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Mon père

de Grégoire Delacourt , date de sortie le 20 février 2019
« Ce monde ne sera guéri que lorsque les victimes seront nos Rois. »

Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu'un attentait à l'un de mes enfants. Quel père alors je serais. Q... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

« Ce monde ne sera guéri que lorsque les victimes seront nos Rois. »

Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu'un attentait à l'un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ?

G.D.

Après La Liste de mes envies et On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt nous interroge avec force sur notre propre humanité.

Caractéristiques

Titre Mon père
Editeur Lattès
Date de parution 20 février 2019
Nombre de pages 219 pages
Dimensions 21,00 cm x 13,00 cm
Poids 266 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-7096-6533-9 - 9782709665339

4,4/5

marina53

Le 30/05/2019

C'est plein de colère et de rage qu'Édouard pénètre dans le silence sépulcral de l'église. Bascule le bénitier, fracasse la Mère du Christ contre le mur, lance les vases, renverse les chaises, démembre les prie-Dieu, arrache les pages d'un missel, brise un vitrail. Une haine tournée vers l'église, la religion. Entendant tout ce raffut, un prêtre affolé bondit vers lui et lui demande les raisons de son geste. Ce à quoi Édouard, repensant à son fils, Benjamin, lui demande aussi pourquoi ? Pourquoi avoir fait ça à son fils ? Pourquoi l'avoir violé ? Pourquoi lui ? Le père de famille veut des réponses. Là. Maintenant. Ne veut aucune zone d'ombre. Des réponses, Édouard en aura... Aussi cruelles, violentes et inimaginables soient-elles... Grégoire Delacourt nous plonge dans un huis-clos aussi terrifiant qu'impensable. Durant 3 jours se confrontent le père et le prêtre qui a violé son fils. Parce qu'Édouard veut tout savoir, tout comprendre, quitte à se montrer violent, le prêtre n'aura d'autre choix que de se confesser. Ce roman paraît alors qu'un nouveau scandale de pédophilie éclabousse l'église catholique et que sort sur les écrans le film de François Ozon, "Grâce à Dieu'. Non seulement Grégoire Delacourt parle de pédophilie, aussi crûment et bestialement soit-elle, il aborde également divers thèmes tels que la vengeance, le pardon, la lâcheté humaine, la justice. Il entrecoupe, également, les confessions du prêtre avec les souvenirs d'Édouard. Souvenirs de son enfance au sein d'une famille très croyante et souvenirs des moments emplis de joie avec son fils. "Mon père" est un cri du cœur d'un papa qui n'a rien vu venir, un cri de révolte, d'indignation, d'horreur et de colère. Percutant, étouffant et bouleversant...

Annette55

Le 25/04/2019

Ce livre m’a été proposé par mon amie Marilyn de la médiathèque . Lu d’une traite l’histoire d’un père Edouard qui apprend que son fils Benjamin a été violé par un prêtre. S’ensuit une confrontation et un huit clos étouffant .... «  Pourquoi nous n’avons rien vu ? » Ce livre noir, coup de poing, violent, percutant , met des mots et quels mots ? sur un sujet explosif, tabou et cruel, des actes innommables, intolérables, indignes , destructeurs , une ignominie qui n’a pas de nom... Une provocation pour le lecteur , cloué par l’émotion—— indigné par ces monstruosités . La manière de traiter ce sujet, qui mêle la vie d’avant , celle du couple et la scission du récit où l’auteur insère des « paroles bibliques », l’histoire d’Abraham , ( bible, ancien testament ) interpellent. J’en ai été gênée . La chute de l’ouvrage m’a laissée pour le moins perplexe .... Un sujet sensible presque insoutenable , révoltant, sur lequel je n’ai pas envie de m’étendre tellement il est douloureux, un ouvrage étouffant difficile à oublier ...qui déstabilise ...

