Livraison offerte dans + de 600 points de retrait E.Leclerc
camion
Livraison à domicile offerte* !

Prêt à feuilleter

Chimère

de Emmanuelle Pireyre , date de sortie le 22 août 2019
Emmanuelle, qui vient d'accepter d'écrire une tribune sur les OGM pour un quotidien national, mène l'enquête. À Newcastle, elle rencontre une biologiste obsédée par les manipulations génétiques et... Lire la suite
Egalement disponible au format ePUB.

En stock en ligne

Livraison estimée le lundi 10 août 2020

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Emmanuelle, qui vient d'accepter d'écrire une tribune sur les OGM pour un quotidien national, mène l'enquête. À Newcastle, elle rencontre une biologiste obsédée par les manipulations génétiques et leurs monstrueuses chimères. Puis, aiguillée sur une autre piste, elle suit au fin fond du Morvan un panel de citoyens tirés au sort pour réfléchir au futur. Dans le cadre d'un programme européen, chaque pays est en effet chargé d'un thème : Intelligence artificielle, Nanotechnologies ou Transgenre...

Au fil des découvertes, il lui faut une bonne dose de rationalité pour ne pas se perdre en conjectures, se décourager et s'effondrer dans une chaise longue.

D'autant que le sujet attribué à la France, et sur lequel se penchent Wendy (Manouche idéaliste), Ingrid (candidate à Koh-Lanta), Antoine (entrepreneur trop sérieux), Batoule (psychanalyste voilée), Zacharie (employé d'Amazon amateur de drogues) et les autres panélistes est le Temps libre.

Manipulations génétiques et politiques s'entrecroisent. L'humour et le goût d'Emmanuelle Pireyre pour les questions fondamentales et sociales y répondent, faisant de ce roman une comédie irrésistible.

Caractéristiques

Titre Chimère
Date de parution 22 août 2019
Nombre de pages 219 pages
Dimensions 21,00 cm x 15,00 cm
Poids 278 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-8236-1348-3 - 9782823613483

3,7/5

Nootopic

Le 25/01/2020

Un livre qui passe en revue beaucoup de sujets mais qui malheureusement n'en approfondit aucun. Certes c'est léger et j'aurai pu me laisser séduire par la truculence de certains passages, notamment le parler de Wendy la gitane... Malheureusement, séduit par ces formules d'argot manouche j'ai fait quelques recherches et en quelques clics je suis tombé sur le skyblog d'un certain "scarface" intitulée "dictionnaire gitan". Quelle n'a pas été ma surprise de retrouver tous les bons mots de Wendy dans les commentaires de la page, mots pour mots. (les commentaires n°30, 45, 51, 54 du blog, les pages 8, 54 etc du livre). Mais le coup de grâce à été de voir qu'alors qu'en bonne auteure moderne, EP se fend de remerciements à rallonge en omettant aucun ami, agents, éditeurs, et personnages médiatiques interrogés pour ce livre, aucune mention n'est faite des anonymes contributeurs de ce blog ! L'appropriation culturelle à son comble, en contradiction complète avec le propos du livre, finalement ce qui aurait pu sauver ce bouquin (la truculence de l'argot gitan) l'acheve.

