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Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla

de Jean-Christophe Rufin , date de sortie le 28 mars 2019
Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla

Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla

Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d'oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l'éloignement, la séparation, le divorce...

Edgar et Ludmilla... Le mariage sans fin d'un aventurier charmeur, un brin escroc, et d'une exilée un peu « perchée », devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d'opéra du monde. Pour eux, c'était en somme : « ni avec toi, ni sans toi ». À cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s'aimer.

Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu'en Amérique, du Maroc à l'Afrique du Sud. J'ai consulté les archives et reconstitué les étapes de leur vie pendant un demi-siècle palpitant, de l'après-guerre jusqu'aux années 2000. Surtout, je suis le seul à avoir recueilli leurs confidences, au point de savoir à peu près tout sur eux.

Parfois, je me demande même s'ils existeraient sans moi.

L'AVIS Du libraire

L'avis de Stéphane, de l'espace culturel de Carcassonne

Le sujet de ce roman c'est ce demi-siècle étrange accouché par la Seconde Guerre mondiale, semé d'espoirs et de terreur, pendant lequel tout s'est transformé.En parcourant ces années, nous sommes pris par une immense nostalgie et un grand étonnement.

Caractéristiques

Titre Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 28 mars 2019
Nombre de pages 373 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 397 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-274313-9 - 9782072743139

3,9/5

Ladybirdy

Le 25/12/2019

Quelle étrange odyssée que ces sept mariages d’Edgar et Ludmilla. Une traversée qui débute en Ukraine où Edgar tombera fou amoureux d’une jeune femme nue plantée dans un arbre et huée par les villageois. Depuis ce jour, Edgar et Ludmilla enchaîneront la vie sous toutes ses couleurs. De la misère des débuts aux richesses de la réussite par la suite. Ce couple se séparera pour de multiples raisons, mais souvent par amour. Par amour pour l’autre, et pour l’amour de ce même autre, ils se retrouveront pour la sempiternelle valse d’amour. Ce roman est très étrange, me laisse un chouïa sceptique car dépenser autant d’énergie à divorcer pour se remarier autant de fois, autant dire qu’il m’a semblé courir dans la vasque du gâchis et de ces nouveaux couples contemporains qui se séparent pour un oui ou pour un non. Un côté assez répétitif donc et gênant pour peu qu’on accorde du sens au lien du mariage. D’autre part, le couple Edgar et Ludmilla ne m’a pas semblé très attachant. L’auteur passe beaucoup de temps à énumérer leurs frasques, leurs ascensions et descentes mais s’attarde à mon sens très peu sur leurs sentiments, émotions et lien amoureux, ce qui aurait pu donner une magnifique fresque sentimentale. Je termine donc ce roman sur un avis mitigé, avec cette impression que l’auteur s’est égaré sur une piste trop transparente pour adhérer entièrement à cette histoire rocambolesque du je t’aime moi non plus.

Jean-Daniel

Le 16/09/2019

Sept mariages, donc presque autant de divorces. 1958, tout commence par un coup de foudre lors de l'épopée de quatre jeunes partis en voiture en Union Soviétique. Edgar, qui effectue un reportage photographique, tombe amoureux de Ludmilla, une jeune Ukrainienne. Malgré eux, ces deux jeunes personnes vont devenir les personnages principaux du livre sur plus d'un demi-siècle. Leur histoire, comme le laisse présager le titre, va connaître de multiples rebondissements et souvent prendre des allures de conte, s'appuyant sur des personnages attachants formant un couple hors du commun. Le lecteur sera le témoin de leurs ascensions sociales puis de leurs chutes, de leurs ruptures, puis de leurs retrouvailles. Leurs vies, en dépit des hauts et des bas, resteront toujours liées au fil des années. L'histoire tumultueuse du couple est adroitement racontée par un narrateur attentif qui se base sur les témoignages des deux amoureux en fin de vie, aussi le lecteur se demande souvent si l'histoire est vraie. Rufin s'amuse à jouer au conteur et à prendre le rôle d'observateur objectif et de narrateur donnant de l'allant à l'intrigue, toutefois à force de divorcer, le couple peut parfois lasser le lecteur. « Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla » est l'évocation des grandes étapes de la vie d'un couple qui évite la routine, obstacle à l'amour. Pour une fois le conte pourrait s'achever par « Ils eurent un enfant et se marièrent beaucoup ».

