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Personne n'a peur des gens qui sourient

de Véronique Ovaldé , date de sortie le 05 février 2020
Personne n'a peur des gens qui sourient

Un jour de juin, Gloria embarque ses filles sans préavis pour la maison alsacienne où, enfant, elle passait ses vacances. Quelle menace fuit-elle ? Pour l... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Personne n'a peur des gens qui sourient

Un jour de juin, Gloria embarque ses filles sans préavis pour la maison alsacienne où, enfant, elle passait ses vacances. Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants, et comprendre enfin le rôle de l'avocat Santini dans cette histoire.

Jusqu'où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène une mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.

« Bien sûr, il y a l'histoire, mais il y a surtout la construction du livre et son écriture. Admirables l'une et l'autre. »
Bernard Pivot - Le Journal du dimanche

« Un road-movie haletant. »
Dominique Bona de l'Académie française - Version Femina

« Un formidable traité de résistance. »
Olivia de Lamberterie - Elle

Caractéristiques

Titre Personne n'a peur des gens qui sourient
Editeur J'ai lu
Date de parution 05 février 2020
Nombre de pages 253 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 130 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-290-21695-8 - 9782290216958

3,4/5

Annette55

Le 14/09/2019

Veronique Ovaldé dresse le portrait d'un mère affreusement inquiète prête à tout pour protéger ses filles d'un lourd héritage familial . La voici décidée à partir , plutôt à courir , fuyant à toutes jambes une MENACE diffuse à laquelle le lecteur se laisse entraîner ...embarquer plutôt .....Sait - elle ce qu'elle doit emporter ? Pour ses deux filles Stella et Loulou ? Attraper les passeports, les carnets de santé , deux livres pour Stella dans sa pile , des habits chauds et au milieu des peluches et des doudous de Loulou, « LE Beretta » de Son Grand Amour . Car Gloria décide de brouiller les pistes, dans l'urgence, grande amoureuse et «  Mère Poule »—- quitter la Provence de Daudet et sa chaleur pour l'Alsace dans une maison glacée et vieillotte , au bord d'un lac ... Là - bas elle pourra se ressourcer , reprendre confiance en elle .. Entre allers et retours : souvenirs,flash- back , présent et passé, pensées secrètes cette «  Mère Sentinelle » dévoile son adolescence pénible—-la gamine joyeuse—-l'ex enfant triste, esseulée , rongée par la défiance à l'égard du monde ——traquée ,constamment sur le qui - vive ...au tempérament fort complexe .... Mais ce n'est pas un ouvrage sombre ,plutôt solaire et entraînant . L'auteure conte une histoire envoûtante qui décrit merveilleusement l'apprentissage de l'amour et son épuisement, la force de la maternité , éreintante, l'envie terrible de jouer les justicières , armes à la main... Un roman policier , virevoltant , tendu à l'extrême où le conte de fées se marie avec des menaces bizarres——des fantômes et des spectres —-des histoires d'amours avec dérapages,——un portrait de mère et de femme fascinant —— complexe ,au sang - froid implacable, difficile à appréhender.. N'en disons pas trop.... Une fuite échevelée, sur le fil et des histoires familiales. Un final diabolique !! Surprenant , étonnant , lu d'une traite ...

