Prêt à feuilleter

Les enfants de ma mère

de Jérôme Chantreau , date de sortie le 23 août 2018
Les enfants de ma mère

Changer la vie.

Trois mots pour s'inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première... Lire la suite

En stock en ligne

Livraison estimée le jeudi 21 novembre 2019

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Les enfants de ma mère

Changer la vie.

Trois mots pour s'inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première fois, a voté à gauche le 10 mai 1981.

Au 26, rue de Naples, un appartement ouvert aux quatre vents, Françoise tente de changer la vie - sa vie. Elle métamorphosera surtout celle de ses enfants en les plongeant dans un tourbillon aussi fantasque que brutal. Tandis que son fils Laurent crée un groupe de rock dans les caves parisiennes, Françoise recueille chez elle des gamins du quartier, fracassés par la drogue, les mauvais coups et l'exil. Mais à trop s'occuper des enfants des autres, ne risque-t-elle pas d'en oublier les siens ? Laurent est là, qui se tient au bord de l'abîme, hypnotisé par Victor - le plus beau, le plus brillant de la bande.

Dans ce roman où Paris se fait personnage, Jérôme Chantreau nous offre un portrait sans complaisance de la France mitterrandienne, aux accents violents et poétiques.

Caractéristiques

Titre Les enfants de ma mère
Collection Domaine français
Date de parution 23 août 2018
Nombre de pages 473 pages
Dimensions 23,00 cm x 14,00 cm
Poids 564 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-36569-313-4 - 9782365693134

Les membres de la Communauté Espace Culturel ont reçu ces livres / CD / DVD gracieusement.

Plus de détail sur www.communauteculture.leclerc

3,8/5

Mamounette38

Le 02/10/2018

Captivant . Excellent . Passionnant

Très beau roman, bien écrit. Je le recommande vivement. C'est l'histoire d'une femme divorcée qui affronte la vie et tente de la métamorphoser en faisant de son appartement un refuge pour les âmes blessées.

modéboté

Le 02/10/2018

Réaliste . Intéressant . Trop long

Un livre très réaliste, qui nous montre la réalité d’une periode bien décrite dans le livre. Un texte touchant. cependant je trouve le livre trop long dans le sens où certains passages pourraient être raccourcis ou enlevés. J’ai mis pas mal de temps à le lire mais il est très épais aussi...Un livre à lire pour se faire son propre avis! Ne soyez pas découragés par la grosseur du livre.

madalena

Le 29/09/2018

Intéressant . Réaliste

Françoise et récemment divorcée, elle est un peu perdu, mais surtout très charitable a aider les gens et a m’être en danger la vie de ces deux enfants qui sont a sa charge sa fille Nathalie et son fils Laurent.Elle adore tellement la liberté qu'elle s'oublie dans les bras de ses amants en laissant ses enfants qui sont encore jeune se débrouiller tout seul et devenir indépendant malgré eux. Une adolescente perdu que Françoise va aider va venir perturber le foyer,son fils Laurent qui faire des siennes ,voila je vous en dit pas plus a vous de découvrir ce roman.

Sab.29

Le 27/09/2018

Trop long

Une lecture en demi teinte... un récit trop long, l'écriture aurait pu être raccourcie afin de dynamiser la lecture. Il y avait de nombreuses longueurs qui peuvent rendre la lecture ennuyeuse et longue. A la fin du livre je ne saurais dire si j'ai aimé ou non..

Gaëlle

Le 21/09/2018

Réaliste . Intéressant

Une lecture fluide! Changer de vie, tout un projet pour Françoise, Nathalie et surtout pour Laurent. Si ce roman se déroule sous la France mitérrandiennes, on peut retrouver aujourd'hui les personnages avec leurs questionnements. Au travers de l'écriture, on ressent bien le climat politique de cette période. Un livre prenant !

3,4/5

ValerieLacaille

Le 29/01/2019

J’ai lu « Les enfants de ma mère » avec un plaisir en demi-teinte. D’un côté, j’ai énormément apprécié le contexte temporel de l’histoire, les années 80 et 90. Je m’y suis plongée avec mes propres souvenirs de jeunesse, la même bande sonore compilant Blondie, Pat Benatar et The Pogues tournant à fond et en boucle dans ma chambre d’adolescente. La dérive de Laurent, le fils de Françoise, je ne l’ai pas vécue personnellement, probablement par instinct de conservation ou grâce à une certaine vigilance parentale ; par contre, j’en ai eu des amis au destin saccagé, brisé par la drogue. Car le thème profond du roman c’est bien l’attention que porte un père ou une mère sur ses enfants et qui permet à ceux-ci de ne jamais sombrer dans la dérive. Ici, Françoise, la mère de Nathalie et Laurent, divorcée alors qu’ils étaient encore petits, est une femme au grand cœur, mais bien trop naïve. Elle porte sur les autres un regard bien trop candide à un point même où l’on peut se demander si elle n’est pas un brin stupide par moment. Ainsi, Edurne, Reza, et les copains de son fils ; Victor et Andréa profitent de cette naïveté pour vivre sous son toit, être nourri, boire et passer ses journées à fumer, ceci à ses frais. Le roman aurait pu me plaire davantage s’il avait été plus court. En effet, les passages sur la ville de Paris, notamment, m’ont réellement ennuyée, moi, la provinciale qui n’a aucune idée des quartiers cités et décrits longuement dans certains chapitres. Et puis avec une bande son aussi rock, un peu plus d’action aurait dynamisé le récit ! Mais je retiens le côté agréable de la plume de Jérôme Chantreau, que je ne connaissais pas. Lu dans le cadre des 68 premières fois.

