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Les yeux rouges

de Myriam Leroy , date de sortie le 14 août 2019
Il s'appelait Denis. Il était enchanté.

Nous ne nous connaissions pas. Enfin, de toute évidence, je ne le connaissais pas, mais lui savait fort bien qui j'étais.

Une jeune femm... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Il s'appelait Denis. Il était enchanté.

Nous ne nous connaissions pas. Enfin, de toute évidence, je ne le connaissais pas, mais lui savait fort bien qui j'étais.

Une jeune femme reçoit un message sur Facebook. C'est l'amorce d'un piège suffocant à l'heure du numérique, quand la fatalité n'a d'autre nom qu'un insidieux et inexorable harcèlement.

Dans ce roman âpre, où la narratrice ne se dessine qu'au travers d'agressions accumulées, de messages insistants, où l'atmosphère étouffante s'accentue à mesure que la dépossession se transforme en accusation, Myriam Leroy traduit avec justesse et brio l'ère paradoxale du tout écrit, de la violence sourde des commentaires et des partages, de l'humiliation et de l'isolement, du sexisme et du racisme dressés en meute sur le réseau.

Caractéristiques

Titre Les yeux rouges
Auteur Myriam Leroy
Collection Cadre rouge
Editeur Seuil
Date de parution 14 août 2019
Nombre de pages 187 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 250 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-02-142905-3 - 9782021429053

4,3/5

AnneClaire29

Le 26/12/2019

Il s'appelait Denis et il a fait vivre un véritable enfer à une journalise de la radio pendant plus de trois ans. Comment ? En se croyant impuni derrière son écran d'ordinateur. Le début de l'histoire est somme toute banale avec un message en privé envoyé par Denis à la journaliste sur son compte Facebook puis d'autre suivrons. Cette dernière va répondre rarement mais quand même, cela permet d'entretenir un lien... enfin surtout pour Denis. Et puis, ils ont une quarantaine d'amis en communs donc elle l'accepte comme "ami" sur son compte. Les messages sont cordiaux mais très vite Denis devient insistant pour qu'ils se rencontrent dans la vraie vie devant un verre, un café, un déjeuner ou un dîner. Les propositions évoluent au fil des messages, mais cela en tout bien tout honneur car il est marié et n'a aucunes intentions cachées ! Mais dans ces messages Denis instille aussi de sa vie, de ses ressenties sur ce qu'il pense, sur ce qu'elle a dit dans son émission radio, ... Ces messages pourrissent la vie de notre journaliste, lui sapent le moral. Ses amis lui disent de le virer, qu'elle ne risque rien, alors elle l'enlève de ses contacts une fois puis une seconde fois. Et là sa vie devient un enfer et sa santé physique et moral en pâtissent, Denis l'a prend en grippe, poste des messages haineux, la dénigre, trafique des photos d'elle. Il fait de sa vie un harcèlement perpétuel sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter surtout). C'est la journaliste qui nous relate de A à Z ce qu'elle a vécu. Comment elle a essayé de tenir Denis à distance sans le rejeter car elle sentait que tout ça pouvait partir en vrille. Comment elle a essayé par tout les moyens de trouver un médecin pouvant soigner ses maux dont ces yeux qui deviennent perpétuellement rouges lorsque le harcèlement s'installe, et combien de charlatan elle a puis rencontrer et qui ont profiter de la situation ou essayer. C'est un roman dans l'air du temps mais aussi qui fait réfléchir mais qui fait peur aussi car la justice est bien pâlichonne dans les réponses judiciaires qu'elle peut donnée. Par contre, je n'ai pas vraiment compris les 4 dernières pages. Est-ce qu'il faut les voir comme une victoire de Denis qui arrive à ses fins (et alors là c'est à glacer le sang) ou est ce que tout cela est une affabulation (mais alors quid des preuves données pour les plaintes et aux avocats) ?!

