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La renverse

de Olivier Adam , date de sortie le 05 avril 2017
La renverse

« Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

La renverse

« Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. »

La renverse retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Une affaire d'abus de pouvoir dans laquelle sa mère a été mêlée et qui refait surface à l'occasion de la mort dans un accident de voiture de Jean-François Laborde, maire de la petite ville où Antoine a grandi.

Olivier Adam nous livre ici un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique.

« Véhément et retenu tout à la fois, secoué de silences et de non-dits, ce roman touche par la voix qui le porte, aussi fragile que lucide. »
Télérama

Caractéristiques

Titre La renverse
Auteur Olivier Adam
Editeur J'ai lu
Date de parution 05 avril 2017
Nombre de pages 280 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 158 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-290-13982-0 - 9782290139820

4,3/5

le_Bison

Le 01/09/2016

Lire les romans d’Olivier Adam me plonge souvent dans le drame familial, la perte d’un être cher, d’un amour perdu, dans une confusion de sentiments déprimants. Il y est question de deuil, de tristesse, de reconstruction, de whisky. Souvent, toujours. Son univers est sombre, noir, obscur. J’adore. La déprime littéraire, c’est ma came, le whisky aussi. Avec « La Renverse », je ne suis pas dépaysé, je gagne en plus un côté glauque, sur fond de scandale politico-sexuel. Je regarde la couleur ambrée tournoyer dans le fond de mon verre. Comme une envie de me reverser une dose. Un député-maire qui abuserait de ses ouailles, de gentilles citoyennes de sa circonscription en demande (d’un service, d’un job, d’un taf de merde pour pouvoir payer sa taxe d’habitation et emmener au moins une fois par mois ses gosses au McDo du coin). Ce grand homme politique serait du genre « une pipe et je veux bien écouter tes doléances ». Ou bien dans le style « je t’écoute mais je te mets un doigt avant ». Bref, rien de vraiment anormal dans le petit monde des profiteurs et de la politique. Retourne-toi… Pourquoi Antoine ressasse donc ces vieux souvenirs, enfouis dans un recoin de sa mémoire ? Il avait dix-huit à cette époque. Cela avait fait un certain scandale dans son petit village, pas le fait que le maire soit un pourri, mais du fait que sa mère aurait participé à ces partouzes cérébrales, des orgies forcées. Une participation active même selon la déposition du principal intéressé. La destruction d’une famille par l’intérieur, plus personne ne se parle, Antoine passe son temps à jouer de la musique avec ses potes, son petit frère s’enfuit, son père se referme sur lui-même, sa mère affiche une supériorité inébranlable, pas comme la bite de monsieur le maire qu’elle a dû souvent branler. Au-delà du scandale, au-delà de l’aspect scabreux de l’affaire et de la pourriture qui dirige ses concitoyens, le thème du mal-être revient tout au long du roman. Antoine qui se colle avec la fille du maire, tous deux désespérés par le comportement de leurs parents respectifs. Antoine qui a arrêté de vivre, incapable d’aimer, incapable d’avancer. Et si les funérailles du maire allaient lui apporter, des années après, ce repos de l’esprit nécessaire à sa reconstruction. Les bouteilles de whisky apportent déjà le réconfort nécessaire lorsque la pluie glisse le long de la fenêtre, que les vagues déchirent le ciel sous ce ciel lourd et gris. Lourd et gris à l’image de la vie d’Antoine. Lourd et gris comme cette sombre histoire familiale, une ambiance à te plomber les dîners de famille à la Toussaint.