Francoise94

Le 19/01/2020

D’emblée, Chimère, le titre du nouveau roman d’Emmanuelle Pireyre renvoie à cette idée d’un merveilleux contemporain, marqué à la fois par la technologie et l’intelligence collective, qui nimbait le livre précédent, avec une interrogation plus pessimiste, puisqu’une chimère est à la fois un animal hybride et un rêve impossible à atteindre. Quand on a aimé Féérie générale, on est heureux de retrouver dans Chimère l’espièglerie poétique de son écriture, ainsi que le personnage de Batoule qu’on prendrait bien nous aussi dans nos bras, comme la narratrice-romancière quand elle la retrouve, tellement nous avions aimé ce personnage, même s’il n’a plus ici qu’un rôle secondaire. Il y a tout de même des points communs entre Batoule et Wendy, fée gitane, nouvelle héroïne de ce roman où une communauté de personnages hétérogènes se forme : toutes les deux sont des jeunes femmes à fort caractère, a priori marginalisées, marquées par la religion. Tout semble les opposer au rationalisme auvergnat de la romancière, et pourtant dans les deux œuvres, la force du lien qui se crée entre elles est le pivot du roman. Pourtant bien des choses diffèrent entre les deux opus. J’ai trouvé que Chimère ressemblait à une comédie : sa forme est beaucoup plus linéaire, moins expérimentale – puisqu’il ne s’agit plus de numérique mais de rencontre IRL entre des gens tout aussi disparates - et donc plus facile à lire. On imagine d’ailleurs assez souvent son adaptation cinématographique lorsqu’on en lit les épisodes. C’est peut-être lié aux décors, aussi divers que cette luxueuse villa ultra contemporaine au bord d’un lac elliptique où Brigitte soigne son chagrin d’amour mexicain en élevant un chien étrange, une auberge dans le Morvan, le parlement européen, des studios de cinéma porno, ou un laboratoire anglais de biologie génétique. C’est aussi parce qu’Emmanuelle Pireyre a très souvent cherché à faire rire plus franchement son lecteur : ce n’est pas un humour au second degré, mais une vraie vis comica qu’elle déploie dans ce roman, qui tourne de plus en plus à la farce. Le personnage incroyable d'Alistair, dont je ne veux pas parler trop ici, parce qu'il faut conserver du suspens, laissera un souvenir à tous les lecteurs. Si la romancière a opté pour un choix narratif plus fluide et classique, elle n’a pas abandonné son goût pour les croisements incongrus de sujets, la sérendipité, qui fait sa poésie. Une des forces d’Emmanuelle Pireyre réside dans la diversité des sujets de société qu’elle arrive à aborder : on parle dans ce roman à la fois du temps libre, des OGM, de la démocratie participative, de l’Europe, de la religion, des discriminations, des expulsions… Et pourtant tous les personnages sont liés, ils forment leur petite société hétéroclite : comment faire société en étant aussi différents ? Cette question qui se pose à l’échelle européenne, se pose aussi à l’échelle nationale. Emmanuelle Pireyre adopte, pour composer son roman, la méthode du « panel » diversifié propre aux enquêtes sociologiques, et l’expérimentation de démocratie participative européenne un peu surréaliste qui est racontée dans ce livre est une sorte de mise en abyme de son entreprise romanesque. On prend l'histoire bricolée de quelques uns pour en faire l'histoire de tous... On peut dire aussi qu’un roman d’Emmanuelle Pireyre en soi est une forme littéraire amusante de démocratie participative. J’ai juste été un peu dérangée par l’importance que prend dans le roman le folklore gitan, et ses superstitions, dont on est amené à rire, même si le personnage de Wendy est très respecté par la romancière : parfois cela m’a mis mal à l’aise, mais c’était peut-être justement l’effet recherché. Bien sûr les valeurs défendues ici sont bien la rencontre de l’autre, et le personnage d’Emmanuelle Pireyre va composer grâce à Wendy des data-prières lyriques surréalistes du plus bel effet. Alors que Féérie générale se montrait très idéaliste, porté par les idées d’Henry Jenkins qui voit surtout dans le web un espace collaboratif extraordinaire, Chimère critique davantage la technologie, les OGM et fait plus l’éloge d’une forme d’activisme d’intervention IRL. Lisez ce beau roman, il me semble que tous ceux qui avaient trouvé la forme de Féérie générale un peu complexe pour eux seront moins déroutés devant Chimère, un roman très drôle qui nous parle d'aujourd'hui et peut-être de demain.

