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Feel good

de Thomas Gunzig , date de sortie le 22 août 2019
« Ce qu'on va faire, c'est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu'il y a eu un braquage et si... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« Ce qu'on va faire, c'est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu'il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu'il y a eu un braquage, c'est parce qu'on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes. »

Quel est le rapport entre un écrivain sans gloire. Le rapt d'enfant et l'économie de la chaussure ? Vous le saurez en lisant la nouvelle satire sociale de Thomas Gunzig.

L'AVIS Du libraire

"Aurélie, Espace Culturel de Varennes-sur-Seine :
De sa plume fine et acérée, Thomas Gunzig manie le second degré avec brio, rendant ses personnages aux actions douteuses et malmenés par la société, attachants et émouvants : un vrai feel good book sans mièvrerie, énergique et plein d'espoir !"

Caractéristiques

Titre Feel good
Auteur Thomas Gunzig
Date de parution 22 août 2019
Nombre de pages 398 pages
Dimensions 20,00 cm x 13,00 cm
Poids 348 g
Support Broché
ISBN / EAN 979-10-307-0274-3 - 9791030702743

4,9/5

alexb27

Le 25/01/2020

Ce roman n'a de feel good que le titre. En effet, nos héros sont plutôt feel bad, toujours en quête d'argent et de réussite. Alice essaie de s'en sortir avec un enfant à charge (ses solutions pour augmenter ses finances d'ailleurs ne sont pas des plus politiquement corrects) tandis que Tom, dont la femme vient de le quitter, vivote en écrivant des romans plutôt barrés au lectorat confidentiel. Leur rencontre va leur ouvrir de nouvelles perspectives ...Un roman à la fois grave et drôle, grave par son sujet et drôle par son ton, vraie satire sociale, où la misère est présente à chaque page, une misère très réelle où l'on mange des pâtes 5 jours sur 7, où on est toujours « juste ». La misère est là donc mais ce n'est jamais misérabiliste grâce à la causticité de l’auteur. Un récit qui sonne juste ! J’ai beaucoup aimé.

jeunejane

Le 05/01/2020

D'abord enfant qui vit dans un milieu social étriqué, "tout juste" comme l'écrit l'auteur, Alice grandit, devient jolie et se fait embaucher dans un magasin de chaussures comme vendeuse. Adulte, elle a un petit garçon, Achille, qu'elle élève toute seule avec des moyens "tout justes" jusqu'au jour où elle perd son emploi et effectue des intérims pénibles et là de tout justes, les revenus deviennent fort insuffisants. Lors d'un projet carrément fou, elle rencontre Tom, un écrivain qui vit péniblement de ses livres. Il lui prend une réelle envie d'écrire et elle le fait grâce à l'aide de Tom qui la remplace auprès de ses enfants. Là, je me suis mise à rêver pour elle: " Pourvu qu'il lui arrive la même aventure qu'à l'auteure d'Harry Potter". Thomas Gunzig nous livre une réelle critique sociale avec tous ses défauts, mais, grande qualité, jamais il n'emploie un ton misérabiliste. J'ai imaginé que certaines personnes ne doivent pas être loin de cette situation ou même tout à fait dedans et les gilets jaunes nous ont bien fait passer le message, Thomas Gunzig aussi avec tout son art, son imagination et il en possède. Le roman déborde d'actions et de faits nouveaux, d'éclats parfois envers cette classe tellement insolente par rapport aux plus démunis. Son livre est passionnant, les personnages d'Alice et de Tom se révèlent très attachants. Pour un premier contact avec l'auteur, c'était plus que concluant. Ah! J'oubliais : le papier du livre est agréable à manipuler, la numérotation des pages sur le côté est très originale. La couverture du livre colle bien au contenu : un cactus qui pique comme une satire, contraire d'un feel good mais si on regarde bien, une petite fleur éclôt. Serait-ce un peu d'espoir dans tout ce noir?