jeunejane

Le 26/08/2019

Edgar effectue un voyage en URSS avec des amis. Il prend des photos en vue de présenter un reportage à Paris match. Pendant leur périple, ils rencontrent , dans un village, une jeune fille nue dans un arbre. Elle subit la risée des gens et elle est finalement recouverte d'un sac de jute. Et voilà Ludmilla et Edgar se regardent, se sourient. Edgar viendra la rechercher et ils se marieront. Ils vivent à Paris. Ludmilla apprend son métier de diva en chantant avec des religieuses. Edgar construit une fortune sommaire en vendant des livres de collection. C'est le début de bon nombre d'aventures car ces deux amoureux se marieront sept fois et divorceront 6 fois : logique! J'ai admiré la calme dans lequel se déroulaient les divorces qui n'étaient en fait décidés que pour établir une certaine liberté, une certaine distance entre les deux amoureux. J'ai trouvé Ludmilla plus amoureuse qu'Edgar et surtout très détachée matériellement. J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour elle. Le narrateur se fait passer pour le mari de leur fille Ingrid et celui qui a recueilli les confidences d'Edgar et Ludmilla. Ne croyons pas trop l'auteur, j'ai préféré croire à la richesse de son imagination. Lors de l'émission de "La grande librairie", il a avoué s'être marié trois fois avec la même femme et de ces évènements est partie l'idée de concevoir ce roman magnifiquement écrit avec une imagination, une écriture et un style merveilleux. Il faut dire que je n'avais jamais lu l'auteur. C'est une découverte pour moi.

