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Tout le bleu du ciel

de Mélissa Da Costa , date de sortie le 12 février 2020
Tout le bleu du ciel

« Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) d'aventure pour p... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Tout le bleu du ciel

« Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) d'aventure pour partager avec moi ce dernier périple. »

Émile n'a plus beaucoup de temps à vivre. Il a décidé de fuir l'hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à son annonce. Trois jours plus tard, devant un camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d'un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté où naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l'amitié, l'amour, qui peu à peu percent la carapace de douleurs d'Émile.

Caractéristiques

Titre Tout le bleu du ciel
Collection Le Livre de poche
Date de parution 12 février 2020
Nombre de pages 837 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 408 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-253-93410-3 - 9782253934103

4,3/5

nadiouchka

Le 08/02/2020

Quand j'ai décidé de lire, enfin, « Tout le bleu du ciel », le premier roman de la jeune auteure française Mélissa Da Costa, j'ai ressenti un grand regret, celui de ne pas l'avoir lu plus tôt. Je l'avais un peu laissé de côté en me disant que ma prochaine lecture serait celle-ci et je remettais. Grosse erreur surtout que je l'avais depuis sa parution. Quand je m'y suis plongée, c'est une très forte émotion que j'ai ressentie : un sujet pas banal avec Émile (26 ans), souffrant d'un Alzheimer précoce, qui décide de laisser tomber les examens que l'on veut exercer sur lui et qui publie une petite annonce pour partir en camping-car avec quelqu'un qui serait apte à s'occuper de lui au moment de ses crises (des black-out). Il le fait sans conviction mais on répond par l'affirmative et c'est une petite jeune femme (Joanne), bien menue, qui se présente – menue mais capable de porter un très grand et très lourd sac à dos – qui n'a pas peur de la situation particulière – une petite jeune femme plus que discrète, qui parle peu, mange peu mais qui se trouve être un grand secours pour Émile. Du début jusqu'à la fin, je n'ai ressenti que de l'émotion bien que parfois on trouve un petit peu d'humour – j'ai relevé quantité de citations (dites par Joanne qui en a à profusion). J'ai participé avec aux à leur voyage vers l'inconnu, au hasard, à la rencontre de certaines personnes qui les prennent pour un couple (alors qu'ils ne sont que des compagnons de ce périple, du moins pendant une bonne partie du livre qui compte 649 pages mais qui se lit avec avidité) – on participe à ce voyage qui est également initiatique, invraisemblable et pourtant …. Les héros savent trouver du bonheur à vivre ainsi au petit bonheur la chance. Ils se soutiennent l'un et l'autre et c'est tout doucement, avec la plume bien fluide de l'auteure, que l'on en apprend un peu plus sur Joanne qui ne finit pas de nous étonner : petite mais costaud ! Mélissa Da Costa, réussit à décrire avec un grand talent cette traversée du désert des personnes atteintes de cette maladie qui détruit la mémoire mais aussi tous les efforts effectués par la jeune femme toujours habillée de noir, qui passe des heures à regarder le bleu du ciel et à penser au petit Tom Blue. Je ne vais pas en raconter plus, certainement pas mais je peux dire (après tout il y a eu tellement de critiques avant la mienne que je n'ai pas encore lues), que pendant ce périple, le lecteur voyage au milieu des paysages où les jeunes gens trouvent tant de bonheur. Je termine avec cette phrase relevée : « On ne sort pas intact de ce récit mené de main de maître par Mélissa Da Costa. » Un style lumineux tout de même – addictif pour ce road movie si particulier : un coup de #128149; un peu tardif mais il est bien présent.

