Prêt à feuilleter

Par les routes

Prix Femina 2019
de Sylvain Prudhomme , date de sortie le 22 août 2019
J'ai retrouvé l'autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l'ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m avait... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

J'ai retrouvé l'autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l'ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J'ai frappé à sa porte. J'ai rencontré Marie.

Caractéristiques

Titre Par les routes - Prix Femina 2019
Collection L'Arbalète
Editeur Gallimard
Date de parution 22 août 2019
Nombre de pages 295 pages
Dimensions 19,00 cm x 14,00 cm
Poids 296 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-274038-1 - 9782072740381

4,5/5

Kittiwake

Le 11/11/2019

Par les routes, ce sont des décors. Avec un point de ralliement choisi par le narrateur, dans une petite ville du sud qui sert de point fixe à une cascade de départs et de rencontres. Des petites bourgades qui constituent le maillage rural de notre sol, on se délectera de leur nom, qui est le motif avoué de leur visite, pour le squatter de véhicules, héros de ce roman. (L'auteur connait-il l'existence de ce rassemblement annuel dans une petite ville de Bretagne, destiné à célébrer ces communes au nom improbable?) Ce sont aussi des personnages. Le narrateur, artiste, écrivain, éternel ado qui a cependant pris conscience du temps qui passe, sans pour autant rechercher à se créer des attaches stables. Un coucou sympa, mais un coucou quand même. L'auto-stoppeur, objet de toutes les questions, un type auréolé de mystère, cultivant le doute, et incapable de résister à l'appel du chemin. Il m'a tout de suite fait penser à Augustin Meaulnes, celui-là, éternel fugitif, créant le manque et semant le doute autour de lui. Un vrai romantique contemporain. Et puis les femmes, Jeanne, Marie, de belles personnes, qui donnent sans contrepartie, jusqu'au point de non retour. Il en naît une curieuse histoire, portée par la magie d'une écriture fluide, nimbée de poésie et de tendresse, qui m'a emportée presque malgré moi sur les traces laissées par le voyageur impénitent . Une belle découverte , qui vient d'être récompensée par l'attribution du Prix Fémina

