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Encre sympathique

de Patrick Modiano , date de sortie le 03 octobre 2019
Encre sympathique

« Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l'agenda : "Si j'avais su..." O... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Encre sympathique

« Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l'agenda : "Si j'avais su..." On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu'un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n'en avait pas eu le temps. »

Caractéristiques

Titre Encre sympathique
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 03 octobre 2019
Nombre de pages 136 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 200 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-275380-0 - 9782072753800

4,2/5

dancingbrave

Le 20/11/2019

Dans chaque roman de Modiano il y a un traumatisme caché qui trouble une mémoire qui remonte par bribes. J'adore ces moments de confusion ou le narrateur se perd entre imaginé et réel, lorsqu'il se demande si ce qu'il croyait être un mensonge en était bien un. Même l’identité du narrateur, Jean, est ambigüe puisque il nous assure que cette enquête lui servira dans son futur métier d’écrivain. Troubles, mélanges, fatras du temps, l’univers de Patrick Modiano s’installe. Mais vite et plus que de coutume on se perd : entre les tromperies du narrateur, celles de la disparue, les fabulations de ceux qui l’ont connue, les fausses identités, les allusions qui n’en sont pas vraiment comme ce Roger Behaviour régisseur de théâtre - Serait-ce le théâtre de « nos débuts dans la vie » ou des « souvenirs dormants » ? - tout le monde se perd. Certitudes, incertitudes, brumes et brouillards. De sorte que dans ce roman c’est plus que le flou modianesque, mais bien un chaos véritable qui prend pied. C’est peut-être pourquoi, en forme de nouveauté, Modiano fait intervenir un autre narrateur comme s’il voulait mettre des points floutés sur les « i » ce qui fait de ce roman un objet un peu différent des précédents, avec une sorte de dénouement final, en suspend, certes, mais qui nous fait reprendre pied ; à peut près….et couper court. D'aucun me diront que Modiano écrit toujours la même chose. Mais oui ! Il écrit ce même roman de la mémoire ; il écrit comme on se rappelle de quelque chose de lointain, de presque oublié ; il écrit par touches, confusément, brumeusement. C'est cela que j'aime. Une façon à la Christian Bobin de remettre sans cesse son ouvrage sur le métier. Cependant dans cette « encre sympathique », est-ce cette nouvelle construction du récit ou bien autre chose qui me font percevoir cet opus en un ton légèrement mineur ? Je ne sais le dire….

Pat0212

Le 19/11/2019

Une fois de plus, je suis tombée sous le charme de la plume particulière de ce grand auteur. Son oeuvre forme comme une grande forêt, avec des sentiers qui nous emmènent en terrain connu et sur lesquels on se sent en sécurité. Bon je n’ai pas de talent pour les métaphores, restons-en là. J’aime beaucoup ses livres qui font vibrer une corde sensible en moi, j’ai l’impression de me fondre dans ce décor, à la fois répétitif et si subtil. L’encre sympathique est cette encre invisible, souvent du jus de citron avec laquelle nous avons tous jouer en étant enfant. On fait apparaître le texte peu à peu en l’exposant à une flamme. C’est ici une métaphore de la mémoire, thème cher à l’auteur, notre mémoire qui n’est pas toujours fiable, qui a des trous, mais qui peut aussi se révéler surprenante. Le narrateur, Jean, est écrivain, il a commencé sa carrière comme apprenti-détective chez Hutte, ça ne vous rappelle rien ? C’est le patron du héros de Rue des boutiques obscures. J’ai eu un immense plaisir à le retrouver et je m’attendais à une enquête tournant autour de la deuxième guerre mondiale et de l’identité juive, autres thèmes cher à Modiano. Mais non, le jeune Jean est envoyé sur les traces de Noëlle Lefebvre, une jeune femme qui a disparu de Paris quelques semaines auparavant. un client, peu recommandable selon Hutte, lui a demandé de la retrouver. Il envoie Jean enquêter dans le quinzième arrondissement avec une carte permettant de retirer le courrier en poste restante et dans un bistrot du quartier où il rencontre un comédien ami de Noëlle qui la recherche aussi. Jean ne restera que quelques mois dans l’agence de détectives, il emportera le dossier de Noëlle en souvenir et continuera sa quête durant plus de trente ans, de façon ponctuelle. Sans qu’il le sache, sa recherche le mènera dans son propre passé, avec un dénouement surprenant. J’ai beaucoup aimé cette promenade dans un Paris oublié, dans des quartiers qui avaient un autre visage dans les années 1960 et ses bribes de souvenirs qui forment un puzzle peu à peu. Ce roman est un excellent cru et pour moi un coup de coeur, comme très souvent.