si-bemol

Le 07/04/2019

Une femme, Gloria, s'enfuit un matin avec ses deux filles, Loulou, six ans, et Stella, une ado. Elle quitte précipitamment la Provence et s'enfuit en voiture vers la maison de son enfance, en Alsace, avec dans ses bagages un Beretta… Qui fuit-elle et pourquoi ? de qui cette arme est-elle censée la défendre ? Quel est ce danger qui la menace, elle dont on nous dit que “le monde (...) ne lui semblait plus un endroit sûr depuis fort longtemps” ? Pour éclaircir ce mystère et expliquer au lecteur, tout comme aux deux enfants qui ne comprennent rien à ce qui leur arrive, les noeuds de ce drame et les raisons de cette fuite en avant vers un avenir aléatoire, flash-back sur le passé de cette mère que l'on devine aujourd'hui traquée par un homme menaçant et dangereux. Véronique Ovaldé construit son roman en alternant les deux récits - passé et présent - jusqu'à ce que le passé, chronologiquement, rejoigne le présent et que le lecteur puisse reconstituer le puzzle qui lui permet de comprendre les raisons et les enjeux de cette fuite. Chemin faisant, et comme dans tout bon thriller, elle sème des indices, propose des pistes (vraies ou fausses) et manipule le lecteur jusqu'au dénouement final - inattendu. Je n'ai pas été emballée par ce roman. J'ai été dérangée, tout au long de ma lecture, par le ton extrêmement distancié et volontiers moqueur de Véronique Ovaldé qui m'a semblé ne ressentir absolument aucune empathie vis à vis de ses personnages, comme s'ils n'étaient effectivement rien d'autre que ce qu'ils sont, des personnages, c'est-à-dire des créatures fictives que l'on regarde de loin s'agiter au gré des jeux de l'écriture et de la construction romanesque. du même coup, et c'est assez logique, je n'ai à mon tour rien ressenti à l'égard de ces protagonistes de papier qui manquent singulièrement d'épaisseur psychologique et qu'à aucun moment je n'ai sentis “vivants”. Seule la curiosité devant ce mystère entretenu jusqu'au bout m'a retenue d'interrompre la lecture de ce faux polar dont les personnages m'ont laissée de marbre et dont je n'ai, par ailleurs, pas aimé l'écriture ni cette surabondance de parenthèses et d'incises complices adressées au lecteur dans une sorte de métarécit du récit en cours. le roman se lit vite, le final est surprenant, mais je suis restée en dehors et n'ai pas été conquise. Une déception, donc, pour moi et un livre que j'oublierai probablement très vite. [Challenge MULTI-DÉFIS 2019]