Cannetille

Le 03/11/2019

Emile n’est pas encore trentenaire, mais, atteint d’un Alzheimer précoce, il n’a plus que deux ans à vivre. Préférant fuir l’hôpital et l’étouffante sollicitude des siens, il décide de partir à l’aventure en camping-car, en compagnie d’une jeune fille, Joanna, recrutée par petite annonce. Si vous entamez ces 650 pages, assurez-vous de votre provision de mouchoirs, car ce concentré d’émotions ne vous laissera pas de marbre. Certes, ce premier roman n’est pas exempt de points faibles : même si les dialogues sonnent souvent juste, les traits de certains personnages sont parfois un peu outrés, les poncifs abondent, les bons sentiments prolifèrent, et l’on s‘agace des références trop appuyées à L’alchimiste de Paulo Coelho qui semble être LA bible de l’auteur, par ailleurs très marquée semble-t-il par les pratiques de développement personnel. Le style est fluide mais ne réussit pas vraiment à s’élever lorsqu’il évoque la beauté sauvage des lieux évoqués, et, au final, le tout présente quelques longueurs. Pourtant, le charme opère et cette jolie histoire bien construite aux protagonistes attachants a tôt fait de vous faire oublier vos réticences pour vous emmener dans un moment de lecture fort agréable et plutôt addictif. Tendresse et bienveillance font de ce livre un petit bonheur, où l’irrémédiable issue se vit dans une tristesse pleine d’apaisement et de sérénité. Sans doute utopique et un brin naïf, ce récit donne envie d’y croire, de visiter les sites décrits et de rencontrer ses personnages, à la lumineuse humanité, qui vous laisseront un sentiment de manque une fois la dernière page tournée.

Ladybirdy

Le 26/06/2019

Quel joli roman que je referme les larmes aux yeux, un roman empli d’émotions au large des grands espaces verts. Émile a 26 ans lorsqu’il publie une annonce à la recherche d’un compagnon de route pour cette dernière ligne droite de sa vie. Émile souffre d’un alzheimer précoce, tout va aller très, trop vite pour lui désormais. Deux ans, voué à mourir jeune, sénile et cloué sur un lit d’hôpital. C’est Joanne qui répond positivement à son annonce. Ensemble ils vont sillonner la France en camping car direction l’inconnu, la grande vie, la liberté. Joanne, avec ses habits noirs, son chapeau, ses shorts trop grands est une écorchée vive, taciturne, indifférente à tout. Émile ne la cerne pas mais petit à petit, au long de ces 650 pages, ils vont tous deux s’acclimater l’un à l’autre et s’apporter l’amitié nécessaire pour que ce voyage soit le plus beau d’entre tous. Ils vont rire, pleurer ensemble, se rappeler, oublier, se soutenir et s’habiller de mille horizons. Entre la mer, la forêt, les montagnes, on en prend plein les yeux. Mais il y a aussi des moments difficiles dans cet alzheimer qui ronge chaque dernière denrée vitale. Émile n’a qu’un souhait : finir sa courte vie en paix, loin des hôpitaux, loin de l’acharnement thérapeutique, loin de la famille en pleurs. On s’attache à ce duo insolite qui a tout à apprendre l’un de l’autre. On se plonge avec un certain ravissement dans les souvenirs de chacun, comme une petite flamme, lambeau du présent. On marche dans la vie comme pour mieux écraser cette foutue maladie. On avance pour cicatriser, accepter l’inéluctable, vivre mieux que tous, mieux que tout parce que oui, on peut tous mourir demain. Un roman qui ne peut laisser de marbre parce qu’il redonne force et vie aux étoiles, au bleu du ciel, aux anges qui veillent sur nous, au vent dans les arbres, à ces mots qu’on gribouille sur les murs et qui veulent dire : aime la vie et sois vivant jusqu’à ton tout dernier souffle...