cornelia-online

Le 24/10/2019

« Chimère », d’Emmanuelle Pireyre, vient de sortir aux Editions de l’Olivier. L’auteure aborde une grande diversité de sujets très actuels tels que la démocratie participative, les modifications génétiques, l’impuissance des instances européennes, l’exclusion, les nouvelles technologies, tout en lâchant totalement la bride de son imaginaire…le résultat est surprenant, très plaisant, même si le rire parfois se fige, pour laisser place au froid dans le dos. La narratrice, chargée initialement de réaliser un article sur les OGM, assiste aux travaux d’un panel de français, tiré au sort par la Communauté Européenne afin de réfléchir sur un sujet exaltant : le temps libre. Là, elle rencontre Wendy, une Manouche qui la persuade de rédiger pour elle une ‘Candidature divine’…Pendant ce temps, Brigitte, inconsolable suite à un chagrin d’amour, élève un petit chien arrivé dans une boîte en carton, Alistair. Vous aurez compris à la lecture du résumé qu’Emmanuelle Pireyre nous entraîne dans une succession d’évènements totalement loufoques – le livre est d’ailleurs très drôle-, mais qui résonnent avec bien des travers du monde actuel : l’essentiel de l’intrigue étant basée sur ce projet de ‘panels’ de réflexion, l’inefficacité et l’absurdité de certaines initiatives européennes est une fois de plus soulignée ; mais il est aussi question de la situation des Roms, et de leur vision du monde et des ‘gadjé’, portée avec fraîcheur par le personnage de Wendy; au-delà de ces sujets à dimension politique, les enjeux de l’innovation et de la recherche scientifique sont évoqués. « Chimère » porte donc bien son nom, réussissant l’impossible hybridation du farfelu et de l’épineux, dans un récit mené tambour battant. Pour la suite, cliquez sur le lien !