Ladybirdy

Le 22/12/2019

Excellent ! Ce roman est une bombe ! Satire sociale réussie et brillante de notre misère sociale où cohabitent émotions, réflexions et humour. Un régal littéraire et c’est du belge ! Bravo Thomas Gunzig, je me suis pourléchée les babines de mon âme en vous lisant. Au début, nous faisons connaissance avec Alice, née dans une famille du « tout juste ». Tout juste pour les fins de mois, tout juste pour manger, tout juste pour payer les factures. Et ce « tout juste » va la poursuivre de longues années. Avec son petit garçon Achille, elle écume la misère mangeant des spaghettis au beurre cinq jours sur sept. Ce portrait de la misère d’aujourd’hui m’a fait froid dans le dos. Car c’est bel et bien la crise. Même en travaillant, on frise la survie et la désespérance. Alors sans boulot, c’est la galère. Pauvre Alice qui même avec tout son courage patauge encore et encore. Aux portes du désespoir, Alice après avoir écumé toutes sortes de solutions pour s’en sortir, petits boulots dégradants, vols, prostitution, elle se lance dans le projet de kidnapper un bébé d’un riche qui devrait selon ses plans lui verser un bon pactole pour récupérer sa précieuse. Mais le destin est capricieux et rigole dans son coin en nous jouant les pires déconvenues. Arrive Tom, enfant moyen, étiqueté très jeune comme débile, enseignement spécial puis un début d’âge adulte difficile où il rêve de devenir écrivain, le prochain prix Goncourt mais Tom reste moyen. Ses livres sont moyens, sa vie moyenne, la misère fait à nouveau son apparition. Autant pour Alice que pour Tom, cette misère suit nos héros comme une sangsue agrippée à leur gorge, à leurs poches, une misère qui pue et fait honte. Deux personnages profondément humains et attachants. Une écriture qui percute dans laquelle on est happé directement sans le moindre ennui. Une palette d’émotions vertigineuses, larmes, colère, espoir et rire, le tout se partage le premier rôle à tour de rôle dans ce roman. Feel good c’est quoi en somme quand cette foutue misère humilie nos protagonistes ? Feel good c’est l’envers du décor, la lumière qui brille dans le noir, une vie de merde qu’on renverse à plat de couture parce qu’on n’a plus rien à perdre. Ce roman donne une pêche incroyable au sens propre comme figuré. Il donne envie d’y croire, de se battre encore une fois, de devenir écrivain,... ça fourmille d’idées, de force, d’espoir. Un magnifique roman que je ne peux que vous recommander. Et qui est tout sauf un feel good.

