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Le continent de la douceur

de Aurélien Bellanger , date de sortie le 22 août 2019
Depuis New York, une banquière ambitieuse, un écrivain maudit et un historien tentent de restaurer la splendeur de la principauté alpine du Karst. Enquêtant sur un mathématicien aux théories... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Depuis New York, une banquière ambitieuse, un écrivain maudit et un historien tentent de restaurer la splendeur de la principauté alpine du Karst. Enquêtant sur un mathématicien aux théories révolutionnaires qui aurait traversé le XXe siècle, des camps de la mort à la Russie soviétique, ils font revivre la mémoire des guerres passées et s'éveillent aux mythes de la construction européenne.

Caractéristiques

Titre Le continent de la douceur
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 22 août 2019
Nombre de pages 495 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 474 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-277179-8 - 9782072771798

4/5

Bill

Le 06/10/2019

Dans ce roman Aurélien Bellanger crée tout un univers, une Europe imaginaire basée sur la vraie, avec des personnages tourt droit sortie de la réalité, qu'on reconanît dans leurs familiarités médiatiques et leurs excès mais qui sous la plume deviennent quasiment mythiques.  Une principauté blottie au cœur des balkans lui sert d'écrin, un peu de Suisse par son sommet économique au milieu des montagnes, un peu de Monaco pour le blling-bling  Les destins des deux héros qui se croisent sans se toucher ou si peu jusqu'à l'apothéose finale, à la façon de Brett sinclair et Danny Wilde, mais dont les vies ne servent que d'ancrage régulier au milieu de celle des adultes qui composent le corps du récit. Mais un récit qui part dans toutes les directions et qui enveloppe au point où non seulement je l'ai lu trè slentement, mais pendant cette semaine, je n'ai rien pu lire d'autre, de peur d'être extirmée de ce cocon où l'auteur m'enroulait petit à petit. Les derniers chapitres, au rythme plus rapides, m'ont permis de me réveiller doucement mais de quitetr à regrets ce rêve d'une Europe des arbres, des principautés et d'un bonheur rêvé ...  J'avais beaucoup aimé L'aménagement du territoire et le Grand Paris, avec ce roman, Aurélien Bellanger atteint une autre dimension ...    Que sera le prochain ? 

jongorenard

Le 28/09/2019

Fable politique pour adulte, "Le continent de la douceur" nous narre l’histoire du Karst, petite principauté imaginaire et oubliée des Balkans dont toute ressemblance avec d’autres principautés n’est sans doute pas tout à fait fortuite. Il commence avec un premier chapitre très drôle et une impressionnante galerie de personnages fictifs qui font de l’accrobranche et dans laquelle débarquent Jean-Claude Juncker, Manuel Barroso ou Dominique Strauss-Kahn ! Puis on fait la connaissance de Flavio et d’Olivier, deux enfants, amis ou ennemis, qu’on verra grandir au cours du récit. On découvre aussi le couple Ida-Jan, Ida, la richissime banquière à la folle histoire romanesque et Jan, le golden boy de Wall Street, beau gosse pas très futé qui arrêtera de collectionner les femmes pour les timbres ! On suit également le personnage de QPS, intellectuel à la croyance toujours renouvelé dans le libéralisme et avatar de BHL sans en être une caricature, opposé à Griff, un écrivain nationaliste qui devient fou et fasciste. Cela donne une collection de personnages pittoresques, drôles ou risibles fonctionnant par couple et ayant tous un lien avec le Karst. La suite du récit m’a un peu inquiété par moment avec des plongées dans les mathématiques ou l’histoire européenne et une érudition très marquée. J’ai redouté de ne pas accrocher ou de me perdre dans les digressions historiques, sociales ou économiques très documentées sans toujours bien comprendre où l’auteur voulait en venir. Mais le baroque de la trame romanesque, qui m’a fait penser à des albums de Tintin, permet de s’en sortir. Riche et dense, le récit, qu’il me faudra sans doute relire, foisonne de références, de symboles, d’objets cachés et d’énigmes qu’on s’amuse à décrypter. Aurélien Bellanger réussit le tour de force de complexifier l’histoire européenne déjà bien compliquée en y ajoutant celle d’une principauté imaginaire. Et ce mélange entre ce qui est connu, historique ou réel et ce qui est fictif, imaginaire ou inventé, fonctionne magistralement, sans suture visible. Car l’auteur maitrise parfaitement la langue, le vocabulaire, la grammaire, le rythme du récit avec des chapitres courts et parfaitement calibrés. Sur le plan politique, il propose une fable satirique à la Voltaire qui questionne, sans vitriol ni lourdeur, se moquant gentiment de ses personnages, tout en douceur. Au fond, Aurélien Bellanger, en racontant l’histoire d’une principauté qui n’existe pas, nous offre une vision décalée de l’histoire européenne dans laquelle il dit beaucoup de choses sur la situation et les oppositions actuelles et qui rend finalement la lecture de cette fable politique teintée d’humour caustique très réjouissante. Et on finit par oublier que l’on avait pu se perdre par moment.