Ladybirdy

Le 13/04/2019

Si Mon Père n’était qu’un roman, qu’une histoire inventée de toutes pièces, je n’aurai probablement pas un océan de douleur salée dans les profondeurs de mes yeux noyés. Car il s’agit de l’histoire de trop nombreux enfants arrachés à la vie, à leur enfance et à la promesse. Notre Père qui est aux cieux, Ne nous soumet pas à la tentation, mais délivre nous du mal. Grégoire Delacourt signe un roman magistral sur les dérives perverses ecclésiastiques mais il signe surtout un portrait glaçant des rouages du silence. Mon père est un roman-tiroirs où grouille, tels des milliers de vers, toute la misère du monde. On ne met pas au monde un enfant pour le plonger dans l’horreur, non, on aspire pour lui à lui montrer combien le monde est beau, bon et juste. On va l’aimer du mieux que l’on peut cet enfant. On va l’aimer pour qu’il grandisse bien, pour qu’il s’épanouisse, pour qu’il soit heureux. Voilà le rôle d’un père. Édouard c’est ainsi qu’il prend à cœur son rôle de père auprès du petit Benjamin, dix ans. Si les parents peuvent sauver un enfant par l’amour écrira Delacourt, un enfant ne sauve pas ses parents par l’amour. Parce que l’enfant est arrivé avant qu’Edouard et Nathalie ne soient un couple, parce que Nathalie est volage et passionnelle, le couple ne tient pas. Dans ce divorce sans histoire, le petit Benjamin se met à changer. Insomnies, cauchemars, problèmes alimentaires,... On imagine que l’enfant réagit mal au divorce. Car bien évidemment, qui peut imaginer le pire ? Le pire est insoupçonnable. On n’en veut pas, on ne le voit pas, on ne l’entend pas, on ne l’imagine même pas. Parce que la confiance est là, parce que l’enfant se montre fragile, différent, réceptif à l’amitié, parce que l’enfant est insouciant, parce que la peau d’un enfant est chrysalide, douce, qu’un enfant est « séduisant et désirant », Mon Père use, touche, abuse et saccage. À vomir. Le silence est omniprésent. Taire l’horreur. Taire ce qu’un enfant ne peut comprendre. « Le silence est un assassin qui ne dénonce pas. Le silence est le seul refuge des enfants quand ceux qui devaient inconditionnellement vous aimer vous ont trahi. » Pas un mot de trop. Comme une histoire vraie qui fait mal, c’est cela Mon Père. Horriblement mal pour tous ces enfants sacrifiés au nom de la jouissance d’hommes de dieu qui sous la joute de lois de chasteté, cherchent le plaisir dans les peaux jeunes. Un roman fort, qui trouverait sa place sur les planches d’un théâtre tant les scènes entre Édouard et le Père sont intenses et bouleversantes dans un huit-clos insoutenable. Grégoire Delacourt expliquera dans une interview qu’il lui a fallu du temps pour mûrir ce roman, qu’il était là Mon père, mais qu’il n’était pas prêt. Élevé dans la foi de Dieu et les préceptes chrétiens, il a vu enfant, les jeux auxquels s’adonnent les prêtres. Il a vu cet enfant revenir de la chambre du prêtre et pleurer sous sa couverture. Et lui priait que son tour n’arrive pas. Un roman nécessaire pour mettre toute la lumière sur ces immondices au sein des églises. Un roman qui ne prétend pas guérir mais qui rappelle que trop d’enfants seront à jamais damnés du paradis. Un roman où Dieu, je l’espère, pleure des larmes de sang de voir le monde de dégénérés qu’est devenu son paradis. Amen.

isabelleisapure

Le 31/03/2019

Je lis régulièrement Grégoire Delacourt appréciant l’humour, la douceur et la légèreté dont ces textes sont souvent empreints. Même si je lui reconnais un talent certain pour s’immiscer dans la psychologie féminine, je dois avouer qu’aucun de ses romans ne m’a bouleversée. J’ai passé en leur compagnie de bons moments de lecture ce qui est déjà très satisfaisant. Dans ce nouvel opus, l’auteur délaisse les arcanes de la pensée féminine pour se glisser dans le cœur d’un papa. En ouvrant « Mon père », sans prendre connaissance du sujet traité, j’ai reçu un coup de poing dans le cœur dès les premières pages. J’ai continué ma lecture en apnée, hypnotisée par la violence des mots, des phrases pour décrire l’horreur absolue qui hante un père dont l’enfant a été victime d’un prêtre qui avait pour mission de le protéger. C’est la vengeance de ce père que nous décrit Grégoire Delacourt, dans le huis clos d’une église, nous assistons à une confrontation dont la violence n’a d’égale que l’horreur du crime commis. Certaines scènes sont insoutenables mais ô combien compréhensibles et excusables de la part d’un homme fou de chagrin. Grégoire Delacourt signe un texte magistral en s’emparant d’un sujet aussi difficile que la pédophilie au sein de l’église. Merci Monsieur Delacourt d’avoir réussi par votre talent à trouver les mots pour écrire ce livre « coup de poing », un livre fort, engagé et nécessaire. Merci à NetGalley et aux Editions #MonPère #NetGalleyFrance

saphoo

Le 30/03/2019

Quelle puissance ce bouquin, on le lit d'une seule traite quasi. Au delà du sujet principal et bien en vue actuellement, j'ai souligné des réflexions très intéressantes. Notamment les limites de la justice, de la religion, et des parents. Une très belle réflexion justement sur le pouvoir de protection des parents, l'amour et comment un parent vit cette violence faite à son enfant, comment le ramener dans un monde d'insouciance après de telles horreurs j'ai noté cela : "Si un enfant n'a pas le pouvoir de sauver l'amour de ses parents, l'amour de ses parents peut le sauver." J'ai bien apprécié aussi le sujet sur la justice qu'elle ne sert pas à la victime par exemple , le pardon à quoi peut il être utile pour la victime etc... Et bien sûr le silence dans lequel se réfugie la victime, mais aussi ceux qui savent et ne dénoncent pas, ferment les yeux, sujet d'actualité, la religion n'est pas une terre protégée , elle a elle aussi ses limites. Si l'histoire est puissante de part les faits mais aussi de part la plume. Tout parent qui lit ce livre se sent quelque peu concerné, car tout parent tremble pour son enfant, mais quand l'irrémédiable est fait, comment faire face ? Vengeance, impuissance. Tout cela est très bien mis en scène dans ce roman. Un très bon bouquin de réflexions avant tout sur un sujet tabou, caché depuis de trop nombreuses années dont il est grand temps de mettre à la lumière et que justice soit faite.