Prêt à feuilleter

Un secret

de Philippe Grimbert , date de sortie le 03 mai 2006
Un secret

Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents.

Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Un secret

Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents.

Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer.

Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.

Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l'exploration des secrets à l'oeuvre dans nos vies.

Caractéristiques

Titre Un secret
Collection Le Livre de poche
Date de parution 03 mai 2006
Nombre de pages 184 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 120 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-253-11718-6 - 9782253117186

4/5

Eve-Yeshe

Le 07/12/2015

C’est un beau livre sur le secret. L’auteur nous raconte dans un premier temps l’histoire de ses parents, Maxime et Tania telle qu’il se l’imagine, mais il y a des blancs. Dans un deuxième temps, après l’aveu de Louise, il va reconstituer toute l’histoire de la famille. Philippe Grimbert raconte avec des mots simples, emplis d’une grande pudeur, la naissance de l’amour entre sa mère Tania et son père Maxime. Cela n’a rien de glauque, car tous les deux sont mariés, il y a le poids des traditions et celui de l’époque. Il ne s’agit pas d’une simple histoire d’adultère. Ils se ressemblent, sportifs tous les deux, et c’est la guerre qui va sceller leur destin. L’auteur décrit bien l’incrédulité : ils sont en France depuis des dizaines d’années, il ne peut rien leur arriver. Mais la bête immonde fait son nid, les valeurs changent, l’antisémitisme s’installe. Philippe Grimbert ne juge jamais, il raconte l’histoire de sa famille, l’exode, les trains vers l’Est, vers des endroits qu’on n’ose encore imaginer. Il parle du choix de ne plus vouloir parler du passé trop lourd, allant jusqu’à décider de l’oublier, pour pouvoir survivre, de changer quelques lettres du nom, de la culpabilité du survivant, du deuil qu’on ne peut pas faire. C’est un livre plein de tendresse, et on s’attache à tous les personnages, à leurs relations entre eux, à leur choix qui peuvent parfois surprendre, mais on savait si peu de choses à l’époque sur les camps, la solution finale… Une image touchante : quand il rate l’oral du Bac parce qu’il ne sait pas comment exprimer ce qu’il pense de Laval, ce qui est interprété comme une acceptation possible de ses théories. Un très beau livre qui parle directement au cœur du lecteur. Un témoignage poignant qui ne tombe jamais dans le pathos. On tourne la dernière page, tellement rempli d’émotions qu’il est difficile d’en parler. Je n’ai pas vu le film. En général, je suis déçue par rapport au livre mais, dans le cas présent, je serais assez tentée. Note : 8,5/10