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Les guerres intérieures

de Valérie Tong Cuong , date de sortie le 21 août 2019
« Pourra-t-il vivre avec ce secret, l'enfouir dans un Precoin de son âme dont il verrouillerait l'accès, ne plus jamais y penser, ne plus jamais y revenir ? Pourra-t-il soutenir le regard de cette femme... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« Pourra-t-il vivre avec ce secret, l'enfouir dans un Precoin de son âme dont il verrouillerait l'accès, ne plus jamais y penser, ne plus jamais y revenir ? Pourra-t-il soutenir le regard de cette femme qu'il aime tant ? Pourra-t-il lui mentir jour après jour sans jamais rien laisser paraître ? Oui, le voilà le vertige : la protéger, c'est la trahir. »

Dans Les Guerres intérieures, Valérie Tong Cuong explore les méandres d'un cas de conscience obsédant et les pièges de la culpabilité. La lâcheté ordinaire, la domination du désir et de la peur et le dépassement de soi sont au coeur de ce livre fiévreux qui met en scène des personnages d'une humanité bouleversante.

L'AVIS Du libraire

"Sandrine, Espace Culturel d'Auxerre :
Le mal-être d'un homme enfermé dans sa culpabilité nous tient en haleine tout au long du roman. Faut-il se taire et être un lâche ou être loyal au risque de perdre l'être que l'on aime ? Un dilemme pour un personnage empathique, mené par une très belle plume."

Caractéristiques

Titre Les guerres intérieures
Editeur Lattès
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 237 pages
Dimensions 21,00 cm x 13,00 cm
Poids 284 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-7096-6179-9 - 9782709661799

4,3/5

Fleitour

Le 12/01/2020

Dans ce huis clos miraculeux, dense, émouvant, éblouissant, Pax est l'équilibriste fragile, entre un avenir radieux ou un avenir bancal d'un comédien fossile. Lui qui rêve de briller sera la corde, celle du violon ou le nœud coulant d'un drame qui le confond. Valérie Tong Cuong nous tient fermement par la main, nous sommes pétrifiés en écoutant avec Pax, malgré le croassement métallique d'une corneille, la fracassante mise en pièces d'A Winkler le voisin du dessus. Ce jour là nous avons fermé nos écoutilles en descendant les escaliers pour suivre, Pax jeune comédien à son rendez vous avec le cinéaste Sveberg. La destinée est une, vivre est un risque, en présence de Pax, Emi respire profondément, paupières mi-closes, tout est invisible mais tout est là. Pax Monnier a découvert cette si belle personne, quand il ressent pour la première fois la certitude qu'un chemin d'amour peut émerger de son morne quotidien. Emi Shimizu le personnage féminin de ce drame psychologique a grandi dans la suffocante impression d'être inappropriée, à son environnement familial, mais plus encore peut être à la société où elle a grandi. Française aux traits asiatiques, elle est rarement identifiée comme une jeune parisienne ordinaire malgré une culture française lisible et vivante. Elle restera indéfinie, issue d'une entité insolite qui s'est épanouie sans elle, comme un double de Lennon et de Yoco. Elle ne pouvait être à la fois In et Yo. Son fils Alexis occupe au contraire une place essentielle dans sa vie, ses merveilleuses qualités intellectuelles, sa captivante aspiration à devenir un pilote, porte les espoirs et toutes les attentions de sa mère. Qu'une agression laisse Alexis entre la vie et la mort, passé la stupeur, chaque instant est concassé dans le tremblement des angoisses les plus visibles ou les plus inavouables. Comment tenir debout, comment redresser les émotions destructrices d'un brisé, détruit qui va bientôt errer de tables d'opérations en tables funestes, jamais plus logarithmiques. L'enfant seringué et dopé sans trophée à glaner peut-il croire à la vie. Comment vivre avec ce lourd secret d'avoir tout vu, tout entendu et n'avoir rien dit, après avoir rien fait. Toutes les guerres intérieures se nouent de nos lâchetés ou se dénouent pour nous tenir debout. Est-ce sa fille Cassandre qui va bousculer le père? Emi a t-elle compris . Peut-on aimer quand on est ainsi en proie au doute et à la honte? Les guerres intérieures, rejoint ces livres qui changent une vie comme nos pauvres certitudes. Un magnifique chemin, à l'écriture lumineuse où les êtres longent des vides, où il faut avoir le courage d'être.

