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Figurec

de Fabrice Caro , date de sortie le 23 février 2006
«L'enterrement de Pierre Giroud m'a énormément
déçu, c'était une cérémonie sans réelle émotion. Tout
cela manquait de rythme, de conviction. Le père Rouquet
lui-même n'... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

«L'enterrement de Pierre Giroud m'a énormément
déçu, c'était une cérémonie sans réelle émotion. Tout
cela manquait de rythme, de conviction. Le père Rouquet
lui-même n'était pas dans son meilleur jour. Non,
vraiment, cet enterrement ne me marquera pas, on est
bien loin d'Antoine Mendez. Ah l'enterrement d'Antoine
Mendez ! Sa femme essayant de sauter dans le
caveau pour le rejoindre dans l'éternité, ses cris hystériques,
ses trois fils la retenant dans des spasmes maîtrisés
de grands garçons face à la mort, le discours de
son meilleur ami admirablement ciselé... Antoine Mendez,
voilà quelqu'un qui a réussi son enterrement.»

À force de courir les enterrements, le narrateur est
devenu un expert en la matière. Mais à bien regarder
l'assistance, il semblerait qu'il ne soit pas le seul...

Figurec est le premier roman de Fabrice Caro.

Caractéristiques

Titre Figurec
Auteur Fabrice Caro
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 23 février 2006
Nombre de pages 231 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 300 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-077702-2 - 9782070777020

4,2/5

Bazart

Le 19/07/2019

Fabrice Caro, dit Fabcaro, connu au delà du cercle des initiés depuis le triomphe, il y a quelques années de sa BD, "Zaï Zaï Zaï Zaï" avec plus de, 250.000 exemplaires vendus et une adaptation théatrale triomphale qu'on retrouvera bientôt sur Lyon avait, avant son exquis et génial Le Discours, sorti un premier roman en 2006, soit douze ans plus tôt, Figurec, que Folio a récemment réedité vu le succès actuel de l'auteur. Il est amusant de remarquer à quel point ce formidable récit, inventif et drôle, qui voit le personnage principal, un anti héros cher à Fabcaro passer son temps à assister à des enterrements juste pour tromper l'ennui avant de faire connaissance avec une société secrête intégrée dans les pans de la société ( mais chut n'en disons pas plus, on risquerait de spoiler les belles surprises du récit) contenait déjà tous les prémisses et les grandes problématiques que l'on retrouvera ensuite dans l'ensemble de son oeuvre. On pense notamment à la solitude, le sentiment d'être à l'écart de la société, un sentiment de paranoïa, et évidemment un humour corrosif totalement salvateur et qui permet de faire largement passer la vision un poil nihiliste et désenchantée ( mais en même temps assez juste, reconnaissons le) du monde de Fabcaro. Même si il n'est pas forcément au niveau du Discours ni de Zai Zai Zai, "Figurec" reste une lecture particulièrement jubilatoire et qui, par rapport à ses oeuvres graphiques, s'autorise plus d'aller vers une dimension sentimentale et fleur bleue, une constatation que j'avais déjà faite avec "le Discours" et que l'auteur lui -même a reconnu dans une récente interview dans Elle, et qui donne une vision du monde un peu plus élargie et plus nuancée que dans ses BD.

cathulu

Le 24/03/2019

Le narrateur, dramaturge velléitaire, trentenaire vivant plus ou moins aux crochets de ses parents, parasite assumé d'amis chez qui il est invité régulièrement, fréquente aussi avec assiduité les enterrements. Et, apparemment, il n'est pas le seul. Un homme l'aborde un jour et lui révèle l'existence d'une société, Figurec, dont les employés sont nombreux mais doivent garder l'anonymat sans quoi il leur en cuira. Commence alors un récit à la fois loufoque et tragique pointant du doigts les dysfonctionnements d'une société où règnent les apparences mais aussi la plus profonde solitude. Le récit connaît de nombreux rebondissements, dont un final jetant une tonalité plus dramatique à l'ensemble. Premier roman de Fabrice Caro, on trouve ici en germe certains de ses thèmes qui seront repris plus tard et plus efficacement (car de manière plus resserrée) dans Le Discours.

Joa

Le 25/07/2015

Petit bijou d'humour qui touchera les trentenaires, le bouquin nous présente un type qui occupe sa vie fade en assistant aux enterrements. Jusqu'au jour où il croise un vieux qui semble en faire autant. Et soudain, sa vie bascule dans le burlesque. une sorte de "Matrix" littéraire où la réalité prend soudain un autre écho ! Génial !

cedricjover

Le 10/09/2014

Fabrice Caro attaque fort pour un premier roman...

SebastienFritsch

Le 17/04/2012

Il y a, dans ce roman, une ambiance à la fois étrange et familière. Son narrateur est un trentenaire banal, vivant au crochet de ses parents et de ses amis et dont les principales particularités sont son statut d'auteur dramatique et sa passion pour les enterrements. Enfin, quand je dis auteur dramatique, c'est plutôt son talent qui est dramatique, puisqu'il envisage depuis des années d'écrire sa première pièce de théâtre et qu'il en est toujours aux deux premières répliques. D'ailleurs le roman s'ouvre sur l'un des essais de cet écrivain velléitaire et l'on retrouve, de loin en loin, d'autres tentatives qui démontrent, à chaque fois, que l'étape qui suit invariablement ces quelques premières lignes est... de les effacer pour recommencer. En plus de cela, notre pauvre narrateur a une vie sentimentalement déserte, ne réussit rien, n'a qu'un ami, qui est, par la force des choses, son meilleur ami, alors qu'ils se connaissent seulement depuis un an. Côté famille, c'est encore pire : il a des parents insignifiants et (comble de l'horreur) un frère, plus jeune que lui, qui est beau, va de succès en succès et vit l'amour parfait avec une femme parfaite... Pour remplir ce vide (si l'on exclut les scènes fantasmées dans lesquelles il se met en scène avec la copine de son frère), le personnage central de Figurec court les enterrements de gens qu'il ne connaît pas, comme d'autres se faufilent dans les soirées mondaines. Il devient même un spécialiste de ce type d'évènements et les compare, les commente, comme font les critiques gastronomiques au sujet des restaurants. Cette entrée en matière, servie par le style fluide et l'humour désabusé de Fabrice Caro est déjà un plaisir. Mais, après quelques pages, une touche de mystère vient s'ajouter à cette atmosphère : notre narrateur remarque en effet, à un énième enterrement, un homme qui lui fait un signe. Il est persuadé de ne pas le connaître et est assez surpris. Mais il le sera encore plus quand, quelques semaines plus tard, cet homme assistera de nouveau à des funérailles où notre narrateur s'est lui-même incrusté et se manifestera de nouveau par une petite marque de complicité. Et la surprise se changera en effarement lorsque l'inconnu s'approchera du pauvre garçon et lui soufflera à l'oreille, d'un air entendu : "Figurec ?" Je ne peux malheureusement pas en dire plus, au risque de déflorer le suspens, qui nous tient, dès cet instant et jusqu'à la dernière ligne... même s'il n'y a pas de dernière ligne. Alors, comme pour tous mes coups de coeur, je me contenterai de dire : lisez-le, pour le plaisir, pour l'intrigue, pour les questions qu'il pose, pour les trouvailles de construction narrative, pour tout, en fait. Et ensuite, vous porterez sur les gens qui vous entourent un tout autre regard.