Livraison offerte dans + de 600 points de retrait E.Leclerc
camion
Livraison à domicile offerte* !

Prêt à feuilleter

Cicatrices

de Dali Misha Touré , date de sortie le 22 août 2019
Je suis originaire d'Afrique mais je suis née ici, en France. Je suis le quinzième enfant de mon père et le huitième de ma mère. Enfin, je crois. Mon père est ce qu'on appelle un polygame. Au début, je... Lire la suite

En stock en ligne

Livraison estimée le mercredi 19 août 2020

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Je suis originaire d'Afrique mais je suis née ici, en France. Je suis le quinzième enfant de mon père et le huitième de ma mère. Enfin, je crois. Mon père est ce qu'on appelle un polygame. Au début, je ne savais pas ce que ça voulait dire, et quand je l'ai su, j'ai trouvé ça drôle. Ils l'appelaient « polygame » parce qu'il n'était pas comme les autres hommes : mon papa, lui, avait quatre femmes !

Quelque part en banlieue parisienne, une jeune fille grandit entre disputes et manque d'intimité, complicités inattendues et rares fêtes, discipline stricte et incompréhensions à l'école. Redoutant la violence qu'elle voit monter en elle, elle décide d'apprivoiser les mots. Ce sont eux qui lui permettront de tracer sa route, mais aussi de construire un lien enfin solide avec les siens.

Caractéristiques

Titre Cicatrices
Collection Littératures
Editeur Hors-d'atteinte
Date de parution 22 août 2019
Nombre de pages 131 pages
Dimensions 18,00 cm x 12,00 cm
Poids 150 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-490579-04-4 - 9782490579044

4/5

L'évidence ne saute pas aux yeux, mais elle est d'une limpidité cristalline. Le "mal être" de nos banlieues réside également dans le choc des cultures et sa transposition au sein d'une France pas toujours ouverte et impitoyable dans ses jugements, ferme dans ses conclusions hâtives, insensible aux effets d'un mélange ethnique qui nous apporte une universalité bienveillante et cela peut être être mal vécu par les plus jeunes, en première ligne dans ces foyers notamment multi parentaux. La force du témoignage de Dali ne réside pas dans sa façon de combattre les préjugés ou dans sa crise identitaire propre à l'adolescence. Elle ne réside pas non plus à la solution trouvée, prenant la forme d'un refuge religieux qui accentue, par ailleurs, le confinement de sa position, le contexte marginal qu'elle a choisi de décrire sans honte ni a priori. Non, sa force réside dans son esprit, jeune, de tolérance envers les humains, en particulier ses proches, en l'acquisition d'un amour universel que lui apporte sa Foi, qui lui offre les moyens de rebondir sans renier son passé ni blâmer qui que ce soit, sans porter de jugement négatif sur des sujets à polémique. Finalement, et au-delà des clichés que j'espère non uniquement destinés à une fin commerciale, le combat contre l'intolérance, l'ouverture d'esprit et une certaine forme de sagesse méritent toutes formes de cris, et ce témoignage en fait partie, avec un style évolutif et bien organisé dans sa progression, offrant une trame superbement adaptée à cette poignante évocation.