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Les petits de Décembre

de Kaouther Adimi , date de sortie le 14 août 2019
C'est un terrain vague, au milieu d'un lotissement de maisons pour l'essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au football, la tête... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

C'est un terrain vague, au milieu d'un lotissement de maisons pour l'essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au football, la tête pleine de leurs rêves de gloire. Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l'ouest d'Alger, dans la cité dite du 11-Décembre. La vie est harmonieuse, malgré les jours de pluie qui transforment le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent un matin, plans de construction à la main. Ils veulent venir s'installer là, dans de belles villas déjà dessinées. La parcelle leur appartient. C'est du moins ce que disent des papiers « officiels ».

Avec l'innocence de leurs convictions et la certitude de leurs droits, les enfants s'en prennent directement aux deux généraux, qu'ils molestent. Bientôt, une résistance s'organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi.

Au contraire des parents, craintifs et résignés, cette jeunesse s'insurge et refuse de plier. La tension monte, et la machine du régime se grippe.

À travers l'histoire d'un terrain vague, Kaouther Adimi explore la société algérienne d'aujourd'hui, avec ses duperies, sa corruption, ses abus de pouvoir, mais aussi ses espérances.

L'AVIS Du libraire

"Valérie, Espace Culturel de Tourlaville :
Jolie surprise que ce roman au faux-air de fable ! La fraicheur des petits héros nous contamine. On lutte avec eux pour le droit d'être insouciants dans une société cadenassée. Kaouther Adimi installe une tension dans ce roman surprenant comme une partie de foot."

Caractéristiques

Titre Les petits de Décembre
Collection Fiction & Cie
Editeur Seuil
Date de parution 14 août 2019
Nombre de pages 247 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 272 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-02-143080-6 - 9782021430806

4,8/5

Fandol

Le 26/11/2019

Les petits de Décembre est une histoire émouvante, impressionnante, éloquente qui apprend beaucoup de choses sur la société algérienne. Kaouther Adimi plonge son lecteur dans le quotidien de la cité du 11 Décembre 1960, à Dely Brahim, commune faisant partie de la wilaya d’Alger. Le nom de ce quartier rappelle la date du début des manifestations, d’une révolte contre le colonialisme français, pour l’indépendance. Cela dura plus d’une semaine et fut, hélas durement réprimé. Elle n’oublie pas, au passage, de nous expliquer pourquoi cette cité a été destinée à loger les familles des militaires retraités ou actifs. Elle précise aussi régulièrement les étapes souvent très douloureuses vécues par ce pays qui a conquis son indépendance au prix d’une guerre qui a laissé beaucoup de traces en France, comme là-bas. Le 2 février 2016, tout part de la volonté de deux généraux, Athman et Saïd, de se faire construire chacun une belle villa au milieu du quartier, sur un terrain d’un hectare et demi où les enfants jouent au foot. Inès, Jamyl et Mahdi sont les trois héros qui vont mener la révolte, mobiliser des centaines d’enfants avec l’aide d’Adila, une moudjahida qui a combattu les Français pour obtenir l’indépendance de son pays. Elle est la seule adulte suffisamment courageuse, les autres se défilant ou restant neutres… Au travers de ce roman écrit sans concession, avec une lucidité impressionnante, j’ai beaucoup aimé tous les moments intimes de vie familiale chez les trois héros, même lorsque l’auteure nous emmène chez les généraux lorsqu’ils reçoivent Mohamed et Chérif, deux colonels à la retraite soupçonnés de soutenir les enfants. Courageusement, Kaouther Adimi qui vit en France mais dont la famille réside en Algérie, n’hésite pas à souligner incohérences, compromissions, menaces, corruption, chantage, tous les maux qui gangrènent ce pays. Fille de militaire, elle connaît bien le milieu dont elle parle et ses privilèges. Avec Les petits de décembre, l’auteure publie son quatrième roman, réussissant à apporter un éclairage à la fois intimiste et politique sur l’Algérie. Elle s’est appuyée sur un fait réel, ses frères ayant joué sur ce fameux terrain, comme elle nous l’a confié à Manosque, lors des Correspondances. Cela m’a beaucoup intéressé, intrigué, ému et j’ai aimé découvrir une autre facette d’un pays qui voit sa jeunesse lutter actuellement pour renverser l’ordre établi.

