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Les victorieuses

de Laetitia Colombani , date de sortie le 15 mai 2019
Les victorieuses

Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn out. Acceptant une mission bénévole d'écrivain public, elle est envoyée au Palais de la Femme, vaste foyer... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Les victorieuses

Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn out. Acceptant une mission bénévole d'écrivain public, elle est envoyée au Palais de la Femme, vaste foyer au coeur de Paris. Les résidentes s'appellent Binta, Sumeya, Cvetana, Salma ou la Renée et viennent du monde entier. Lorsqu'elles voient arriver Solène, elles se montrent méfiantes. Solène vacille mais s'acharne, bien décidée à trouver sa place auprès de ces femmes aux destins tourmentés...

Un siècle plus tôt, Blanche Peyron oeuvre en faveur des démunis. Elle a voué sa vie à l'Armée du Salut et rêve d'offrir un refuge à toutes les exclues de la société. Le chemin est ardu, mais Blanche ne renonce jamais.

Laetitia Colombani donne vie à ces Victorieuses anonymes, à Blanche l'oubliée, à toutes celles qui refusent de se résigner. Un hymne à la solidarité prodigieusement romanesque.

L'AVIS Du libraire

L'avis de Christine, de l'Espace Culturel de Gonfreville l'Orcher :
"Une histoire forte sur les femmes et la solidarité... Les unes sont en détresse et les autres aspirent à les aider. Un livre qui rend meilleur... "

Caractéristiques

Titre Les victorieuses
Editeur Grasset
Date de parution 15 mai 2019
Nombre de pages 221 pages
Dimensions 21,00 cm x 15,00 cm
Poids 280 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-246-82125-0 - 9782246821250

4,3/5

Cancie

Le 31/01/2020

À la sortie d'une audience, à Paris, sous les yeux de son avocate, Solène, 40 ans, et sans que celle-ci ait le temps d'intervenir, Saint Clair se suicide en enjambant le garde-corps et en sautant de la coursive du sixième étage du palais, ceci à la suite d'une décision sévère du juge à son encontre. Solène, "une excellente avocate, travailleuse, perfectionniste, consciencieuse" s'effondre et une dépression profonde s'installe. Elle ne pourra retourner au cabinet. Le psychiatre lui suggère alors, outre les médicaments, et pour éviter la dérive de faire quelque chose pour les autres et pourquoi pas du bénévolat. Après quelques recherches, une petite annonce pour une mission d'écrivain public dans un foyer pour femmes en difficulté, le "Palais de la Femme" va attirer son attention. Parallèlement à cette histoire, à Paris toujours, mais environ un siècle plus tôt, c'est l'histoire de Blanche et Albin Peyron que nous conte Laetitia Colombani. Ce couple parvenu au sommet de la hiérarchie de l'armée du salut n'aura de cesse d'œuvrer pour subvenir au besoin des plus démunis et lorsque Blanche apprendra qu'un hôtel vide de 743 chambres est en vente, elle mettra toute son énergie, négligeant même sa propre santé pour trouver la somme plus que considérable nécessaire pour le racheter et offrir ainsi un toit à toutes ces femmes exclues de la société et ouvrir ainsi "Le Palais de la Femme". Ce Palais recueillera toutes celles qui ont subi la violence, le rejet, la rupture, la pauvreté. C'est donc le destin croisé de ces deux femmes que va narrer Laetitia Colombani dans Les victorieuses, deux femmes passionnantes, étonnantes, généreuses. Elle va naviguer entre ces deux périodes, 1925 et aujourd'hui de manière étonnante. C'est avec le burn-out, cette maladie contemporaine due au surmenage professionnel, qui ne prévient pas, que l'auteure va amener son personnage Solène à se tourner vers les autres pour vivre une autre vie et oublier le contexte qui l'y a conduit. Ce sera pour elle une véritable thérapie. Elle va se sauver en aidant d'autres femmes qui, elles-mêmes, l'aideront. Cette étape de la vie de notre avocate est très bien décrite de même que les conséquences du choix de ce métier qui n'était pas sa vocation, mais très fortement conseillé par ses parents. Quant à Blanche Peyron, cette femme extraordinaire née en 1867, elle va tout quitter pour s'enrôler dans l'Armée du Salut et consacrer sa vie aux plus démunis aux côtés de son mari Albin. En 1925, elle parvient à réunir les fonds nécessaires pour acheter un grand hôtel de la rue de Charonne afin d’y loger des femmes dans la précarité. Celui-ci sera nommé Le Palais de la Femme et sera inauguré le 23 juin 1926.. Laetitia Colombani nous fait donc découvrir comment un grand hôtel mis en vente a pu devenir ce Palais de la Femme, où de nombreuses vies seront sauvées grâce au courage incommensurable de cette femme admirable qui a voué sa vie aux autres et a su « déplacer des montagnes » pour parvenir à la réalisation de son projet. Dans le même roman, presque cent ans plus tard, elle nous fait entrer dans ce même lieu où des femmes, toujours, luttent pour leur dignité et refusent de se résigner. Ce roman a le grand mérite de remettre en mémoire cette femme hors du commun qu'était Blanche Peyron. J'avoue, pour ma part, que je ne la connaissais pas et que l'histoire de ce Palais de la Femme m'était totalement inconnue. C'est un roman, on ne peut plus contemporain, où le courage et la solidarité apportent lumière et espoir. Les Victorieuses sont toutes ces femmes qui, jamais, ne baissent les bras et à qui Laetitia Colombani, dans un récit simple, rend un bel hommage. Un livre empli d'humanité !

