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Amazonia

de Patrick Deville , date de sortie le 14 août 2019
Avec Amazonia, Patrick Deville propose un somptueux carnaval littéraire dont le principe est une remontée de l'Amazone et la traversée du sous-continent latino-américain, partant de Belém sur l'Atlantique... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

Avec Amazonia, Patrick Deville propose un somptueux carnaval littéraire dont le principe est une remontée de l'Amazone et la traversée du sous-continent latino-américain, partant de Belém sur l'Atlantique pour aboutir à Santa Elena sur le Pacifique, en ayant franchi la cordillère des Andes. On découvre Santarém, le no Negro, Manaus, Iquitos, Guayaquil, on finit même aux Galapagos, plausible havre de paix dans un monde à nouveau fou, et qui pousse les feux de son extinction.

Le roman plonge jusqu'aux premières intrusions européennes, dans la quête d'or et de richesses, selon une géographie encore vierge, pleine de légendes et de surprises. Plus tard, les explorateurs établiront des cartes, mettront un peu d'ordre dans le labyrinthe de fleuves et affluents. Des industriels viendront exploiter le caoutchouc, faisant fortune et faillite, le monde va vite. Dans ce paysage luxuriant qui porte à la démesure, certains se forgent un destin : Aguirre, Fitzgerald devenu Fitzcarrald, Darwin, Humboldt, Bolivar.

Ce voyage entrepris par un père avec son fils de vingt-neuf ans dans l'histoire et le territoire de l'Amazonie est aussi l'occasion d'éprouver le dérèglement du climat et ses conséquences catastrophiques.

Caractéristiques

Titre Amazonia
Collection Fiction & Cie
Editeur Seuil
Date de parution 14 août 2019
Nombre de pages 295 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 320 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-02-124750-3 - 9782021247503

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3/5

Ptiteluciole

Le 04/01/2020

Compliqué . Il m'a déplu . Lassant

Je salue l'écrivain doté d'une bonne culture. Toutefois, les mots employés sont compliqués, et cela trop souvent à mon goût. Il faut donc s'armer d'un dictionnaire en permanence. Moi cela m'a plutôt lassé. A vrai dire, je n'ai pas aimé ce livre. J'ai eu bien souvent envie de le laisser car je l'ai trouvé très rébarbatif. Cela ne m'a pas donné le souhait de lire un autre livre de cet écrivain. A aucun moment, je ne suis entrée dans l'histoire. Cela ne m'a pas passionné.

daouda

Le 03/01/2020

Excellent . Génial . Émouvant

tout est dit dans les choix des mots excellent génial et émouvant une fresque qui emporte et ramène à l'essentiel les émotions !!!

3,5/5

Colchik

Le 23/11/2019

Faut-il appeler ce type d’ouvrage un roman ? Je n’en suis pas du tout sûre. Il s’agit d’un récit de voyage augmenté d’incursions du côté de la littérature (Cendrars, Zweig, Iriarte…), élargi à des considérations philosophiques (Montaigne, Pascal), d’évocations ethnographiques (Lévi-Strauss), de rappels historiques et économiques (le café, le caoutchouc...), et de souvenirs : bref, la transposition littéraire du fous-y-tout culinaire. C’est sans doute là que le bât blesse. Entre exercice d’érudition et attendrissement paternel (l’auteur fait le voyage accompagné de son fils de vingt-neuf ans, Pierre), privilèges consulaires et centrifugeuse à souvenirs, Deville a perdu son fil bien qu’il suive le tracé de l’Amazone. Au moins, il m’aura donné l’envie de revoir le magnifique film de James Gray, The Lost City of Z, et le fascinant El abrazo de la serpiente (L’Étreinte du serpent) de Ciro Guerra. Je ne retrouve pas ici la solitude inspirée de Kampuchéa et la sécheresse clinique de Peste Choléra. Dommage, la nostalgie et la famille ne siéent pas aux voyageurs, deux choses qu’avait appris à éviter Nicolas Bouvier.