Warrenbismuth

Le 19/10/2019

Rentrée littéraire 2019 suite. Le monde qu’Emmanuelle PIREYRE nous propose de découvrir dans son nouveau livre est le nôtre, fait d’avancées technologiques, de croisements génétiques, élégants ou non, d’Europe des nations, de manque de recul sur les conséquences des inventions, des créations, un peu comme si la possibilité de croiser Frankenstein à un coin de rue était devenue perceptible quotidiennement. Mais à la différence d’auteurs catastrophistes ou à teneur néo-nihiliste avec sourire cynique de circonstance en mode findumondiste, Emmanuelle PIREYRE emploie l’humour décalé comme arme absolue. L’Europe, 27 pays. OK l’Angleterre, la Brexiteuse, est sur la touche, regard vers les vestiaires. Quelles propositions pour rendre l’Europe plus attractive, plus efficace ? Donner un sujet d’actualité, social, politique ou environnemental à chaque pays pour qu’il planche dessus. Puis réunion formelle et solennelle pour travaux de groupes. La France tire le sujet « Temps libre », alors que par exemple l’aspect « Finance » est attribué à la Croatie. Chaque pays possède son thème sur lequel bûcher. Mais l’Europe est peuplée d’individus. Emmanuelle PIREYRE va en suivre quelques uns de près. Et comme pour se recentrer de plus en plus, elle va opter pour une partie autobiographique (ou autofictionnelle ?) : le quotidien Libération, une commande pour l’auteure dont le sujet sera le vaste sujet des OGM. C’est de ce point de départ qu’elle va rencontrer le biologiste jaques TESTART puis d’autres chercheurs, en Angleterre comme ailleurs. Qu’elle va sympathiser avec Brigitte, propriétaire d’un être hybride, croisement chien/humain, une chimère quoi ! Un certain Alistair, sorte de caricature de l’humain, ou cyber-humain à l’état de brouillon. Emmanuelle la narratrice va suivre une tribu gitane. Car ce livre est aussi et peut-être surtout un hommage aux tsiganes, aux gitans, aux manouches, aux roms. Que l’on peut aussi orthographier Rrom. Le traité de Rome dont il est question dans le livre comme dans notre Histoire internationale, ne mériterait-il pas un ripolinage sous le nom de traité de Rrom ? Et Éric ROHMER le cinéaste, beaucoup évoqué dans le récit, les quatre premières lettres de son nom ne sont-elles pas là pour nous rappeler encore ces Roms ? Mais il y a le citoyen. On y met tout derrière ce terme, cette désignation. Vilain mot, citoyen. « … dès qu’on ajoute l’adjectif ‘citoyen’ derrière un mot, je ne sais pourquoi, je suis prise d’une irrépressible envie de dormir. ‘Pique-nique citoyen’ et les yeux me picotent, ‘j’emprunte citoyen’ tandis qu’un bâillement me décroche la mâchoire ». Manière de comprendre qu’après pareille réflexion la « science citoyenne » ne peut qu’être emmerdante. Heureusement retour du gitan, de la vie sans chichis, comme un rempart aux pensées sur la manipulation génétique, une bouée de sauvetage, un retour aux valeurs naturelles. Mais humour, toujours. Un peu à l’anglaise. C’est cocasse, pétillant, bien écrit, langue entre écriture un brin désuète, pardon, obsolète devrait-on dire si l’on suit les préceptes du présent livre, mais dont le rythme soutenu et un jonglage approprié en permettent une lecture résolument moderne. De par les thèmes aussi bien sûr. Emmanuelle PIREYRE sait également se faire féministe. « … nous descendons de nos montagnes pour prendre les places, empruntant à toutes jambes le chemin ou rebondissant sur les fesses dans la pente, avec nos spécificités, notre cou trop long, notre cerveau ultrastructuré, notre mèche dans les yeux, nos talons ou nos tongs, notre poncho et notre incompréhensible chapeau à plume. Nous sommes prêtes à devenir les directrices, les présidentes et les zadistes les plus enragées, nous pliant pour entrer dans les catégories anciennes ou alors, chacune son style, nous en foutant éperdument ». Toujours cette méfiance envers le « citoyen » dirait-on… Beaucoup de références (« La controverse de Valladolid », judicieuse idée car indéniable sorte de point de départ à la présente trame), d’informations, de termes techniques et/ou scientifiques mais qui ne paralysent pas la lecture puisque le maître mot est l’humour, les situations grotesques ou encombrantes. Un peu de légèreté derrière beaucoup de sérieux, le dosage est savant et parfaitement réussi. La mayonnaise est rigoureusement bien montée, ferme, elle peut être servie sans souci d’indigestion. Emmanuelle PIREYRE est loin d’être une débutante puisque, entre autres, définitivement détentrice du prix Médicis 2012. « Chimère » est sorti en cette rentrée 2019 aux éditions de L’Olivier. https://deslivresrances.blogspot.fr

Enroute

Le 04/09/2019

Emmanuelle a la nostalgie des films d'Eric Rohmer. Ah lala, ces gens qui papottent pendant des heures sur leur lieux de destination de leurs vacances, comme s'il n'y avait rien de plus urgent, de plus important dans le monde, comme cela devait être une époque heureuse et agréable ! Malheureusement le monde est rempli de choses mélangées et il est bien compliqué d'y voir quelque chose - ne parlons même pas de comprendre. le plus simple est sans doute de faire comme ces Français que l'on interroge sur un sujet de politique contemporaine, et de favoriser la pratique à la théorie, à savoir glander quand on leur demande de pondre un devoir sur le temps libre. Pendant ce temps le monde tourne et, ma foi, chacun peut bien y faire ce qu'il a envie, du moment que la normalité est sauvegardée et qu'on ne va pas faire des choses ahurissantes, décalées, détonantes, remarquables. Alors Emmanuelle fait comme tout le monde, elle se glisse dans une peau anonyme et tente de passer inaperçue dans ce monde hétéroclite - car le tout est bien là : ne pas se faire remarquer, ne rien remarquer... et pourtant il s'en passe des choses... Emmanuelle ! Enlève ton masque ! Je t'ai reconnue !