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Ce que nous sommes

de Caroline Bongrand , date de sortie le 03 janvier 2020
Ce que nous sommes

« Il faut un lieu pour faire une famille. Il faut une terre, même regrettée, même imaginaire ou, à défaut, promise. Chez nous, aucune trace. Tout a été soigneusement ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Ce que nous sommes

« Il faut un lieu pour faire une famille. Il faut une terre, même regrettée, même imaginaire ou, à défaut, promise. Chez nous, aucune trace. Tout a été soigneusement oublié. Pas d'adresse, pas de nostalgie, pas d'histoire. Pas d'arbre. Pas de recette de cuisine. Pas de tradition. Aucune tradition. Rien. Des gens de passage. »

L'auteure s'accroche aux branches de son arbre généalogique pour retrouver les femmes de son ascendance et tenter de
comprendre s'il existe, en amour, une prédisposition familiale. Et si notre lignée déterminait nos comportements amoureux ? Cherchant à conjurer autant qu'à réparer, elle se plonge dans ses origines, perdues, oubliées, espérant y trouver une clé. À mesure de ses recherches, elle comprend qu'il ne reste rien du passé et que la littérature est sa terre.

Caractéristiques

Titre Ce que nous sommes
Editeur Denoël
Date de parution 03 janvier 2020
Nombre de pages 285 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 286 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-207-15937-8 - 9782207159378

5/5

Maudbouquine90

Le 14/01/2020

À l’origine de cette quête de son histoire familiale, il y a une rupture amoureuse. À Delos, sur cette île grecque. Comme une toile de fond, comme un tableau. C’est à partir de cette rupture que tout commence. C’est à la mort de sa mère que tout semble s’intensifier. L’auteure se plonge alors dans son passé familial pour comprendre, pour combler un vide, un manque, c’est certain, pour se définir aussi, se trouver, enfin. Entre ce qu’elle sait, ce qu’on lui dit , ce qu’elle apprend grâce à ses recherches notamment, elle tente de reconstituer le « puzzle » de sa famille, une famille paternelle et une famille maternelle que tout oppose. Entre réalité et imagination, entre ce qu’elle sait ou apprend et ses propres intuitions, l’auteure cherche ses origines, et se cherche : « Si je parviens à me reconstituer une terre, je pourrai sauver ma peau. » « Je porte le prénom de la radio qui a fait connaître à toute une génération, l’année de ma naissance, « All you need is love ». Je suis un pirate. » Il y a cette famille paternelle, qui a une maison . Une mémoire. Une terre. Cette « maison arabe » au centre du roman . Une maison qu’on rase, qu’on gomme, qu’on efface. Il y a cette douceur , cette tendresse. De cette famille sont nées des femmes qui ont eu une vie impressionnante. Des femmes libres, insolentes, rebelles. Il y’a cette famille maternelle qui comptent parmi elle des femmes en souffrance, qui se taisent, et un schéma qui se reproduit , celui de la mère qui n’aime pas sa fille. Il y a ses parents qui s’aiment follement , puis cet amour qui petit à petit se brise. Ce père a une histoire, une vie extraordinaire, il est aimé de tous, il est solaire, c’est un homme « haut en couleur » qui « travaille pour la France » : « J’aime l’idée qu’en imposant la création de cette institution [ il est entre autres à l’origine de la création de la sécurité routière] , et en s’amusant à trouver des slogans [...], il ait contribué à sauver des vies, des dizaines de milliers de vies. » Cette mère, bien que forte et courageuse, libre elle aussi, qui donne tout est une femme secrète, silencieuse, discrète, qui se sacrifie. La description de la relation de Caroline avec sa mère m’a profondément touchée.... Cette relation « électrique », cet amour manqué, « mal enclenché » et « mal développé », ce « grand malentendu », des sensations, des sentiments qui me parlent . Et pourtant, malgré les regrets, il y a cet amour, grand, puissant , qui transparaît dans les mots de l’auteure ! Le pouvoir des mots ...... Il y a des cultures, différentes, problématiques . Des non-dits, et des suppositions. Quelques certitudes. Et au fil de la lecture sur cette quête vitale de l’auteure sur ses ancêtres, il y a Caroline . Cette femme , hyper-sensible , effacée, qui a peur de l’abandon, toujours inquiète, a l’impression d’être différente, incapable de rentrer dans une case, de se fondre dans la masse. Il y a cette laryngite émotionnelle ; ce traumatisme récurrent de l’enfant qu’on arrache à sa mère ; ce manque de confiance en elle ; ces départs qui tantôt bouleversent , tantôt rassurent. Une fois encore, je suis conquise par la plume de l’auteure, subtile, tendre , précise. Les chapitres sont courts, ce qui dynamise le récit. Chacun annonce dès les premiers mots de qui ou de quoi il va être question . Les personnages , les faits, défilent tel le reflet des informations recueillies au fil du temps, les destins se croisent, et Caroline , petit à petit trouvé un apaisement certain. Il y a d’ailleurs une alternance entre le passé de sa famille et le présent de sa vie , qui apporte beaucoup à la narration. Finalement, je le redis, ce récit est d’une subtilité, et d’une sensibilité grandioses. Touchée, je l’ai été donc à maintes reprises : je pense au pachira et au ficus offerts par son amie Dominique, je songe aussi au problème aux yeux dont Caroline est atteinte (moi-même atteinte d’une maladie aux yeux ......), je songe au chapitre 81, aussi. Pour conclure, le sentiment qui m’habite après avoir refermé LE roman de cette rentrée, c’est l’admiration. Force est de constater qu’il aura fallu à Caroline Bongrand une force, un courage, une détermination incroyable pour se lancer dans cette quête de ses origines. Ce roman impose au lecteur , de par son questionnement constant, une réflexion intense sur la part , consciente et inconsciente que prend la vie de nos aïeux dans notre propre existence. Nos origines sont-elles déterminantes dans notre vie ? Jusqu’à quel point ? Savoir d’où l’on vient , à quelle famille on a appartenu , cet héritage, à quel point fait-il de nous ce que nous sommes ? Ce récit délivre , surtout . Dans tous les sens du terme . Oui, il délivre Caroline puisqu’on sent clairement une forme de sérénité l’envahir , un regard porté davantage vers l’avenir grâce à son travail de recherches et ce qu’il lui a appris. Devenir soi, avec cette hérédité certes, mais grâce à son propre et unique développement. Il délivre de multiples messages pour vivre en paix avec soi-même , presque des conseils. Plus qu’une réflexion ,ce livre m’a apporté une véritable méditation littéraire. Je n’ai plus qu’un mot à dire , MERCI #9829;#65039;