marina53

Le 09/12/2019

Acteur de seconde zone, malgré sa participation remarquée à une série télévisée de qualité, ayant essuyé de nombreux échecs lors des castings, Pax Monnier n'en revient pas lorsque, en ce 23 septembre, il reçoit un appel de son agent. Le réalisateur Peter Sveberg, multi-oscarisé, veut le voir. Alors en plein travail avec Élisabeth, une femme d'affaires avertie qui a compris l'intérêt du théâtre et des jeux de rôle dans l'entreprise, il cesse aussitôt toute activité. Il décide de passer chez lui enfiler un costume/cravate, tenue tout à fait appropriée pour le rôle de barman qu'on veut lui confier. De chez lui, il entend des bruits suspects dans l'appartement du dessus. Des craquements, des grincements, des bruits de corps et de meublent qui chutent. Trop pressé, trop occupé par son rendez-vous, il se persuade que tout cela n'est rien. Peut-être simplement des meubles que l'on déplace. Et puis de quoi aurait-il l'air à appeler la police qui, alors, sur place, le retarderait ? En verrouillant sa porte, il aperçoit le dos d'un homme dévalant les escaliers... A. Winckler est admis aux urgences avec de multiples plaies, hématomes, fractures, contusions. Découvert par sa mère, Emi, qui s'inquiétait de son retard... Et si... Si Pax Monnier avait fait plus attention aux bruits au-dessus de chez lui ? Et s'il n'avait été autant accaparé et obnubilé par son rendez-vous ? Comment vivre avec le remord d'autant que le destin va s'en mêler et mettre sur sa route son voisin, Alexis ? Outre le cas de conscience de Pax, l'on fait également connaissance avec Emi, la maman d'Alexis, qui, elle aussi, doit vivre avec ses propres remords. Les guerres intérieures questionnent sur la culpabilité, le remord, la conscience, la lâcheté, les gestes que l'on aurait pu/dû faire. Bien que les personnages soient attachants dans leur faiblesse, ils auraient mérité d'être plus fouillés. Le récit, bien trop court, manque de consistance d'autant qu'il y avait matière. Le cheminement et le sujet restent intéressants et l'écriture de Valérie Tong Cuong posée.

migdal

Le 05/10/2019

Toujours aussi économe en personnages et en mots, Valérie Tong Cuong publie un bel ouvrage marquant cette rentrée littéraire. Menacés dans leurs conforts, les acteurs y sont minés par leurs lâchetés et leurs mensonges, avant que l'explosion finale ne les révèle à eux mêmes. Pax Monnier, intermittent du spectacle, alterne les cachets en séries B avec des jeux de rôles en entreprises commercialisés par un cabinet de coaching. Sa vie de couple est morte depuis longtemps sous les coups assénés à sa compagne et à leur fille Cassandre. Une vie banale, hélas, jusqu'au jour où Alexis, son voisin du dessus, est agressé à domicile. Pax pratique la politique de l'autruche et livre un faux témoignage aux enquêteurs sur cette concommitance, en « oubliant » notamment de révéler qu'il a vu l'agresseur. Emi Shimizu, RRH d'une société de transport, est née de l'union d'un japonais et d'une européenne ; métissée et bi-culturelle, elle projette une image rassurante, élégante et hiératique qui lui a permis de s'imposer et réussir dans un secteur plutôt « viril ». Brièvement mariée, elle élève seule son fils au parfait profil de « premier de classe », destiné aux grandes écoles et, si tout va bien, à Sup Aéro. Une vie paisible jusqu'à ce que sa société soit acquise par Demeson, un leader du secteur qui décide d'améliorer les résultats en éliminants les maillons faibles … contexte de harcèlement … Christian P en meurt … accidentellement … conclut l'enquête, durant laquelle Emi cache un courriel que Christian P lui a adressé en évoquant ses projets suicidaires. Ami, elle aussi, pratique la politique de l'autruche, en cachant la causalité, et son « oubli » la ronge en arrangeant son employeur. Pax et Emi mènent deux vies parallèles, qui, par définition, ne doivent jamais se rencontrer. La romancière contourne l'axiome et imagine une coïncidence qui va réunir Pax, Alexis et Emi. La tragédie débute, fondée sur ce trépied concomitance, causalité, coïncidence, qui est riche de non dits et d'intrigues et s'achève, comme dans l'évangile de Saint Jean (8;31-47), par la démonstration que « la vérité vous rendra libres ». Roman superbe, écrit dans une langue épurée et émouvante. Mais si la romancière connait les codes de la vie en entreprise, si elle en maitrise parfaitement les tics de langage, elle méprise le contexte politique, légal et réglementaire qui encadre l'achat d'une prestation de formation du personnel, ignore les arcanes administratifs d'un accident du travail (ou à fortiori d'un suicide sur le lieu de travail) et oublie le rôle de l'inspecteur du travail, du médecin du travail, des institutions représentatives du personnel (IRP) et des partenaires sociaux. Là se situe la limite de ce roman. Car dans la « vraie vie », en 2019, ce qui est décrit en termes de processus d'achat d'une prestation ou de l'accompagnement de la mort d'un salarié est totalement farfelu (virtuel ou romanesque). Ce livre n'est pas solidement ancré dans la réalité, sans doute par manque d'enquête sur ces contingences. Un beau roman donc, mais un cran sous « Ferdinand et les iconoclastes » ou l'immortel chef d'oeuvre « par amour ». PS : ma critique de "par amour"

