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La femme révélée

de Gaëlle Nohant , date de sortie le 02 janvier 2020
La femme révélée

Paris, 1950. Eliza Donnelley se cache dans un hôtel modeste sous le nom de Violet Lee. Elle a brusquement abandonné les beaux quartiers de Chicago, un mari fortuné et son pe... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

La femme révélée

Paris, 1950. Eliza Donnelley se cache dans un hôtel modeste sous le nom de Violet Lee. Elle a brusquement abandonné les beaux quartiers de Chicago, un mari fortuné et son petit garçon, n'emportant qu'une valise, son Rolleiflex et une photo de son fils. Pourquoi s'est-elle enfuie, au risque de tout perdre ?

Dans un Paris qui redécouvre la lumière après les années grises, la secrète Violet tente de se réinventer. À travers l'objectif de son appareil photo, elle apprivoise la ville, saisit les visages des humbles, des invisibles. Et, découvrant une indépendance nouvelle, elle se laisse traverser par le souffle d'une passion. Mais comment supporter d'être traquée, déchirée par la douleur de l'exil ? Et surtout, comment se pardonner l'abandon d'un fils ?

Des souvenirs de la guerre encore brûlants aux injustices raciales, de la vieille Europe où tout semble possible aux États-Unis en pleine ébullition politique et sociale, une odyssée vers la modernité. En luttant pour sa liberté, pour la liberté, Violet gagnera le droit de vivre en artiste et en accord avec ses convictions. Jusqu'au jour où, vingt ans plus tard, se profile un possible retour...

Par la grâce de son écriture ample et sensible, Gaëlle Nohant crée un monde intense, vibrant d'humanité.

Caractéristiques

Titre La femme révélée
Editeur Grasset
Date de parution 02 janvier 2020
Nombre de pages 381 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 395 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-246-81931-8 - 9782246819318

4,5/5

kitou94170

Le 24/02/2020

« La femme révélée » est le second roman que je lis de Gaëlle NOHANT après « La part des flammes » que j’avais adoré. Paris 1950. Eliza Donnelley se cache dans un hôtel de passe sous le nom de Violet Lee. Du jour au lendemain, elle a tout abandonné : sa vie de femme mariée habitant les beaux quartiers de Chicago et surtout son petit garçon Tim. Elle n’a emmené que quelques bijoux et son précieux appareil photo Rolleiflex ! Que ou qui fuit-elle ? Qu’est-ce qui a pu la pousser à quitter son fils qu’elle aime par-dessus tout ? A cours d’argent, après le vol des bijoux qu’elle comptait vendre, Violet doit malgré tout tenter de se réinventer. Obligée de gagner sa vie pour survivre, elle trouve une place dans une famille bourgeoise, pour s’occuper des enfants. Grâce aux différentes amitiés qu’elle va nouer, et en particulier Rosa une jeune prostituée, mais surtout grâce à l’amour de Sam, américain comme elle, rencontré dans un club de Jazz, Eliza se fond petit à petit dans sa nouvelle identité. Ses nombreuses déambulations dans ce Paris d’après guerre vont lui permettre d’assouvir sa passion pour la photographie. Munie de son Rolleiflex qu’elle ne quitte jamais, elle observe et fixe sur la pellicule des visages, des morceaux de vie qui l’espace d’un instant la bouleversent. Mais, malgré cette nouvelle existence qu’elle s’est construite au fil des années, la douleur de l’exil persiste. Surtout, Violet n’arrive pas à se pardonner l’abandon de son fils. Alors dix-huit ans plus tard, elle décide de rentrer dans sa ville natale. C’est en tant que photographe émérite et reconnue que Violet va retourner à Chicago et à travers les terribles évènements de 1968 (les émeutes contre la guerre du Vietnam notamment) qu’enfin, elle va retrouver celui qui ne l’a jamais quitté et qui lui a tant manqué : son fils. Gaëlle Nohant a découpé son roman en deux parties. Dans une première partie (l’exil), grâce à une écriture romanesque et sensible, et à travers l’objectif de l’appareil photo de son héroïne, l’auteur nous emmène à la découverte des rues du Paris des années 50 et nous fait revivre l’ambiance de ses clubs de Jazz jusqu’au bout de la nuit. Pour nous conduire ensuite, lors de la deuxième partie (le retour) dans un Chicago de la fin des années 60, ville déchirée comme l’Amérique entière par la guerre du Vietnam, minée par la violence, le racisme mais aussi l’espoir d’un monde nouveau. C’est clair j’ai tout simplement dévorée ce roman. Je l’ai adoré. Comme dans « La part des flammes », Gaëlle Nohant mêle avec talent la petite histoire à la grande Histoire. Ce roman est pour moi incroyablement bien écrit. Cette romancière fait partie pour moi des « conteuses » nées, une magicienne tout simplement ! L’histoire de « La femme révélée » est une authentique fresque historique. De la première à la dernière ligne, nous sommes emportés par le récit à la fois hautement romanesque, sensible qui dans la deuxième partie devient plus puissant et fort, encore plus réaliste au fil des violents affrontements que l’auteur nous décrit. Nous ressentons pleinement le gros travail de recherche qu'a du mené l'auteur pour retranscrire à merveille ces évènements. Enfin pour moi, ce roman est une « ode » à la liberté quelle quelle soit ! La liberté de la femme (obligée de tout sacrifier juste pour être libre même son enfant ce qui est intolérable), la liberté de l’homme à vouloir et pouvoir vivre tout simplement dignement ! Quelle que soit l’époque, cette quête se paye souvent très chère et entraine de lourds sacrifices et un dur combat ! Gaëlle Nohant, merci à vous pour cet immense plaisir de lecture.