ninachevalier

Le 25/09/2019

Le titre Par les routes fait écho à celui de Kerouac et convoque l'idée d'errance, de nomadisme, de voyages et de rencontres fortuites. Il y a des êtres croisés, côtoyés qui vous marquent au point de rester gravés dans votre mémoire. L'autostoppeur , « donquichottesque silhouette », que le narrateur écrivain Sacha a retrouvé quinze ans plus tard appartient à cette catégorie. Sacha brosse le portrait de cet ami d'adolescence et colocataire. Épris comme lui de liberté, il leva le pouce en sa compagnie avant que leurs routes divergent. On comprend qu'il s'en était éloigné, la relation devenant toxique. La fée hasard les réunit de nouveau quand Sacha, à la quarantaine, choisit de quitter Paris, désireux de changer son cadre de vie pour « retrouver la concentration » et mener à bien son roman. Il emménage dans un meublé dans cette ville du Sud, V., où le baroudeur invétéré est lui aussi installé avec femme et enfant. Inimaginables de telles retrouvailles ! Que ressent-on en pareil cas ? le passé défile et convoque de nombreux souvenirs communs. Sacha s'interroge sur ce besoin compulsif de rencontres, ce virus qui habite son ami retrouvé et note son énergie décuplée à ses retours. Mais ce dernier n'est-il pas en train de ruiner son couple à négliger ainsi sa famille ? Ne risque-t-il pas le naufrage ? Au début le téléphone permet un contact plus proche. Son fils, Agustin, les guette ces appels du paternel, puis il manifeste parfois une curieuse indifférence. Et à la longue, ils insupportent Sacha. Les cartes postales et les photos polaroid des automobilistes qui ont pris en stop ce père fugueur affluent ainsi que les lettres, souvent rédigées avec humour, jeux de mots. Ce sont les seuls liens avec Sacha (l'archiveur du voyageur) et sa famille qui permettent d'apprivoiser l'absence. Certes, par la correspondance qu'il entretient avec ses êtres chers, leur déclarant à distance son amour, « il parvient à conserver une place à leurs côtés », mais il semble avoir démissionné de son rôle de père, d'époux pour endosser celui de pigeon voyageur. le contact vocal n'est pas totalement rompu, le trio restant se met à téléguider l'autostoppeur sur des sites de leur choix : magnifique et émouvant échange entre le père et le fils suite à un dessin d'Agustin. Toutefois les envois semblent se tarir. « Un imperceptible effacement » s'installe. Reste en suspens la question du retour du nomade, ce qui crée agacement et tristesse chez Marie, qui, elle aussi, a besoin de souffler. Mystère quant aux mobiles de son absence d'une dizaine de jours. le récit devient haletant quand elle relate son escapade émaillée de rencontres. Cet interlude lui a permis de faire le point. Aime-telle toujours celui que Sacha compare à « un coucou, un tisserin qui fait son nid de ce qu'il rencontre » ou même à « une baleine qui refait surface plus loin qu'on ne l'imaginait » ? Marie va-t-elle s'autoriser à s'abandonner à un autre ? Peu à peu Sacha va combler ce vide de sa présence auprès de ceux qui restent. Une complicité se tisse avec le jeune Agustin. ( promenades, jeux, gardes) Une affinité grandissante le rapproche de Marie, traductrice, tous deux soucieux du mot juste. L'auteur insiste sur la nécessité de l'ascèse, « de la juste dose d'isolement » pour avancer dans le roman en chantier. Ce moment de solitude également indispensable pour Marie. Ne faut-il pas vivre avant d'écrire ? Mais l'équilibre de cette nouvelle vie à trois ne risque-t-il pas d'être menacé en cas de retour inopiné de l'autostoppeur ? le récit réserve surprises et rebondissements ! . L'errance de cet électron libre, mobile, interpelle. de quoi vit-il ? Trouve-t-il toujours son bonheur dans la griserie de la vitesse et de la liberté ? Est-ce pour lui une façon de «  secouer le fardeau de la routine » ? Va-t-il un jour revenir définitivement ? Personne ne connaît les pensées secrètes du drôle de «zouave », de «  ce doux dérangé ». Et Sacha de sursauter à chaque coup de sonnette ! Ce kaléidoscope de la France (des autoroutes et «  des vaisseaux secondaires ») qui se déroule comme en travelling, avec des arrêts images sur des libellules, des forêts, des plages, un goéland, suscite chez le lecteur une envie de partance. On se prend à rêver à l'énoncé d'une myriade de lieux aux noms pleins de poésie (Orion, Joyeuse, Beausoleil, Contes, Lançon : « le tremplin rêvé », La Flotte, Saint-Pompont...). Les déplacements étant en stop, une galerie de portraits d'automobilistes défilent en même temps que la radiographie des habitacles, ce qui permet d'avoir un miroir de la société empruntant ces routes. Une mixité des classes. « Un échantillon représentatif de la variété des hommes et femmes d'aujourd'hui ». Sylvain Prudhomme nous offre une traversée de l'Hexagone quelque peu atypique et erratique, car au gré des voyages en stop de celui dont la passion est restée intacte, de celui qui a une propension à la dromomanie. On avale les kilomètres, fait halte sur les aires de repos et stations service, arpente des villages, passe une soirée conviviale chez Souad, on s'abîme dans la contemplation des paysages dont le narrateur cartographie les charmes, on se recueille aux Éparges devant un champ de croix blanches, devant une plaque commémorative relatant la blessure de Genevoix. Lieu tristement célèbre où l'écrivain Pergaud a perdu la vie. En alternance mouvement, avec l'autostoppeur pour qui « partir est nécessaire à son équilibre », qui « avait toujours besoin que sa trajectoire en frôle d'autres et immobilité avec Sacha, devenu plus sédentaire, à l'heure du bilan de la quarantaine, cherchant, lui, à freiner, à retenir le temps. Ce qui donne un rythme saccadé en plus des phrases courtes. L'auteur signe un roman géographique, une invitation à sillonner, à notre tour, la France profonde, à la manière de Depardon. Un road trip sensoriel, à plusieurs vitesses, scandé par la musique (Cohen Nina Simone, ragas),la voix du GPS, traversé d'odeurs (d'ail, de tarte, de framboise, de café, de piment, de terre, de résine, d'herbes détrempées ou de térébenthine, de javel),nourri de multiples lectures ( Kundera, Mc Carthy, Levé, Lodili, Sau, Ponge). Une écriture frétillante de la vie. Sylvain Prudhomme explore la pérennité du couple, la fidélité, l'amour, la fiabilité de l'amitié. Il distille de nombreuses références à la fuite du temps : « Vivre c'est maintenir entier le petit nuage que nous formons, malgré le temps qui passe ». Il expose le processus de la genèse d'un roman, l'attente de voir jaillir « une fulgurance, récompense de mois de patience, d'obstination, de labeur, d'endurance ». Le tableau final apporte un regain de fraternité salvateur/jubilatoire dans ce rassemblement euphorique, digne de Woodstock. Serait-il là le bonheur dans cette chaîne humaine et son partage ? Dans cette même communion à repérer « la ceinture d'Orion ». Dans cette grande famille de l'Autostoppeur qui lui a fait « don de son hospitalité ». Un récit qui se termine en apothéose et qui ravivera les souvenirs de ceux qui ont pratiqué le stop dans leur jeunesse. Et si l'envie de barouder vous habite, sachez que l'auto-stop ressemble à la pêche : « Même patience, même délicatesse dans le coup de poignet, même absence de brusquerie. Même joie dans les prises » !

