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Petit frère

de Alexandre Seurat , date de sortie le 21 août 2019
Alors qu'il n'a même pas 30 ans, le frère du narrateur décède brutalement, victime d'addictions diverses. Déroulant le fil de sa courte vie depuis l'enfance, celui-ci tente de comprendre comment il en est... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Alors qu'il n'a même pas 30 ans, le frère du narrateur décède brutalement, victime d'addictions diverses. Déroulant le fil de sa courte vie depuis l'enfance, celui-ci tente de comprendre comment il en est arrivé là.

L'AVIS Du libraire

"Dorothée, Espace Culturel d'Orvault :
À nouveau l'auteur s'empare d'une tragédie : la descente aux enfers et le décès brutal d'un proche. Entre révolte, impuissance et résignation, l'écriture pudique et mélancolique d'Alexandre Seurat en fait un roman bouleversant."

Caractéristiques

Titre Petit frère
Collection La brune
Editeur Rouergue
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 166 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 216 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-8126-1837-6 - 9782812618376

3,6/5

perette85

Le 29/10/2019

Lecture étouffante… Pas de prénoms, juste un narrateur, son frère, leurs parents et quelques amis… Pas de positif dans ce roman, juste la noirceur… Noirceur d’une vie gâchée, d’une vie d’incompréhension, d’une vie qui s’achève prématurément par un cocktail explosif, apogée d’une vie faite d’addictions … Le narrateur retrace son enfance auprès de son frère déjà au centre de tout, auprès de ses parents démunis, défaillants… Une vie enveloppée dans le silence des non-dits... Un retour en arrière, mêlée de culpabilité et de nostalgie… Mais au final, dont j’ai eu du mal à tirer des conclusions… Je suis sortie de cette lecture très mal, avec un sentiment d’oppression... oppression par les mots écrits et ceux non dits, laissés en suspens, au gré de notre imagination... j’ai d’ailleurs regretté que certains aspects de la psychologie des personnages ne soient pas plus approfondis... trop superficiel et laissant libre cours à nos propres angoisses

Grazie1006

Le 21/10/2019

L'auteur parle de son frère décédé brutalement d'addictions. Pourquoi il en est arrivé là ? pourquoi lui, ses parents , ses amis n'ont pas éviter ce drame. Nous sommes dans l'intimité de cette famille, qu'est ce qui a pu déraper un jour.. C'est un roman fort et tragique , un deuil terrible .On essaie de comprendre l'incompréhensible .

nelly76

Le 15/10/2019

-#12298; Il y a un moment où j'ai perdu mon frère. Il était là ,un peu,et tout à coup,il a cessé d'y être il avait disparu.Je ne sais pas ce que j'en ai fait,je ne m'en suis rendu compte qu'après coup.#12299; Ces quelques mots résument à eux seuls ce roman . Je n'avais jamais lu A. Seurat mais j'en avais entendu parler lors de nos rencontres littéraires mes amis avaient évoqué : La maladroite et le funambule, en reconnaissant le talent de cet auteur. Hier apres-midi ,j'ai lu en apnée ce roman très personnel .La perte de ce frère aîné à l'âge de 23 ans , dépendant de la drogue et de l'alcool ,est une blessure profonde non cicatrisée et au fur et à mesure de la lecture l'on ressent cette angoisse ,ce remord ,ces questions: pourquoi? A t-on tout essayé, ?ne sommes-nous pas responsables? Nous aurions pu trouver autre chose.... tout au long du roman A. Seurat se remet en question; il décrit par tableaux des scènes de leur enfance, s'interroge ne comprend pas où la faille à pu se produire et culpabilise.Ce roman m'a touché aussi par le style très épuré de l'auteur ,je vous le recommande mais " accrochez-vous" car il est assez dur à lire( psychologiquement s'entend).#11088;#11088;#11088;#11088;