chocoladdict

Le 24/09/2019

Denis s’ennuie au travail, Denis s’ennuie aussi dans la vie. Denis pense que c’était mieux avant, qu’aucune femme n’est à la hauteur de sa mère. Il exècre Marion Cotillard et tape sur les médias, les émigrés, le cinéma français, les politiques. …Denis fait une fixette sur une journaliste radio et la contacte via Facebook pour une interview pour son blog. Au début il la flatte, il se confie. L’obsession semble progressive, le harcèlement commence à petits pas puis va crescendo dans Les yeux rouges. Myriam Leroy, qui a été victime de ce harcèlement, choisit un procédé stylistique particulier pour faire vivre aux lecteurs son harcèlement : elle raconte l’histoire en adoptant toujours la voix d’une tierce personne. Celle de Denis, celle des amis à qui elle se confie, celle de son amoureux, celle des avocats, celle des policiers quand elle porte plainte…Cela donne l’impression qu’elle est extérieure, instrumentalisée, que chacun réfléchit à sa place, lui dit comment réagir tout en minimisant les faits. Les yeux rouges : La victime, un peu coupable, non ? Je me suis surprise en tant que lectrice à finir par penser « Pourquoi ne quitte-t-elle pas les réseaux sociaux ?' » (Comme l’a fait Christophe Willem, après avoir reçu des dizaines et des dizaines de messages homophobes) comme si, en somme, c’était elle la coupable. L’idée selon laquelle elle a forcément un peu provoqué ce défoulement, déferlement de haine chez Denis revient dans la bouche de ses amis. Elle est quand même un peu responsable comme quand on entend d’une femme violée qu’elle avait du s’habiller d’une manière provocante. La jeune femme est cernée, elle reçoit menaces de viol et de mort (mais son mec s’en fout et ses amis lui conseillent de ne pas y prêter attention !). Le passage sur son dépôt de plainte auprès de la police est aussi stupéfiant que les réponses de la justice. Alors son corps craque. Baladée de spécialistes en spécialistes (chacun se disant capable de la guérir), l’auteur suggère combien la souffrance peut devenir une formidable machine à faire du fric. » Tous ces charlatans qui se nourrissent à la mamelle de la détresse humaine.« . Les yeux rouges : Des émoticons et de la haine A travers Les yeux rouges, Myriam Leroy montre bien comment la parole sous couvert de pseudonymes, d’avatars et d’une profusion d’émoticons, s’autorise à être haineuse. Denis considère sa victime comme quelqu’un qui lui appartient, quelqu’un sur qui il a des droits, quelqu’un sur lequel il se projette du fait qu’elle soit une personnalité publique. On pourrait conclure pour se rassurer qu’il est dérangé mais chacun de ses -excusez-moi du terme- « dégueulis verbaux », est suivi d’une déferlante de commentaires parfois encore pires. Il y aussi une phrase que j’ai trouvé particulièrement frappante dans ce roman, car l’argument de la misère sexuelle revient très souvent dans les discours pour expliquer (ou justifier ?) les agressions des femmes par les hommes : Il faut dire que les statistiques que j’avais pu tirer de mes expériences personnelles d’enquiquinement dans la rue ou sur internet, montraient que les hommes vexés deviennent hargneux, mauvais, qu’ils se mettaient à mordre la main à laquelle une seconde auparavant ils réclamaient une caresse, et que tous vous diront que c’est la faute à Jenny, à Agathe, à cette fille qui lui avait fait croire à 14 ans qu’elle voulait bien alors qu’elle voulait pas, tous vous diront qu’au fond d’eux ils sont toujours ces petits garçons humiliés par ces filles méchantes et calculatrices, et tout en reprenant leur refrain sur cette épidémie de diablesses nous porterons un regard bienveillant sur ce que nous appellerons la « misère sexuelle » de ces pauvres bougres, comme si la sexualité des garçons était un dû et que ne pas s’y soumettre conduisait forcément à des drames dont ils n’étaient pas tout à fait responsables. Les Yeux Rouges m’a laissé à la fois sans voix et pleine d’interrogations sur l’état de notre société. La littérature peut-elle changer les choses ? En tout cas vous verrez forcément le harcèlement 2.0 différemment en refermant ce roman implacable et suffocant.

Bazart

Le 15/09/2019

Une chroniqueuse de radio publique ( dont on connaitra jamais le nom) reçoit un message facebook émis par un certain Denis, qui alimente parralèlement une page " Denis la menace", dans lequel il donne ses coups de gueule contre l'ehstablissement et le politiquement correct. Marié, père d'un fils de 50 ans, punk anar de convictions, Denis semble plutôt courtois dans ses premiers échanges à l'égard de son interlocutrice, si ce n'est qu'il semble afficher déjà une drague sexiste un peu lourdaude et qu'il a le mauvais goût d'illustrer tous ses propos d'émojis particulièrement puérils. Sauf que rapidement, devant le peu de réaction de la jeune femme, Denis va devenir une véritable menace qui va rendre notre journaliste de plus en plus craintive et apeurée. Les yeux rouges raconte une histoire très contemporaine de harcelement en ligne. La romancière belge Myriam Leroy, à qui cette tragédie est vraiment arrivée il ya quelques années, raconte de façon vraiment singulière ( tout en discours rapporté ) le mécanisme implacable du harcèlement en ligne, mettant le lecteur dans une position particulièrement incorfortable.. La violence virtuelle fait elle aussi mal que la violence physique? Peut-on blâmer la lacheté et le manque d'implication des proches, des institutions ( judiciaires, policières, médicales) qui n'ont jamais vraiment pris le pouls d'un phénomène récent assez impalpable? Est-ce que la liberté d'expression véhiculée par les réseaux sociaux n'engendre t elle pas un reflux de haine et de discours xénophobe et liberticide qui était mieux enfoui auparavant? Est ce que l'affaire Weinstein, dont les effets va permettre de lutter plus efficacement contre ce harcèlement odieux dont sont vicitimes les femmes? Dans « Les yeux rouges », Myriam Leroy installe son histoire sans aucune ostentation, avec une énergique et efficace sobriété, ajoute au délétère, au toxique de la situation. Dans ce récit bref et implacable, Myriam Leroy tente de répondre à ces interrogations sans jamais porter de jugement et de réponses toutes faites. Surtout, elle dénonce ce mécanisme insidieux et implacable de l’agression tellement humiliante de ce harcèlement en ligne et pose un regard indirect qui lui donne une dimension mi ironique mi distanciée et instaure un climat aussi opressant que paranoïaque. Un excellent roman, dont la sélection dans les 15 romans du prix Médicis fait bien plaisir et semble totalement méritée ...