Ladybirdy

Le 28/01/2020

Difficile de partager mon ressenti sur ce dernier livre de Gaëlle Nohant tant il m’a semblé ardu et centré sur des évènements que je connais à la base très mal (les émeutes à Chicago). Eliza Donneley est une femme en fuite. Le ton est donné dés les premières pages. Parachutée à Paris, elle abandonne son mari et son fils Tim pour la belle capitale française. Que fuit cette femme? Quels démons l’ont-ils poussé à se défaire de son fils qu’elle aime pourtant envers et contre tout ? On le découvre au fil du roman dans les souvenirs qui se réveillent à elle. À Paris, Eliza devient Violet. Elle dort dans un hôtel de passe, se lie d’amitié avec une prostituée, son Rolleiflex toujours sur elle, se trouve un travail auprès de jeunes enfants et rencontre même l’amour. Ce roman met en exergue un travail de documentation d’orfèvre lié aux ségrégations des années cinquante en Amérique. Racisme, abus de pouvoir, ghettos, Gaëlle Nohant confronte les deux visages de la vie et de sa société. Beauté parisienne, ruelles chantantes, le paysage français est peint ici comme une magnifique fresque. Alors que de l’autre côté, les démons rôdent, des guerres et révolutions font rage, Chicago lève les poings pour la liberté démocrate, pour le même droit pour tous, pour l’égalité des hommes peu importe leur couleur de peau. J’ai trouvé ce roman incroyablement bien écrit. Alors que le sujet de la femme en fuite passe au second plan au profit des difficultés afro-américaines, avec une mine d’informations politiques dont je suis peu friande, ce roman a tout de même eu le mérite de me tenir en haleine. Simplement parce que la plume de l’auteure est remarquable. Les descriptions de Paris ou de Chicago ou des saisons sont dignes d’un Zola inspiré. Mon bémol se porte sur une héroïne qui ne m’a pas semblé attachante, des émotions en latence, une fuite à laquelle j’ai accordé peu de crédit. Un léger souci temporel m’a également fait prendre un peu de distance. J’ai eu l’impression de lire les quelques jours d’une femme alors que cette histoire se passe sur plusieurs dizaines d’année. C’est ici l’écriture qui m’a touchée de plein fouet. Un roman vraiment bien écrit et bien rendu malgré ses petites imperfections tout à fait subjectives et personnelles. Chicago, « une ville où la chaleur du cœur et une avidité glaçante battent d’un même rythme, comme le sang et le souffle ». On sent combien l’auteure affectionne cette ville, ça respire l’amour et la rage dans ses lignes. Et ça me suffit à applaudir Gaëlle Nohant. #Lafemmerévélée #NetGalleyFrance #Grasset