RITAB

Le 10/09/2019

« J'avais retrouvé l'autostoppeur il y a six ou sept ans, dans une petite ville du sud-est de la France,… » Ainsi démarre cette histoire où l'autostoppeur - jamais nommé autrement - nous embarque dans la France des autoroutes. le départ donc, synonyme de désir. le désir comme immanence. le tiraillement qui en résulte est le fil conducteur de cette histoire. Il y a celui qui part, et celui qui reste. Celui qui reste donc est Sacha, écrivain qui désire faire le vide dans une vie où il piétine, à l'aube de sa deuxième moitié de vie. Il emporte pour seuls bagages deux sacs et s'installe dans la ville V. avec une « envie de table rase. de concentration. de calme. » Quelques vêtements et livres auxquels il tient. « A V. je comptais mener une vie calme. Ramassée. Studieuse. Je rêvais de repos. de lumière. D'une existence plus vraie. Je rêvais d'élan. de fluidité. » Les deux se retrouvent à nouveau dans cette ville V. après une vingtaine d'années de séparation. L'autostoppeur a désormais une famille, une femme Marie et un fils Agustin, mais continue à prendre la route entre deux périodes où il accomplit un travail alimentaire sur les chantiers. Rien de solide et d'arrimé : « les charpentes... Les chantiers étaient longs, j'en avais marre… Je me suis mis à l'électricité, à la plomberie. » Et puis il repart. Il part, toujours sans but précis, il se « fiche d'arriver où que ce soit… Paris, ou Lille, ou Brest… que pour le plaisir. Pour le plaisir. » Il part sans perspective. Ou alors si, avec la perspective de rencontres, ces gens qu'il trouve « admirables » de l'avoir pris. Pour lui c'est le « critère suprême de l'hospitalité. » Il les prend en photo et accumule les polaroids de ces rencontres. Il y a cette rencontre avec cette fille belle « la peau fantasmatiquement blanche, les cheveux très noirs » qui a vécu une très belle histoire d'amour avec un Français et montre à l'autostoppeur une vigie « une tour en béton d'où on voyait très loin à la ronde ». Son amoureux et elle ont monté la garde à guetter tous les feux au loin, isolés sur cette tour. Lui part et Sacha reste. Se rapproche de la cellule familiale, de Marie et Agustin. Replonge dans son projet d'écriture dont le point de départ est « la fameuse ellipse du dernier chapitre de l'Education sentimentale. "Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l'étourdissement des paysages et des ruines, l'amertume des sympathies interrompues. Il revint"… toute une vie humaine réduite par l'accélération désinvolte de Flaubert à cela : un départ, un retour. » Lui, Sacha, décide « à rebours de Flaubert… de retenir le temps. » Son projet commence à frémir. A s'étendre. Il se satisfait d'une période d'attente par « ralentissement, par saturation, dilatation, restitution de chaque instant, de détails, d'images, de sensations, de réminiscences, d'associations. » Un jeu de séduction se déploie en parallèle. Des rapprochements entre lui et Marie, ou avec Jeanne rencontrée à V. S'ensuit l'assouvissement sexuel qui recrée le vide. le manque. Et la créativité qui attend que le désir se manifeste. le désir a ses cycles, et Sacha les laisse s'animer avec l'intensité qui leur incombe. Pendant ce temps l'autostoppeur qui fuit les charpentes continue à revenir à V. et à toujours lui souffler ce désir de départ, de voyager dans la vie réelle. « Un jour il faudra que tu écrives sur les habitacles de voiture, il me disait en se tournant vers moi devant son fils, comme si la répartition des tâches entre nous devait éternellement être celle-là, lui vivre, moi écrire, cela inéluctablement, sans que jamais ni l'un ni l'autre échappe à son destin. » L'habitacle donc, le ciel étoilé, les constellations sont les chefs-lieux de ce monde qui s'ouvre ou se ferme et limite le cerveau créateur de Sacha. le temps et l'espace, les deux dimensions que Sacha explore pour construire son oeuvre. Et des espaces parcourus, Sylvain Prudhomme en a visiblement parcouru beaucoup. Il nous livre de sublimes pages, une fabuleuse fresque de la France des autoroutes avec une langue riche, poétique. Sans emphase. Une langue qui évoque toutes ces rêveries et ces questionnements qui nous saisissent quand l'on voyage et colle le nez à la vitre et que l'on voit le paysage défiler. Vous ne les verrez plus défiler de la même manière après la lecture de ces pages. « La rambarde nationale vrai trait d'union de notre territoire… de la Provence aux Flandres, du Jura aux Landes… le trait horizontal d'une rambarde, et par-dessus la rambarde un clocher d'église qui glissait au loin ; la grappe de maisons d'un village déjà disparu, mangé par les boqueteaux d'arbres, ravalé par les courbes du relief, le brouillard, les tons pâles des collines et de la plaine. Et de nouveau alentour le vide, les champs, les sillons des labours. de nouveau cette toile semi-abstraite regardée mille fois sans y penser et pourtant infusée année après année en nous. Devenue si intime à nos sens qu'elle finissait par nous habiter, et si d'aventure nous franchissions les Pyrénées et passions en Espagne ou franchissions le Rhin pour entrer en Allemagne aussitôt nous le savions, un inexplicable dépaysement nous en avertissait, nous n'étions plus en France et tout de suite une voix nous le soufflait. » Celui qui part, c'est celui qui se connecte au monde « Il y a ceux qui tiennent au bord du fleuve, il répétait. Et il y a ceux qui sont le fleuve. » Et parce qu'au bout du voyage, du voyage de l'écriture, du voyage à proprement parler, il y a cette connexion au monde, parce qu'au bout du trajet s'effectue une fusion avec le monde, du moins quand un voyage est porté avec grâce et fougue, comme l'est ce livre, il est beaucoup question d'amour. D'amour entre les hommes. Il est également beaucoup question d'amour entre deux êtres, du lien qui se tend et s'étiole selon la proximité géographique. de l'amour parental. de ce basculement entre l'adulte libre de ses mouvements à l'adulte aliéné à une vie de parent. Avec l'enfant, « l'ogre », qui dévore le temps, réduit les possibilités de tracer toutes ces trajectoires d'avant. Il est aussi question du désir de l'autre à travers le regard d'une tierce personne. du désir qui s'accroît quand l'histoire d'amour navigue dans l'incertitude. Comme pour l'écriture d'un roman. Sans cesse Sylvain Prudhomme fait naitre sous sa plume cette énergie du désir créateur qui est certainement un thème central de ce livre. Une nouvelle de « Risibles amour » de Kundera est évoquée. Il est question également de tous ces autres que l'on rencontre en dehors de la cellule familiale. de l'importance de l'air extérieur, du risque d'étouffement dans la vie familiale autarcique. Et également de l'acuité de l'enfant qui voit tout et qui à travers une partie d'échec, fait comprendre qu'il sait ce qui se joue sous son toit. Et le manifeste clairement. L'écriture, la plume de Sylvain Prudhomme a le don de fédérer bien des lecteurs de différents horizons. Je vous ai conté une histoire de ce livre. Mais en réalité, j'aurais pu en conter une autre. Bien d'autres trajets sont possibles. Je vous invite donc à tracer le vôtre à travers ces routes que tous nous empruntons. de monter à bord de cette voiture-univers. Un livre que j'ai beaucoup corné et que je relirai. Une excellente lecture. Par les routes ; Sylvain Prudhomme ; Editions de l'arbalète Gallimard ; septembre 2019.