mumuboc

Le 23/03/2019

Méfiez-vous du sourire de Gloria ! Que pense-t-elle, qu’a-t-elle en tête, est-elle aussi avenante que son sourire le laisse penser et qui est-elle finalement ? Gloria ne s’aime pas : trop petite, trop de poitrine, des formes arrondies mais elle qui pensait n’avoir aucun charme, quand elle a croisé a 17 ans Samuel, celui-ci l’a remarquée et ils se sont aimés, follement, passionnément mais on découvre dès les premières pages qu’il est mort et qu’elle part avec ses deux filles : Stella 15 ans et Loulou 6 ans, qu’elle quitte la chaleur du sud pour rejoindre la maison familiale maternelle dans l’Est de la France. Plus rien ne la retient et un danger plane, il faut partir, vite, sans laisser de trace, partir en laissant derrière soi Tonton Gio, son seul ami, une sorte de père de substitution. Elle sera désormais encore plus seule Gloria était alors à la fois comblée et emplie de tristesse. De cette tristesse tranquille et fantomatique qui lui tenait compagnie depuis la disparition de son grand amour. Une tristesse habitable, confortable, sur mesure, qui était devenue une façon de vivre et d’élever ses filles le plus tendrement et le plus attentivement possible. (p79) Gloria a peur, Gloria est sur le qui-vive, une ombre plane mais Véronique Ovaldé nous laisse avec cette impression et préfère raconter Gloria, son passé et son présent pour nous conduire à la vérité. C’est un roman très féminin : l’auteure (car elle n’hésite pas à prêter sa voix de temps à autre pour attirer notre attention, peut-être un peu trop souvent mais on ressent qu’elle ne peut s’empêcher d’ajouter son grain de sel à l’histoire, aux faits) (Je ne eux m’empêcher de remarquer que Gloria n’a pas d’amies. Toutes les tentatives de rapprochement des mères à la sortie de l’école ont échoué. Je vous laisse réfléchir à la question.) (p210) l’héroïne, ses filles et les absentes : la mère qui est partie avec son dentiste quand Gloria avait 6 ans, la grand-mère, froide. Toutes ont un rôle à jouer, à tenir. Comment se construire quand votre père que vous chérissiez vous est enlevé par la maladie et que vous vous retrouvez seule à 11 ans, que la solitude sera désormais votre seule amie, quand vous décidez de ne plus rien demander aux autres, de vous en sortir seule, toujours seule. J’ai tout de suite aimé l’écriture et le style de Véronique Ovaldé et sa manière de nous faire entrer dans le vif du sujet : pas de temps à perdre, pas plus d’explication elle avance au rythme de la fuite… Elle s’adresse au lecteur (trice), elle nous prend à témoin. Elle déroule l’existence de son héroïne, c’est fluide, c’est efficace, elle glisse ici et là ses propres réflexions, piquantes et personnelles donnant à la narration un petit air de pamphlet Pas mal d’échantillons masculins considèrent que toute cette affaire (décolleté, short, etc…) leur est exclusivement destinée. C’est tellement farce quand on y pense. (p159) Comme si cela ne suffisait pas, elle y glisse un spectre orange et l’ensemble donne un récit que j’ai dévoré, j’ai totalement visualisé les lieux, la nature, les personnages. J’ai Elle donne à chacun du caractère, du tempérament et croyez moi aucune des femmes n’en est dépourvu, que ce soit Gloria ou Stella (telle mère – telle fille) Hier, quand je suis allée à vélo jusqu’au bled pour faire les courses, je n’ai pas souri une seule fois, ça a mis tout le monde mal à l’aise. Tu devrais d’ailleurs essayer plutôt que de sourire au monde entier comme une désespérée. C’est passionnant. (p63) C’est à la fois une sorte de thriller avec un air de road-trip mais aussi un regard porté sur la transmission familiale féminine, leurs liens, les répercussions de génération en génération. La malédiction des femmes Schalck : elles engendrent des enfants dont elles se désintéressent dans l’instant. Indifférence qui les rend vaguement malheureuses : elles se devinent inadéquates dans leur rôle de mère, et du coup la culpabilité les porte à devenir agressives, démonstratives quand il ne le faut pas, et insensibles le reste du temps. (p91) Gloria imprègne tout le récit de son caractère imprévisible : aimante, indifférente, amoureuse, jalouse, exclusive, méfiante, ne laissant rien au hasard, anticipant, calculant, elle souffle le chaud et le froid, prend de la distance face aux événements. Comme elle ne peut compter que sur elle, que la colère bouillonne en elle et qu’elle ne demande qu’à sortir dès qu’elle est contrariée, on comprend qu’à un moment ou à un autre il va falloir que cela explose. Cette colère pouvait s’adresser à tout un tas de choses ou de gens, un serveur dans un restaurant, un type qui faisait chier son chien devant le portail de l’école, la basket gauche de Stella impossible à retrouver avant le cours d’éducation physique, la robe rouge qui avait déteint sur tout le reste de la lessive, les talibans, l’individualisme forcené, ou l’impossibilité des vieux Grecs à prendre leur retraite. Sa haine était farouche, imprévue, éternelle. (p188) On ne sait pas sur quel pied danser : sympathie, défiance, pitié. Seules Gloria et Véronique Ovaldé ont connaissance de ce qui se cache derrière ce sourire que Gloria affiche, comme un masque pour se protéger, pour ne rien révéler, parce qu’à trop aimer on en vient à souffrir et Gloria ne veut plus souffrir. ….. Si le motif cosmique reste incompréhensible, alors on demeurera délicatement et acrobatiquement penché sur la prolifération des détails, parce que, lorsqu’on a choisi le silence, on voit mieux, cela va sans dire, et on cesse d’accorder aux choses plus d’envergure et d’importance qu’elles n’en recèlent. (p266) J’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, j’ai aimé la manière dont Véronique Ovaldé construit son récit, c’est vivant, énergique, ne laissant rien présager de l’issue, comment elle introduit l’imaginaire, l’analyse des sentiments féminins, de l’enfance solitaire. Un dernier conseil : ne contrariez pas Gloria si vous la croisez, méfiez vous de son sourire……