Cancie

Le 13/11/2019

Le roman débute en février 2016 à Alger où de fortes pluies sévissent, et nous amène à Dely Brahim, commune de la banlieue Ouest d'Alger où l'auteure nous présente la cité du 11 décembre 1960 qui existe depuis 1987 et dont les lots ont été vendus à des militaires. Un plan de cette Cité est présenté au début de l'ouvrage. Au milieu du lotissement, un terrain d'un hectare et demi est resté inoccupé. Il y a un peu moins de vingt ans, "un groupe d'enfants entreprit de le nettoyer, de bricoler des buts de fortune, de délimiter des zones et créer ainsi un terrain de football." Depuis, sur ce terrain, resté terrain vague, des milliers de parties de foot ont été disputées par les enfants, les jeunes de la Cité et des environs. En ce 2 février 2016, comme souvent, trois enfants, une fille Inès et deux garçons Jamyl et Mahdi bravent la pluie et font une partie dans la boue. Voilà que le lendemain, à 10 h, se présentent sur le terrain, escortés par leur chauffeur descendu précipitamment de la voiture avec deux parapluies, les généraux Saïd et Athmane, tous deux dans les soixante-dix ans, des plans à la main. L'ancienne moudjahida Adila qui a combattu les Français, les armes à la main et a continué à militer pendant les années de terrorisme s'approche d'eux. Ils lui déclarent qu'ils viennent voir "leur terrain" sur lequel ils vont construire leur villa et que les travaux débuteront dans quelques mois, la parcelle leur appartenant. C'est sans compter sur l'innocence, la détermination, la conviction et la certitude qu'ont les enfants de leur bon droit. Nos trois jeunes amis footballeurs dont le domaine va être confisqué vont s'organiser et se mettre à récupérer et à stocker de la nourriture et à en parler aux autres enfants. En cachette et à l'insu des adultes, ils vont organiser la résistance. Et le vendredi 25 mars 2016, commencera alors la révolte des petits de décembre. Ce que leurs parents, trop timorés et résignés, n'ont pas eu le courage de faire, les jeunes, eux, vont oser ; ils vont se révolter, s'insurger et refuser d'obéir. Ils veulent faire renoncer les généraux, pour qu'ils abandonnent leur projet immobilier. Cette rébellion, Kaouther Adimi nous la fait vivre comme un conte dans lequel les généraux se ridiculisent, les militaires sont des lâches et les enfants des héros et où les femmes et les filles sont bien mises en avant. Mais, en fait, elle nous fait vivre et comprendre la violence du régime algérien, sa corruption, ses dysfonctionnements, les difficultés du système à se réformer après cette décennie noire et le combat contre les islamistes. L'auteure nous fait revivre de façon originale et fort instructive tout un pan de l'histoire algérienne depuis l'Indépendance, dans le carnet intime d'Adila. Les petits de décembre est un roman qui sous une forme de légèreté dans l'écriture raconte la société algérienne des années 80 à nos jours, et se révèle d'une immense force. Il nous plonge dans une Algérie toujours corrompue où les abus de pouvoir et les brimades sont toujours de mise. Il nous permet de comprendre les enjeux politiques des révoltes actuelles. Et, avec cette révolte des enfants contre l'injustice, inspirée de faits réels, naît l'espoir d'une génération qui saurait réussir à s'affranchir de la peur et construire un avenir meilleur. J'avais beaucoup apprécié Nos richesses (Renaudot des lycéens 2017) et j'ai été conquise par Les petits de décembre que je recommande chaleureusement.

isabelleisapure

Le 16/10/2019

A Dely Brahim à l’ouest d’Alger, la cité du 11-Décembre a encore en son sein un terrain vague, zone de rendez-vous des gamins du quartier et surtout terrain de football où se retrouvent régulièrement Jamyl, Mahdi et Inès. Jusqu’au jour où deux généraux déclarent être propriétaires du terrain et souhaitent y installer de belles villas dont ils ont déjà établi les plans. Les gamins les bousculent et refusent ce diktat. La résistance s’organise, ils laissent la peur à leurs parents et refusent de céder. Les militaires sont d’abord quelque peu désarçonnés, faire plier les adultes, ils savent, mais avec des enfants, la corruption, la peur s’avèrent un peu moins efficaces. A travers l’enjeu de ce terrain, Kaouther Adimi dresse un portrait de la société algérienne, avec sa corruption, ses abus de pouvoir et ses lâchetés, mais aussi de sa jeunesse et de ses espérances mettant ainsi en évidence le fossé générationnel. Son récit est parfaitement équilibré entre le passé avec le témoin privilégié qu’est Adila la grand-mère d’Inès et le présent voire l’avenir avec ces gamins encore débordant de projets et de rêves et pas encore fatigués par les luttes qu’ils devront mener. « Les petits de Décembre » est une très jolie lecture, mais si je suis très loin de l’émotion éprouvé lors du précédent opus de l’auteure : « Nos richesses ».

Bazart

Le 06/09/2019

Après le succès de son dernier et épatant roman Nos Richesses, paru chez Seuil en 2017, récompensé par le Prix Renaudot des lycées,. Kaouther Adimi nous livre à nouveau un récit poignant qui s'est fait remarquer sur la liste des prix Littéraires ( il fait partie des 15 finalistes du Renaudot) . Cette jeune romancière de 33 ans est vraiment très talentueuse, et n'en finit plus d'approfondir son univers tour à tour sensible et érudit entre la France et les pays du Maghreb. Son nouveau roman se déroule en février 2016, dans une cité proche de la banlieue d'Alger, appelée "la cité du 11 décembre." Là bas, un terrain vague utilisé par les gosses des environs pour jouer au foot est annexé par des généraux qui veulent en faire un lotissement avec des superbes villas et déclarent papier officiels à l'appui que ce terrain est à eux! Une révolte va alors survenir, mené d'abord ( timidement) menée par les anciens, notamment une ancienne moudjahid et figure du quartier, puis par trois gamins de onze ans, Mahdi, Jamyl et Inès qui vont lancer une mutinerie aussi incroyable que étonnante qui va provoquer un dérèglement d'un système corrompu qui ne demandait qu'un petit grain de sable pour faire craquer l'édifice. "Si un seul adulte dans ce pays imaginait trois secondes qu'un petit pouvait échafauder des plans, se battre contre un ordre établi ou quoi que ce soit dans le genre sans être manipulé ou poussé par un grand, voire un gouvernement étranger, les enfants seraient sur écoute, ils seraient suivis, ils seraient arrêtés." Ce qui est épatant dans le roman de Kaouther Adimi c'est ce qu'il dit, sous la forme d'un conte mi tendre mi tragique, sur cette Algérie que l'auteur connait si bien. On peut ainsi voir à quel point ces gamins irréductibles, habités de leurs espoirs et de leurs rêves, peuvent faire face aux abus de pouvoir du régime militaire. Ce combat de David contre Goliath, matinée d'une petite pincée de guerre des boutons est d'autant plus intéressant qu'il nous livre un aperçu de la nouvelle génération algérienne , celle qui a su s'opposer au cinquième mandat de Boutelfikha. Une très jolie peinture d'une résistance salvatrice et inattendue