Nat_85

Le 07/12/2018

Publié en cette rentrée littéraire 2018 aux éditions Les Escales, " Les enfants de ma mère ", est le nouveau roman de Jérôme Chantreau, un témoignage de l'ère mitterrandienne, dans une famille dont les idéaux et les certitudes vont volés en éclats ! p. 33 : " - Il est vingt heures. François Mitterrand est élu président de la République. " Françoise avait tout pour être heureuse : un mari qui gagne confortablement sa vie, deux beaux enfants - Nathalie et Laurent - et un bel appartement dans Paris. Elle s'est mariée très jeune, et a dû pour cela sacrifier ses études au profit du bien-être familial, comme il était souvent de rigueur à cette époque pour les femmes. Mais cette aisance financière et matérielle va s'envoler le jour où son mari l'invite au restaurant pour lui annoncer son intention de divorcer. p. 59 : " Pendant l'année de son divorce, elle fuma beaucoup de Stuyvesant au menthol et réfléchit à son avenir." Alors que sa fille Nathalie excelle dans sa scolarité, Laurent suscite bien plus de préoccupations chez Françoise. Plus timide et introverti, il passe le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre. C'est finalement au collège qu'il va établir des liens avec d'autres garçons, abîmés par la vie. D'une âme charitable, Françoise décide de prendre sous son aile une amie de Nathalie, en rupture familiale et scolaire, quelque peu marginalisée : Édurne. Mais toute sa bonne volonté ne pourra suffire à sauver cette adolescente, entraînant dans sa chute sa propre fille. p. 131 : " Qu'est-ce qui lui avait pris de s'occuper du destin de cette fille ? Françoise se rappela les bouffées de satisfaction quand, les premiers jours, elle avait accueilli ce petit oiseau, quand elle avait senti qu'elle était en train de changer le destin de quelqu'un. " Changer la vie, ce n'est semble-t-il pas une option accordée à tout un chacun... p. 440 : " Elle avait cru, pendant dix ans, que changer la vie était possible. Elle s'apercevait que c'était la vie qui la changeait, la façonnait comme les falaises par l'érosion, et que les grandes illusions ne servent qu'à nourrir les grands regrets. " Le zoom narratif se concentre au fil de la lecture sur le personnage de Laurent. A la fois attachant mais influençable, il a certainement hérité cette faiblesse de sa mère. Victor intègre la bande de copains. Empreint du désir de se mettre en danger, il va leur insuffler ce goût de plus en plus prononcé pour l'interdit. p. 180 : " La compagnie de Victor donnait aux choses le goût métallique du danger [...] A partir de cet instant, chaque acte allait engendrer des conséquences, et aucune mère, aucun prof, aucun surveillant samouraï ne pourrait s'interposer entre eux et ce qu'ils allaient faire naître. " Françoise ne peut concéder à voir la réalité, et malgré la mise en danger de son fils Laurent, continue d'ouvrir grandes les portes du 26 rue de Naples. p. 151 : " L'envie était grande d'accueillir encore tous les gamins perdus. " Très sensible et bien conscient de son entrée dans la vie d'adulte et de sa périlleuse descente aux enfers, Laurent se confie  à Édurne, écorchée de la vie elle aussi. p. 342 : " - J'ai peur de sauter du train. Ça accélère tous les jours. Je n'ai plus un instant de bonheur. Plus rien de fluide. Avant, je savais exactement ce que je voulais, ce que j'aimais. Aujourd'hui, j'en ai plus aucune idée. " A travers ces protagonistes, c'est également le reflet d'une société en mal d'espoir et d'ambition, prise dans une série de mouvements de protestation. p. 251 : " La vie laborieuse érodait les gens comme une rouille. Elle abaissait les têtes et les espérances. " Plus Laurent s'enfonce dans la noirceur de sa vie, plus Françoise se déleste aveuglément de ses responsabilités, avide de liberté. Dans un Paris amputé de toute prétention et  sous haute tension, le lecteur est le témoin de cette  période politique et sociale délicate, dans laquelle les personnages évoluent au gré des épreuves. L'écriture est à la fois tragique et poétique. L'auteur nous embarque sur plusieurs décennies, sans perdre en intensité.

