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Le discours

de Fabrice Caro , date de sortie le 06 février 2020
Le discours

« Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Le discours

« Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo, sinon c'est le bordel. Sept milliards de névrosés essayant de vivre ensemble, se faisant croire que c'est possible, qu'on ne tue pas pour un grincement de fourchette dans l'assiette, qu'on ne quitte pas son amoureux parce qu'il fait du bruit en buvant son café. »

Lors d'un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire plaquer, apprend qu'il doit prendre la parole au mariage de sa soeur. Entre le gratin dauphinois et les tentatives de discours toutes plus absurdes les unes que les autres, il n'espère qu'une chose : que Sonia revienne.

Un récit digne des meilleures comédies romantiques, où l'on retrouve l'humour décalé de Zaï zaï zaï zaï.

« Si vous n'éclatez pas de rire au premier chapitre, on ne peut rien pour vous. »

Olivia de Lamberterie, Elle

Caractéristiques

Titre Le discours
Auteur Fabrice Caro
Collection Folio
Editeur Gallimard
Date de parution 06 février 2020
Nombre de pages 209 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 144 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-287390-4 - 9782072873904

4,3/5

Fandol

Le 08/08/2019

Livre étonnant, original que Le discours de Fabrice Caro, un auteur très connu dans le monde de la BD où il s’appelle Fabcaro. Tout part d’une demande de Ludo, son beau-frère, qui va épouser Sophie, la sœur d’Adrien, le narrateur. Nous sommes en plein repas de famille, chez les parents d’Adrien qui a d’autres soucis bien plus importants car celle qu’il aime, Sonia, a décidé de faire « une pause ». Il lui a bien envoyé un message mais la réponse tarde à venir. Le repas dure et Adrien est torturé par cette demande de discours dont il nous gratifie de plusieurs versions différentes, allant de la tendresse à l’humour vachard. Pendant que les discussions meublent le temps, que le gigot est toujours aussi bon – même si Adrien n’apprécie guère – nous faisons connaissance avec les membres de la famille, avec les amours du narrateur qui imagine tout un tas de raisons au silence de Sonia. « J’ai quarante ans et j’achète des Tic-Tac pour cacher à mes parents que je fume, voilà où on en est. » Déprimé à trente ans, le voilà à nouveau chez ses parents, dix ans plus tard alors que sa mère est à l’affût du moindre prénom féminin pour espérer caser son fils… Pendant que le débat, à table, porte sur les avantages et les inconvénients du chauffage par le sol, Adrien nous fait part de ses soupçons car « la pause » de Sonia s’appelle sûrement Romain, un musicien, « un grand brun un peu ombrageux ». Les thèmes habituels défilent avec l’habituel chapitre des cancers que chacun se croit obligé d’alimenter avec un maximum de cas. Adrien voudrait tant se confier, dire ce qu’il a sur le cœur mais c’est trop difficile pour lui car Ludo ramène toujours sa science et, de toute façon, sa mère lui proposerait aussitôt… un verre de jus d’orange ! Dans ce roman, Fabrice Caro manie l’humour avec talent, glisse un tas de réflexions très pertinentes sur la famille, l’amour, la fratrie, la vie… Autour de cette demande de discours pour le mariage de sa sœur et son problème de cœur avec Sonia, il m’a permis de passer de bon moments et de sourire souvent. Au passage, Le discours livre quelques informations très intéressantes sur plusieurs sujets mais, après le dessert – tarte poire-chocolat faite par Sophie à la place du sempiternel gâteau au yaourt de la mère – l’auteur aurait dû éviter le passage consacré à l’horoscope. Au final, j’ai constaté que l’optimisme tenait à bien peu de chose, qu’un message sur un portable peut éviter une grosse déprime…

