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Rien n'est noir

de Claire Berest , date de sortie le 21 août 2019
Rien n'est noir

« À force de vouloir m'abriter en toi, j'ai perdu de vue que c'était toi, l'orage. Que c'est de toi que j'aurais dû vouloir m'abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Rien n'est noir

« À force de vouloir m'abriter en toi, j'ai perdu de vue que c'était toi, l'orage. Que c'est de toi que j'aurais dû vouloir m'abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ?

Et tout ça n'est pas triste, mi amor, parce que rien n'est noir, absolument rien.

Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d'inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.

Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques. »

L'AVIS Du libraire

"Mylène, Espace Culturel de Seclin :
Pour Frida Kahlo, rien n'est noir. Ni ses tableaux, ni ses tenues, ni son amour incandescent pour Diego Rivera. Claire Berest nous décrit à merveille la femme, l'amante, l'artiste, mais aussi la muse. Celle de Diego bien sûr, et celle de Claire Berest aujourd'hui."

Caractéristiques

Titre Rien n'est noir
Auteur Claire Berest
Collection Bleue
Editeur Stock
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 281 pages
Dimensions 22,00 cm x 14,00 cm
Poids 375 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-234-08618-0 - 9782234086180

4,2/5

Kirzy

Le 07/12/2019

Difficile de ne pas être emporté par l'écriture fougueuse de Claire Berest comme un hommage vibrant à la flamboyante personnalité de Frida Kahlo qui rend parfaitement compte de son exceptionnelle personnalité. Sa plume est souvent brillante, toujours colorée, sensuelle, une belle sensibilité à fleur de mots. le lecteur est comme plongé dans le tourbillon Frida, une « bombe avec un ruban » comme la décrivait André Breton, au coeur même de l'oeil du cyclone, sa passion dévorante pour Diego Rivera, l'autre grand peintre mexicain. Frida peint son journal intime pour soulager ses souffrances, physique depuis son terrible accident de tramway, et amoureuses tant sa relation avec Diego est tumultueuse. Des souffrances à vie dans les deux cas. Reste que je ressors très mitigée de cette lecture qui a pourtant conquis le plus grand nombre. Peut-être que j'aime trop Frida, que sa peinture me fait vibrer depuis toujours, que j'ai trop lu d'elle et sur elle. Peut-être aussi que l'angle choisi par Claire Berest n'était pas celui qui me convenait. Dans ce roman, j'ai surtout vu une femme en proie à la passion, avant d'y trouver la peintre majeure qu'elle fut, la femme engagée dans l'émancipation des femmes, la militante communiste ( pour laquelle sa conviction politique ne se confinait pas à coucher avec Trotski ). Je me suis lassée des litanies des tromperies de Diego et des soirées dépravées. le récrit tourne en rond sur le dernier quart. Après réflexion, je me dis que ce roman impressionniste et expressioniste, qui nomme joliment chaque partie par une couleur et chaque chapitre par une nuance ) complète bien la monumentale biographie écrite par Hayden Herrera, une mine pour comprendre de A à Z Frida. Et si peu de tableaux sont évoqués, il donne une envie furieuse de découvrir l'oeuvre incomparable de Frida. Moi, j'ai eu surtout envie de relire les fabuleuses lettres écrites par Frida Kahlo, parues chez Christian Bourgois puis Point. Claire Berest s'est en visiblement largement inspirée ( un peu trop d'ailleurs ). Elles sont d'une beauté folle, tour à tour poétiques, audacieuses, déchirantes, authentiquement Frida. « Diego, Rien ne ressemble à tes mains, rien ne ressemble non plus à l'or vert de tes yeux. Tu remplis mon corps, jour après jour. Tu es le miroir de la nuit. La lumière violette de l'éclair. L'humidité de la Terre. La béance de tes aisselles est mon refuge. Ma joie entière est de sentir la vie jaillir de ta source-fleur que la mienne garde pour remplir tous les chemins de mes nerfs qui t'appartiennent, tes yeux, épées vertes dans ma chair, onde entre nos mains. Toi seul dans l'espace empli de sons. Dans la lumière et dans l'ombre, t'appellera auxochrome, celui qui capte la couleur. Moi, chromophore, celle qui donne la couleur. Tu es toute la combinaison de ces chiffres. La vie. Mon désir : en comprendre la ligne, la forme, le mouvement. Tu remplis et je reçois. Ta parole occupe tout l'espace et atteint mes cellules, qui sont mes astres et retourne aux tiennes qui sont ma lumière. » Lu dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle 2020, catégorie roman.