hcdahlem

Le 07/05/2019

Le mariage est une vie dans la vie* En imaginant le couple formé par Edgar et Ludmilla, Jean-Christophe Rufin nous offre d’une traversée des années soixante à nos jours, doublée d’une réflexion sur la vie de couple. Une joyeuse épopée, un opéra tragi-comique, un vrai régal! Voilà sans doute l’un des meilleurs romans de l’année! S’agissant de l’œuvre du président du jury du Prix Orange du Livre 2019 – dont j’ai la chance de faire partie pour cette édition – je vois déjà les sourires de connivence et les soupçons de favoritisme au coin des lèvres des «incorruptibles». Du coup, je me dois de mettre les choses au point d’emblée. Je n’ai fait la connaissance de Jean-Christophe Rufin que lors de notre rencontre – éphémère – en mars dernier et c’est par curiosité que j’ai lu ce roman, sans pression d’aucune sorte. J’avoue toutefois que j’aurais été peiné qu’il ne me plaise pas, tant l’homme m’a paru sympathique et bien loin des préciosités auxquelles on entend quelquefois résumer les académiciens. Sympathique, à l’image d’Edgar, sorte de prolongement romanesque de l’auteur qui s’est essayé lui aussi aux remariages avec la même femme. Une expérience qu’il a pu mettre à profit en imaginant cette extravagante traversée du siècle et en y joignant une bonne dose de romanesque. Je me prends même à l’imaginer suivant les préceptes oulipiens en s’imposant la contrainte des sept mariages, histoire de pimenter une histoire qui ne manque pas de sel. Le défi – parfaitement relevé – consistant alors à trouver une logique à cette succession d’épousailles et de divorces. Comme le tout s’accompagne d’une bonne dose de dérision, voire d’autodérision, on se régale, et ce dès cet avertissement introductif: «Avant de commencer ce périple, je voudrais vous adresser une discrète mise en garde: ne prenez pas tout cela trop au sérieux. Dans le récit de moments qui ont pu être tragiques comme dans l’évocation d’une gloire et d’un luxe qui pourront paraître écrasants, il ne faut jamais oublier que Ludmilla et Edgar se sont d’abord beaucoup amusés. Si je devais tirer une conclusion de leur vie, et il est singulier de le faire avant de la raconter, je dirais que malgré les chutes et les épreuves, indépendamment des succès et de la gloire éphémère, ce fut d’abord, et peut-être seulement, un voyage enchanté dans leur siècle. Il faut voir leur existence comme une sorte de parcours mozartien, aussi peu sérieux qu’on peut l’être quand on est convaincu que la vie est une tragédie. Et qu’il faut la jouer en riant.» Après un débat sans fin, l’idée est émise d’aller voir en URSS comment on vit de l’autre côté du rideau de fer. Paul et Nicole, Edgar et Soizic prennent un matin le volant de leur superbe Marly pour une expédition qui leur réservera bien des surprises, à commencer par cette femme nue réfugiée dans un arbre dans un village d’Ukraine et dont Edgar va tomber éperdument amoureux. Le mariage étant la seule solution pour qu’elle puisse l’accompagner en France, une première union est scellée. Mais Edgar se rend vite compte qu’en vendant des livres en porte à porte, il ne peut offrir à son épouse la belle vie dont il rêve et préfère lui rendre sa liberté. Un divorce par amour en quelque sorte. Et une preuve supplémentaire que les crises peuvent être salutaires parce qu’elles contraignent à agir pour s’en sortir. Edgar se lance dans la vente de livres anciens et s’enrichit en suivant les vente aux enchères pour le compte de bibliophiles, Ludmilla suit des cours de chant. Il suit sa voie, elle suit sa voix. Ils finissent par se retrouver, par se remarier. Pour de bon, du moins le croient-ils. Mais alors que Ludmilla commence une carrière qui en fera une cantatrice renommée, les ennuis s’accumulent pour Edgar, accusé de malversations et qui ne veut pas entraîner Ludmilla dans sa chute. Un second divorce devrait la préserver… Rassurez-vous, je m’arrête là pour vous laisser le plaisir de découvrir les épisodes suivants qui vont faire d’Edgar une sorte de Bernard Tapie, qui après avoir monté une chaîne d’hôtels aux activités très rentables s’est lancé dans le BTP, a monté une équipe cycliste avant de se lancer sur le terrain du luxe et des médias et de Ludmilla une diva, notamment après avoir été consacrée à Hollywood. Dans ce tourbillon, ils vont se retrouver comme des aimants, tantôt attirés et tantôt repoussés. Dans la position du témoin, de l’enquêteur qui entend en savoir davantage sur les raisons qui ont motivé mariages et divorces, le narrateur s’amuse et nous fait partager cette extraordinaire traversée du siècle. Jean-Christophe Rufin est indéniablement au meilleur de sa forme! *Honoré de Balzac, Physiologie du mariage (1829).

traversay

Le 21/04/2019

Dans la "vraie" vie, Jean-Christophe Rufin s'est marié trois fois avec la même femme (ce qui fait deux divorces ensemble, non ?). Plutôt que d'aborder sa vie sentimentale de façon directe, en bon écrivain, il en a fait un roman dont le titre, Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla, saborde d'emblée tout suspense mais pas la curiosité du lecteur, bien évidemment. Pour arriver à ce nombre improbable, Rufin multiplie les péripéties et les accidents de couple mais il faut bien avouer qu'il a bien du mal à nous faire croire à cette alternance de mariages et de divorces entre deux mêmes protagonistes. Ne reste plus à l'auteur qu'à se réfugier derrière le prétexte du conte pour cette histoire qui se veut aussi une traversée d'un demi-siècle jusqu'à nos jours. Honnêtement, il y a de quoi rester perplexe malgré tout le talent de narrateur de Rufin qui nous balade en URSS en guise d'ouverture avant de s'attarder sur les carrières de ses deux personnages principaux, dans les affaires pour Edgar, sur les scènes d'opéra, pour Ludmilla. Oui, ils seront riches et célèbres, chacun de leur côté, mais croyez-vous qu'ils seront heureux pour autant ? Suivra la chute, inexorable, mais n'en disons pas plus. Malgré des aspects attendus et parfois artificiels, le récit se laisse lire rapidement mais sans passion. A vrai dire, il laisse une impression mitigée : d'un côté, Rufin y a mis de choses très personnelles ; de l'autre, on est un peu gêné aux entournures par son intrigue un tantinet fabriquée et conventionnelle et trop ouvertement "bigger than life".