SarahBruxelles

Le 27/11/2019

Dans ce roman, Thomas Gunzig nous propose de participer à rien de moins qu'un braquage. Vous avez bien lu: un braquage. Un braquage révolutionnaire, piqué d'audace, qui sidère les logiques, bouscule le cours convenu des choses et tire à vue sur l'essoreuse du "grand capital" qui rejette aux marges les mal-nés de la société. Ce braquage, sans effusion de sang ni terreur, nous exhorte le temps d'une lecture à savourer la revanche de l'imaginaire. "Ce qu'on va faire, c'est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. (...) On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes." Telle est la réplique foutraque et sublime que lance l'auteur comme un coup de bélier sur l'appareil des injustices sociales qui polluent l'existence de tous ceux qui se retrouvent chaque mois pris dans le piège du "tout juste". Le roman met en scène Alice et Tom. Ils s'approchent tous deux de la cinquantaine et s'enfoncent lentement dans les eaux molles de la résignation. Alice, envahie par l'obsession des chiffres sur un compte en banque désespérément vide, est terrorisée par le spectre de la précarité qui menace son petit garçon. Elle a tout tenté, jusqu'à la prostitution, pour s'en sortir. En désespoir de cause, elle enlève un bébé aux abords d'une crèche dans l'espoir d'une rançon. Rien ne se passera comme prévu et ce sera l'occasion de rencontrer Tom, un écrivain sans succès dont l'enthousiasme et l'espoir ont fini par ployer sous le poids d'années d'efforts acharnés suivis de désillusions. Ils sont tous deux sur le point de capituler, en proie à une crispation qui paralyse toute velléité de rêverie. Et pourtant, leur rencontre improbable agira comme deux métaux qui entrent en fusion, provoquant une sorte de déflagration aux résultats aussi flamboyants qu'inattendus. Ce surgissement leur redonne une contenance, pulvérise la chape qui plombait leurs rêves, ravive le désir et tous deux rebattent les cartes. Nous sommes alors emportés avec les personnages par la puissance de la création, cet état de fébrilité un peu étrange dans laquelle plonge tout artiste en action. Au cours de ce périple, nous approchons le monde de l'édition, soumis lui aussi aux logiques marchandes; on entrevoit sa cruauté, la solitude que peut vivre un auteur à la notoriété moyenne, le parcours du combattant que peut représenter le quotidien des écrivains qui, pour survivre, doivent parfois mener de front plusieurs projets dont une bonne proportion n'aboutira jamais ou sera insuffisamment reconnue. On retrouve avec toujours autant de plaisir les ingrédients typiques de la plume de Thomas Gunzig, qui nous ravit par son intelligence, sa sensibilité acérée et son humour qui a toujours l'éclat de la surprise, sans jamais verser dans le pur cynisme. Il explore dans ce roman sans tabou, en s'enfonçant au plus profond de l'intime de ses personnages, l'onde de choc qui frappe les plus faibles, dans une société dominée par les logiques néocapitalistes, qui rétrécissent toujours plus notre humanité. A la lecture de ce "Feel good" très touchant, on ne peut s'empêcher de penser au parcours de l'auteur, aux interrogations qui ont nourri son oeuvre. On y reconnaît aussi l'allusion à une jeune auteure belge récemment propulsée dans ce métier, ce qui fait aussi office d'un bel hommage.

SagnesSy

Le 01/09/2019

Comme Alice, moi aussi, ça y est, j’ai fini. J’ai terminé Feel good. J’ai terminé de le lire, tandis qu’elle a fini d’écrire le sien, ce qui fait évidemment une grande différence. D’après Tom, ce qu’elle a écrit est formidable. Non qu’il sache vraiment de quoi il parle, à l’entendre : « Tom n’avait pas la moindre idée de ce qu’un « grand livre » pouvait bien être. Il ne savait pas vraiment non plus ce qu’était un « bon livre ». Tom savait (il en avait même un peu honte alors il gardait ça pour lui) qu’en matière de littérature il n’avait absolument aucun goût.` Il aimait certaines choses, il n’en aimait pas d’autres. » Mais bon, il aime beaucoup ce qu’a écrit Alice. Comment ils se sont rencontrés, qui ils sont l’un pour l’autre, c’est toute une histoire, pas vraiment Feel good, celle-ci. On est dans l’ultra moderne solitude, telle que déjà chantée par Souchon il y a quelques années. Mais la grise, la peu glorieuse, celle qui galère de tout juste en panique-à-bord sans la chaleur du serrage de coude façon gilets jaunes. Les Sisyphes que personne n’imagine heureux, tout le monde s’en fout. Ils travaillent appliqués, besogneux, pendant des années et des années et ne joignent jamais les deux bouts, ou alors exceptionnellement le seul mois en quinze ans où aucune tuile ne leur tombe dessus. Il n’est guère étonnant qu’ils en viennent parfois à certaines extrémités pour ruer un peu dans les brancards, mais la voie choisie par Alice est elle, peu commune… Thomas Gunzig signe ici un roman qu’on lit d’une traite tant il est réussi. Satire sociale pour sûr, il possède néanmoins un ton bien particulier extrêmement entraînant (en plus ça parle – beaucoup – de livres). Le fond est sombre, sombre, sombre mais la fantaisie semble naturelle, ni fabriquée ni forcée et surtout pas guillerette. La rencontre de ces deux forces à l’oeuvre fonctionne vraiment bien et ne donne qu’une envie : relire encore cet auteur.