hcdahlem

Le 01/04/2019

Avec «Tout le bleu du ciel» Mélissa Da Costa entre en littérature par la grande porte. Son roman rassemble Émile et Joanne le long d’un parcours initiatique que vous n’oublierez pas de sitôt. Avant d’en venir à cette petite merveille de roman, il faut raconter la belle histoire de Mélissa Da Costa. À 28 ans, cette novice en littérature a choisi la plateforme d’autoédition monbestseller.com pour se faire connaître. Choix gagnant, puisqu’elle a été repérée et couronnée par le Prix du premier roman. Mais la belle histoire ne s’arrête pas là, puisque la blogosphère s’empare du livre et qu’un éditeur – Carnets nord – s’engage à le publier. Sans oublier sa sélection parmi les 21 finalistes du Prix Orange du Livre 2019 (dont je suis très fier). Mais venons-en au livre qui s’ouvre sur une petite annonce peu banale: «Jeune homme de 26 ans, condamné par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) d’aventure pour partager avec moi ce dernier périple.» Émile vient d’apprendre qu’il souffre d’une forme précoce d’Alzheimer et n’entend pas se soumettre aux tests que l’on veut le faire subir, mais profiter des derniers mois qui lui sont concédés pour faire ce grand voyage qu’il a jusqu’à présent toujours reporté. Il s’est acheté un camping-car et a mis Renaud, son ami le plus proche, dans la confidence. À sa grande surprise, un message sibyllin, mais positif lui parvient: «Je m’appelle Joanne, j’ai 29 ans. Je suis végétarienne, pas très à cheval sur le ménage et le confort. Je mesure 1m 57 à peine, mais je suis capable de porter un sac à dos de 20 kilos sur plusieurs kilomètres. J’ai une bonne condition physique malgré quelques allergies (piqûres de guêpes, arachides et mollusques). Je ne ronfle pas. Je ne parle pas beaucoup, j’aime la méditation, surtout quand je suis plongée dans la nature. Je suis disponible dès que possible pour partir.» Le temps d’arriver de Saint-Suliac, un petit village proche de Saint-Malo, et ce petit bout de femme grimpe aux côtés d’Émile, nullement impressionnée par l’épée de Damoclès qui pointe au-dessus de son compagnon de route. Mélissa Da Costa parvient fort bien à retranscrire cette rencontre improbable, cette période où on s’apprivoise mutuellement, faite de questions qui ne trouvent pas tout de suite de réponse, d’indices que l’on interprète plus ou moins correctement. Pourquoi Joanne a-t-elle éprouvé ce besoin de partir? À qui peut-elle bien téléphoner? Pourquoi Émile repousse-t-il le moment d’écrire cette lettre pour prévenir sa famille qu’il est parti? Et combien de temps tiendra-t-il avant d’oublier? Elle montre combien jour après jour les liens se tissent, la connaissance de l’autre fait croître l’empathie. Joanne comprend parfaitement qu’Émile ne veut pas crever branché à des électrodes, qu’il n’a pas envie de devenir un poids pour les autres et qu’au contraire il a envie que ses proches gardent de lui l’image d’un homme dynamique. Émile découvre combien sa compagne est tenace, déterminée, courageuse, cultivée et précieuse. On aurait envie de raconter ici toutes les anecdotes, de souligner combien les confidences échangées donnent à ce périple dans les montagnes pyrénéennes un relief particulier. Disons simplement que Joanne a l’idée d’acheter un carnet dans lequel Émile pourra se confier, raconter ce qu’il vit, laisser une trace pour lui mais aussi pour ses proches avant que la maladie ne prenne le dessus. Du côté de l’observatoire du Pic du Midi, elle lui aura aussi confié cette citation de Proust «La véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.» Oubliant les autres randonneurs croisés en route – y compris la belle et envoûtante marcheuse qui met le grappin sur Émile – ils vont vérifier ce principe rousseauiste: «Je ne conçois qu'une manière de voyager plus agréable que d'aller à cheval; c'est d'aller à pied. On part à son moment, on s'arrête à sa volonté, on fait tant et si peu d'exercice qu'on veut.» Une belle escapade qui va pourtant s’arrêter brutalement. Émile perd connaissance et se retrouve hospitalisé. À l’hôpital, on se rend compte qu’il doit être considéré comme inapte à se promener dans la nature. La seule personne qui peut encore venir à son secours est Joanne. D’un roman fort en émotions, la primo-romancière réussit alors le tour de force d’écrire l’une des plus belles histoires d’amour qu’il m’a été donné de lire. Cette seconde partie du livre est tout simplement magnifique. Je brûle d’envie de vous la raconter mais n’en ferait rien, de peur de gâcher votre plaisir. Et conclurai cette chronique avec une nouvelle citation de l’Émile de Jean-Jacques Rousseau qui me semble parfaitement résumer ce roman: «L'homme qui a le plus vécu n'est pas celui qui a compté le plus d'années, mais celui qui a le plus senti la vie.»

