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Le nom secret des choses

de Blandine Rinkel , date de sortie le 21 août 2019
Le nom secret des choses

Tu avais l'âge de quitter ton enfance, l'âge où on se sent libre et où, dans le train pour Paris, on s'assoit dans le sens de la marche. Dès ton arrivée, tu t'es sen... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Le nom secret des choses

Tu avais l'âge de quitter ton enfance, l'âge où on se sent libre et où, dans le train pour Paris, on s'assoit dans le sens de la marche. Dès ton arrivée, tu t'es sentie obligée de devenir quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui n'oserait plus dire « je ne sais pas ». C'était la ville qui t'imposait ça, dans ce qu'elle avait à tes yeux de violent et de désirable : sa culture.

Puis tu as rencontré Elia.

Elle avait le goût des métamorphoses.

Caractéristiques

Titre Le nom secret des choses
Editeur Fayard
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 297 pages
Dimensions 22,00 cm x 14,00 cm
Poids 440 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-213-71290-1 - 9782213712901

4,4/5

Fandol

Le 20/02/2020

Il en faut du talent pour écrire pareil livre, pareil roman, sorte d’introspection narrative exprimant un mal être, une recherche de personnalité ! Blandine Rinkel se parle à elle-même, se tutoie, et cela donne un style direct qui m’a bien accroché, même si l’intérêt de la lecture n’est pas entretenu artificiellement par quelque suspense que ce soit. Bac en poche, Océane, 18 ans, se retrouve seule à Paris pour poursuivre ses études. Son père, un homme attentionné, à l’écoute et sachant s’effacer pour laisser sa fille vivre sa vie, lui paie un petit 10 m2 parisien et elle découvre la ville. Elle dit venir du village imaginaire de Saint-Jean-des-Oies, près de La Roche-sur-Yon, et elle trouve beaucoup de différences entre la capitale et son lieu d’origine. C’est l’été et elle en profite pour s’habituer à sa nouvelle vie. La rentrée l’amène à Tolbiac, Paris-Sorbonne. Elle rencontre Paul et Aurélien. Ils parlent histoire, culture, politique, sexualité et elle découvre un nouveau vocabulaire, se heurte au snobisme et doit cacher ses manques de références en musique, elle qui adorait la téléréalité. Elle s’aperçoit même que sa voix change. Cela lui donne l’impression d’être doublée, comme au cinéma. Elle qui avait un blog, n’ose pas en parler et enfin, se lie avec Elia qui a des yeux vairons, l’un vert, l’autre marron. Commence alors une histoire d’amitié profonde, pleine de surprises, certaines très inattendues. Dans Le nom secret des choses, l’auteure glisse doucement d’un « tu » pudique et sévère vers un « je » plus franc et direct. Elle se permet certaines digressions fort instructives comme lorsqu’elle parle de l’imposture et constate qu’il n’y a pas de féminin à imposteur… J’ai trouvé aussi très original cette volonté de changer de prénom, l’une comme l’autre. Elia devient Safiah alors qu’Océane privilégie son second prénom : Blandine. Cela donne des chapitres très personnels, de réflexions intimes qui font de ce livre un ouvrage inclassable d’une écrivaine rencontrée aux Correspondances de Manosque où Blandine Rinkel qui est aussi journaliste et chanteuse dans le groupe Catastrophe, a été en résidence d’auteure.

Cancie

Le 10/01/2020

Océane, 18 ans, issue de classe moyenne quitte Saint-Jean-des-Oies en Vendée pour venir poursuivre ses études universitaires à Paris. Elle se retrouve confrontée à un monde différent, à côtoyer la bourgeoise et n'arrive pas à être elle-même. Elle essaie de calquer ses gestes et ses pensées sur les autres, notamment deux étudiants Paul et Aurélien qu'elle essaie d'imiter pour tenter de leur plaire et de s'en faire des amis. Alors qu'eux ne se posent jamais de questions et ont toujours l'air de savoir, il n'en est pas de même pour elle qui se sent idiote et doute sans cesse. Elle sait pourtant que "les gens préfèrent mentir plutôt qu'avouer qu'ils ne savent pas". Cette période de vie, teintée de souffrance et d'imposture, Blandine Rinkel la nommera L'imposture puis viendra alors La rencontre, la rencontre d'Elia. Océane est subjuguée, dès le premier regard par cette grande séductrice beaucoup plus affirmée qu'elle. Une grande amitié va naître, elles vont vivre une relation passionnée extrêmement forte et tumultueuse et Elia donnera à Océane le goût des métamorphoses. Elle va la convaincre de changer d'identité pour qu'elle puisse avoir ainsi la possibilité de choisir qui elle veut être vraiment, et en fera autant. Blandine Rinkel a elle-même entrepris cette démarche dans le passé en changeant de prénom. Mais arriveront-elles à se trouver ? Le nom secret des choses transcrit très bien cette période de la vie où l'on se cherche et le dédoublement qui peut être ressenti, ces contradictions que l'on porte en soi, que l'on retrouve également chez les autres. Il me semble que le "tu" employé par la narratrice pour se parler à elle-même comme s'il s'agissait d'une autre personne renforce ce sentiment de double. de même, Blandine Rinkel aborde cette dualité dès le début de son roman avec Paris, ville terrifiante la nuit par ces bruits, ces cris, ces hurlements, mais grisante et bigarrée le jour. C'est un roman dans lequel tout est multiple et contradictoire, un roman que je n'aurais sans doute pas connu si je n'avais assisté à sa présentation en septembre aux Correspondances de Manosque par Blandine Rinkel elle-même : une belle histoire d'amitié et de quête d'identité.