montmartin

Le 05/09/2019

Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui partent. Et ceux qui restent. Sacha le narrateur, un écrivain de 40 ans, a quitté Paris pour entamer une nouvelle vie. Il rêve de repos, d’une existence plus vraie. Il s’installe dans un village où il retrouve l’autostoppeur qu’il a connu il y a vingt ans. Marié à Marie, papa d’Augustin, il bricole à droite et à gauche, ni trop souvent ni trop peu, juste ce qu’il faut pour maintenir le juste équilibre, rapporter à la maison sa part de revenus. L’autostoppeur a toujours ce besoin de partir, c’est nécessaire à son équilibre, s’il reste trop souvent sans s’en aller, il étouffe. Le goût des rencontres, l’envie de connaître des gens, de voir du pays, d’aller traîner ses guêtres ailleurs. Il prend des photos des personnes rencontrées pour garder un souvenir et il les envoie à ses proches pour simplement dire qu’il va bien. Des phrases de quatre ou cinq mots, pas plus, qui donnent de la souplesse et du rythme au récit. Une écriture tranquille comme le cheminement du héros. Une ode aux chemins, aux routes, aux paysages et aux rencontres. Une histoire originale dont on ne connaît pas le nom du personnage principal simplement son surnom «#8201;L’autostoppeur#8201;». Un homme qui voyage sans but si ce n’est d’être par les routes, un appel irrésistible. Un beau récit sur l’éloignement. La quête sans fin d’un homme qui va s’effacer peu à peu. Un roman rempli d’amour, plein de délicatesse et de poésie qui vous donnera envie de prendre votre sac à dos et de partir sur les chemins. Les dernières pages sont magnifiques, un hymne au partage, au rassemblement.