marina53

Le 04/02/2016

Antoine s'est réfugié en Bretagne depuis quelques années. Il tient la petite librairie de R., sous l'aile protectrice de Jacques. Ce matin-là, après une promenade sur le sentier longeant la falaise, il se rend au bar, quelques habitués y sirotaient un café. C'est alors qu'il entend à la radio la mort de Jean-François Laborde, ancien sénateur-maire de M., en banlieue parisienne, et ancien ministre. Une fois rentré chez lui, il allume son ordinateur et lit ici ou là quelques articles. Il n'était mention de sa mère que furtivement. Aucune trace de Célia et Lydie. le jeune homme pensait avoir définitivement tourné la page en s'enfuyant, laissant derrière lui ce sordide fait divers qui avait éclaboussé Jean-François et surtout sa mère et par là-même sa famille entière, il y a dix ans. L'annonce de cette mort va plus que jamais réveillé les démons du passé... Olivier Adam change de registre et nous plonge au coeur d'un scandale politique. Suite à la mort de Jean-François Laborde, Antoine se rappelle ses années d'adolescent, alors qu'il vivait encore à M., au sein d'une famille en apparence normale. Une mère très jolie, tirée à quatre épingles et s'occupant parfaitement de sa maison. Un père distant, froid, n'ayant eu pour ses deux enfants aucun geste de tendresse. Malheureusement, cet équilibre familial sera mis à mal une fois cette sombre affaire étalée au grand jour, brisant alors cette bulle familiale. Comment se (re)recontruire après cela? La fuite, seule issue possible aux yeux d'Antoine. Seule façon salutaire d'échapper à tout cela. L'auteur décrit une société parfois amère et sombre dans laquelle la rumeur et les médias semblent détenir l'unique vérité et le portrait d'un homme en proie à des doutes et des questionnements quant à sa propre existence. Il dépeint magnifiquement cette Bretagne sauvage et rebelle. Porté par une écriture riche, juste et contemplative, ce roman, tantôt mélancolique tantôt sombre, finit par nous émouvoir. Un roman qui n'est pas sans nous rappeler l'affaire George Tron...

Bookycooky

Le 08/01/2016

"La renverse: période de durée variable séparant deux phases de marée ( montante ou descendante ) durant laquelle le courant devient nul". Dans son dernier livre, Olivier Adam fidèle à son poste de narrateur, est plus brillant que jamais! L'histoire débute avec l'information de la mort par accident d'un certain Jean-Francois Laborde, que notre narrateur, Antoine, quasi la trentaine, apprend à la télé d'un bar. Un nom lié à un scandale qui par le biais de sa mère a éclaboussé toute sa famille , il y a dix ans....une vie au passé, qu'Antoine "pense" avoir enterré , fuyant maison et famille et se réfugiant dans un bled perdu en bord de mer, en Bretagne, où il travaille dans une librairie..... Les démons du passé resurgissant , il va essayer de faire le chemin à rebours pour " chercher une cohérence dans un parcours qui est une succession de ruptures". Au-delà du fait divers sordide, Adam s'interroge sur les identités multiples à l'intérieur d'une même personne et fait une excellente analyse des vérités sociales actuelles et de ses conséquences sur les vies individuelles de la petite et moyenne bourgeoisie, où les faux-semblants et les apparences ont la part belle. Le narrateur, est toujours lui-même , qu'il met en scéne, un homme solitaire, taciturne ,qui fuit et essait de mettre tout à plat ( la renverse) avec une enfance et une adolescence dans un pavillon d'une ville de banlieue de la région parisienne, dont il a le sentiment de ne pas vraiment y avoir été , de ne pas y avoir vécu,de n'avoir rien vu venir, rien compris. Les paysages de Bretagne ( le bruit permanent de la mer, la compagnie des oiseaux,les dunes et les oyats vibrant dans l'air frais du matin...) où il noit son spleen et sa prose libre sont comme toujours, sublimes. Dire j'ai aimé ou pas aimé ce livre n'a pas grand sens.Comme tout ses livres( j'en suis une inconditionnelle !), un livre qui vous prend par le cœur et l'esprit,vous touche par sa mélancolie, vous éblouit par la justesse de ses propos , et vous renvoit à des vérités sociales et politiques actuelles.