Wyoming

Le 21/11/2019

Ce n'est pas un roman à proprement parler, plutôt un récit de voyage dans lequel Patrick Deville remonte l'Amazone de l'Atlantique au Pacifique en compagnie de son fils. Un récit très largement émaillé d'une multitudes d'anecdotes, historiques, littéraires, scientifiques, telles qu'il est très difficile d'en retenir quelque chose d'essentiel. L'écriture de l'auteur est particulièrement riche, belle, dense, avec de longues phrases qui se déroulent à la perfection, insérées dans des chapitres courts. La première partie, brésilienne, m'a paru nettement plus intéressante que la seconde, péruvienne. L'évolution de ce voyage, géographique et initiatique pour le père et le fils, se déroule au milieu de la densité des différents événements qui ont fait l'histoire des abords de ce fleuve immense. En même temps que les événements, l'auteur brosse des portraits d'hommes et de quelques femmes qui ont rempli des destinées particulières, spécifiquement dans ces lieux mais ailleurs aussi dans le monde. Cela va de Blaise Cendrars à Darwin, en passant par Montaigne, Jules Verne, Aguirre, tous les tyrans de ce continent désespérant par ses gouvernants, mais aussi toutes les atrocités commises pars les conquistadors. Certaines anecdotes sont savoureuses, néanmoins pour bien connaître les vies et les oeuvres des personnages cités, il vaudrait mieux lire leur biographie que ce mélange de faits laissés d'ailleurs à la libre appréciation de l'auteur. Un livre dans lequel le lecteur pourrait s'enliser, d'où mon choix non regretté de le lire assez rapidement.

michdesol

Le 13/11/2019

L'auteur remonte l'Amazone en compagnie de son fils. Mais ce livre n'est pas pour autant une relation de voyage classique : c'est bien plus. C'est, au grès des étapes, en plus d'un regard sur les relations père-fils, une flânerie littéraire géographique et historique, tout étant lié. Nous y rencontrerons des révolutionnaires brésiliens, les conquistadors venus d'Europe, des écrivains de Montaigne à Michaux en passant par les sud américains, et tant d'autres intelligences dont le grand et admirable Alexander von Humboldt, Lévi-Stauss, Jules Verne, Cendrars, j'en passe... Patrick Deville insiste sur l'action dévastatrice de l'Occident sur les civilisations indigènes et sur l'écosystème amazonien. A la lecture nous bénéficions de la formidable érudition de l'auteur et, la dernière page tournée, une fois le livre fermé, on ressent au plus fort de soi le sentiment de mieux comprendre notre monde. Au delà du plaisir de lecture, je conseille la lecture de ce livre à mes congénères masculins qui envisageraient une « balade » sur l'Amazone, pour les alerter sur le dangereux candiru, ce petit poisson qui a la sale manie de s'introduire dans nos orifices naturels . Je n'en dis pas plus, le livre dit tout...

vibrelivre

Le 20/09/2019

Amazonia Patrick Deville roman, août 2019, 272 p, Seuil, Fiction et Cie Ce n'est pas un récit de voyages, même si l'on remonte l'Amazone, comme d'autres l'Orénoque, Cendrars, Ganzo, Enard, et qu'on traverse des pays amazoniens, Brésil, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie. C'est un livre de non fiction, comme il est rappelé quelquefois dans Amazonia, ce qui ne veut pas dire que l'auteur n'invente pas. Il pourrait être comme des Essais à la Montagne qui a fait des siens un recueil de tolérance et de respect, et dans lesquels, comme Deville à sa suite, il est lui-même la matière de son livre. Deville, dans son voyage, à bord des bateaux, les relit. Plus que de lui-même, l'objet d'étude est son fils, un gaillard de 29 ans, il est né en juin 88, en comparaison de qui il mesure qu'il a vieilli, lui qui pourtant n'est que de mars 57, à ce qu'il me semble avoir lu dans le livre, et qui se présente marchant pesamment, poussivement (mais petit ne souffrait-il pas d'une malformation de la hanche?) être à la traîne de son fils, et parfois ne marchant pas, mais restant dans un café à remplir ses carnets et à lire avidement la presse amazonienne. Sa grande émotion, c'est de faire ce voyage avec son fils, Pierre, qu'il admire et qu'il aime et qui le fait advenir d'une certaine manière, en tant que découvreur d'amour inconditionnel, et avec qui il partage ses lectures, ses réflexions, et le pisco bien préparé. C'est pourquoi il sera beaucoup question de filiation, de pères biologiques et de pères de substitution comme Pasteur pour Yersin, de fils qui fuient leur père, comme Cendrars, Michaux (qui auraient pu tous deux bâtir des fortunes dans les affaires) Darwin. Le père de Deville , cendrarsien fébrile, lui a offert Moravagine, et père, il offre le livre à son fils. Il est aussi beaucoup question de littérature, de Verne et de sa Jangada, de Conrad, de Faulkner, de Lévi-Strauss, qui s'ennuie parfois dans ses expéditions, de Malcolm Lowry, figure presque obsessionnelle, de la nouvelle littérature latino-américaine, pour la promotion de laquelle Deville a créé un prix littéraire. Une petite bibliographie figure à la fin du livre. C'est un roman, tel que le conçoit Deville, composé de très courts chapitres, avec des titres dont certains reviennent, Père et fils, à bord, ou comprenant des noms de lieux. L'auteur procède par association et superposition de lieux et de moments, notations de hasard, et coïncidences de dates, et dans cette construction, trouve un fil ou un sentier, parle d'explorateurs, de libérateurs (Bolivar) de têtes brûlées, de conquérants de l'inutile (Werner Herzog) de rêveurs, et l'on voit vivre à nouveau Humboldt, Raymond Maufrais, Pizarro, Casement mort pendu mais immortalisé dans l'Ulysse de Joyce. C'est un voyage au cœur de la jungle et dans des terres perdues, et dans le temps, de 1860 à 2018. Ressurgit l'époque du caoutchouc, cahuchu, en langage maïpa, qui signifie les pleurs de l'arbre, et de ses barons, essor et chute, celle du café, pareil destin, celle des poteaux télégraphiques mangés par les termites à la fin. On arrive à l'évolution de l'homme, en sera-t-il encore un quand il sera augmenté, disparaîtra-t-il un jour comme toutes les espèces, ou à cause de la catastrophe climatique visible dans les paysages de l'Amazone ? Et Delville de pester contre les ONG, contre Jair Bolsonaro, celui qui brûle les forêts et les livres. Deville aime les détails, et j'apprends l'existence du hoatzin huppé, oiseau fétiche, oiseau ruminant qui pète et rote comme une vache, celle du redoutable candirus qui se faufile par l'urètre et quand il veut en sortir, grossi de sang, déploie ses nageoires aiguilles, arrachant les chairs. J'apprends que Ordem e Progreso est une phrase d'Auguste Comte, le dicton brésilien cemitério, cadeia, cachaça, nao é feito para uma só pessoa, que je traduirais ainsi : cimetière, prison, schnaps, ne sont pas faits pour une seule personne. L'écriture est réfléchie, tout est digéré en même temps que dit. Elle est classique et harmonieuse, d'une grande élégance. Pas de fioritures, pas d'embellissement ajouté, peut-être cette coquetterie de syntaxe, l'inversion du sujet. C'est une écriture quasi hypnotique, au rythme d'un fleuve de la jungle, qui nous laisse le temps de méditer et de siroter les phrases et les pensées.

