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Chanson de la ville silencieuse

de Olivier Adam , date de sortie le 21 août 2019
Chanson de la ville silencieuse

« Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qu... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Chanson de la ville silencieuse

« Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l'Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d'elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. »

Caractéristiques

Titre Chanson de la ville silencieuse
Auteur Olivier Adam
Editeur J'ai lu
Date de parution 21 août 2019
Nombre de pages 253 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 142 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-290-16986-5 - 9782290169865

4,3/5

Annette55

Le 06/06/2018

Tout a été dit déjà, à quoi bon ? Le titre est magnifique. Une jeune fille erre dans les rues de Lisbonne à la recherche de son pére. Il ressemble à une légende: ne subsistent que quelques bribes sous forme de clichés . Rock star sulfureuse et adulée, il fuyait les journalistes , concerts électriques et tournées enflammées, studios d'enregistrement à Londres ou à New-York.....nuits d'alcool et de défonce .. Il a peu élevé sa fille qui ne l'a connu que sur le tard, sa légende était construite et réécrite .... Mais existe-t-il vraiment ce pére fantôme , cet homme vieilli, une "ombre", chanteur des rues, perdu dans Lisbonne, ville grouillante ? Une ville sombre qui se dérobe ..... Silhouette floue aperçue sur une photo ? Brusquement , quinze ans après sa disparition volontaire ? Et qui est cette fille délaissée qui le poursuit ? Un pére à éclipses et une mére partie très loin ? Une fille en marge de la vie,en quête de repères , de liens d'amour, fragilisée par la désertion de ses parents , héritière d'un pére fantôme " sans sépulture , sans cendres à disperser ...." On suit ses déambulations comme bientôt " capable de comprendre le retrait progressif de cet homme ...". Et si c'était deux fantômes à la poursuite l'un de l'autre? C'est une oeuvre habitée par la quête de soi, l'impossibilité absolue de communiquer que l'on retrouve dans tous les livres de l'auteur, une quête incessante, poétique et entêtante , mélancolique faite d'images et de sensations à fleur de peau .... Une histoire tissée de thèmes musicaux, à l'aide de phrases courtes , sans verbes parfois , incisives et percutantes, descriptives, et à l'inverse une phrase trés longue . L'auteur revisite ses thèmes habituels , mal être, errance, fuite, personnages torturés et nostalgiques, solitude infinie de l'être ... Insaisissables peut- être, par nature . " Celui qui écrit n'existe pas " ..... Avec cet auteur que j'ai déjà rencontré ,le lecteur n'est jamais déçu !

marina53

Le 19/03/2018

Elle arpente les rues de Lisbonne. Depuis trois jours, dérive au hasard. Se cogne aux passants et aux touristes. Le soir venu, guidée par le murmure de la musique, elle s'attarde sur les visages des musiciens. Montre les photos, le peu qu'elle dispose, aux barmen et aux patrons des restaurants où s'agglutinent les dîneurs. Elle, c'est la fille du chanteur. Antoine Schaeffer, ex-star adulée, sulfureuse, sexy. Déclaré mort. Disparu soudainement au détour d'un ruisseau. Ne laissant derrière lui que quelques bribes de souvenirs pour celle qui l'a si peu connu. Enfant délaissée d'une mère fuyante et d'un père fantôme. Serait-ce vraiment lui que l'on a aperçu en contrebas du Bairro Alto ? Est-ce lui que son ami Théo a capturé sur l'écran de son portable ? Des années que son père a disparu. Des années aussi qu'elle vit en marge de la société. Solitaire et effacée. Fragilisée par le délaissement de ses parents. La fuite de sa mère, l'absence de son père qui, aujourd'hui, prend trop de place. Est-ce réellement lui sur le cliché ? Un sosie ? Partie à la recherche d'un père fantôme, la fille du chanteur se met en quête de la retrouver. Olivier Adam donne la parole à cette jeune femme discrète, mutique qui, peu à peu, dessine le portrait d'un homme excentrique, d'un chanteur qui a connu la gloire et qui s'est retiré du star-système, d'une vedette qui s'est noyée dans l'alcool et la drogue, d'un papa à mi-temps. Dans cette quête au cœur d'une ville grouillante et somnambule, l'on suit les déambulations et les errances de cette jeune femme en lisière de la vie. Ponctuée de phrases courtes, souvent dénuées de verbes, s'attardant sur les descriptions, cette bal(l)ade se révèle poétique, envoûtante et mélancolique.

Bookycooky

Le 05/01/2018

« Je suis cette fille qui n'est pas sûre de reconnaître son père. Qui n'est pas sûre d'avoir bien compris qu'il était mort. Qui n'a jamais été bien sûre de l'avoir connu un jour. », sujet du dernier livre d’Adam . Le père, c’est Antoine Schaeffer, ex-star de la chanson française, légende vivante qui un beau jour à l’apogée de sa gloire, plaque tout pour aller vivre en ermite à la campagne et finit par disparaître totalement, déclaré mort sur papier....? Une mort sans sépulture, sans cadavre. Elle, “la fille du chanteur”, qui n’en garde aucune trace, aucun souvenir. Elle tente de rembobiner le film de sa vie, images désordonnées, usées, floues, en quête du fantôme du père ,........en quête d’elle-même. Une mère croisée par hasard, qui l’a délaissée enfant, partie loin. À huit ans, débarquée chez le père, dans une vie de pagaille, parmi des adultes, où à part une vie de famille tout y est....”Je suis celle qui grandit sans souvenirs d'enfance.” Une quête physique et spirituelle qu’elle poursuit à Lisbonne, capital du pays de « La Saudade »( mot portugais qui exprime une mélancolie empreinte de nostalgie, sans l'aspect maladif), sur la voie d’une photo d’un chanteur de rue, sosie du père, «  Je le cherche sans le chercher..... un fantôme. Un visage flou sur des photos. Celui d'un mort. D'une légende. ». Un livre travaillé par la musique, une texture sonore à travers des phrases très courtes sans verbe, percutantes, vibrantes, ou une phrase longue, longue qui atterrit en douceur ....une prose endiablée, qui me fait penser à la musique de Prokofiev. Olivier Adam qui se considère comme un musicien raté, dans ce livre librement inspiré de la vie de Nino Ferrer et d’un chanteur de rue entraperçu dans une rue de Lisbonne, nous émeut, nous fait vibrer encore une fois avec sa musique dans le silence des mots, et ses thèmes récurrents de la fuite, de l’errance, du mal être permanent et de l’infinie solitude des êtres. Il touche au cœur de l’inévitable gouffre entre l’intimité de l’artiste et son œuvre public, “les chansons sont plus intéressantes que ceux qui les chantent.” Il écrit dans le fond toujours la même chose, mais ce n’est pas la même chose, puisque je ne me lasse pas de le lire......magnifique . I lost myself on a cool damp night I gave myself in that misty light Was hypnotized by a strange delight Under a lilac tree .... (Lilac Wine)*