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Le château des Carpathes

de Jules Verne , date de sortie le 04 juin 1999
A Werst, village de Transylvanie, la fumée qui sort du château de Rodolphe de Gortz semble indiquer que la demeure serait à nouveau habitée. Le jeune forestier Nick Deck et le docteur Patak qui veulent... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

A Werst, village de Transylvanie, la fumée qui sort du château de Rodolphe de Gortz semble indiquer que la demeure serait à nouveau habitée. Le jeune forestier Nick Deck et le docteur Patak qui veulent s'en assurer sont repoussés par une voix qui les en dissuade. Au village, le comte Franz de Telek est frappé par cette histoire qui lui rappelle celle de la cantatrice Stilla.

Caractéristiques

Titre Le château des Carpathes
Auteur Jules Verne
Editeur Actes Sud
Date de parution 04 juin 1999
Nombre de pages 242 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 170 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-7427-1449-9 - 9782742714490

3/5

Tandarica

Le 14/11/2015

Alors, paradoxe n°1: ce n'est pas parce qu'on fait l'apologie de la science qu'on est guidé par ses préceptes. Ce roman en est une bonne illustration. Jules Verne fut un antidreyfusard notoire mais là on déborde largement sur la propagation de clichés antisémites. L'idée que les Juifs roumains étaient tous aubergistes, faisaient crédit et risquaient de devenir bientôt propriétaire de la Roumanie est absurde pour plusieurs raisons. En 1892, les lois roumaines interdisaient aux Juifs de tenir des débits de boissons depuis plus de dix ans et, dans la plupart des cas, leur interdisait aussi les licitations. La communauté juive n'excédait pas 300 000 (sur plus de 10 millions) d'habitants et, pour la prévision d'avenir, c'est encore pire : elle est aujourd'hui quasiment inexistante. En dehors de ce bref paragraphe assez fâcheux, c'est un roman de science-fiction habile, dont l'action se déroule en Transylvanie, sans vampires, qui ne manque pas de références à la littérature locale : Miriota, la fiancée de Nic Deck est par exemple une référence à Miori#539;a, la balade populaire roumaine. Le livre est court, l'intrigue simple, menée tambour battant. Dans l'ensemble, elle révèle cependant un second paradoxe : ce n'est pas parce qu'on décrit, parfois fort narquoisement, une campagne superstitieuse qu'on s'élève au-dessus d'elle. L'ignorance du droit, de la démographie et autres conduit déjà à des clichés bien peu scientifiques mais, en plus, ce n'est pas forcément l'étude ou la ville qui ont le mieux préservé en Roumanie et ailleurs, contre les superstitions si l'on entend par là les croyances sans fondement scientifique. Panaït Istrati est un bon exemple : autodidacte, un des premiers à avoir critiqué les travers du communisme. On pourrait citer aussi Victor Anestin, Ana Novac, Gib I. Mih#259;escu, Anton Pann, Cilibi Moise et d'autres, alors que la science n'a pas préservé Céline des pires clichés, pas plus que, pour les Roumains, Ion Barbu. La thèse principale du roman (superstition des campagnes, heureusement que la science (urbaine) est là pour résoudre les problèmes), lourdement assénée, s'avère simpliste et en partie démentie par le roman lui-même, sans parler d'écrivains comme Robert Frost, Dylan Thomas, Emily Dickinson… Néanmoins, on pardonne pas mal de choses (trop ?) à Jules Verne pour l'incertitude, le suspense et l'exotisme, ses descriptions de paysages, ses indications géographiques, qui nous rappellent tristement à quel point, à l'époque d'Internet, du bac +5 pour tous, de l'avion et des agences de voyages, on connaît peu le monde, même relativement proche.