Winter-

Le 05/11/2019

Même lorsqu'on croit tout connaître de Frida Kahlo, on se laisse emporter par ce roman débordant d'énergie qui décline la vie de Frida comme une palette de couleurs du rouge au bleu. Quelle femme éblouissante ! Ella a aimé éperdument, créée au centuple, parcouru le monde du Mexique aux Etats-Unis en passant par Paris. Elle s'est faite trompée, a trompé, a croisé et subjugué les plus grands hommes de son époque. Ce livre est à mes yeux un des meilleurs dédiés à Frida Kahlo, l'auteur nous fait ressentir tout le mal être de l'artiste mais également ses joies, son honnêteté, sa volonté de vivre au travers de sa peinture et de son histoire d'amour passionnée avec le muraliste Diego Rivera. Une belle lecture et une excellente façon de découvrir Frida et Diego.

montmartin

Le 10/10/2019

Ce roman magnifique, nous raconte l'histoire de Diego Rivera et Frida Kahlo qui ne pouvaient vivre l'un sans l'autre. Claire Berest nous fait vivre les amours tumultueuses de deux êtres passionnés. Elle nous peint avec précision de 1928 à 1954 cet univers d'artistes où toutes les occasions sont bonnes à faire la fête, où les classes en lutte se réconcilient le temps d'une cuite. Chaque titre de chapitre est une nuance de bleu, de rouge, de jaune et de noir. Toute une vie qui s'étale sur une palette. Jusqu'au dernier chapitre émouvant intitulé gris cendre, comme les cendres de Frida. Deux êtres que tout oppose, le physique d'abord, Diego est éléphantesque, il est laid Diego, d'une laideur gustative qui ouvre l'appétit. Frida toute frêle, avec ses seins et sa moustache, sa tête de terre cuite et ses sourcils épais, ses tenues extraordinaires, les gens pensent qu'elle s'est échappée d'un cirque, elle jure comme un charretier. Leur univers d'artistes sont aux antipodes, la peinture de Diego atteint de gigantisme, la peinture de Frida est souffrance et solitude. Mais on dit que les contraires s'attirent. Elle ne voit que lui, sans même à avoir à le regarder. Diego Rivera, à son contact les grains de beauté brillent. le peintre le plus connu du Mexique, elle une métisse qui a vingt ans de moins et une colonne brisée en sus. «#8201;Quand tu es choisie par Diego, tu as l'impression de respirer plus haut que les autres.#8201;» Diego la demande en mariage comme une blague. Elle est sa compagne, sa confidente, ses yeux, l'enfant de son âme. Diego ne dissimule pas ses aventures, toutes ces femmes qui sont comme des friandises dans sa poche. Frida aussi couche ailleurs, surtout avec des femmes. « Frida est explicite : il n'y a rien de sale dans le sexe, Lucita, c'est le regard posé dessus qui est sale, parfois.#8201;» Mais ce récit est surtout une vie souffrance. «#8201;Elle gèle ses douleurs avec l'alcool pour donner à son corps l'illusion et l'élan d'être neuf.#8201;» Le tramway qui entre littéralement dans le bus et la ferraille qui entre dans le corps de Frida. Frida, insatiable, téméraire, audacieuse qui ne jouait qu'aux jeux des garçons depuis l'enfance, à quinze ans elle avait des fourmillements dans les mains, dans la tête, des idées d'insurrection, des images d'extases à venir, un corps insolent. Aujourd'hui, elle est enfermée dans un corset. Frida la fille qui boite, Frida jambe-de-bois. Sa journée se résume aux besoins vitaux du nourrisson : manger, dormir, déféquer. Son dos, son cou, un pied, une jambe, son sexe. Tout a mal. On la sort une fois par jour, comme un petit animal. On la visite, telle une plante verte qu'on arrose. Elle se rêvait médecin, elle se rêvait valide aussi. Une rechute brutale, retour à la case départ, position ligne droite, absence de mouvement. Son lit devenu sa maison, sa prison. Alors elle commande à son père, des pinceaux, des couleurs, un chevalet et de la toile. On installe un grand miroir au-dessus du lit, de sorte qu'elle puisse voir son corps figé et elle se met à peindre la réalité. Elle peint parce que c'est tout ce qui lui reste. Des autoportraits, des tableaux sombres, déroutants, torturés, mais sublimes. À la suite de Diego et Frida, Claire Berest nous fait pénétrer dans le milieu artistique bouillonnant des États-Unis qui est une opportunité en or pour Diego. Les puissants Henry Ford et Rockefeller sont excités par l'insolence de Frida. Diego veut rester aux États-Unis, Frida veut rentrer au Mexique. Les papiers du divorce, elle tourne à une bouteille de cognac par jour ou deux. «#8201;- Je bois pour noyer ma peine, ma belle Lucita, mais cette garce apprend très vite à nager.#8201;» Nous voici à Paris, Montmartre, André Breton et les surréalistes «#8201;un ramassis de bavards pédants qui dissertent dans le vide du matin au soir.#8201;» Frida sème sa légende et sa mauvaise réputation. Mais elle ne peut oublier Diego un homme qu'elle aime plus que sa peau «#8201;— Tu sais pourquoi je pleure#8201;? Parce que j'ai été victime de deux horribles accidents dans ma vie. Diego, le premier, c'est le tramway. L'autre c'est quand je t'ai rencontré.#8201;» L'auteure analyse les tableaux de Frida, les décortique «#8201;elle peint juste ce qu'elle voit, une peinture de couleurs explosives, de fluides, elle aime le détail.#8201;» Un roman d'une grande sensibilité, porté par une écriture sensuelle qui fait ressortir à merveille cette passion destructrice entre deux monstres sacrés où tout est excès, l'amour comme la souffrance. Un roman coloré comme sont les tableaux et les tenues de Frida, un hymne à la vie, à l'amour.