jack56

Le 28/08/2019

Ce livre Amazonia de Patrick Deville est un sujet d’actualité puisqu’il fait parti de la rentrée littéraire 2019 mais aussi du fait que l’Amazonie est en train de brûler. Patrick Deville nous invite avec son fils à remonter une partie de l’Amazone, fleuve mythique et sauvage long de 7000 km, ses affluents qui font eux aussi partis des 10 plus grands fleuves avec des largeurs de 3 km. On y retrouve une faune riche et varié. C’est un voyage à la fois géographique mais aussi historique et culturel. Nous allons y rencontrer les populations locales. L’auteur nous invite à un voyage au fil du fleuve et de ses lectures de voyage. Au départ de Bélem, c’est en explorateur que nous attaquons les chapitres, qui vont alterner avec les étapes le long du fleuve et des retours dans le passé tout au long des siècles. Nous allons y rencontrer les européens qui viennent coloniser le continent et décimer les Incas entre autre. Ce sera la folie de l’or, du café, du caoutchouc et de sa guerre. Ce sera aussi la rencontre de noms illustres ou moins connus qui sont passés par là ou qui ont marqué l’histoire de ces pays traversés : Don Pedron de Alacantara, Victor Hugo, William Faulkner, Peter Fleming à la recherche de Percy Fawcett, Stephan Zweig, Bernanos et son projet utopique de village communautaire, un japonais exilé en ermite, Levi-Strauss, Jules Verne, le naturaliste Aimé Bonpland et encore de nombreux personnages tous plus fous et aventuriers les uns que les autres. Il y a aussi ces villes le long du fleuve qui n’ont été accessibles pendant longtemps que par voies navigable ; Manaus, Iquitas avec la maison Gustave Eiffel ! Le livre est riche en informations, riche à s’y perdre. Il faut rester très concentré sur sa lecture au risque de s'égarer dans sa jungle. Après cette navigation, le voyage se termine sur la côte est, aux Galápagos avec un triste constat sur l’environnement et les ravages de l’être humain. Darwin aussi y est passé et serait bien peiné de voir le monde d’aujourd’hui. Une très belle lecture qui permet de s’enrichir, de découvrir ce fleuve majestueux et ses fôrets poumon de la planète, qui brûlent alors que je termine la lecture de ce livre. C’est aussi un bilan de l’évolution de notre monde, objectif et pessimiste malheureusement.