Eve-Yeshe

Le 22/01/2020

Eliza a perdu son père, très jeune ; père qu’elle a idéalisé au point d’en faire une icône (c’en était probable une, soit dit en passant) il lui a appris la tolérance, n’hésitant pas à l’emmener dans les quartiers réservés aux Noirs. Tout cela au grand dam de sa mère. Elle parvient à entamer des études grâce à une bourse, mais tombe sur amoureux transis, Adam, qui ne lui plaît guère : elle finit par céder : c’est un beau mariage selon sa mère. Adieu, les études, le rôle d’épouse n’en nécessite pas ! peu après le mariage, Adam part sur le front elle vit dans une belle maison, se retrouve vite enceinte et surtout sous la coupe de la mère d’Adam, Abigail, la sorcière de service qui veille jalousement sur son précieux rejeton. Au retour de la guerre, Adam a changé, picole beaucoup, fait des affaires mystérieuses, pour ne pas dire mafieuses, multiplie les aventures extra-conjugales. Eliza se défoule avec son appareil photo, prenant des clichés, chaque fois qu’elle le peut. Un jour, un homme noir tire sur Adam, l’accusant d’avoir mis le feu volontairement à l’appartement dans lequel sa femme et ses quatre enfants sont morts brûlés vifs. C’est un Noir, il est forcément coupable mais Eliza commence à douter d’Adam. Elle prend la fuite, avec des faux papiers, sous un nouveau nom Violet Lee, direction Paris, n’emportant que quelques bijoux et son précieux Rolleiflex… elle se retrouve par hasard dans un hôtel de passe où elle fait la connaissance de Rosa. On va suivre sa vie à Paris au début des années cinquante. Elle réussit à trouver du travail, continue à se promener avec son Rolleiflex, comme bouclier, et rencontre d’autres femmes dont les vies sont un peu plus libres que ce qu’elle a connu à Chicago, mais à quel prix. Elle rencontre, un photographe, un pianiste de jazz qui a fui les USA aussi, ainsi qu’un bel américain Sam, beaucoup moins clean qu’elle le croit. Mais l’exil est dur, elle pense à son fils qu’elle a laissé là-bas (il est plus facile de fuir son pays seul, qu’avec un enfant (les migrants en savent quelque chose) et en plus elle se sait surveillée. Un jour, elle décide qu’il est temps de rentrer à Chicago… mais ne divulgâchons pas… Eliza-Violet est née le jours des émeutes de Chicago en 1919. « Moi, je suis née au cœur d’une nuit d’émeutes. J’ai été baptisée par cette violence, elle est entrée dans mes tissus et dans mon sang, je l’ai aspirée avec mon premier cri. J’ai voulu lui échapper mais elle ne m’a jamais quittée. » La ville qu’elle va retrouver en 1968 ne vaut guère mieux (un maire qui envoie les flics surarmés sur des manifestants pacifiques qui refusent d’aller combattre au Vietnam et sont forcément des « rouges ») Martin Luther King a été assassiné, les espoirs des plus pauvres, partis en fumée, il ne restait que Robert Kennedy pour prendre le relais, on sait le sort qui lui a été réservé. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent, tandis qu’une minorité s’en met plein les poches : les entrées en guerre des USA ne sont jamais altruistes : que ce soit le débarquement en Normandie, le Vietnam et celles qui ont suivi… Au début, on peut être heurtée par le fait que la jeune femme parte seule, mais, comme Gaëlle Nohant alterne les récits dans cette première partie, on ne peut qu’être d’accord avec elle : elle n’avait aucune chance de garder son fils quelle que soit son choix. « La vérité est que j’ai choisi de me sauver avant Tim, parce que l’emmener avec moi était trop risqué. Cela va à l’encontre de tout ce qu’on nous apprend, que les mères sont faites pour se sacrifier, que c’est leur destin depuis le fond des âges. » Le titre « la femme révélée » est intéressant : Eliza-Violet se révèle plus forte qu’elle ne pense l’être. Mais il fait allusion aussi à la photographie (les révélateurs à l’époque où l’on développait ses photographies en chambre noire). J’ai beaucoup aimé cette histoire, le destin de cette femme qui se croit fragile parce qu’on l’a élevée avec cette idée, et qui résiste, s’accroche dans une ville qu’elle ne connaît pas : Paris est la ville de la liberté ! c’est l’idée qu’on lui a vendue, certes, mais on ne lui a pas précisé à quel prix… Gaëlle Nohant a une très belle écriture, elle nous fait partager le destin de ces femmes auxquelles on ne peut que s’attacher qu’il s’agisse de Rosa, la prostituée sous le joug d’un mac » jaloux ! ou Brigitte qui fréquente les clubs de jazz ou encore de la femme qui s’occupe du foyer « Les Feuillantines » qui accueille les jeunes femmes, avec sa concierge dragon qui ferme la porte sitôt « la permission de minuit » dépassée, tans pis si les jeunes femmes sont obligées de passer la nuit dehors… Les personnages masculins sont bien étudiés psychologiquement, ce n’est pas un livre uniquement de femmes, avec une tendresse particulière pour Horatio, le musicien noir, presque aveugle qui se déchaîne sur son piano. Dernière remarque : sur le plan historique, c’est une très bonne idée de mettre en parallèle les deux époques, car finalement rien en semble changer dans les mentalités : on est toujours le Noir de quelqu’un. Tout le monde aura compris, j’aurais pu encore parler de roman pendant des heures, mais cela deviendrait lassant. J’ai eu beaucoup de mal, une fois de plus, à limiter les extraits, tant ce livre renferme de phrases ou de descriptions fortes, en particulier le chapitre 22… C’est le premier roman de l’auteure que je lis et je l’ai vraiment aimé. Il serait temps que je sorte « La légende du dormeur éveillé » qui sommeille dans ma PAL depuis sa sortie. Un immense merci à NetGalley et aux éditions Grasset qui m’ont permis de lire ce beau roman et de faire enfin la connaissance de la plume de son auteure. #Lafemmerévélée #NetGalleyFrance