Cannetille

Le 29/09/2019

Je ne m’étais jamais réellement penchée sur la peinture parfois déroutante de Frida Kahlo, célèbre peintre mexicaine de la première moitié du 20ème siècle. Ce livre a donc été pour moi l’occasion de découvrir la femme en même temps que son œuvre : et quelle claque ! Frida Kahlo eut une vie hors norme : atteinte enfant de la polio, victime à dix-huit ans d’un grave accident de bus qui lui laissa de terribles séquelles, elle se forma elle-même à la peinture, épousa Diego Rivera, peintre mexicain mondialement connu pour ses fresques murales, devint elle-même célèbre pour ses œuvres uniques, avant de connaître une fin dramatique quasi consécutive à l’aggravation de son état de santé. Avec finesse et sensibilité, Claire Berest fait revivre une femme à la personnalité solaire et au tempérament de feu, qui se consuma toute entière dans sa passion pour un monstre sacré, un homme charismatique, volage et insaisissable, qui l’aima avec la même intensité mais sans jamais vouloir sacrifier sa liberté. Frida et Diego furent deux étoiles dont l’éclat et l’exubérance masquaient des failles intérieures abyssales, deux trous noirs aux antipodes l’un de l’autre s’attirant irrépressiblement, deux flammes dans la brillance desquelles ils se sublimèrent au travers de leur œuvre respective, mais où ils se brûlèrent aussi mutuellement. Frida fut de tous les excès, croquant la vie sans modération, noyant ses tourments dans un tourbillon de passions, de fêtes et d’alcool, ne connaissant aucune demi-mesure et fascinant le monde entier par son exubérance et son excentricité. Peindre fut pour elle un besoin essentiel, un moyen vital d’exprimer sans filtre sa souffrance physique et morale. « Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur. » Ce livre-tempête magnifiquement écrit vous emporte dans une bourrasque de passion, d’exaltation et de folie, une lame qui vous dépose étourdi et sans voix devant une œuvre soudain éclairée de tout son sens, fenêtre sur l’âme de Frida Kahlo. Très grand coup de coeur.

isabelleisapure

Le 14/08/2019

La peinture de Frida Kahlo m'a toujours intriguée, je la trouve étrange, emplie d’un mystère, presque insondable, reflétant l'âme de l'artiste dans toute sa profondeur. Bien que déjà très documentée sur sa vie hors du commun, j’étais curieuse d’en découvrir plus à travers le texte de Claire Berest. L’auteure revient sur le dramatique accident de tramway qui laisse Frida handicapée à vie après « Des mois clouée dans une sorte de sarcophage tel un insecte épinglé. » Elle devient Frida la boiteuse, « Frida jambe de bois », renonce à ses études de médecine pour se consacrer à la peinture. Lorsqu’elle croise la route de Diego Riveira, Frida ne voit que lui, il est pourtant d’une laideur fascinante, mais il plaît : « Un trophée que chaque femme voudrait s’épingler au corsage, s’empaler au corps sage. » Riveira, célèbre peintre muraliste offre l’art à tous, lui qui ne l’enferme pas dans un musée mais l’expose à la rue, bien avant la création du Street Art. Frida n’a plus qu’une idée en tête, conquérir Diego, l’épouser, l’aimer et qu’importe s’il a deux fois son âge. A San Francisco, où il peint une allégorie de la Californie pour les murs du Palais de la Bourse, Diego la trompe : « Les américaines sont trompeuses et dévergondées. » Alors, Frida peint et découvre l’amour avec les femmes. A Diego, elle dit simplement : « Tu sais pourquoi je pleure ? Parce que j’ai été victime de deux horribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c’est le tramway. L’autre c’est toi, quand je t’ai rencontré. » Sensible et passionné ce livre retrace la vie mouvementée de personnalités hors du commun. Du Mexique à Paris en passant par les Etats-Unis, d'hommes en femmes, de bonheurs en crises, la vie du couple a été des plus mouvementées. Une belle lecture et une excellente façon de découvrir Frida et Diego. Merci à NetGalley et aux Editions Stock.