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La musique d'une vie

de Andreï Makine , date de sortie le 12 décembre 2011
La musique d'une vie

Au coeur de la tempête, dans l'immensité blanche de l'Oural, des voyageurs transis attendent un train qui ne vient pas. Alors que s'étire cette nuit sans fin, un vieux pian... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

La musique d'une vie

Au coeur de la tempête, dans l'immensité blanche de l'Oural, des voyageurs transis attendent un train qui ne vient pas. Alors que s'étire cette nuit sans fin, un vieux pianiste remonte le fil de son histoire, des prémices d'une grande carrière au traumatisme de la guerre.

Guidés par une musique intérieure, les souvenirs d'Alexeï nous révèlent la force indomptable de l'esprit russe.

« Je m'éveille, j'ai rêvé d'une musique. »

« Un très beau roman d'une écriture épurée qui vise l'émotion et touche au coeur. »

L'Express

Caractéristiques

Titre La musique d'une vie
Collection Points
Editeur Seuil
Date de parution 12 décembre 2011
Nombre de pages 144 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 85 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-02-054285-4 - 9782020542852

4,3/5

mcd30

Le 09/02/2019

La musique d'une vie c'est cette part d'humanité que nous perdons à certains moments mais qui nous habite tous. Alexeï Berg verra sa vie basculer à la veille de son concert comme tant d'autres russes. Il fuira pour éviter le camp d'internement et se retrouvera pris dans la tourmente de la guerre. Notre héros vivra une vie solitaire, mais sera toujours habité par sa musique. Son histoire est aussi celle du peuple russe dont la destinée s'est retrouvée mélée de façon irrémédiable à la révolution et à la guerre. Tout au long de sa vie Alexeï fera preuve d'humanité et de compassion, il restera en harmonie avec lui-même. Et si la vie est une partition alors il a joué la sienne en sourdine, discrètement, dans l'anonymat mais avec maestria face à l'adversité. Un récit grave traité sans pathos avec une grande sobriété, qui dégage une grande impression de solitude. Un excellent roman d'Andreî Makine dont j'admire le style et le talent de conteur. Comme vous l'avez deviné c'est une lecture que je conseille. Avec une superbe phrase qui résume bien ce roman : "La nuit à travers laquelle il avançait disait et ce mal, et cette peur, et l'irrémédiable brisure du passé mais tout cela était déjà devenu musique et n'existait que par sa beauté." (p. 122)

LoloKiLi

Le 28/02/2018

Aujourd'hui les amis ça va encore cailler, le souffle sibérien du Moscou-Paris est en passe de nous congeler les arpions, qu'ils disent à la météo. J'ai donc (à nouveau) penché pour une oeuvre venue du froid, histoire d'être raccord (ou maso, j'hésite encore). Immersion dans l'immensité blanche de l'Oural. Une gare assoupie, des voyageurs en attente du train pour Moscou paralysé par la neige, voilà le point de départ d'une rencontre et d'un autre voyage, dans le temps celui-ci. Comme dans « L'archipel d'une autre vie » le narrateur prête sa plume à la mémoire d'un homme. Cet homme âgé croisé par hasard fut, dans les années quarante, un jeune pianiste prometteur. Fracassé par les purges staliniennes et la deuxième guerre mondiale, son destin ne sera qu'une interminable errance en un douloureux exil de soi. Témoignage imaginaire aux allures de conte cruel, ce triste réquisitoire contre les fureurs idéologiques est aussi une ode magnifique à la résistance et à la dignité de l'âme russe chère à l'auteur, cette alliance particulière de fatalisme et de pugnacité, portée ici en filigrane par une musique, la musique des phrases de Makine, la musique d'une vie, celle qui au-delà de l'absurde aura le dernier mot.

michfred

Le 09/02/2017

Prélude. (Pesante. Mesto) Une petite gare isolée dans la steppe et ses voyageurs immobiles, résignés. Neige et fatalisme. L’homo sovieticus tel qu’en lui-même, appesanti par l’absurdité de la vie et engourdi par le froid. Hiver russe. (Pizzicato) Un cagibi d’où s’échappent quelques notes, une brève poursuite. Une silhouette entrevue, un vieux piano. (Lento) . Des larmes. Place au soliste. Premier mouvement. (Adagio.) Remontée lente des souvenirs. (Allegro ma non troppo) Jours tranquilles à Moscou. L’intelligentsia, la belle voiture, la musique. L’avenir plein de promesses et de succès. Deuxième mouvement (Pesante. Mesto) Menace, inquiétude. Visite de la police secrète. Ombres du goulag. (Crescendo) Fuite. Claustration volontaire. (Andante) Échappatoire opportuniste : la guerre. Déguisement. Usurpation. (Appassionato ma non troppo) Brèves rencontres, femmes de passage, odeurs d’iode. (Tenuto) Errance et discrétion. Troisième mouvement (Tranquillo. Sotto voce). La planque. L’anonymat du subalterne. Moscou mais sans les feux de la rampe, juste ceux d’une voiture de général. La casquette de chauffeur.(Allegro vivace) La musique ensommeillée doucement se réveille. Le cœur endormi aussi. Danger. (Staccato. Pesante.) Faire la brute. Doigts maladroits sur le clavier. (Lento) Humiliation. Quatrième mouvement. (Appassionato. Slancio. Con fuoco.) Le temps fort du concert. Tout donner. Tout retrouver : la fougue, le talent, l’honneur. Tout perdre aussi. Finale (Diminuendo. Morendo.) Retour de l’enfer blanc. Homo sovieticus routinier, résigné. La musique encore, mais par d’autres. Place au jeune virtuose. Rideau. Bravo(s.) Bravissimo!!