ATOS

Le 08/01/2020

Attachement, souvenir, qu'est-ce qui nous hante , nous happe, nous construit ? Papier brouillard, brouillon d'histoire. Ce qui nous ampute ? Ce qui nous quitte ? Qu'est ce que ça cache ? Qu'est ce qu'on perd ? qu'est- ce qu'on apprend ? Qu'est-ce qui nous fuit, qu'est ce qu'on égare ? Faire comme si ...ou vivre comme ça. Ici ou mal là-bas. On tient à quoi ? Un nom, un visage, des histoires qu'on se raconte. À soi, aux autres. Ces autres à qui on écrit pour dire pourquoi on cherche tout le temps un nom, un geste, un rire, une silhouette….au fond des choses. A des années poussière. Soi ou bien une autre ? On se détache du fond. Alors on prend des formes qui parfois ne tournent pas bien rond. Ça tient à quoi tout ce qui s'en va ? Passé lumière. Comment on quitte, comment ça s'arrête, ça disparaît, pourquoi ça revient même si c'est loin. Rien que des lettres d'identité – papier glacé. Des parallèles aux lignes brisées. On vit comme si , on vit pour ça. Palimpseste du regard. On se rattache, quelque morceaux d'identité en cinq secondes dans un décor. Astrid Shriqui Garain

Agathethebook

Le 22/10/2019

Elle s’appelle Blandine Rinkel, elle danse, elle chante et elle écrit. Car non, « un écrivain ne sait pas faire que ça, écrire ; on sait tous faire plein d’autres choses ! » Elle respire l’Art, et moi je la regarde danser et chanter, puis je la lis avec un plaisir infini. Comme en peinture, c’est avant tout un effet de fondu. Oui, à 18 ans, Océane a décidé de fondre, dans ses vêtements et dans Paris. Débarquée à Paris de Saint-Jean-des-Oies, ce village de 800 habitants où elle a grandi et qui ne lui a pas donné les codes, Océane les apprend sur place, autodidacte et docile. Elle s’aligne sur les autres, cesse de rire trop fort, fume pour fumer et s’adonne à du sexe sans plaisir. Elle ment, beaucoup, elle fait semblant d’être quelqu’un d’autre. Son sentiment d’insuffisance est une valise beaucoup trop lourde à porter. Ont-ils conscience de leur chance, ceux dont la poésie et le cinéma les a bercés depuis la naissance, ceux qui sont déjà dans le bon cercle ? Elle rencontre Elia, une amie, un double, un complément d’elle-même. Des yeux vairons et des cheveux noirs. « Elle était grave et ne l’était jamais. Joueuse et engagée. Absurde et parfaitement sensée. Caractère que, depuis, je cherche chez tout le monde et ne retrouve nulle part. » Elles s’apprivoisent lentement, Elia la séduit en l’écoutant, et en la rassurant « Les gens qui ne conviennent pas me conviennent parfaitement, tu sais ». Un soir, en débattant sur le déterminisme, elles listent toutes ces choses modifiables qui nous dessinent, les yeux, les cheveux, le prénom. C’est ainsi qu’elles se lancent un pari absurde, Océane deviendra Blandine. Et dédicacera ce second roman « À celles qui disparaissent ». Amitié toxique, fondatrice, je vous laisse deviner à quel point ce texte m’a parlé. Une plume à tomber par terre, une sensibilité sur les choses et les êtres, « Le nom secret des choses », c’est simplement de l’excellente littérature.

croquemiette

Le 24/09/2019

Océane débarque à Paris et tout est nouveauté, mouvement, lumière, fulgurance. La jeune fille originaire d'un bled de Vendée doit tout apprendre en arrivant à la capitale. En effet, elle n'a pas les codes, n'est pas du même milieu social que ses nouveaux "amis" de la fac à Tolbiac. Elle donne le change difficilement, prétend savoir, et le soir rattrape son retard en vérifiant sur wikipedia. Quelques temps après son arrivée, elle rencontre Elia et c'est la révélation. Elles jouent d'abord au chat et à la souris puis deviennent très bonnes amies. Elia est l'opposée d'Océane. Sûre d'elle, libre, pétillante, lunatique, joyeuse et caractérielle, elle éblouit Océane. Les deux amies continuent de se voir, s'inventent des vies, font la fête dans un Paris bigarré, étudiant et festif. Leur relation est complexe, c'est "je t'aime moi non plus" mais toujours elles se retrouvent. Un jour, ou peut-être une nuit, par défi, Elia décide de changer de nom et elles en font le pari. Aussi facilement que l'on change d'habit, Océane adopte le prénom de Blandine, son second prénom à l'état civil. C'est une métamorphose, mais la mue ne va pas sans mal. En changeant de nom, Océane accède à une autre catégorie, le regard que les gens portent sur elle se modifie. Renie-t-elle une partie d'elle ? son passé, ses origines ? Est-ce si anodin ? Un roman intéressant, le premier que je lis de l'auteure. J'ai adoré la première partie, décrivant l'arrivée d'Océane à Paris et sa difficile adaptation dans un nouveau milieu. L'histoire est racontée à la première personne du singulier, ce "tu" permet une identification direct au personnage. J'ai un peu lâché au cours de la seconde partie, plus axée sur l'histoire d'amitié. Toujours est-il que c'est un roman que je conseille et qui questionne intelligemment sur le milieu social et les codes au sein d'un groupe. L'écriture est belle.