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Les loyautés

de Delphine de Vigan , date de sortie le 03 janvier 2018
« Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d'innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d'innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ? »

L'AVIS Du libraire

Un roman à quatre voix. Une histoire douloureuse qu'on lit la gorge nouée. Elle nous prend aux tripes, nous met en colère. Il faut vite tourner les pages pour espérer la rédemption. Delphine de Vigan dresse un portrait du mal de notre siècle: la difficulté de plus en plus grande de communiquer.


Stéphanie, Espace Culturel de Quéven

Caractéristiques

Titre Les loyautés
Editeur Lattès
Date de parution 03 janvier 2018
Nombre de pages 205 pages
Dimensions 21,00 cm x 13,00 cm
Poids 252 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-7096-6158-4 - 9782709661584

4/5

Sociolitte

Le 28/04/2018

« Les fidélités silencieuses » Suis-je loyal envers ma famille, mon passé, envers moi-même, c'est la question que nous pose Delphine de Vigan dans son nouveau roman. Texte court et incisif qui met en scène successivement quatre personnages, tous en prise avec eux-mêmes, en prise avec leurs « loyautés ». Hélène, professeure de SVT dans un collège parisien qui remarque très vite en Théo, son jeune élève de 5ème, un mal-être qui lui rappelle tellement le sien : la maltraitance. Elle croit voir en sa fatigue permanente et dans son regard fuyant les stigmates des coups qu'elle-même a reçus à son âge. Théo Lubin, 12 ans encaisse en effet les coups sur son corps, mais seulement ceux dont il s'inflige lui-même. Les cours de sciences naturelles d'Hélène aident à mieux comprendre le fonctionnement de la digestion. Pour lui, il s'agit d'améliorer les effets de l'absorption de puissances nocives. L'alcool, dans son tube digestif d'enfant. Boire à s'en faire « exploser » la tête. Boire pour oublier, s'oublier, disparaître. Ne plus avoir à passer « d'un monde à l'autre » : une semaine chez sa mère, rongée par la déception et la haine de l'homme qui l'a quittée, son père ; une semaine chez cet homme qui n'en est plus tout à fait un, ravagé par la déchéance sociale qui le cloue au lit, incapable de toute responsabilité paternelle, impuissant. Mathis Guillaume, 12 ans lui aussi, qui accompagne et soutient Théo. C'est son copain. Il vit chez ses deux parents dans un bonheur apparent, mais qui n'est que de façade. Si chez Hélène et Théo, les « loyautés » sont trahies par les corps meurtris, chez Mathis et sa mère, Cécile, ce sont les mots qui enchaînent. Les mots que celle-ci a dûs apprendre pour paraître dans ce milieu bourgeois qui n'est pas le sien. C'est celui de William, le père de Mathis. Mais les mots qu'il lui a appris pour qu'elle parle un « bon français », lui servent en fait, grâce à une double personnalité sur internet, à exprimer ses haines « racistes, antisémites, homophobes et misogynes ». Les corps qu'on aliène. Les mots qui enchaînent. Les « loyautés » sont difficiles à vivre pour Hélène, Théo, Mathis et Cécile. Quatre personnages pris dans la tourmente de notre monde d'aujourd'hui, entravés par ces « tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves ». Mais celles-ci peuvent aussi être « les tremplins sur lesquels nos forces se déploient »...C'est donc le souffle court, dans ce roman dense et intense que nous partirons à la recherche de cet espoir, à la recherche de notre « propre lumière ». De la première ligne à la dernière, c'est seulement en tournant la dernière page, grâce à une narration implacable, que vous reprendrez votre respiration, face à ces « loyautés », face à vous même. Après ses deux derniers livres à succès et largement récompensés : Rien ne s'oppose à la nuit, qui obtint notamment le prix du Roman Fnac en 2011, et D'après une histoire vraie, prix Renaudot et Goncourt des Lycéens en 2015, Delphine de Vigan, avec ce huitième roman, renoue avec la trame narrative des Heures souterraines, publié en 2009, sur « les violences invisibles d'un monde privé de douceur »... Les Loyautés, ces « fidélités silencieuses », comme elle les définit elle-même, laisseront en vous des traces invisibles mais tenaces. Lu en janvier 2018. Retrouvez mon article sur Fnac.com/Le conseils des libraires :