My-Little-Anchor

Le 29/03/2019

Tout le bleu du ciel est le tout premier roman de Mélissa Da Costa. Il a été auto-édité auparavant sur la plateforme monbestseller.com avant de se faire repérer par les maisons d'édition. Depuis sa sortie en février dernier, il rencontre un franc succès auprès de la presse, des libraires et des blogueurs et je vous l'avoue, son succès est mérité car ce roman est une véritable pépite, une ode à la vie, à l'amour, à l'espoir, aux petits instants de la vie et à la liberté. Liberté de vivre l'instant présent comme le dernier... Ne passez pas à côté car il saura vous redonner goût à la vie ! Je remercie les éditions Carnets Nord et notamment Raphaele pour m'avoir fait découvrir ce merveilleux roman ! Dans ce roman, on rencontre Émile atteint d’une maladie incurable. Il ne lui reste plus longtemps à vivre, il le sait mais ce qu’il souhaite avant tout c’est profiter de ses derniers instants en allant faire un road-trip. Pour cela, il souhaite trouver un compagnon de voyage alors il décide de poster une petite annonce à laquelle il espère avoir une réponse. Personne n’est au courant jusqu’au moment où il en parle à son meilleur ami. A ce même moment, Émile reçoit une réponse inespérée à son message. Une jeune femme veut tenter l’expérience et pourtant ils ne se connaissent pas. Leur première rencontre signera le début de leur voyage. On découvre alors Joanne un personnage introverti, calme et réservé. On ne saura pratiquement rien d’elle. Au fil des kilomètres, on découvre de plus en plus de détails sur le profil d’Émile notamment sur son ancienne relation avec Laura. On se rend compte fatalement que le personnage d’Émile n’est pas brisé par sa maladie mais plutôt par son ancienne relation amoureuse. Il a du mal à oublier Laura et à se remettre de cette rupture brutale. Laura était tout pour lui. De l’autre côté, on découvre Joanne et son passé douloureux. Un passé auquel elle ne peut se détacher. La douleur est bien trop présente pour qu’elle l’oublie car l’oublier c’est oublier un être cher et ça Joanne n’est pas encore prête. Ainsi, dans Tout le bleu du ciel, on découvre deux personnages fragilisés par la vie. Émile sait qu’il va bientôt mourir mais décide de profiter au maximum de ses derniers instants de liberté avant de tout oublier. Joanne, quant à elle, a vécu la perte d’un être proche et n’arrive plus à profiter des petits moments de la vie. Elle ne pourra jamais pardonner et oublier. Pourtant, en se retrouvant avec Émile, Joanne va commencer à se libérer de son deuil persistant. Elle va réapprendre à vivre, à profiter de l’instant présent et va tout simplement revivre. Tout au long du roman, on est subjugué par une vague d’émotions. On sait que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Alors on respire et puis on suffoque. On reste dans l’inconnu, celui du dernier souffle. C’est une lente descente aux enfers à laquelle nous sommes confrontés. Chaque page est un nouveau souffle mais finalement quand celui-ci s’arrêtera ? On vit chaque page dans l’angoisse de voir Émile partir pour de bon. Plus le road-trip avance et plus son état se dégrade. On découvre alors d’autres Émile : celui de son enfance, de ses années de fac, celui d’avant aux côtés de Laura. On découvre les différentes étapes de la vie d’Émile comme une rétrospective pour ne pas oublier ce qu’il a été avant la maladie et pour ne garder que le meilleur de lui comme un dernier souvenir immortel. Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa est un premier roman initiatique juste et authentique où l’écriture mélange à la fois la beauté et la brutalité des maux. Un combat contre la maladie qui s’étend progressivement au fil des jours. Un combat que chacun de nous peut vivre au cours de sa vie. Mais que chacun vit à sa manière. Personne ne peut savoir comment nous pourrions réagir face à la maladie qu’on soit le malade en question ou simplement un des membres de la famille. Les émotions, les maux sont subjectifs pour chacun d’entre nous mais la douleur reste universelle. Alors quand la fin approche, on se doute de ce qui va se passer et même si on est prêt, on n’a pas envie que ce soit vrai. On est pris au dépourvu d’émotions, on a la gorge nouée, les larmes aux yeux. On a beau le savoir depuis le début, ça reste dur. Dur d’y être enfin et d’accepter que la vie doit continuer sans lui.