nathavh

Le 09/09/2019

Second roman de ma compatriote Myriam Leroy. Journaliste, chroniqueuse radio, célèbre dans mon pays, elle nous livre ici un récit glaçant, angoissant sur un sujet qu'elle connaît bien pour en avoir malheureusement été victime il y a quelques années, bien avant l'affaire Weinstein... le harcèlement. "Il s'appelait Denis. Il était enchanté. Nous ne nous connaissions pas. Enfin, de toute évidence, je ne le connaissais pas; mais lui savait fort bien qui j'étais" C'est comme ça que cela commence via un message Facebook. Plusieurs connaissances communes, elle accepte le contact, répond poliment. Et c'est parti, plus moyen de s'en faire quitte ! Denis lui raconte une partie de sa vie, de ses émotions. Il l'encense, parsème ses textes d'émoticons en tout genre #128520;#128540;#128538;#128525;#128585;#128588;#128169;#128157;#128515; Elle aurait dû se méfier, cet employé de l'administration marié et père de famille a aussi une page "Denis la Menace" dans laquelle il est souvent très acerbe sur la société, ok mais ne l'est-elle pas elle-même dans ses chroniques. #128519; Les messages sont de plus en plus intrusifs. Salomé, sa copine ne comprend pas pourquoi elle hésite à le virer de ses potes, à le bloquer, le bannir. De quoi a-t-elle peur ? De représailles ? Elle se décide enfin à l'éjecter, Denis lui envoie un SMS avec son téléphone, sans rancune mais c'est bien méconnaître Denis qui s'en prend maintenant à son compagnon via des commentaires sur Twitter. Cela devient infernal pour la narratrice, propos sexistes, racistes.. Mais pourquoi ce besoin de venir regarder les réseaux sociaux ? Un vrai phénomène qui perturbe le cours de nos vies ? C'est un véritable sujet sociétal qui est mis en avant par ce récit. Denis n'en restera pas là, une plaie ce gars, propos injurieux, photos détournées, obscènes... la situation deviendra invivable d'autant plus que personne ne la prend au sérieux, personne ne lèvera le petit doigt pour lui venir en aide. Inefficacité de la justice, plainte classée sans suite et pire la victime est en ligne de mire et devient l'accusée. Une atmosphère oppressante, étouffante qui nous laisse imaginer ce que ressent une victime de harcèlement. Le pire, les commentaires partagés et les like des internautes accentuant le tout. Humiliation, isolement, sexisme et racisme sont bien mis en évidence par une écriture acerbe, cash, jeune et actuelle ponctuée du vocabulaire du web. Un roman très contemporain qui nous décrit parfaitement la sphère du harcèlement et ses conséquences dans la sphère interne. C'est un livre violent car il met mal à l'aise, il permet vraiment à la lecture de ressentir le harcèlement. La plume est adaptée au contexte car c'est la langue du harcèlement et du harceleur qui est retranscrite. J'ai aimé la structure originale se basant sur les messages du harceleur et les propos de l'entourage ne reprenant jamais les propos de la narratrice, seulement dans la dernière partie sous forme de nouvelles. Une partie très forte que j'ai particulièrement appréciée. J'ai commencé la lecture en début de soirée et n'ai pu le poser qu'arrivée au terme, c'est haletant, on veut connaître l'issue. Ma note : 8.5/10