La_Bibliotheque_de_Juju

Le 07/01/2018

Des adultes qui n'en sont pas vraiment. Et des enfants qui n'en sont plus. Un livre contemporain. Qui traite de problèmes de notre époque. Réellement. Ce livre, en peu de pages, parle de beaucoup de choses de manière juste. La maltraitance. L'amour maternel. le couple. L'amitié. L'éducation. Internet. Et surtout de loyautés. Les loyautés. « Les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves. » Cette réflexion sur les loyautés intimes qui sont l'essence de chacun d'entre nous m'a passionné. Chacun sa vision de par son éducation, son milieu social, son vécu. Ces liens intérieurs qui nous définissent et qui, à la fois nous élèvent mais nous ramènent également à la terre ferme, plus ou moins brutalement. Je me suis senti bouleversé par ces mots. Delphine de Vigan est sacrément douée pour explorer l'intime. L'infime délicat. Ces choses qu'on ne savait pas ressentir avant qu'elle mette un mot dessus. Un bien joli livre.

Bookycooky

Le 05/01/2018

Hélène s'inquiète pour Théo, son élève de douze ans et demie. Théo, parents divorcés, vit en garde alternée, deux ennemis, deux mondes, deux langues différentes. Un gamin plus intelligent que ses parents, donc pire pour lui. Hélène, une enfance maltraitée, un père sadique, une mère qui préfère ignorer. Mathis, l'ami inséparable de Théo. Cécile, sa maman n'approuve pas la relation, surtout que d'autres problèmes plus graves se pointent à l'horizon. Voici le préambule du nouvel opus de De Vigan. Un roman choral, à quatre voix. Deux enfants et deux adultes en prise avec des circonstances dramatiques, et qui s'enfoncent. Des circonstances où les enfants jouent le rôle d'adultes vis à vis des parents et autorités de l'école.....de quoi vous serrer la gorge . De Vigan va-t-elle les laisser couler ou leur accordera-t-elle une sortie salvatrice ? Et par ce biais nous apaiser.....car ce livre se lit la gorge nouée, du moins je l'ai lu ainsi, donc je vous conseille une période sereine pour sa lecture. J'aime les personnages de De Vigan, tellement humains, touchants....je me serais comportée exactement comme Hélène, loyale à ses convictions, bien que socialement parlant son comportement ne serait pas considéré éthique; j'ai adoré le petit Théo qui se débrouille comme il peut; j'ai aimé Mathis pris entre deux feux de loyauté et Cécile,qui malgré le pétrin où elle se trouve, ne lâche pas prise. J'ai apprécié le portrait de prof acerbe de la Berthelot, qui punit Théo sans aucune empathie, aucune sensibilité pédagogique, avançant la raison que le garçon ne lui plait pas, tellement courant même dans les institutions privées. Delphine est aussi sans pitié pour les couples, la vie de couple et son après, une fois terminée,.....beaucoup de vérités déclamées à travers la fiction, rien de nouveau mais exprimées avec tellement de douceur et d'élégance. La loyauté à soi-même, à l'ami , à la mère, au père, à l'élève, ne vont pas vraiment aider nos quatre protagonistes, ni eux-mêmes ni les sujets auxquels ils le sont , mais sa dimension humaine, pure, sans calcul fait chaud au coeur. Bref encore une fois De Vigan me touche avec son sujet, son histoire et sa prose. À votre avis, si on a lu un livre d'une traite et qu'on y a pris plaisir, même si lu la gorge serrée, est-ce le signe d'un très bon livre ? Si oui, et bien c'est le cas. “Parfois, il se demande si cela vaut vraiment la peine d'être adulte. Si le jeu en vaut la chandelle,.....”