sylvaine

Le 15/11/2019

Encre sympathique , encre qui, incolore quand on l’emploie, noircit à l’action d’une substance déterminée nous dit Patrick Modiano . Il poursuit par ces mots" si vous avez parfois des trous de mémoire, tous les détails de votre vie sont écrits quelque part à l’encre sympathique"... Noëlle Lefebvre a disparu, elle s'est volatilisée quelque part entre Paris et.. Notre narrateur se voit confier une enquête de terrain dans le quartier du XVè où elle habitait. C'était il y a 30 ans. L'auteur essaye de rassembler les pièces de son enquête éparpillées dans les coins et recoins de sa mémoire, les années ont passé mais les souvenirs aussi enfouis qu'ils semblaient être refont surface.. Une fois de plus je me suis laissée séduire par la plume de Patrick Modiano, par sa quête du souvenir, de ce passé qui a modelé notre présent et qui inexorablement annonce notre futur. Un très beau texte qui ravira les inconditionnels et séduira les profanes. Bonne lecture.

traversay

Le 20/10/2019

Une femme disparait ... Cela pourrait être chez Hitchcock mais c'est encore chez ce cher Modiano, compagnon littéraire que l'on aime lire en automne, quand les jours raccourcissent et que la brume opacifie l'horizon. La météo est raccord avec les romans du Prix Nobel, qui tergiversent entre présent et présent et font revivre un Paris désuet, sans téléphones portables mais avec PTT. A certains écrivains, on reproche d'écrire toujours le même livre. A Modiano, on ne saurait reprocher cette tendance étant donné que c'est précisément ce que l'on recherche dans ses livres : un voyage en terrain connu et néanmoins flou et flottant, dans l'incertitude d'une enquête mémorielle qui essaie de tromper l'oubli. Encre sympathique nous embarque sans préavis aux basques d'un narrateur obnubilé, bien qu'il s'en défende, par la disparition d'une femme nommée (peut-être) Noëlle Lefebvre. Une évaporation qui est prétexte à retrouver une atmosphère qui est familière à Modiano, et à nous par la même occasion, et à un vagabondage qui est tout sauf chronologique : dans les rues de la Capitale, un café, un dancing, un garage et ... les PTT. Mais il y tout de même une surprise dans les dernières pages quand le livre passe à la troisième personne du côté de Rome. Non pas que la brume se dissipe tout à fait mais quand même, il y a de la clarté et c'est assez neuf chez l'auteur. L'affaire ne se perd pas dans les nimbes du passé mais débouche sur une aube nouvelle. Il est très agréable, ce dernier Modiano, avec sa mélancolie dispersée par une brise romaine. Encre sympathique n'est pas qu'un roman d'automne, les amateurs pourront l'apprécier en toutes saisons.

virginie-musarde

Le 06/10/2019

Retrouver Modiano, c'est accepter de replonger dans les brumes du temps, à la recherche de personnes perdues de vue depuis longtemps et dont on n'est même pas sûr qu'elles aient existé, si tant est que leur nom soit leur véritable identité. C'est naviguer en somnambule dans un Paris qui n'existe plus, dans un temps révolu où les numéros de téléphone ne comportaient pas encore 10 chiffres, à une époque avant les 30 glorieuses où des passés parfois honteux s'effacent et où des avenirs pleins de promesses se dessinent. La fin d'un monde, le début d'une nouvelle ère, où chaque fois le narrateur s'égare, se raccroche à des bribes de souvenirs, des réminiscences.. L'OBS qualifie Modiano de "maître des horloges", c'est presque définir l'auteur, ses sursauts vers le passé, son écriture parfois elliptique (qu'on ne peut manquer d'associer à ses interventions filmées, bredouillantes, hésitantes, comme à la recherche du mot juste qui donnera son sens à sa pensée). L'encre sympathique, c'est celle qui écrit les messages secrets, celle qui donne encore à voir, roman après roman, l'auteur, dans sa complexité (puisqu'il évoque ici plusieurs fois 'acte d'écriture), et peut-être dans ses complexes. Un excellent opus ! J'ai beaucoup aimé !!