hcdahlem

Le 13/03/2019

Véronique Ovaldé n’a pas son pareil pour instiller un petit goût de mystère dans ses romans. Cette fois, c’est un sentiment d’urgence, une fuite précipitée qui aiguise l’attention du lecteur. Dans les premières pages du livre Gloria, une jeune femme, va chercher ses deux filles, Loulou et Stella dans leur classes respectives pour prendre la route. Elle ne les a averties ni de ce qui la pousse à agir ainsi ni de leur destination. On saura juste que dans les bagages, elle n’a pas oublié le Beretta qu’elle avait caché. Le trio va parcourir près d’un millier de kilomètres entre Vallenargues sur la Côte d’Azur et Kayserheim en Alsace où se trouve la maison où elle a passé quelques étés étant enfant. Au fil des pages la tension croît. À l’image de ses filles qui se demandent combien de temps elles vont rester dans cette demeure entre lac et forêt, loin de leurs amies, le lecteur reste avec ses interrogations. Il doit se rattacher aux bribes de biographie pour commencer à rassembler les pièces du puzzle. Comprendre d’abord que Gloria a dû surmonter un premier traumatisme, la mort de son père alors qu’elle était encore adolescente. L’orpheline qui ne s’intéressait déjà plus beaucoup aux études se voit alors offrir un boulot de serveuse à La Trainée, le cabanon tenu par son oncle Giovannangeli, dit tonton Gio. C’est là qu’elle va rencontrer son futur mari: « ce que Samuel vit en premier quand il entra dans le bar, ce fut cette fille si petite et si souple que vous aviez envie de la plier méthodiquement afin de la mettre au fond de votre poche et de l’emporter au bout du monde, la garder toujours auprès de vous, comme une mascotte, une merveilleuse mascotte aux cheveux noirs… » Samuel fournit l’oncle Gio en boîtes à musique. Et s’il est déjà à la tête d’une belle collection, c’est qu’il n’est pas très regardant sur la provenance des pièces qu’on lui propose. Et il aura beau mettre en garde sa nièce sur les activités troubles du jeune homme, Gloria va tomber amoureuse, va vouloir vivre sa vie avec ce beau ténébreux, va vouloir construire la famille qu’elle n’a plus. Et elle s’accroche à cette idée, a envie de croire qu’avec leur deux filles ils auront droit à ce bonheur qui leur échappe. Elle irait même jusqu’à pardonner quelques incartades. À Kayserheim, les jours passent, paisibles. Du coup, le danger s’estompe. Faut-il creuser du côté de Gio? Plutôt de celui de l’avocat en charge de l’héritage? À moins que ce ne soit Samuel qui ait laissé une quelconque ardoise avant de mourir dans l’incendie de son entrepôt? Et si finalement, la peur n’était pas justifiée? Et si tout ce vent de panique n’était finalement que le fruit de l’imagination de Gloria? On n’en dira pas davantage, de peur de déflorer une fin qui réserve bien des surprises, mais on soulignera l’habileté de la construction de ce roman. Pour reprendre l’image du puzzle, ce n’est en effet qu’en posant le dernier élément que l’on découvrira l’image d’ensemble. Effrayante mais aussi évidente!

FleurDuBien

Le 24/02/2019

C'est mon premier Véronique Olvadé. J'en avais tant et tant lu sur ses livres, mais jamais l'occasion ne s'est présenté d'en lire un seul. J'ai donc lu son dernier. Apparemment, soit on adore soit on déteste. Moi, j'ai aimé mais sans plus. L'intrigue est prenante, sous couvert d'une enquête policière, nous avons tout de même de belles envolées lyriques, comme ces moments magnifiques de complicité avec ses deux filles, Loulou bébé, c'est très bien écrit, et avec le style indirect, cela donne beaucoup plus de profondeur aux dialogues. Mais sinon, un peu "immatériel". À lire donc, mais pas obligatoirement ;-)