindres avec « Vigile » de Hyam Zaytoun. Pourquoi Vigile ? C’est une personne qui veille, qui monte la garde et c’est bien ce qu’a fait l’écrivaine pour son compagnon (Antoine), terrassé par une crise cardiaque. En attendant les secours, elle pratique un massage cardiaque (les gestes qui sauvent) pendant trente interminables minutes : « Je poserai la main sur ta poitrine et peut-être tu frémiras : je suis ta vigile, ton garde du corps... » Ensuite on transporte la victime à l’hôpital où on le plonge dans un coma artificiel, avec très peu de chances de s’en sortir ou alors il y aura, en principe, des conséquences irréversibles : c’est que le cerveau n’a pas été irrigué pendant longtemps, ce temps pendant lequel Hyam n’a pas flanché : une prouesse de force, d’amour et d’espoir. Pendant cette nuit épouvantable, petite touche attendrissante : les deux enfants (Victor et Margot) restent sages et demandent s’ils peuvent se rendormir. Puis, dans l’antichambre de la mort, Hyam va décider de rester près d’Antoine pour le veiller. Vont s’ensuivre des périodes de découragement, d’espoir : est-ce que Antoine va s’en sortir et si oui, comment sera-t-il ? C’est tout le parcours d’une femme qui doit faire face à cette situation épouvantable – sujet très grave, intime. C’est que l’univers hospitalier est tellement effrayant… Et puis, évidemment, arrivent toute la famille, des amis, des voisins… Au point que cela devient encombrant. Et les enfants qui demandent si Papa va leur parler bientôt. Dans ce petit livre, l’écrivaine nous livre un fait vécu, avec une écriture vibrante et nous fait partager son besoin de croire au miracle. C’est un récit pudique ainsi qu’une déclaration d’amour, une ode à la vie. Le texte est émouvant mais aussi d’une grande force et je l'ai lu d’une traite car impossible de m’arrêter avant de connaître le dénouement. Ainsi, avec de courts passages, des retours en arrière, l’auteure nous dévoile ses souvenirs. On tourne les pages car la lecture nous happe et il faut continuer. Hyam Zaytoun n’a certainement pas eu l’intention de susciter de la compassion de la part du lecteur. Elle parle simplement de son ressenti – de ses doutes – de son amour – le tout à fleur de peau. A remarquer qu’elle est comédienne ainsi qu’Antoine et certains passages (à l’hôpital) ressemblent un peu à une scène de théâtre. Avec ce livre #Vigile de #HyamZaytoun, paru aux #EditionsLeTripode, c’est encore un ouvrage excellent pour cette rentrée littéraire 2019 : une belle leçon de courage. La couverture de l’ouvrage est remarquable de beauté et c’était à signaler. #128152;#128152;#128152;#128152;#128152;

eprisedeparoles

Le 28/02/2019

« Vigile » est un premier roman haletant, dont la coloration mythologique vient éclairer le témoignage suffocant d'une femme piégée dans une situation interdite, suspendue. L'auteure plonge dans ses entrailles vertigineuses, et parcourt son propre Enfer pour y reconquérir son amour, son Eurydice, à qui l'on a fait la sentence d'une mort certaine. C'est à l'aide d'une plume singulière et très prudente que Hyam Zaytoun confesse l'histoire d'une détresse et un état d'urgence qui ne compromettra pas sa détermination et sa fidélité envers l'homme qu'elle aime. le récit, pudique, narre un temps figé dans lequel le·a lecteur·rice est capturé·e, captivé·e. Chaque mot lacère et coordonne une pulsation sur laquelle le coeur du·de la lecteur·rice se greffe et dont la respiration est convulsive. Pourtant pétri de doute, « Vigile » est un roman qui rattrape l'espoir et expose une tessiture de l'amour inébranlable. Pour autant, si la maîtrise émotionnelle dont fait preuve la narratrice permet d'échapper au narcissisme, elle freine, selon moi, un véritable mouvement vers le·a lecteur·rice dont l'éclosion totale dans l'histoire peut parfois être mise en péril.