Jmlyr

Le 29/01/2020

J’avais lu #8201;La tresse, roman que j’avais apprécié pour son sujet et la place de la femme dans diverses parties du monde. Dans Les Victorieuses, j’ai retrouvé le style propret et facile à lire de Laetitia Colombani, mais j’ai surtout découvert l’histoire incroyable d’une femme du siècle dernier. Blanche Peyron, une détermination indéfectible et une vie tournée vers les autres, depuis son plus jeune âge, vers les plus démunis, puis surtout vers les femmes. Elle serait la créatrice de l’Armée de Salut en France, et aurait surtout permis l’ouverture du Palais de la femme à Paris dans les années 20. J’ai vécu à Paris et je n’avais jamais entendu parler de ce monument dédié à l’accueil des femmes en grandes difficultés. Bien sûr, derrière l’auteure, il y a la scénariste réalisatrice, et je parie que ce livre sera adapté au cinéma, ce qui ne serait pas pour me déplaire selon le casting#8201;!

Fandol

Le 04/11/2019

Quelle bonne idée a eu Laetitia Colombani de sortir de l’oubli Blanche Peyron ! Avec Les victorieuses, l’auteure de La tresse m’a emmené dans une double histoire, celle de Blanche et d’Albin, son mari, premier quart du XXe siècle et celle de Solène, aujourd’hui. Ces deux vies sont reliées par un bâtiment parisien : Le Palais de la Femme situé au 94, rue de Charonne, dans le 11e arrondissement. Je dois reconnaître que j’avais une idée très incomplète de l’action menée par l’Armée du Salut pour avoir vu, à la période de Noël, au centre de Valence, dans la Drôme, un trépied avec une cloche agitée par quelques personnes en uniforme, tentant de récolter de l’argent. Cela s’arrêtait là et l’action de cette organisation motivée par la religion, basée sur la Bible ne m’attirait guère. Voilà qu’un roman vient combler de sérieuses lacunes et rappeler tout ce qu’a entrepris l’Armée du Salut en faveur des déshérités et des femmes en particulier. Avec le fondement religieux de l’organisation, il y a l’organisation militaire voulue par son fondateur, en 1878, le pasteur anglais, William Booth. Avant ce retour dans une histoire trop vite oubliée, Laetitia Colombani s’attache aux pas de Solène, brillante avocate, dont la carrière est brisée par un drame : son client qui vient d’être condamné, se suicide en plein tribunal ! De plus, Jérémy, avec qui elle formait un couple moderne, a rompu. La voilà en pleine dépression. Alternant vie de Solène avec l’histoire de Blanche et le développement de l’Armée du Salut en France malgré beaucoup d’obstacles, l’auteure mène bien son roman avec son style tout en simplicité et efficacité. J’ai été horrifié par les conditions de vie dans Paris, en 1925 mais je me dis que les progrès ne sont pas si évidents aujourd’hui. Ce livre attire aussi l’attention sur les sans-logis, nommés un peu trop vite SDF, devant lesquels nous passons avec trop d’indifférence. Laetitia Colombani m’a fait prendre conscience de plusieurs drames humains hélas trop fréquents. Elle m’a fait partager l’histoire de Cvetana, puis de Binta, de Salma, de Cynthia et d’Iris, grâce à Solène devenue écrivain public au Palais de la Femme où sont accueillies des femmes victimes de violences, de rejet, de pauvreté. Enfin et surtout, ce livre conte la bataille extraordinaire remportée par Blanche et Albin pour réussir à acheter cet immense hôtel de 743 chambres : vide ! Cette femme a sacrifié sa santé pour venir en aide aux plus démunis, pour restaurer et ouvrir « un Palais pour panser les blessures et se relever ». Après bien des difficultés pour réunir l’argent nécessaire, Le Palais de la Femme est inauguré le 23 juin 1926 et fonctionne toujours aujourd’hui. Blanche et Albin Peyron reposent dans cette chère terre d’Ardèche, à Saint-Georges-les-Bains. Je l’ai appris en lisant Les victorieuses. Merci Laetitia Colombani !