Kittiwake

Le 20/01/2020

Paris, dans les années 50, alors que saint Germain des Prés bouillonne d’une énergie créatrice réjouissante. Pour Violet, qui vient d’arriver en Europe pour fuir une menace dont on découvrira peu à peu la nature, les premières impressions sont loin de l’enchantement. Logée dans un hôtel de passe, vite délestée des bijoux qui devait lui assurer quelques revenus, le rêve n’est pas au rendez-vous. Mais elle possède heureusement un objet précieux, un rolleiflex derrière lequel elle se cache en capturant des portraits souvent volés. Les rencontres ne tarderont pas à la sortir de l’isolement, mais à qui peut-on se fier…? C’est une histoire romantique à souhait, séduisante autant par le décor de ce Paris qui n’existe plus depuis belle lurette (même Saint Germain a vendu son âme aux boutiques de chaine internationales), que par le charme de l’écriture qui rend les personnages attractifs. En miroir, Chicago apparaît comme le lieu de tous les dangers, champ de bataille où s’affrontent les pacifistes qui protestent contre la guerre du Vietnam, les hippies fleuris et drogués, et les forces de l’ordre chargés de décourager manu militari ces trublions. Derrière tout ça, l’appât du gain et le racisme, qui atteint les populations d’afro-américains qui pensaient sauver leur peau en fuyant le Sud. C’est un portait sans concession d’une ville violente et corrompue. Récit très intéressant et par sa documentation, et très agréable en raison de la sympathie que suscite l’héroïne du roman. Très bon moment de lecture.

jeunejane

Le 15/01/2020

Eliza Donelley vit à Chicago en 1950 avec un petit garçon, Tim, 8 ans et un mari Adam , fortuné mais invivable. Elle décide de se faire fabriquer des faux papiers d'identité et s'appellera désormais Violet Lee. Elle fuit, direction Paris, en abandonnant son fils. Son aventure commence plus ou moins mal car elle se fait voler les bijoux qu'elle avait emportés pour les revendre, mais une amie lui trouve un foyer qu'elle arrive à payer grâce à des enfants qu'elle garde la journée. Sa principale armure, c'est l' appareil photo, son fameux Rolleiflex. Elle adore fixer des personnages et on pense immédiatement à des photographes célèbres de l'après-guerre comme Robert Doisneau. Elle fréquente les bars de Saint Germain et l'auteur fait revivre l'ambiance jazz de ces années 1950. Elle y fait la connaissance de Sam, un compatriote qui nous livrera un côté très surprenant de son personnage à la fin du livre qui se passe dans les années 60 aux USA, des années aux multiples évènements politiques abordés dans le livre. J'ai quand même été surprise que Liza-Violet pensait souvent à son garçon mais le fait qu'elle l'ait abandonné m'a rendu le personnage quasi antipathique. C'est pour cette raison que, malgré la grande qualité de l'écriture et du roman, je n'ai pas pu lui adresser plus d'étoiles. Challenge plumes féminines 2020