8tiret3

Le 31/08/2019

La narratrice, chroniqueuse pour la radio nationale, reçoit un message sur Facebook de la part de Denis, alias Denis la Menace, qui poste sur les réseaux sociaux des critiques de films et, parfois, ses opinions sur la société d'aujourd'hui. La jeune femme répond aux premiers messages de l'homme qui la rassure sur ses intentions puisqu'il est « en couple depuis perpète et pour perpète, en ménage oui, emoji clin d'oeil et fier papa d'un fiston de 7 ans ». Quand, lassée par l'insistance de l'inconnu qui tente vainement de la convaincre de le rencontrer IRL et irritée par les opinions qu'il étale sur les réseaux sociaux, elle décide de mettre un terme à leurs échanges — qu'elle s'est pourtant efforcée d'alimenter le moins possible, espérant que la conversation s'éteindrait d'elle-même —, Denis, vexé, s'ingénie à lui pourrir la vie à coup de photomontages et autres propos diffamatoires. Denis n'accepte pas d'être éconduit et il tient à le faire comprendre à sa victime, dont la douleur psychique va s'accroître continuellement jusqu'à impacter sa santé physique ; l'inquiétude dans laquelle elle vit lui irrite les yeux et lui cause une infection qu'elle va tenter d'éradiquer tout au long du récit. C'est donc un roman sur le cyberharcèlement, dont elle a elle-même été victime, que nous balance Myriam Leroy avec la force d'un coup de poing dans l'estomac. J'ai lu les 187 pages en apnée, ne lâchant le livre que lorsque c'était vraiment nécessaire (apparemment, être au bord de la nausée et de l'étouffement n'empêche pas de devoir se nourrir). Si le fond du roman est aussi percutant, ce n'est pas uniquement à cause de la violence subie par la narratrice, qui découvre quotidiennement les images obscènes et les propos insultants que postent Denis et les personnes qui y réagissent. Ce n'est pas non plus seulement dû au fait que nous sommes, nous les lecteur·rice·s impuissant·e·s face au déferlement de haine dont est victime la journaliste, conscient·e·s que les faits dépeints dans Les yeux rouges sont le lot de nombreuses femmes. Ce qui donne tant de puissance au texte de Myriam Leroy, c'est la façon dont il nous est livré. L'autrice a choisi de raconter cette histoire de harcèlement en retranscrivant les messages reçus par la narratrice, ainsi que les avis et conseils qui lui sont prodigués par son entourage, les avocats et les médecins, par le biais du discours indirect. Cette façon de nous faire connaître les mots des autres personnages en passant par la voix de la narratrice produit deux effets qui ne manqueront pas d'impressionner le·la lecteur·rice. D'une part, cela nous rappelle que ces mots durs, destinés à blesser, sont reçus par une personne. On sait qu'on a tendance à séparer ce qui se passe sur les réseaux sociaux de la vie réelle, l'omniprésence de la narratrice nous permet alors de réintégrer les messages de Denis et les commentaires de ses comparses dans la réalité. Paradoxalement, bien que la narratrice soit rappelée sans cesse aux lecteur·rice·s par l'écriture à la première personne, l'utilisation du discours indirect comme unique façon de raconter tend à la faire disparaître. Pendant la majorité du roman, nous ne savons rien de ce que la jeune femme répond à Denis ou à ses amis, nous n'avons accès à sa détresse que par déduction, grâce à ce qui lui est dit. Cette invisibilisation de la narratrice et de son ressenti correspond à celle de la victime dans de nombreux cas de harcèlement ou de violences sexistes. Qu'elle demande des conseils à ses amis ou qu'elle cherche le soutien de la justice, le discours de la narratrice n'est pas important ; il est toujours accepté pour mieux être contredit, quand il n'est pas tout simplement balayé d'un revers de la main. Les autres savent mieux, ont plus de recul, comprennent ce qui échappe à la victime ; elle n'aurait pas dû répondre, elle aurait dû faire autrement, elle a sans doute cherché ce qui lui arrive. Myriam Leroy cristallise dans son roman tous les discours tenus aux victimes, de la marque du soutien à l'exaspération en passant par la leçon de morale. Après une habile mise en abyme qui laisse entrevoir les doutes qui ont probablement assailli l'autrice pendant la rédaction de son roman, le ton change : la narratrice reprend la parole pour elle-même, laisse exploser sa colère aux yeux et à la face des lecteur·rice·s, histoire de marquer leur mémoire au fer rouge avant de conclure, de leur faire prendre conscience que, non, il n'y a pas de demi-mesure dans des cas comme celui-là. Les yeux rouges, par sa force et l'intelligence de sa construction, a terminé de conférer à Myriam Leroy une place de choix dans mon cœur de lecteur, la faisant rejoindre notamment Thomas Gunzig et Jérôme Colin, ses confrères de la RTBF, dans le rang des auteur·rice·s dont j'attends les nouveautés avec impatience.