cicou45

Le 20/10/2019

J'avais adoré "La Tresse" du même auteure et cet ouvrage a été à la hauteur, voire peu-être même plus, de mes attentes (en fait oui, car en réalité, je ne m'attendais à rien si ce n'est à passer un agréable moment de lecture, ce qui fut bel et bien le cas). C'est drôle car j'ai assisté il y a quelques jours à une formation sur "la rentrée littéraire", où notre formatrice, une libraire, nous disait justement que dans le foisonnement des livres sortis officiellement pour cette rentrée de septembre, il y en avait beaucoup qui se penchaient sur le rôle de la femme dans la société en lu rendant hommage. Bien que celui-ci soit paru un peu avant, il n'y fait pas exception. Dans ce dernier, comme pour son précédent ouvrage, l'auteure nous fait découvrir plusieurs portraits de femmes :celui de Blanche Peyron, fondatrice du Palais de la Femme à Paris dans les années '20 pour les femmes sans abri et celui de Solène, une avocate d'une quarantaine d'années qui a fait un burn-out suite au suicide de l'un de ses clients qu'elle n'a pas su sauver. Avec la dépression et le dégoût de soi qui s'en est indubitablement suivie, Solène a perdu toute confiance en elle et surtout son goût de la vie et sa rage de vaincre. Sur les conseils de son psy, elle décide de faire un effort et de se lancer dans une oeuvre de bienfaisance et son parcours va la mener directement vers ce Palais de la femme où elle doit se rendre une heure par semaine en tant qu'écrivain public pour aider toutes ces femmes, toutes venues d'horizons différents, issues de culture différentes mais qui ensemble, même si elles ne savent pas lire ni écrire la langue de leur terre d'accueil, ont retrouvé un peu d'espoir grâce à cette terre qui les a accueilli. Certes, la vie est loin d'être facile car du moins, même si elle l'est en apparence pour elles, le déchirement est parfois plus cruel lorsqu'elles pensent à tous ceux qu'elles ont du laisser derrières elles et qui sont restés chez elles, dans leur pays. Ce n'est certainement pas le cas de toutes car chacune a son propre parcours de vie mais c'est justement au contacte de ces dernières que Solène va se rendre compte de la chance qu'elle a et que, pour elles, tout comme l'a fait Blanche Peyron des années avant elles (femme dont elle ne découvrira le parcours que bien plus tard), elle n'a pas le droit de baisser les bras ! Un roman fort et puissant avec des chapitres consacrés à Blanche et au cours desquels le lecteur se replonge dans le paris des différents milieux de 1925, et d'autres consacrés à Solène qui se déroulent aujourd'hui et où il est non seulement question d'elle mais surtout de toutes ces femmes qui continuent chaque jour à lutter pour se faire une place dans la société. Un ouvrage qui se lit très vite mais pour lequel j'ai pris tout mon temps, me forçant à ralentir parfois afin de faire durer le plaisir ! Un livre dont je ne eux que vous recommander la lecture et si par la même occasion, vous n'avez pas encore lu "La tresse", précédent ouvrage de cet auteure, je ne peux que vous y inciter, d'autant plus que ce dernier vient de paraître en format poche !

Titania

Le 24/05/2019

À force d'entendre parler de cette auteure, on éveille ma curiosité et il m'a fallu faire un effort pour acheter un livre affublé d'une jaquette rose bonbon, résolument axée littérature féminine comme si la cause des femmes ne concernait pas l'humanité toute entière ...je vais déshabiller ce livre illico ! De quoi parle ce roman ? de précarité sociale, qui affecte les femmes seules plus durement, et ceci depuis la nuit des temps, de violence conjugale aussi, de mutilations, de migrations, de vies brisées à la rue , de combat, résilience et belles réussites au prix d'efforts énormes. Laetitia Colombani fait aussi un bel éloge de l'action bénévole et associative à vocation humanitaire, et comme bénévole , ça me touche . Le destin de son héroïne qui se reconstruit en découvrant son utilité sociale au service des autres, rencontre celui de Blanche Peyron , de l'Armée du Salut qui fonda avec son mari Albin , au début du 20 ème siècle, ce « palais des femmes » pour mettre à l'abri des ouvrières pauvres et sortir des prostituées de la rue. Un destin comme celui de l'Abbé Pierre, homme et catholique, mais tombé dans l'oubli . Ce bâtiment existe toujours à Paris. Il fait le lien entre les deux récits qui alternent. C'est un livre entre roman et essai, une sorte de plaidoyer, les portraits sont forts et authentiques . On apprend beaucoup sur les salutistes et leur dévouement. J'en avais rencontrés, mais plutôt en terre protestante , en Allemagne où ils sont plus nombreux et visibles dans l'action sociale. Bref, on apprend des choses. A part ça, j'ai un doute ! Pas sûre qu'on fasse un grand roman juste avec des bons sentiments. Je vous pose la question. Et là on va parler écriture et construction. C'est fluide agréable à lire, mais les récits parallèles artificiels me dérangent toujours. Je sais bien que c'est la mode, mais la ficelle est quand même énorme. L'auteure ne donne pas dans la guimauve, les vies décrites sont dures, réalistes . Toutefois, on n'évite pas le Happy End des genres féminins. A part ça, vive le bénévolat, si on comptabilisait le nombre d'heures effectuées au service des autres, on aurait un vrai PIB du coeur . Engagez-vous mes amis !