Ladybirdy

Le 29/05/2019

Je m’étais dit en recevant ce roman de l’éponyme Fabcaro, zaï zaï zaï, ça va décoller, la banane et tuti quanti et puis, le soufflé retombe et ça donne un aïe aïe aïe... Adrien, quarantenaire est en pause de tout. Pause avec Sonia et ça dure et ça dure. Pause avec son inspiration, qu’aller raconter de merveilleux au mariage de sa sœur Sophie. This is The question. En pause dans ses souvenirs qui s’étendent à rallonge. En rumination perpétuelle sur ce fameux discours de mariage, Adrien épilogue sur ses vieux, son amour de Sonia qui ne répond pas à son « j’espère que tu vas bien, bisous », le tout avec des notes philosophiques, ironiques, acerbes, parfois pompantes et parfois drôles sur le jus d’orange, le gratin dauphinois, les tic tac et j’en passe. On suit ici les ruminations d’un homme souvent désabusé, un brin déprimé, un peu fatigué, trop de pression, trop de non-dit, trop d’encyclopédies comme unique cadeau depuis des lustres, ça use les encyclopédies, ça use que personne ne se demande ce qu’il aime et qui il est dans le fond. Alors puisque le monde lui échappe autant abuser d’absurdité, de nonchalance et d’humour bien sûr. Avec l’humour, tout passe. Ou presque. Ce n’est pas un roman ni une bande dessinée. C’est un discours. Un discours qui m’a semblé interminable à certains moments, un discours qui part en vrille, qui décortique tout et rien à la fois. J’ai souvent souri et je reconnais une plume ironique bien maîtrisée mais la magie n’a pas opéré pour ce premier rendez vous avec Fabrice Caro.

Cancie

Le 21/05/2019

Tout débute par une demande faite à Adrien lors d’un repas de famille : « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » Et c’est parti ! Adrien, la quarantaine, déprimé, un peu décalé, dans l’attente d’une réponse au message qu’il a adressé à son ex, Sonia, qui l’a quitté pour faire « une pause », est catastrophé par la requête de son beau-frère et cette demande va prendre des proportions démesurées. Pendant cet interminable repas de famille basé toujours sur le même schéma, répétitif à souhait, s’ajoute, pour Adrien, l’interminable attente d’une réponse à son message… Son discours, en fait, ce sera le récit de son regard sur le monde, un regard sans concession qu’il va écrire et réécrire intérieurement, tout au long du dîner. C’est tour à tour tendre, drôle, mélancolique, souvent hilarant mais ô combien touchant ! Touchante est cette solitude que vit Adrien, cette solitude de chacun au milieu des autres. Ce roman est un soliloque, le discours de cet homme isolé au milieu des siens. Il s’entretient avec lui-même, avec tout de même parfois quelques interférences avec les autres. Le discours est un roman traversé par une mélancolie hilarante, à l’humour cinglant. Fabrice Caro, alias Fabcaro, célèbre auteur de bande dessinée, nous livre là un deuxième roman très réussi qu’on pourrait situer entre humour noir et autodérision, un texte dans lequel il conte vraiment bien l’absurdité des apparences.