fuji

Le 05/10/2019

Tous les livres de l’auteur sont empreints d’une gravité. J’ai ressenti celui-ci comme la clef des précédents. Petit frère, est l’histoire croisée de deux frères qui ont 5 ans de différence d’âge qui vivent au sein d’une famille bourgeoise. Le Petit frère est le vilain petit canard de la famille, il a chevillé au corps un mal être si profond que les parois de sa vie sont lisses. Il va glisser vers l’irrémédiable pendant 23 ans. Le grand frère entame son récit par l’entrée dans l’appartement du défunt, tel qu’il l’a laissé, en désordre, vivant et criant la mort, tout à la fois. Facile, après coup, d’y voir des signes mais avant l’inéluctable difficile d’appréhender le fond de l’âme d’un être aimé . Savoir que la mort était sa compagne, son amie, plus forte que sa famille, sa petite amie, la vie est une gifle. Comment concevoir que pour un être jeune la mort peut-être une issue douce, comme une attraction amoureuse ? Pourtant c’est ce qui ressort des écrits du Petit frère, laissés en carnets bien rangés, archivés pour laisser sa trace, expliquer sa dérive et la conscience qu’il en avait. Adolescent, il était déjà trop tard, petit frère était un électron libre prisonnier de ses démons. « Quand il marchait, c’était de toute sa hauteur, par grandes enjambées nerveuses. Il avait un regard déterminé, un sourire ironique pour ceux qui lui parlaient, il allait vite et parlait vite. » Des parents totalement dépassés ayant l’impression de tout faire comme il faut, oui mais ce n’est pas ce que ce garçon fragile, hyper sensible attend. Des parents qui comptent trop sur leur aîné pour qu’il sauve le cadet, ce qui fait de l’aîné un être en hypervigilance et lui donne une responsabilité bien trop grande. Responsabilité qu’il a assumée. La présence comme l’absence de Petit frère rendait l’atmosphère électrique, tendue comme un ciel d’orage avant le déchaînement des éléments. Dix-huit ans et l’amour. L’amour fou, l’amour vite, l’amour comme un gouffre. Là aussi une vie sous tension et la mise en garde de l’entourage, ce qui accentue encore la distance. Il y a son milieu dans lequel il étouffe, le monde trop brut pour lui mais surtout des émotions et des sentiments comme un habit trop grand pour lui. L’attrait pour les gens en marge de la société, cette empathie spontanée qu’il a envers eux. C’est un cœur en or mais d’une sensibilité exacerbée qui lui laisse toujours un arrière-goût d’insatisfaction, il a besoin de trop, il attend trop, il est trop fragile. Il donne beaucoup à sa manière exubérante, mais au quotidien il ne sait jamais où est sa place, il a conscience d’être différent et entre impudeur et pudeur, difficile de trouver la justesse pour se livrer, autrement que par des écrits en cachette, des tableaux… C’est un beau portrait qui nous est livré, il est à la fois particulier et universel, car il y a beaucoup de monde en souffrance. Cette hypervigilance imposée, reste un fardeau sur les épaules de celui qui reste et se sent coupable de ne pas avoir sauver son Petit frère. Peut-on retenir ces êtres qui sont des étoiles filantes ? J’ai toujours eu le sentiment que certains naissent mais ne peuvent accepter de rester dans le monde tel qu’il est. 23 ans d’une vie couchée sur le papier, c’est lui offrir une existence et lui dire son amour fraternel. Comme personne n’a de baguette magique pour résoudre certaines énigmes cela oblige à vivre avec ses fantômes et laisser le temps faire son œuvre pour que ceux-ci de sauvages deviennent apprivoisés. Un livre lucide et intelligent, une histoire d’amour. ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 5 octobre 2019 .

Bazart

Le 30/08/2019

Avec " La maladroite", qui avait connu un beau succès d'estime en 2015 , Alexandre Seurat nous dressait un portrait terrifiant et fin d'une enfance en grand danger, entre famille maltraitante et administration un peu défaillante. En cette rentrée littéraire, il nous livre un nouveau roman qui traite de l'enfance malheureuse et des blessures du passé mal cautérisées. enquête familiale sur une jeunesse à la dérive.. Ce roman écrit à la première personne nous conte l'histoire du petit frère du narrateur décédé d'une overdose alors qu'il était encore jeune, et qui décide alors de faire une enquête mélangeant passé et présent, un peu à la manière d'un Olivia Lamberterie mais avec le pouvoir de la fiction en plus pour tenter de percer les mystères de ce frère cadet qui a très vite développé une inaptitude à vivre . Un peu bipolaire, tantôt extraverti, tantôt effacé, multipliant les addictions et conduites à risque, ce frangin ( qui n'est jamais appelé autre que par " mon frère") est surtout mal dans sa peau depuis toujours, alors même que beau, intelligent, aimé, celui-ci avait toutes les cartes en main pour s'épanouir dans la vie. Alexandre Seurat livre un portrait âpre et incisif d'un jeune à la dérive dont la construction déroute au départ puis séduit dans son ensemble. Une écriture brute, sans artifice qui contribue pour beaucoup à la réussite de ce texte.