alexb27

Le 19/09/2019

Un roman sur la culpabilité : celle de Pax, trop pressé, qui n'a pas réagi quand il a entendu des bruits suspects dans l'appartement de son voisin ; celle d'Emi et d'Alexis qui ont aussi leurs propres regrets. Mais, qui n'a jamais fait preuve de lâcheté ? Et surtout comment vivre avec ? Le roman questionne avec brio ces interrogations. Comme dans « par amour », l'écriture assez clinique, factuelle de l'auteure ne m'a pas permis d'avoir une grande empathie pour les personnages. Néanmoins, j'ai trouvé que ce roman était pensé intelligemment et mené efficacement. A lire sans regrets.

montmartin

Le 17/09/2019

«#8201;La lâcheté était peut-être le caractère le mieux partagé dans ce monde.#8201;» Pax, acteur raté aura toujours sur la conscience sa lâcheté de ce 23 septembre. Un bruit de meubles, des corps qui chutent, une lutte sauvage dans l’appartement au-dessus de lui. Dans l’escalier, il aperçoit le dos d’un homme qui dévale les marches. Un gamin de dix-neuf ans, littéralement massacré, laissé pour mort. Si Alexis avait été pris en charge rapidement, son œil aurait pu être soigné, il ne serait pas devenu ce garçon sauvage, sans joie et sans désir. Mais Pax n’a alerté personne et maintenant il a peur d’être accusé de non-assistance à personne en danger. Tourmenté par ses remords, Pax a la sensation lorsqu’il rencontre Emi d’une renaissance. «#8201;L’une ignore ce qu’est l’amour, l’autre en a expérimenté la pire version.#8201;» Dans ce roman, Valérie Tong Cuong explore les dégâts intérieurs que peut provoquer la culpabilité d’avoir briser la vie d’un jeune homme qui rêvait d’être pilote. Ce qui fait la force de ce récit c’est sans aucun doute le personnage de Pax un homme ordinaire qui pourrait être vous, qui pourrait être moi. La construction est originale, l’écriture fluide, l’intensité dramatique se maintient jusqu’à la fin. L’auteur explore à travers les personnages de Pax, d’Alexis et d’Emi, l’humanité dans sa faiblesse, mais aussi dans sa force. Valérie Tong Cuong nous parle aussi des employés qui donnent tout à leur entreprise, sans aucune reconnaissance, sans que personne détecte leur détresse qui peut conduire à un geste fatal. Ce roman est donc très actuel, il m’a touché même si je n’ai pas ressenti un vrai coup de cœur.