sabine59

Le 26/10/2018

1981. le début des années Mitterrand, vues à travers une famille qui se désagrège, qui se disloque. C'est d'abord la mère, figure essentielle déjà dans le premier roman de l'auteur, qui apparaît. Françoise, habituée à un univers bourgeois protégé , se retrouve seule avec sa fille et son fils, dans le grand appartement quitté par son mari.Elle qui pour la première fois vote à gauche fait sienne la devise mitterrandienne " Changer la vie". Elle bascule alors dans une vie bohème, recevant tous ces philosophes et artistes de gauche qui refont le monde à coups de mots, on sent une ironie entre les phrases face à ces hommes bien-pensants, qui se croient l'esprit novateur, au-dessus de la mêlée. Et Françoise voudrait trouver sa place dans ce monde inconnu, elle qui n'a pas fait d'études. J'avoue que cette première partie ne m'a pas vraiment enthousiasmée, j'ai eu du mal à m'intéresser au sort de Françoise. Par contre, l'éclairage est mis ensuite sur Laurent, son fils, que l'on suit durant son adolescence, et là, je me suis attachée à lui, à ses flottements d'adolescent, livré un peu à lui-même, aux dangereuses amitiés qui penchent vers le côté sombre, celui de la drogue et des prises de risques. C'est ce personnage qui a apporté une clarté particulière au récit, qui illumine de sa présence ces années d'espoir factice, d'illusions vite avortées. Laurent est émouvant, évolue, trace les contours de sa destinée , ouvre sa voie dans l'écriture. Et, rappel de " Avant que naisse la forêt ", cherche refuge et ressourcement dans la forêt et les arbres. Mais si l'écriture est toujours très belle, je n'ai pas retrouvé l'atmosphère singulière et magique du premier roman. Il est vrai qu'il est difficile de se renouveler ensuite. Je suivrai en tout cas cet auteur , intéressant et prometteur.

AudreyT

Le 25/10/2018

**,* Françoise est une épouse, un mère et une femme au foyer. Quand, en 1981, elle décide de voter pour François Mitterrand, avec l'angoisse que quelqu'un l'apprenne, un autre changement intervient dans sa vie : son mari la quitte. Désormais maîtresse de sa vie, elle décide alors d'élever ses enfants dans l'appartement du 26 rue de Naples, à Paris, et de faire ce qu'elle veut. D'amants en amants, de projets artistiques en ballade sur la mer, elle est avide de liberté. Mais ce besoin d'espace et de lâcher prise se fait au détriment de sa présence auprès de ses propres enfants, Nathalie et Laurent... Je ne connaissais pas l'écriture de Jérôme Chantreau, dont Les enfants de ma mère est le deuxième roman. Il dépeint ici la vie d'une famille dans les années Mitterrand, pour qui la liberté n'a pas de prix. Si "changer de vie" est le slogan qui règne sur la France, il devient aussi celui de Françoise, mère de famille et jeune divorcée. Tout au long des 480 pages, l'auteur dresse le portrait de cette femme pour qui la liberté est synonyme de lâcher prise, de perte de repères aussi et d'oubli de soi. laissant ses enfants à l'abandon, elle redevient la jeune fille qu'elle n'a pas pu être... Manquant de confiance en elle, Françoise croit être obligée de se cultiver auprès de personnes qui ne la respectent pas, confondant alors amitié et ignorance... J'ai aimé l'écriture, fluide et enlevée, mais j'ai trouvé que le roman trainait parfois en longueur. Certains souvenirs ou anecdotes ne me semblaient pas à leur place, et je me suis souvent demander le sens que l'auteur a voulu leur donner. Un grand merci aux 68, une fois encore, pour la découverte d'un roman riche et particulier...

sylvaine

Le 19/08/2018

Les enfants de ma mère Jérôme Chantreau Les Escales 23 août 2018. Paris , mai 1981, 26 rue de Naples, VIII ème art de Paris. Une jeune femme Françoise va devoir changer de vie même si elle souhaite plus que tout" changer la vie "Une aisance financière qui lui permet de maintenir le train de vie auquel elle et ses deux enfants Nathalie et Laurent sont habitués. Est-ce ce dont elle rêve? Ivre de liberté elle se noie dans les bras de ses amants laissant ses jeunes enfants se débrouiller et devenir autonomes bien malgré eux. L'arrivée d'Eburne, une jeune adolescente en errance va venir bousculer la maison. De fil en aiguille, d'amant de passage en compagnon pérenne, de gamin en gamin , Françoise essaye de frayer son chemin. Mais ses enfants dans tout cela? Jérôme Chantreau peint un tableau sans concession d'une famille "extraordinaire". Nathalie et Laurent arriveront ils à passer sans trop de dégâts à travers ces années de folie où liberté rime avec danger? Des gamins que l'on voit grandir, tenter, tester, se perdre et parfois se retrouver, une femme qui semble faire comme elle peut à défaut de faire ce qu'elle veut. Un monde qui a fasciné beaucoup , qui aurait pu en fasciner encore plus, un monde qui n'était pas, loin sans faut, celui de la majorité des parisiens de cette époque! . A chacun sa jeunesse, son chemin et ses souvenirs... Je referme ce roman assez perplexe, l'écriture est plaisante et agréable mais ce texte aurait beaucoup gagné à être plus court. Une narration plus resserrée aurait me semble t'il apporté un dynamisme salutaire à l'ensemble mais bien sur ceci n'est que mon modeste avis . Un grand merci aux Editions Les Escales pour ce partage via NetGalley #LesEnfantsDeMaMère #NetGalleyFrance