Nat_85

Le 01/02/2019

Fabrice Caro alias Fabcaro auteur de bandes dessinées, notamment de « Zaï Zaï Zaï Zaï » signe cette fois un roman » Le discours « publié aux éditions Gallimard dans la Collection Sygne, en 2018. C’est le récit à la première personne d’un huit clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au cœur des tribulations intérieures d’un homme en quête d’espoir. Un roman sur l’humain, à l’état pur ! » Un seul être vous manque et tout est dépeuplé « LAMARTINE. Adrien fête ses quarante ans chez ses parents en présence de sa sœur Sophie et de son futur beau-frère Ludovic. Entre gratin dauphinois et échanges sans intérêts, Adrien se livre alors à un réel combat intérieur pour survivre à ce déjeuner familial anxiogène. Et il sait que sa sœur lui offrira comme chaque année une encyclopédie dont il a horreur, mais n’a jamais eu le courage de lui avouer. » Notre méconnaissance de l’autre est notre seul lien. « Le coup de grâce est donné dès le début du repas, lorsque justement Ludovic exprime une requête auprès d’Adrien, qui va prendre des proportions démesurées : » Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. « Plutôt introverti et mal dans sa peau, il n’en fallait pas moins pour anéantir ce quarantenaire. Parler en public devant un parterre d’invités aux têtes inconnues, pendant la cérémonie de mariage de sa sœur, c’est plus qu’il ne peut supporter ! Et puis comment lui demander ça à lui, aujourd’hui, alors qu’il vient de se séparer de Sonia ? Comment vanter l’amour et l’engagement alors qu’il navigue lui-même dans les flots d’une récente rupture ? » Alors oui, je sais, mon histoire n’a rien à voir avec les mariés, elle m’est simplement revenue comme me revient ces derniers temps tout ce qui est lié à Sonia. Et peut-être, mes chers amis, faut-il y voir une morale qui serait : plutôt que de se rêver à la place du roi, sachons apprécier le bonheur quand il est là, sous nos yeux, et qu’on ne voit pas toujours. « Le problème c’est qu’Adrien n’a pas la tête à ça. En effet, il est dans l’attente d’un message de Sonia. Franchement déprimé, il ne sait comment survivre à cette pause que lui a imposée celle-ci depuis trente six jours déjà. » Je lui avait écrit à 17h24, elle avait lu mon message à 17h56 et ne me répondait pas… « C’est tout le monde d’Adrien qui s’écroule au fil des pages, dans ses ruminations intérieures. Surveillant de près son téléphone portable dans l’attente du message divin, le moindre signe positif qui surgit est décuplé de bonheur, et la moindre déception et c’est une véritable immersion dans les abîmes. Le lecteur assiste impuissant à ce grand huit émotionnel, partagé entre rires et larmes. Mais s’il se livre intérieurement à des essais de discours prononcé, par bribes successives, il devient observateur attentif du couple formé par sa sœur et Ludovic. » C’est la toute première fois que je décèle une faille dans leur relation, fût-elle minime, et tous deux m’apparaissent subitement sous un nouveau jour, plus humains, profondément touchants parce que friables, imparfaits, précaires comme nous le sommes tous, nous, les vagabonds de 17h56, et je suis rassuré que ce couple que je prenais pour une sorte de modèle absolu, même s’il n’était pas le mien, montre enfin des signes de faiblesse. « Véritable one man show, ce roman raconte l’humain, dans ses failles en utilisant avec brio l’humour absurde. Entre faux semblants et désillusions, il est le théâtre de la comédie humaine.

Kittiwake

Le 08/01/2019

Découvert avec Zaï zaï zaï zaï, offert depuis à de multiples reprises, tant cette BD, même si le genre ne fait pas partie de mon univers littéraire, m’avait séduite. Alors si Fabrice Caro se lance sans la rédaction sans image, on y va bien sûr. Et l’essai est transformé. J ‘ai adoré ce personnage si ordinairement perdu dans cette comédie humaine, dans une pièce dont il serait le seul à ne pas avoir appris son texte, victime de l’arrogance de ceux qui autour de lui, font comme s’ils maîtrisaient les codes. Le problème, avec Adrien, c’est qu’il est incapable de dire non. Incapable de refuser la proposition de son futur beau-frère de faire un discours le jour du mariage de sa soeur, lui qui a horreur de parler en public. L’ambiance du dîner familial, déjà prévisible, car reproduisant à l’identique les précédentes agapes autour de la table, du menu aux questions qui ne manqueront pas de surgir, est d’autant plus plombée pour Adrien, qu’en plus d’imaginer le futur discours qui ne manquera pas de le couvrir de honte, il attend une réponse à un SMS à sa fiancée en « pause ». Fabrice Caro a le don de reproduire avec beaucoup de finesse l’absurdité de ces impasses dans la communication familiale, qui aboutissent au mieux à de l’ennui , au pire à des drames de la mésentente. Ces situations, on les a tous plus ou moins vécues un jour ou l’autre, basées sur des malentendus,, chacun endossant le costume qu’il semble ne pouvoir échanger, qui enlise la situation. Au delà de ce portrait de loser, on ressent la tendresse de l’auteur pour le personnage. il n’est pas question de se gausser de ses fragilités, mais au contraire on éprouve une véritable empathie quand on prend la mesure de son combat intérieur. Et on rit, on rit beaucoup et fort. Moins aux bévues d’Adrien, qu’au cocasse des situations vues sous un angle décalé. Même si l’humour n’est qu’une forme de défense pour oublier les angoisses légitimes inhérentes à notre condition de terriens en détresse, cela reste une excellente façon de réenchanter le monde. Merci Fabrice Caro